jeudi 18 février 2010

Pacific Monte-Carlo - 98000 Monaco



Un côté élitiste

Situé au-dessus de l’entrée de la galerie du Métropole, cette ancienne « gloire » (toutes relative) de la gastronomie Monégasque, malgré un changement de direction et de cap, n’a pas su maintenir le côté élitiste d’une cuisine (très) appréciée par la fine fleur des épicuriens ou de la jet-set. L’atmosphère n’a pas vraiment changée avec ses photos portraits, ses écrans plasma, ses banquettes en lin marron et sa musique style lounge-bar assourdissante surtout lorsque vous vous trouvez à deux mètres de l’une des enceintes fixée au plafond … D’entrée de jeu, la carte que nous amène le serveur joue les « troubles fêtes » dont un imbroglio de Français, d’Anglais et d’Italien parfaitement énigmatique et insondable qui semble peu surprendre. Me voilà contraint de lui demander de m’énoncer, par le détail, quasiment tous les plats ! Monsieur ne semble pas apprécier ! Une fois la commande passée d’interminables minutes s’écoulent avant que le foie gras poêlé sur poire pochée, confiture de figues, ne puisse être évalué ! Fâcheusement le foie est trop « saisie » presque « roussi », oserais-je dire ! Le cœur est « liquéfié » ! Quant à la grande assiette de sushis, sashimis et makis « maisons » pour deux avec noix de wasabi (détestable), malgré un incontestable soin apporté dans la préparation et la présentation, elle n’aura pas réussi à nous « convertir » à la sushimania du moment ! Il est bien dommageable que l’une des spécialités du chef à savoir la « Brasilian Pincanha witti French fries », en fait un pavé de bœuf Brésilien, se révèle aussi nerveuse dès lors qu’elle est servie bien bleue comme souhaité sur une feuille de banane. Mais quelle est donc cette détestable manie de servir des frites surgelées sachant qu’il n’y a rien de plus aisé que de préparer des vraies pommes pont-neuf ! Le « Crispy Duck with foie gras et fig sauce », est, à notre goût, beaucoup trop saisi et « nage » dans une sauce à la figue très approximative et sirupeuse. L’ « original Alaska Black cod », quant à lui, en cabillaud noir qui se respecte, ne subira pas nos « foudres » d’autant qu’il est cuit dans la justesse et profite pleinement de la sauce soja ainsi que sa pomme purée aux truffes. Tout cela est somme toute assez décevant et ce ne sont pas les desserts qui réussiront à relever le niveau malgré le « Pacific Bento box », un fondant au chocolat inintéressant accompagné de son sorbet bulgare au yaourt plutôt indéfinissable. La « Tonka crème brûlée white caramélisée almonds » demeure le plus honorable avec une onctuosité très appréciable et des fèves tonka. Pour le « cheesecake topped white prune et dressed in red wine réduction » c’est le même constat ! Prometteur au premier regard et puis, patatra, le coulis de fruits rouge est banal à pleurer, le « socle » n’est pas de toute première fraîcheur et les deux minis pruneaux n’apportent franchement rien à l’ensemble. Avec un chauffage en panne le jour de notre visite, juste avant Noël, cette table vit à l’évidence beaucoup trop sur ses « acquis » du passé et n’entend pas vraiment se remettre en question.

Pacific Monte-Carlo
17, Av. des Spélugues – 98 000 Monaco – Tel : +377 93 25 20 30
www.pacificmontecarlo.com

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