vendredi 13 novembre 2009

La Maison de Marie - 06 000 Nice




Un havre de paix

Au tout début de la rue piétonne, côté place Masséna, il est un havre de paix dont nous avions bien l’intention de vérifier la rumeur qui amplifiait ces derniers temps. Avec son patio « lové » au cœur d’une vielle cour d’immeuble bourgeois, le lieu a le mérite d’interpeller. Assis sous la tonnelle, à l’ombre des bougainvilliers, il enchante réellement surtout en cette période d’arrière saison. L’accueil est affable, la déco intérieure fait dans la sobriété et le bon goût, mais, fausse note (pardonnable), le garçon nous indique une table en plein soleil, dés lors, qu’elle avait été réservée à l’ombre, avec une insistance de mauvais aloi !
La coupe de champagne de « bienvenue » est quelque peu dé-gazéifiée ! La terrine de foie gras de canard, quant à elle, et sa confiture d’oignons grelots, légèrement vanillée, est servie à parfaite température et d’une texture quasi irréprochable. Les petits pains servis tièdes sont bien sympas mais, à n’en point douter, viennent de la maison Harry’s ! Too much pour une table de ce niveau ! On l’aurait à peine envisagé dans une gargote du quartier du port ! Par contre, les soles meunières (400 grs) justes en cuisson sont préparées par un garçon, cette fois-ci, bienveillant et courtois, et ne trompent pas sur la fraîcheur du produit servies avec une cassolette de petits légumes frais, des petites tomates, un flan de carotte et des pommes de terre poêlées, thym et romarin frais du jardin de circonstance. Le tartare de bœuf, quant à lui, est généreusement préparé, raisonnablement assaisonné hormis un léger excès de moutarde ! Mais là, c’est vraiment une question de goût ! Les pommes frites sont légères et « fondent » dans la bouche.
Pour les douceurs du moment, la crème brûlée aux fraises des bois est certes un peu « rigide » et manque d’onctuosité, elle ne « colle » pas à la cuillère ! Dommage !
L’assiette à la mode Corse présente un florilège de leur savoir-faire en la matière, fiadone, gâteau de châtaigne, guimauve à la myrte et crème brûlée au cédrat, surprenant mais pas décourageant. On y prendrait presque goût ! Surtout pour le (trop) petit gâteau à la châtaigne ! Le moelleux de Marie, cœur chaud et fondant, et sa glace stracciatella est exemplaire. Quant à la liqueur de myrte servie glacée, juste après le café, elle fera vite oublier les quelques « hésitations » d’une cuisine, malgré tout, bien rodée.

Restaurant La Maison de Marie – 5, rue Masséna – 06 000 Nice
Tel : 04 93 82 15 93

1 commentaire:

  1. Cuisine très bonne en effet, mais un service déplorable, je n'ose plus y retourner... serveur pas souriant, visiblement pas désireux d'être agréable, débarassage des assiettes alors que pas tous les convives ont terminé (nous étions 5), puis distribution de la carte des desserts pendant que le dernier d'entre nous termine son plat... avec, le fin du fin, une seconde carte glissée sous la mienne, qui m'a été arrachée des mains pour être donnée au dernier convive une fois son assiette débarassée !!! du jamais vu !!!

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