samedi 14 novembre 2009

Le Tire-Bouchon - 06 300 Nice (Vieux)



Pas de quoi en faire un plat…

Le lieu aurait tout pour plaire, ambiance cosy, tons rouge dominants, chaises et banquettes noires, lumière tamisée, si et seulement si, au lieu de laisser envisager, non sans une certaine conviction, que leur chef, Jonathan Fonteneau, serait issu d’un « grand étoilé » de la région, dès lors, qu’il ne m’apparaît pas même être digne d’une petite brasserie (ou alors, le midi, c’est le plongeur qui « œuvre » !), il jouait plutôt la carte de la simplicité et de la qualité.
Il est, déjà, stupéfiant d’entendre le serveur, faussement sympa, vous lancer, à peine installés, mi-plaisantin mi-vachard : « ici, on ne mange pas tous les jours à l’œil ! »
D’autant que l’on vous a installé d’office en terrasse, sur l’arrière, avec vue, ce jour là, sur les poubelles ! Notre sélection (si l’on peut dire !) faite, sachant que nous n’avions pas même pu remplacer les deux pavés de rumsteck (observés peu après sur la table voisine et pas très engageants) par des filets de bœuf (refus catégorique et peu affable du serveur - les filets c’est le soir !), nous retenons en entrée deux « petits caprices », bien nommés. En fait une tranche de foie gras de canard « transpirante » à souhait servie sur toast, et accompagnée de son (très discutable) chutney de betterave, bof !
Ce n’est pas la panacée et cela commence assez mal ! Vient la « respectable gourmandise » composée de mini farcis, d’un mini pâté, d’une non moins mini brick au chèvre tiède, de quelques feuilles de mesclun « fadasses », d’oignons confis et de mini artichauts insipides, tout droit sortis du bocal ou de la boîte conserve !
Enfin, après une attente interminable « le grand large », tout bonnement une tranche d’espadon (soi-disant) rôti sur sa fricassée de légumes, qui confirme amplement nos craintes. Mi-bouilli, mi-grillé, avec son « petit » centimètre d’épaisseur, il ne risque pas de nous impressionner par sa fraîcheur, le bougre ! Quant aux haricots plats, ils semblent tout droit sortis (encore et toujours) de la boîte. Fades, sans consistance, c’est tout simplement honteux d’oser les servir même accompagnés d’un pseudo jus d’oignons à l’anis vert. L’ensemble nous semblerait issu du congélateur ! C’est à peine croyable ! Par contre, durant l’attente systématique et fort prolongées entre chaque plat, il nous plait à « jouer » de la salière électrique (seul point positif) et de l’huilier ou du vinaigrier (balsamique) doseur en spray fort distrayant au demeurant.
L’eau, par contre, une Monte Pinos (Espagnole) que nous découvrons, a au moins le mérite de jouer de l’effet de surprise tant elle est agréable et pétillante comme il se doit.
Les pavés de rumsteck (à la formule du midi), outre de ne pas même peser, à vue d’œil, 50 malheureux grammes, pourtant requis bleus, sont à peine saignants et la sauce, dite balsamique, fait là office de « cache-misère » ! Après plus d’un (nouveau) quart d’heure de patience, une mignardise, façon fondant au chocolat, pour partie brûlé, fait irruption au cœur d’une assiette finalement bien trop grande et semble totalement perdu malgré la pseudo décoration. D’un autre côté, seul le tiramisu au citron et le crumble aux fruits rouges servis tièdes, serait honnêtes, mais sans plus ! Un piètre repas, un bien piètre constat ! Gordon Ramsay y aurait, à n’en point douter, piqué l’une de ses mémorables colères.

Le Tire Bouchon – 19, rue de la Préfecture – 06 300 Nice (Vieux)
Tel : 04 93 92 63 64

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