jeudi 23 septembre 2010

La Maison du Village - 13 210 Saint-Rémy-de-Provence


Une romantique simplicité…

Vous devriez savoir (ou alors, vous apprendrez à me connaître) qu’il n’avait pas été dans mes intentions ni habitudes, jusqu’à ce jour, de « tester » une maison d’hôtes ! Peut-être était-ce un apriori (dont je suis pourtant, et généralement, dénué) dû à une mauvaise « expérience » passée ? Peut-être pas ? Toujours est-il qu’en flânant dans les ruelles de Saint-Rémy notre attention fut attirée par une banderole (verticale) « H et H » engageant d’éventuels visiteurs à franchir cette porte de verre à clochette ! Il faut dire qu’actuellement, et ce jusqu’au 30 septembre 2010, il est en cette bâtisse du XVIII ème siècle, une exposition consacrée à l’œuvre photographique de Steve Hiett, tout du moins celle dédiée à la musique et plus précisément à Jimi Hendrix ! Ainsi quatorze photos inédites du sulfureux, mais non moins génial et talentueux guitariste, prises « sur le vif » lors du concert de l’Ile de Wight en 1970, sont-elles offertes (façon de parler) à la convoitise d’amateurs désirant (éventuellement) les acquérir. Il leur en coûtera (tout de même !) 2.500 € la photo tirée à cinq exemplaires.
 Une (quasi) exclusivité « garantie » par la maîtresse des lieux, Laurence Saenz. Ici, c’est une succession de petits salons intimes et aguichants, au décor et à l’ambiance apparemment « passéistes » mais pourtant si attachants. Le carrelage ancien à motifs « domine », la table d’hôte, pour les petits déjeuners l’hiver (ou par mauvais temps) et les repas à thèmes, fait dans la sobriété de bon alois, ni (trop) contemporaine, ni franchement désuète. Des portes fenêtres à battants vous « invitent » à « pénétrer » son « espace » vert où Laurence Saenz a su « ordonner » tables, chaises de métal couleur taupe et coussins fuchsia aux côtés d’une authentique fontaine de village. Sur cinq suites, toutes conçues sur la base d’un salon douillet, d’une chambre spacieuse et d’une salle de bain atypique créant l’espace de cette authentique maison villageoise du XVIII ème  siècle,  nous aurons, durant une première nuit, pu goûter au charme suranné, mais néanmoins toujours très « actuel », des suites « beige » et « framboise » histoire, pensait Laurence Saenz, d’être moins à l’étroit (avec notre fils) et plus tranquilles !
La Chambre Beige
 Or, incontestablement, le « lien familial » étant (beaucoup) plus fort qu’elle ne le pensait et l’espace de la suite « beige », lit en fer forgé inclus, largement suffisant, nous aurons, dés la seconde nuit, « resserrés » les liens et occupés un seul et même espace. La porte d’époque donne directement dans la partie salon avec poutraisons au naturel. Miroir sur pied, lit de fer forgé transformé en banquette et méridienne en lin naturel du plus bel effet complètent la mise en scène. Le sol, comme il se doit, a conservé ces tommettes si « attachantes », et il ne nous faudra descendre qu’une (haute) marche, sans que la porte n’ait été conservée (peut-être bien pour « aérer » le lieu), pour rejoindre le « coin sommeil » et une literie généreuse et spacieuse. La télé Xoro (connait pas !) au système pour le moins alambiqué (bonjour l’exploit, si vous arrivez à saisir 5 ou 6 chaînes !) repose sur un guéridon couleur taupe, au côté d’une petite fenêtre « plongeant » sur le jardin dont les arbres viennent quasiment vous « caresser » le visage. Des rideaux en lin couleur framboise, une penderie murale aux tons anisés, et des chevets gris taupe, donnent à ce lieu voué au repos un indéniable charme. Ici, point de réveil, seul un support pour votre i Phone repose à portée de main avec ses deux minis enceintes. Deux (hautes) marches plus haut, nous voici « propulsés » dans l’espace bain !
 Deux jolies fenêtres donnent l’une sur les toits voisins et l’autre sur le jardin, une ancienne baignoire sur pied « trône » à gauche (légèrement bancale, mais cela fait partie des « charmes » du passé) avec ses rideaux doublés rose et beige, sa vieille paume de douche, son porte savon et son gant à l’ancienne. Côté toilettes (le couvercle ne se balade pas comme dans nombre d’hôtel beaucoup plus « actuels »), on a tout prévu jusqu’aux étagères avec kleenex, cotons disques et cotons tiges. Côté lavabos, ils seront d’époque (si je puis dire) avec leurs minis savonnettes, gel lavant, et eau de toilette dite Lente de Diptyque (Paris), le parfum maison, vendu, en outre, à la réception. Nous aurons goûtés à la séduction d’un service de deux petits déjeuner, près de la fontaine, sous les arbres, un petit déjeuner (très) naturel servi par la nièce de la maison, avec jus d’orange (frais), sachets de thé Mariage Frères, confitures artisanales, viennoiseries du matin, baguette fraîche, pain céréales, salade de fruits du jour et, si le cœur vous en dit, yaourts La Laitière … L’atmosphère du lieu est (quasi) indescriptible, magique par certains aspects, et ce n’est pas l’accueil délicieux de Laurence Saenz, et de ses proches (c’est là une affaire familiale), qui me démentiront ! Comptez de 150 à 190 € la suite, 12 € le petit déjeuner et 9 € pour l’accès piscine chez son « voisin » L’Atelier de L’image, l’hôtel ****.

La Maison du Village
10, rue du 8 Mai 1945-13 210 Saint-Rémy de Provence
Tél. : 33 (0)4 32 60 68 20 / Fax : 33 (0)4 32 60 68 21



1 commentaire:

  1. super article !
    très bonne description
    très fidèle à la réalité
    je suis ravie de voir qu'un si bel endroit soit promu de la sorte.

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