lundi 19 juillet 2010

L'aquarelle - 06 370 Mouans-Sartoux


Un « trio » efficace et engageant
Le château de Mouans-Sartoux fait, véritablement, dans la « discrétion » ! Face à lui, sur cette petite place « jalonnée » d’enseignes culinaires, notamment, celle d’un artisan « confiturier » ou d’un glacier, une table vient de s’« incérer » là, face au mur d’enceinte. Le lieu est immaculé ! Nappes, sièges et même rideaux (surtout dans la salle, au premier étage), font dans la « blanchitude » ! Le (petit) bar est recouvert d’un revêtement façon « pont de yacht » (fait sur mesure) et d’un « modeste » aquarium design « embullé ». Des cadres-miroirs de-ci de-là ornent les murs (presque) jusqu’à une cuisine « ouverte » (à l’américaine) où œuvre un jeune chef « en devenir », Ludovic Konig. D’entrée de jeu, l’amuse-bouche impose le rythme avec un thon, façon rillettes, allié à du Bonzo, un citron Japonais d’acidité très modérée. Le duo de crabe et avocat, coulis de piquilos, façon tartare, révèle un crabe indéniablement frais, mais, à mon humble avis, trop omniprésent en bouche. L’âme de cette maison se divulgue également au travers d’un « sommelier » passionné et passionnant capable de vous préconiser un champagne J.M Vaubécourt, envoûtant au possible, issu d’un petit producteur au demeurant très doué. Le foie gras mi-cuit au cognac, compotée d’échalotes aux fruits rouges, généreusement proposé, dévoile un chutney séduisant à plus d’un titre, et une subtile réduction de vinaigre balsamique et poivre Sechouan. La daurade rôtie en croute de sel fait incontestablement, dans la « mise en scène » mais manque, cependant, d’« exubérance » au niveau du produit, un produit, pour le moins, modeste ! Par contre, la purée de pomme de terre maison aux olives noires fait dans l’excellence !
Le Saint-Pierre en croûte d’amandes, julienne de courgettes, poivrons jaunes et rouges, aubergines en dés, et « clé de sol » en graines de lavande, ravira nos papilles « impatientes ». Le thon en mi-cuit (roulé dans la graine de sésame) fait, quant à lui, dans la simplicité, le produit n’est pas « optimum », mais il se laisse, toutefois, déguster non sans un joli plaisir gustatif. La purée de patates douces fait, franchement, dans l’exceptionnel, et l’on ne s’en plaindra pas ! Ludovic Konig s’essaiera également dans la pâtisserie non sans une certaine aisance !
Sa crème brûlée à la liqueur des Chartreux demeure attachante, mais la liqueur, pourtant « captivante », aurait tendance à « anéantir » l’onctuosité de la crème. Son moelleux au chocolat, cœur au caramel beurre salé, ne méritera aucune remontrance, d’autant que le dit caramel fait montre d’un beau caractère. Le duo de mousses chocolat blanc et pistaches, et sa dacquoise croustillante, quant à lui, laissera une douce sensation à nos papilles interloquées ! Si, je devais me prononcer au sujet de cette table, j’aurais tendance à dire que nous sommes là en présence d’un « trio » efficace et engageant même si l’on découvre, par-ci par-là, quelques confusions de « mise en route ».




L’Aquarelle
1, rue du Château – 06 370 Mouans-Sartoux – Tél : 04 92 99 04 91