jeudi 16 septembre 2010

Hotel La Mirande - 84 000 Avignon


Ce lieu a tant vécu....

S'il suffisait de « monter » la place de l'Horloge, de contourner le Palais des Papes (par son aile droite) et de pénétrer dans cette ancienne demeure aristocratique du XVIIIème siècle, devenue en ce XXIème siècle un hôtel **** de (très grand) charme, pour passer un (doux) séjour à flâner, cela n'aurait (quasiment) aucun sens ! A contrario, si vous souhaitez laisser derrière vous tout ce « monde » instable qui va bien trop vite pour vous, La Mirande, du nom même de cette salle du Palais (d'en face) qui était autrefois réservée à la réception de notables, et aux dignitaires de passage en Avignon, se révèlera le lieu rêvé ! Car, c'est bien d'un songe qu'il s'agit là de « vivre » tant il est vrai qu'à peine le seuil franchi nous aurons eu là (très) nette sensation d'avoir été projeté en une autre époque, si ce n'est même en un autre espace-temps ! Ici, il s'est (presque) figé au XVIIIème ! D'ailleurs, il n'est que de déambuler du « desk » comme « ils » disent (la réception) vers la verrière du patio, du bar au salon rouge, de la salle de restaurant à celle du petit déjeuner (avec sa table-buffet centrale), voire même d'emprunter cet escalier accessible par une porte « dérobée », « grimpant » vers les étages, pour s'en convaincre ! Nous avons accédé à cette ancienne Livrée de Saint-Martial (à l'époque du Pape Clément V), aujourd'hui propriété de Martin Stein, le fils d'Achim, en un véhicule, quant à lui, bien de ce siècle ! Le bagagiste, Johan, aura (fort) discrètement porté nos affaires vers la porte d'une chambre (la N° 33) « stupéfiante » de réalisme, et révélatrice d'une autre époque où l'on prenait le temps de vivre et d'apprécier.
Ce n'est pas anodin que ce lieu « attire » tant les grands » de ce monde, mais pas que … Dès lors, je comprendrais beaucoup mieux Jean-Paul Gaultier, le (maître) couturier, et les raisons qui le pousseraient à venir y séjourner en une « simple » chambre histoire de se « retrouver » et de s'« inspirer » ! L'entrée donne accès à un dressing par une double porte, somptueusement équipé (coffre-fort, tiroirs, étagères, porte-bagage et mini frigidaire mural), puis à une chambre de dimension « humaine » sans atteindre, il est vrai, les sommets de la démesure. Murs tapissés (aux motifs d'Indienne très XVIIIème ), et rideaux assortis, sièges Louis « quelque chose » (non l'a je me moque !), petit bureau pour les longs récits « enflammés », lits monoplaces (hyper confortables), oreillers (très, presque trop) généreux , mini scènes et tableaux « la laitière du Trianon , le déjeuner, la conversation »... appliques ou lampadaire sur pied dorés en version « bras dépliant », système (très) astucieux (mais simplissime) de « sélection » et de variation d'intensité de l'éclairage pour la chambre comme pour la salle de bain, font ainsi partie intégrante du « décorum ».
Tout se remarque et pourtant tout se fond ! Tout est dans la discrétion et pourtant si majestueusement ! Même le doré du miroir « calé » entre les deux fenêtres « plongeant en direct » sur le Palais (à tel point que l'on aurait la sensation de le pouvoir toucher du bout des doigts) vous révèle une surprise de taille. Fait saisissant, il «abrite» une télévision (petit écran, il est vrai) qui se « loge » juste derrière le miroir ! Quant au son, il émane d'enceintes (très) judicieusement dissimulées de part et d'autre des fenêtres. Effet « dancefloor » garanti ! Là on « nage » en plein XXIème siècle ! Mais le charme du lieu ne serait pas complet s'il n'y avait un espace bain à l'ancienne! Papier mural pastel dans les tons verts, lavabos, et baignoires, à la robinetterie argentée et émaillée, petites étagères (bien aisées !) et appliques assorties, douche (seule la porte vitrée est de notre temps !) à large paume, et son mélangeur (un poil compliqué) et puis des toilettes et leur « siège » couvercle en bois !
On se croirait quasiment dans un roman d'Agatha Christie ! Seuls le sèche-cheveux, les produits du Dr. Hauschka (crème main et corps, shampoing, crème douche au citron, et jolie coffret d'huiles pour le bain en ampoules), et l'aération (parfaite) nous « rappellent » vers notre siècle ! On pardonnera à l’espace sommeil un accès Wi-Fi assez capricieux lui qui, effectivement, a peut-être bien quelques « difficultés » à passer le mur du temps ! Moment délicieux, à ne surtout pas occulter, le petit déjeuner ! En chambre, ou en terrasse, ce sera selon votre goût ! J'aurais tendance à vous conseiller le second parce que plus authentique, sincère et ludique !
Dans le salon jardin, buffet est dressé ! Jus de fruits fraîchement pressés, confitures artisanales, viennoiseries, pains norvégiens, pains à l'épeautre, pains aux noix et raisins, baguettes fraiches, brioches tranchées, jambon, saucisson et œufs durs (pour les partisans), fruits de saison, yaourts (non industriels), compotes de fruits, fruits secs ou au sirop, etc., etc., de quoi « rassasier », de bon matin, votre pantagruélique appétit ! Pour ce qui me concerne, je me serais contenté d'une tasse de thé et d'un jus d'orange, question d'habitude !
Chambre tarifée, en haute saison, 540 € pour deux personnes + lit supplémentaire + petit déjeuner.


Hôtel La Mirande ****
4, place de l'Amirande - 83 000 Avignon – Tél : 33 (0)4 90 14 20 20 / Fax : 33 (0)4 90 86 26 85
www.la-mirande.fr / Email : mirande@la-mirande.fr

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