dimanche 31 octobre 2010

Il Peperoncino di Barbara


Ma, je n'ai pas de goût !

Ah, au fait, j'espérais pouvoir vous communiquer une troisième (bonne) adresse culinaire sur Orange (parce que le reste, il vaut mieux l'oublier !), une « tavolino » « fondue » dans le paysage, juste au bout d’une impasse. La maîtresse du lieu, Barbara, vous accueille avec son accent transalpin typique. « Ma che, je vais en Italie tous les week-ends chercher mes produits là-bas ! ». Charcuterie, mortadelle, jambon cru, coppa, mozzarella de Buffala, mascarpone, et toutes les pâtes fraîches qu'elle vous mitonnera personnellement. Le jambon de Parme et melon n'est pas trop mal, sauf que la salade émiettée m'apparaîtra totalement incongrue ! On lui aurait préféré un joli mesclun, mais pas çà ! L'assiette d'antipasti fera surtout dans  les crudités. Concombre, tomates, salade, etc.
 Le jambon de Parme et le melon se verront « escortés » d'un feuille d'endive nappée de chèvre frais (bof !). Le spaghetti à la puttanesca, sauce tomate, olives vertes et câpres, se révèlera fort acceptable sauf que j'avoue avoir eu un doute sur la sauce maison !  Les pâtes à la portofino, tomate, basilic, haricots verts, parmesan et huile d'olive pimentée, ne réussiront pas, non plus, à engager, soyons francs, notre enthousiasme gustatif ! Les pâtes aux herbes de son jardin, romarin, basilic, sauge, laurier, assez sympathique au demeurant, se révèleront, curieusement, lourds si ce n'est indigestes ! Côté desserts, ce sera un tiramisu, un capuccino délizioso, et son petit gâteau au chocolat, une panna cotta, et un gâteau au chocolat et sa boule de glace vanille. Le tiramisu ne sera pas mémorable, un peu « restrictif » mais suffisamment goûteux pour être dégusté en trois ou quatre cuillérées. La panna cotta jouera, à peu de chose près, le même registre !  Et puis, le cappuccino, certes joliment « concocté », laissera une impression d'absence. Le gâteau tranché au chocolat n’aura rien de révolutionnaire même avec deux boules de glace vanille en sus ! Notre « parcours » ne se sera donc pas déroulé selon nos espérances ! Il est regrettable que l’on n’ait pas prévu, ici, d'assurer franchement une cuisine plus généreuse, et plus authentique ! Il ne sert à rien d'aller toutes les semaines en Italie, pour ramener certains produits, si c'est pour en faire un tel usage !

Il peperoncino di Barbara
12, place du Parlement – 84 100 Orange – Tél. : 04 90 51 00 27

lundi 25 octobre 2010

Cube Hôtel - 30 400 Villeneuve-Lez-Avignon

Conviction et séduction

De l’autre côté du pont menant directement vers le village d’Angles, il n’est que de bifurquer sur votre droite, et de repasser sous le pont, pour vous retrouver face à cet hôtel, un tantinet kitch, très années « seventies ». Son aspect « Rubik’s Cube » convaincra certainement nombre d’entre vous, d’autant que l’accueil d’Olivier Teigell, et de son associé, se fait, d’entrée de jeu, fort affable et « personnalisé » que vous soyez issu d’une terre étrangère ou, plus simplement, de notre bonne vieille France. Ainsi, depuis trois ans qu’ils sont aux commandes de ce « petit navire » de l’hôtellerie affichant humblement deux étoiles, nos « comparses », toujours « complices », ont su lui insuffler une nouvelle « âme », un aspect séducteur qui accorde à ses 23 chambres toutes déclinées sur une couleur différente, un charme indiscutable. Maintenant, encore faut-il apprécier le style années 70 ! Ici, point d’ascenseur (ni de bagagiste), on gravit les étages à la « force » de ses gambettes, soit pour rejoindre sa chambre orange, rouge, bleu ou verte, soit pour accéder, le matin venu, à la terrasse, sur le toit, pour prendre son petit déjeuner, un petit-déjeuner soit-dit en passant exceptionnel de qualité pour un établissement qui aurait pu se contenter de vous « offrir » les services… du bar d’à côté !
 L’espace sommeil est, certes, assez réduit et l’on imagine bien que ce sont là les « anciens » mobiliers qui ont été astucieusement « réactualisés », et qu’avec des petits riens, un écran LCD et quelques touches de couleurs, nos deux « aventuriers-hôteliers » jouent la carte de la simplicité et de l’efficacité. Toutefois, la climatisation laisserait quelque peu à désirer avec une nette tendance au ronronnement (ou au chuintement) nocturne, comme diurne ! Les sanitaires devraient, j’en suis convaincu, faire l’objet d’une incessante réfection, d’autant mieux que cela représenterait l’une de leurs « faiblesses » ! Malgré tout, il est incontestable que la vision (de leur terrasse sur le toit) sur le Palais des Papes, les remparts et le pont d’Avignon apporte là un atout majeur dans leur stratégie de conviction et de séduction de la clientèle.
Tarifs de la chambre double supérieure 55 € en basse saison et 85 € en haute saison.

Cube Hôtel
Impasse du Rhône-30 400 Villeneuve-lez-Avignon
Tél. : 04 90 25 52 29/ Fax. : 04 90 25 68 90


Michel Peyaud - 84 000 Avignon

Une ancienne écurie

Au bout, du bout, non du monde, mais de la rue Joseph Vernet, et à quelques pas de l’hôtel d’Europe, il est une « belle » table, une table « classieuse » qui fait dans la discrétion comme son chef et propriétaire, Michel Peyaud, située dans les anciennes écuries de l’hôtel voisin, avec un puit tout au fond. L’espace (généreux) arbore, d’un côté, un mur en pierres apparentes et, de l’autre, un mur ciré couleur saumonée, outre un sol en parquet légèrement « rosé » et des poutraisons « revues et corrigées » en blanc cassé ! Ainsi, plus de quarante convives sont-ils en mesure de venir déguster le savoir-faire de notre hôte. Avec des menus à 25 et 30 € on demeure là dans le (très) raisonnable ! Les entrées à la carte sont à 12 €. Les plats à 18 € et les gourmandises à 6 €. Le risotto au safran et queues de gambas (en brochette) est assez révélateur de certaines capacités. A mi-chemin entre « le » risotto bien nommé et la paëlla (du fait de la couleur du riz) il se révélera goûteux et « séducteur ». La charlotte d’aubergines et chèvre frais, vinaigrette à la tomate confite, fait dans la finesse et une relative subtilité. Le carpaccio de melon, et jambon cru d’Avignon, dévoile un melon idoine mais également un jambon cru, certes, « méconnu » tout en demeurant « aguichant » en bouche. Le tournedos de pied de porc s’avèrera, quant à lui, (assez) surprenant. Désossé, il sera goûteux et légèrement poêlé. Les pleurotes seront bien « présentées », mais un poil « caoutchouteuses » ! Le filet mignon de veau ne pouvait être qu’hyper rosé ! Le produit est (assez) généreux et tendre. Quant à la bavette aux échalotes, elle ne devra sa « réussite » qu’à elle-même. C’est un plat classique mais sincèrement réalisé. Nous aurons optés, côté douceurs, pour une crème brûlée à la vanille Bourbon de Madagascar (correcte mais pas déshonorante !), une mousse aux chocolat pains d’épices toasté (consistante mais un peu « sèche ») et un sablé Breton au beurre salé, sorbet figues et fraises quelque peu « bronzé » ! L’ensemble se laissera déguster, cependant, sans déplaisir mais sans véritable enthousiasme gustatif !

Restaurant Michel Peyaud
20, rue Saint-Etienne -84 000 Avignon – Tél. : 04 90 85 27 56



METropolitan - 84 000 Avignon

L’instant du met(tropolitan)

Situé dans la « coursive » de la collection Lambert « le » musée d’art Contemporain d’Avignon, la table que cette fois-ci l’on nous avait chaleureusement indiquée (une fois n’est pas coutume), se « love » au cœur d’un lieu historique (l’hôtel de Caumont) « revisité » et décoré par Andrée Putman, elle-même, à l’ombre des platanes séculaires. Treize heures, le chant des cigales en fond sonore, des tables de terrasse en métal couleur taupe, et ses chaises pliantes assorties, impeccablement implantées en un pré-carré jouxtant les cuisines de Robain, le chef et propriétaire du lieu. Voilà pour l’ambiance. Côté cuisine, il nous réservera la primeur, comme pour tous les convives (toujours si nombreux qu’il est bien prudent de réserver à l’avance) de sa carte du midi avec d’entrée de jeu trois plats au choix, et trois desserts. Ici, on fait dans la simplicité (relativement) élaborée ! J’en veux pour preuve le thon en mi-cuit (aller-retour), tomate-mozzarella (avec sa branche), et filet d’huile d’olive Moulin de la Chartreuse (de Villeneuve-Lès-Avignon), généreusement « exposé », et tout aussi rapidement dégusté. Un (quasi) sans faute ! Le tartare de bœuf, purée de pommes de terre à l’huile d’olive, fera dans le très honorable, et même plus, d’autant que la purée en mini cocotte s’avèrera fort aguichante en bouche. Le dos de cabillaud servi en tronçons n’aura rien à lui envier côté générosité, mais la salade de mesclun, tomate et copeaux de parmesan ne nous apparaîtra pas la mieux adaptée, pour lui tenir compagnie ! C’est ainsi que nous requérons une seconde purée, à notre avis, mieux « assortie » ! Bien qu’ayant été commandés, dés le début du repas, le nougat au miel, une fois l’instant fatidique venu, fera défaut et nous serons dans l’obligation de reporter notre convoitise sur une tarte fine aux figues et abricots, et deux fondants au chocolat. La tarte fine s’avèrera (très) naturelle sans « fards » avec la pâte, les abricots légèrement dorés et de petites figues coupées en quarts. Une simplicité de bon aloi ! Le fondant, quant à lui, se situera dans les bons « éléments » de sa classe, avec une chantilly en verrine et une boule de glace vanille, certes pas artisanale. L’instant gustatif en ce lieu ne pourra qu’être apprécié parce que fort appréciable !

METropolitan
Cour de l’Hôtel de Caumont - Collection Lambert-5, rue Violette-84 000 Avignon
Tél. : 04 86 81 47 49

Hôtel de l'Horloge - 84 000 Avignon

Il demeure dans les temps…

Montez l’avenue de la République, via la place de l’Horloge, un poil en dessous du Palais des Papes, et, à votre gauche, un immeuble du XIXème siècle, comme il en existe tant sur Avignon et partout ailleurs, mais la (petite) chaîne « Ocre et Azur » a su donner à cet hôtel *** le charme fonctionnel qui lui sied si bien ! Au jour d’aujourd’hui, Gaëlle Le Louarn qui en détient les rênes, non sans un certain bonheur, n’a pas son pareil pour mettre sa gentillesse et sa disponibilité au service des clients venus du monde entier. Le jour de notre arrivée, la (petite) réception (quasi privée) du lieu verra un de ses collaborateurs nous accueillir et nous confier la carte, le « sésame » magnétique pour accéder aux chambres, et autres suites. Située au quatrième niveau, la 45, outre de se positionner à l’angle de l’établissement, face à la célèbre place, offre une jolie surface en L avec une entrée moquettée marron, desservant toilettes (indépendants) et salle de bains, fort honorablement équipée (séchoir à cheveux, robinetterie style « vieux » cuivre, savonnettes, crème hydratante pour le corps et shampoing, etc.), séparée de l’espace sommeil aux quatre (très) grandes fenêtres (c’est dire le taux de luminosité), grands rideaux marron à embrases, et écran plasma grand format reposant sur un mini frigidaire parfaitement garni. Le coin « dodo » se « lovera » au fond, à droite, en alcôve, avec tout juste la place pour se glisser dans les draps d’une literie extrêmement honorable et confortable. Les deux fauteuils nous inviteront, non seulement, à un repos (très) mérité, mais, également, le lendemain matin, à un « petit déj’ » très correct, assez complet (avec yaourt, viennoiseries, baguette fraîche, confitures en pot, petits beurres, thés en sachets, etc., etc.) sans représenter toutefois la panacée !
 Le lieu est fort agréable, et parfaitement fonctionnel, mais ne vous attendez surtout pas à voir débarquer une foule de serveurs, et autres femmes de ménage, sauf le matin, lorsque, quittant votre chambre, vous les croiserez au détour d’un couloir, avec leur petit chariot empli de produits ménagers, brosses, kleenex et autres aspirateurs. Ici, c’est surtout le séjour discrétion, le séjour sans contraintes, celui qui vous suffit amplement, d’autant que vous êtes venus là en touriste, pour affaire, ou, comme nous, pour préparer une rubrique d’ « appréciation » consacrée à la Cité des Papes, avec la ferme intention de ne pas être importunés, et encore moins, traités comme des « stars » ! De tout notre séjour, jamais nous n’aurons eu la chance de croiser Gaëlle Le Louarn ! Toujours trop tôt, ou trop tard, trop occupée ou véritablement absente, mais le « contact » se fera au téléphone et rien qu’au téléphone, et, là, je puis vous assurer que son affabilité n’est pas feinte ! Malgré tout, si vous le souhaitiez, l’hôtel de  66 chambres sert le « petit déj’ » en une salle conçue à cet effet mais aucune restauration n’est envisageable d’autant que, juste en bas, à quelques pas, tout un panel de cafés, il est vrai (très) touristiques, et de tables plus ou moins « bistronomiques », voire gastronomiques, vous « tendent » leurs tables ! L’un des meilleurs*** sur la place d’Avignon arborant un rapport qualité prix quasi exceptionnel.
Tarifs de la chambre Privilège de 150 à 200 € selon la saison.

Hôtel de l’Horloge***
Place de l’Horloge – 1, rue Félicien David – 84 000 Avignon – Tél. : 33 (0)4 90 16 42 00


Cloître Saint-Louis - 84 000 avignon

Monacal, vous avez-dit Monacal ?

Après deux nuits passées à l’Avignon Grand hôtel, il était, pour le moins, logique que nous « testions » le Cloître Saint-Louis, autre « navire » Avignonnais battant « pavillon » ****, et fleuron de la « flotte » Hôtels France Patrimoine. Avec ses 80 chambres et suites « lovées » au sein d’un authentique cloître de XVI ème siècle, il était, pour ce qui me concerne, évident que nous allions faire un voyage inoubliable dans le passé ! Or, force est de constater que, dès la cour franchie, on ressent comme un grand vide ! Le « vide » dans l’accueil, à la réception, où tout est « machinalement » orchestré, le « vide » lorsque l’on sort de l’ascenseur, au 3 ème étage (les couloirs ne sont, curieusement, pas climatisés) et que l’on parcourt ce couloir-passerelle métallique, mais cependant moquetté, menant à l’aile contemporaine où nous étions sensés passer la nuit en la chambre 203 ! Déjà, le « principe » des passerelles avec escaliers montant, ou descendant, vers des « chambrées » n’est pas franchement transcendant ! Celui des portes « vitrées » à volet vénitiens métalliques, pas vraiment « intimiste » ! Quant à la chambre, en elle-même, pourtant climatisée, on « friserait » quasiment la syncope ! Le mobilier est design, mais pas du meilleur goût ! Le tout reste assez fonctionnel (comme l’Avignon Grand Hôtel, mais en moins bien) et ce avec beaucoup moins d’espace (et de lumière !). D’ailleurs, j’avoue franchement ne pas avoir pu demeurer une seconde de plus dans cet espace (plus que) confiné et avoir requis une « seconde » option nocturne ! Pour la seconde « option », la chambre 216, dans la partie « ancienne » du lieu, au 2 ème   étage, malgré une porte à la jolie couleur rouge-orangé, il vous prend un (relatif) malaise ! 
En outre, la chambre ne possède pas de (véritable) fenêtre, hormis une (petite) lucarne sur le côté gauche et un mini velux au-dessus du lit ! La prise de vue qui présente cette chambre là sur le site de l’hôtel se révèle très, très « optimisée » ! Ce ne sont pas les quelques marches qui « grimpent » vers une sorte de salon à triple banquette avec fenêtre demi-lune, sans « ouverture », et vue sur les toits, qui vous engagerait à y rester ! Requête passée auprès de la réception, « on » comprend indéniablement que le « choix » n’est ni (très) judicieux ni « conforme » ! Et comme les clients de la 218 ne sont pas encore arrivés, « on » permute ! Fort heureusement, la « nouvelle » mais, malgré tout, troisième chambre se révèlera un poil plus spacieuse, mais surtout plus « respirable » ! C’est là tout ce qui nous décidera finalement à accepter d’autant qu’en ce 1er Août nous n’aurons pas vraiment le choix ! Il est dommageable, et regrettable, que ce cloître-là ait perdu d’une part son âme, mais également sa sérénité ! 
Par ailleurs, à part un mur de pierre apparente, on ne peut pas dire que la déco fasse dans la grande originalité ! Si l’on a souhaité reproduire une ambiance (relativement) monacale, c’est raté ! Exit donc l’authenticité du lieu, et bienvenue à un pseudo-modernisme d’un goût plus que douteux ! Là encore, le wifi n’est pas de mise et vous serez contraints de descendre dans le hall pour vous adonner à votre « passion » favorite !
 Il n’a pas, non plus, été prévu le moindre rideau, ce qui vous laisse supposer que dès que vous sortez de votre douche vous aurez tout intérêt à enfiler le peignoir que la direction de l’hôtel a,  fort opportunément, mis à disposition de sa clientèle ! Quoique, dans notre cas, les dits peignoirs avaient été oubliés, et qu’il nous aura fallu les requérir auprès de la réception qui mandera un employé afin de nous les monter prestement. Je passerais (façon de parler) sur l’épisode du 3ème lit, qui aura purement et simplement été occulté et du lit pliant (et quel lit !) que l’on nous apportera pour « compenser » ! Durant la nuit, outre l’inconfort évident et les 30 centimètres (au moins) qu’il lui manquait, il allait « perdre » deux lattes ! Côté poussière et ménage on n’est pas vraiment dans le top ! Je passerais (presque) sous silence la taille de la douche qui pour les 1.90 m et plus nécessitera des contorsions assez inhabituelles voire carnavalesques ! En ce 2 Août, 9 h 30 le petit déjeuner, dans la salle de restaurant, avec buffet, et service « by himself », c'est-à-dire que personne ne vous apportera, ni ne vous servira, quoique ce soit ! Constat donc, très, très mitigé ! Véritablement pas meilleur que dans un Ibis, la déception en sus !

Hôtel Cloître Saint-Louis
20, rue du Portail Boquier – 84 000 Avignon – Tél. : 33 (0)4 90 27 55 55




Les Filles au Piano - 84 000 Avignon

A l'attention de  nos papilles

Le « coin » gustatif que nous avons découvert en ce jour d’Août, car il s’agit bien d’un coin situé sur une placette du vieil Avignon, s’est tout récemment ouvert à la curiosité des « papilles » Avignonnaises. Dès que vous accédez à l’antre des trois « filles » (en fait, la mère et ses filles), Anne-Marie, Anne-Charlotte et Périne, vous voici « propulsés » (tout est relatif) en un bistrot voué aux grignotes, carpaccio, tartes salées, salades fraîcheur et autres assiettes de charcuterie ou fromages. Le sourire et l’affabilité de Périne aurons engagés notre sélection vers une grande assiette dégustation de Pata Negra (assez) « convaincante » avec un jambon maturé de 36 mois, un poil « clairsemé » ! L’assiette tarte révèlera une tarte poireaux, au chèvre et une Rist d’aubergine. Les entrecôtes (beau produit) se verront accompagnées d’un gratin de pommes de terre (manquant d’un poil de cuisson), d'un mesclun et d’un soupçon de tomate. La dégustation des vins se fera au verre avec, tout d’abord, un Côte du Rhône-Village-Domaine Piaufier-Sablet-2007, hyper élégant et tout en finesse, un argentin Petite Fleur de Lindaflor-Valle de Uco Mendoza au nez intense de cassis mûr et de cuir, et un Domaine Saint-Prefert-2008 en Châteauneuf-du-Pape, puissant, élégant, suave,  avec une pointe de cerise à l’eau de vie ! Côté desserts, ce ne sera pas franchement leur point fort, d’autant que le vacherin glacé se révèlera un poil rigide et difficile à couper ! Le duo de panna cotta caramel et chocolat n’aura pas ce côté séduisant, généreux, onctueux qui lui sied si bien habituellement ! Le gâteau au chocolat se dévoilera comme le seul des trois à mériter l’attention de nos papilles pas franchement enclin à se laisser « gruger » ! 

Les filles au piano
10, rue Galante-84 000 Avignon-Tél. : 04 86 65 48 54



La Table des Princes - 84 350 Courthézon

Un carrefour gustatif…

Située au cœur « stratégique » de Courthézon, cette table non pas (uniquement) destinée aux familles Princières, malgré une enseigne qui pourrait le laisser à supposer, mais à une clientèle appréciant la proximité des domaines de la région ou de professionnels « œuvrant » dans le secteur, vient de changer de mains depuis le mois de Juillet avec, dorénavant, à sa tête, Frank et Agnès. Le chef, et patron du lieu, nous expliquera que la carte étant en pleine mutation, il serait en train de préparer la nouvelle mouture. C’est donc à un florilège de son savoir-faire que nous aurons été « confrontés », notamment, avec les plats du soir (exceptionnellement proposés ce midi), disons, plus gastronomiques ! Ainsi le pressé de lapin en gelée d’estragon, crème brûlée à la carotte, chutney poivron et kiwi, fera dans le (très) honorablement gustatif avec un lapin effiloché en gelée, dès de carotte et sa crème du même légume. La terrine de foie gras, compotée de figues, croissant brioche et espuma de foie gras, ne sera pas le meilleur que nous ayons eu à déguster, mais il affichera fort correctement en bouche une jolie texture. Le filet mignon de porc, millefeuille d’aubergines et tomates, petit jus au romarin, se fera quelque peu « désirer » avec un temps mort plus que prononcé ! Trop cuit, il sera, pas assez rosé, il demeurera ! La petite sauce (mal définie)  n’y pourra pas grand-chose ! Le magret de canard, écrasé aux deux pommes, sauce au cidre, aura un problème similaire outre une relative « maigreur » du produit ! Le filet de bœuf rôti à la fleur de sel, sauce vin rouge, dévoilera un produit respectable, certes bien bleu, sauce vin rouge (très) correcte, purée maison goûteuse, mais manquant souverainement de salaison ! Côté desserts, la banane caramélisée, sur sablé, glace chocolat blanc, révèlera un joli « talent pâtissier », avec une glace vanille artisanale et un sablé pas trop cuit, le tout façon Tatin. Le millefeuille d’ananas poêlé, glace coco, coulis à la nougatine, s’avèrera très joliment « mis en scène » outre l’alliance très appréciable et convaincante. Le délice chocolat noir, coulis de fruits rouges, glace vanille, se dévoilera crémeux, onctueux avec ses feuilles de chocolat noir en « barricade », sa crème Anglaise (malheureusement pas maison) et sa boule de glace vanille ! Tout cela se révèle un poil (trop) lourd, un peu imprécis, mais on espère que notre chef va se « régler » avec une nouvelle carte qui lui correspondra (beaucoup) mieux et des produits beaucoup plus « recherchés » !

La Table des Princes
32, Boulevard de la République – 84 350 Courthézon – Tél. : 04 90 30 89 84

dimanche 24 octobre 2010

En Attendant Gounod - 13 210 Saint-Rémy-de-Provence

La vérité gustative est ailleurs...

C'est un petit coin de « paradis » baroque, situé face à l'église Saint-Martin, qui nous a, quelque part, intrigué avec son côté hôtel, et son côté salon de thé « dissimulé » derrière la verdure et une terrasse ombragée. Allez, franchissons la terrasse pourtant bien agréable en cette journée ensoleillée de début septembre, pour pénétrer l'antre d'Igor, et de sa femme Marilyn. Le décorum fait, incontestablement, référence au baroque et au religieux ! Sur un air d'Albinoni, non pas en fond musical (discret) mais bien présent (ce que je ne saurais lui reprocher en fervent partisan de musique classique que je suis). On se sent pris d'une indéniable sensation de bien-être ! Fauteuils de style Louis XV ou Louis XVI côtoient ici, sans pudeur, un chariot-desserte « chiné », pour les pâtisseries et autres tartes salées, un samovar, un distributeur à café, une petite commode, des étagères de fer forgé et puis, sur le comptoir, des bocaux amplis de fraises Tagada, de guimauves, de tuiles géantes aux amandes jouxtant un présentoir de sucettes de chez Pierrot Gourmand. Depuis le mois d'Avril, une expo de Bertran, l'un des artistes photographe-plasticien du moment, vient un peu bousculer l'atmosphère paisible, quasi « mystique », du lieu en s'affichant sur les murs de pierres apparentes « dominés » par des poutraisons superbes, et cependant massives.
 La formule du jour est à l'ardoise avec, ce jour-là, une (très) jolie salade associée soit à du jambon à l'os, hyper généreux, soit à du rôti de bœuf ou du poulet rôti, le tout assorti de tapenade à l'olive verte ou noire, de tomates séchées, de brisures de noix, d'olives noires dénoyautées et d'une (superbe) tranche de tomate cœur de bœuf, filet d'huile d'olive et galettes de riz. La formule Bruschetta se déclinera en cinq versions différentes mozza, thon, parme, tomates fraîche ou poulet. La parma se verra « testée » volontiers avec un constat des plus heureux s'agissant de l'alliance. Mais ici, on vient également pour l'aspect « sucré » du lieu, est-ce à dire, soit à midi soit à l'heure du thé, le chariot des desserts « offert » à la convoitise des appétits « aiguisés », et des gourmandises exacerbées ! Le fondant au chocolat aura, réellement, de quoi laisser une empreinte indélébile dans nos mémoires tant il est excellemment conçu et concocté  par Marilyn qui n'a pas son pareil pour le tour de main et le savoir-faire ! Le clafoutis (moelleux) aux pêches ne laissera pas nos papilles indifférentes, loin s'en faut, au point même d'en reprendre une seconde part ! N'omettez, surtout pas de requérir et déguster leurs tisanes gourmandes, ou bien -être, leurs thés noirs, rouges ou verts (13 variétés) ou leur fameux chocolat chaud maison, ou chocolat viennois. Une adresse à ne surtout pas manquer même si, parait-il, les œuvres mystico-religieuses qui pullulent ici, ont été, le plus souvent, chinées, si ce n'est même offertes par des clients de l'hôtel comme ce Saint-Patrick ou cette vierge Italienne.

En attendant Gounod...le salon de thé
Hôtel Gounod
18, place de la République (face à l'église Saint-Martin) – 13 210 Saint-Rémy-de-Provence
Tél.: 04 90 92 06 14

Hôtel Gounod - 13 210 Saint-Rémy-de-Provence

La divine inspiration…

La collégiale Saint-Martin, toute proche (il n’est que de traverser le cours pour s’y rendre), œuvre certainement  en protectrice de notre « découverte » hôtelière depuis bien longtemps, et ce même bien avant qu’il ne soit devenu un relais de poste puis, au début du XXème siècle, l’hôtel de Ville  Verte, en faisant ainsi le plus vieil établissement hôtelier de Saint-Rémy de Provence, « berceau » familial de la famille de Nostredame. Pourtant, ce n’est pas le fait du hasard (ce qui bien souvent arrange le commun des mortels !) si le compositeur, Charles Gounod, en ce lieu si particulier, trouvât en 1863 l’inspiration au point de composer le célèbre opéra Mireille. C’est de sa chambre avec vue que l’illustre homme de musique se félicitera, auprès de sa femme, d’avoir « choisi » le lieu et de recevoir, au sein d’une sérénité emplie de religiosité, la divine inspiration. L’accès vers la réception se fait directement et l’on tombe sur un comptoir « truffé » de petits cadres, de signes distinctifs religieux voire même d’une bannière de la « pucelle d’Orléans », Jehanne d’Arc. Sur la gauche, l’espace salon de thé où l’on vous servira outre, le matin, les petits déjeuner, à l’heure du thé (le Tea Time si vous préférez !) tout un florilège du savoir-faire pâtissier de votre hôtesse, Madame Maurin. L’aspect baroque du lieu ne fait aucun doute et l’on pourrait croire sur certaines photos du site de l’hôtel, qu’il est envahi d’ex-voto, et autres « Bondieuseries » ! Que nenni ! Si nous avons pu finalement en connaître véritablement l’origine, le patron ayant été (assez) loquasse à ce sujet, ou le « rôle » réel, force est de constater que l’aspect, dirons-nous, gnostique des lieux ne nous a nullement choqués, et mieux encore, oserais-je préciser, il nous aurait plutôt séduit, question d’affinités ! Point de bagagiste à l’horizon ! Nous monterons donc nos bagages.
 Un dédale de mini corridors nous mènera vers l’arrière de la bâtisse où se dressent deux autres bâtiments beaucoup plus « contemporains ». Près de la piscine d’été, en haut d’un escalier métallique, une petite terrasse aux chaises et table hétéroclites, pour le petit déjeuner. La porte vitrée portant logo, et numéro de la chambre 51, celle que l’on nous aura attribuée, donne directement accès à un premier niveau avec un lit d’une place sous l’escalier qui, lui-même, mène au second niveau, celui de la chambre de maître. Au fond à gauche, une salle de douche en béton ciré.  Ainsi, lavabo, et douche ouverte, ne forment-ils plus qu’un (ou presque). D’un aspect somme toute assez flatteur, l’espace douche ne se révèlera pas franchement pratique, un poil exigu, et surtout enclin au « débordement » et à l’inondation ! Les murs peints de vert tendre ne seront pas vraiment à notre convenance (question de superstition), mais, pour une nuit, cela passera ! Gravir l’escalier immaculé relèverait bientôt du « parcours du combattant », mais une fois parvenu là haut, le décor se métamorphose ! Un grand lit « sculpté », cependant pénalisé d’un bémol s’agissant de sa qualité et des oreillers « gonflés à l’ « hélium », c'est-à-dire insupportables pour les cervicales et le cou !
 Un écran plasma (quasi) géant vous accorde, certes, de nombreuses chaînes, mais pas la TNT. La climatisation s’avèrera quelque peu capricieuse !  Une nuitée plus tard, à peine 8 heures du mat’ passées, nous voyons le patron et maître de céans, amener le grand plateau de petit déjeuner, et se retirer prestement et silencieusement ! Service (relativement) stylé dirons certains ; moi je le qualifierais d’attentionné ! L’objet de son attention, un séduisant plateau offrant un jus d’orange fraîchement pressé, de la confiture (en petits pots) Alain Millet, une panière de pain frais, (gros) croissants, petits beurres et sachets de thés, pruneaux et abricots secs (malheureusement lambdas). L’ensemble se laissera déguster sans réticence aucune, mais le soleil se fera « désirer », caché par le mur de la bâtisse voisine. Manque de chance ! Par contre, nous n’aurons pas eu le loisir de pouvoir profiter des trois nuitées prévues ! La cause en étant l’interdiction de la présence de chiens dans l’hôtel, même ceux de toute petite taille tel que le nôtre (1,5 kg) ! « Il » n’aurait, la vieille au soir, pas été « remarqué » par le patron avec lequel, pourtant, nous avions échangé certains propos. 
La dite interdiction aurait été annoncée par un mini (mais alors très mini) cadre arborant un dessin de chien barré ! (sic) Je mets qui que ce soit au défi, sur le comptoir de la réception, parmi moultes cadres et panonceaux, plans et guides divers, de l’apercevoir ! Monsieur Maurin s’étant montré suffisamment intraitable avec son règlement, nous nous sommes vus contraints, la « mort dans l’âme », de quitter les lieux le matin même.
Tarifs pour la Junior Suite de 180 à 210 € selon la saison – petit-déjeuner à 13 €.

Hôtel Gounod***
18, place de la République- 13 210 Saint-Rémy de Provence-Tél. : 04 90 92 06 14

Zocalo - 84 000 Avignon

Allez chercher à comprendre…

Sur la place des Corps Saints, une curiosité de l'endroit fait que cinq à six restaurants (ou considérés comme tels)  se « partagent » (ni généreusement, ni franchement) un lopin de (large) trottoir en son centre avec pour chacun d'entre eux, un nombre parfaitement inégal de tables et de chaises. Bizarre, me diriez-vous, mais allez chercher à comprendre ! Toujours est-il que notre petite table du jour se « love » de chaque côtés de la ruelle avec la salle pour la période « hivernale », et la place pour les beaux jours. Chez Zocalo, Selma, la maîtresse du lieu, fait dans l'extrême gentillesse et douceur tant au niveau de l'accueil que dans le service qu'elle assure toute seule. Ici, on fait indéniablement dans la simplicité d'exécution et de mets. 
L'assiette orientale, mesclun, boureks de bœuf (une sorte de brick roulée), courgettes à la menthe, houmous, révélera de jolies produits, un savoir-faire indiscutable mais également, et malheureusement, un poil trop de salade. Côté plat de « résistance », nous nous engagerons vers trois « formules du jour » avec une épaule de veau rôtie à la menthe et au citron, écrasé de pomme de terre, fort goûteuse, et cuite de façon idoine. La sauce à la menthe ne laissera pas du tout indifférent !  Côté desserts, nous déclinerons notre gourmandise en cinq versions, l'une en crumble de nectarine, hyper bien conçu, l'autre en fondant au chocolat maison suave et généreux, un troisième un cheese cake, pâte à la cannelle, du jour, un quatrième en tarte au citron meringuée naturelle à souhait et un dernier avec la même pâte mais cette fois-ci aux pommes ! Pour les digestions ce sera un (rare) vrai thé à la menthe servi à la marocaine, « bien serré » ! Une petite adresse sans prétention et sans (mauvaises) surprises !

Zocalo
23, place des Corps Saints – 84 000 Avignon – Tél.: 04 90 16 90 49


L'épicerie - 84 000 Avignon

Bistro-brocante

L’église Saint-Pierre nous avait « attiré » irrésistiblement vers cette petite place (du même nom), et puis « coup de cœur », presque « enlacé », une terrasse celle de L’Epicerie. Une large terrasse « assise » sur des pavés disparates. La déco intérieure du lieu fait dans l’hétéroclite dans un espèce de bric à brac « bistro-chic » avec ses multiples boites « chinées » en brocante, Omo, Skip, La Vache qui Rit, et plein de produits de nos grand-mères … Christine, la maîtresse des lieux, en passionnée de « chine » qui se respecte, a su insuffler à son espace « bistro-brocante » une âme que l’on ne saurait lui contester ! Notre choix aura pris près de 10 longues minutes ! Les petits légumes farcis à la provençale font dans la grande finesse, et l’exceptionnel ! La farce n’a strictement rien à voir avec celle des petits farcis Niçois ! On est là dans le spécifique, si ce n’est le magique ! La tatin de foie gras réserve de belles surprises gustatives, avec sa confiture d’oignons, elle séduira le plus « contestataire » des palais ! Le filet de bœuf en croute de foie gras, vraies frites et crumble de légumes, fait un peu dans l'omission côté croute, mais, côté sauce au foie gras (un poil trop saisie), dans extrême subtilité.  Les frites sont « gargantuesques » et comme on aimerait à les rencontrer (beaucoup) plus souvent ! Le tajine de veau au citron, menthe et coriandre, semoule parfumée n’aura pas tiédi, c’est le moins que l’on puisse dire, et il fera montre d’une indéniable finesse avec sa sauce citron-coriandre un poil sucrée, le tout servi dans son plat spécifique. La poêlée de gambas fera, quant à elle, « étalage » de sa grande générosité. Ainsi, huit belles gambas auront tôt fait d’être « décortiquées » et dégustées. Côté douceurs, on versera dans le séduisant avec un mi-cuit au chocolat aguichant à plus d’un titre d’autant, qu’opportunément, il sera « escorté » d’un caramel coulant au beurre salé. La coupe (en fait une assiette creuse) glace aux sorbets de l’été se contentera de deux parfums (parfaitement à notre goût), abricot et passion, des sorbets artisanaux excellentissimes !

L’épicerie
10, place Saint-Pierre-84 000 Avignon- Tél. : 04 90 82 74 22




Château de Varenne - 30 150 Sauveterre

« Dites-nous, marches gracieuses… »

Il nous est parfois nécessaire de parcourir quelques kilomètres pour « accéder » à une chambre, ou à une « junior suite », qui aurait eu la malheureuse idée de mettre une certaine distance entre elle et nous ! Des remparts de la Cité des Papes, côté place Crillon, nous aurons « enjambés » le Rhône et la Durance, traversés Villeneuve-Lez-Avignon, longé le Rhône sur une (bonne) dizaine de kilomètres, et grimpé, dès l’entrée de Sauveterre, vers l’église Notre Dame pour, bien évidemment, nous diriger à l’opposé de l’« objectif » ! Demi-tour en pleine nuit, les phares dans les murs, virage après virage, une dernière « épingle à cheveux » nous mettra face aux grilles (intentionnellement) « rouillées » du parc ! Petit coup de parlophone à la direction, Madame Hascoët nous donnera (à distance bien sûr) accès à ce qui apparaîtra, à cette heure-ci (environ 20 h 30), comme un dédale tortueux entre les arbres jusqu’au parking (une petite cinquantaine de mètres). Le « parcours » se révèlera beaucoup plus ardu dans la nuit quasi noire pour gravir une à une les marches, suivre l’allée « à tâtons », et accéder sur la terrasse avec pour « cible » la lumière des fenêtres et celle émergeant de la porte massive à double battant, passage obligé pour (enfin !) pouvoir admirer un (superbe) hall orné de canapés dorés et (velours) rouge, très XVIIème. Une (forte) exhalaison viendra titiller nos narines, celle que nous reconnaissons entre mille !
 En fait, même si le château ne fait plus, depuis plus de huit années, restaurant, il n’en demeure pas moins que, ce soir-là, un traiteur local « régalait » un groupe d’Américains (un poil bruyants), Monsieur Hascoët descendant le « grand » escalier, nous réservera un accueil (fort) chaleureux pour nous mener au premier étage à la suite Angélique. Côté bagages, il nous faudra reprendre notre  véhicule, ressortir du parc, le contourner pour finalement passer par la ruelle du presbytère sur l’arrière, et déposer, par une porte donnant accès directement à l’escalier d’honneur, nos bagages pour les hisser au premier niveau. Quelques allers retours plus tard, la voiture ayant été reconduite sur le parking (ouf !), nous voici rendus dans « notre » petit nid douillet de (cinq) soirs ! Lustre à pampilles, plafonds à moulures et gypseries Le Manach, murs alternant les tons argile foncé et clair, armoire vitrée, bureau, commodes et chevets marbrés, et sol de parquet blond (craquants) confèrent à cet espace généreux un indéniable charme ! La literie s’avèrera (assez) opulente, « sensible » et ferme à la fois, avec une tête et un « ciel de lit » en tissus Pierre Frey de part et d’autre, assortie aux rideaux à embrases et autres coussins du même cru !
 Seul le mini téléviseur écran plat (36 centimètres) manquera, comment oserais-je dire, d’envergure ! L’atmosphère fait dans le feutré, dans le discret, en un mot, dans le « bienfaisant » et le « bienséant ». Un second (petit) espace auquel on accède par une double porte réservera ses « charmes » (à l’identique) pour un adolescent de (très) grande taille. Et puis, l’espace bain séparé par une (très) judicieuse cloison métallique, vitres (opaques) dans les mêmes tons (quasi) parfaitement insonorisée et hermétiquement conçue. Avec son sol de tomettes à l’ancienne (certes pas franchement authentiques), sa baignoire, et son lavabo sur pied (comme on en fait presque plus), sa très belle robinetterie argentée, sa petite fenêtre à rideaux, sa boîte de kleenex en bois style « Comptoir de Famille », son mini frigidaire (eh oui, ici on l’a curieusement placé dans l’espace bain !), son radiateur Atlantic (quant à lui hyper moderne) très efficace, son guéridon à trois niveaux pour les affaires de toilettes, son grand miroir ancien, glace « piquée », ses appliques murales de verres en dentelle opaque, on a la nette sensation, non pas de déjà vu, mais, bien au contraire, de très personnalisé ! Tout cela fait, indiscutablement, dans le (très) bon goût (quoique je ne sois pas du tout « friand » de couleurs vertes, question superstition !). De surcroît, trois grandes fenêtres donnant sur un parc de trois hectares (avec piscine) parsemé de fontaines d’époque, et « protégé » par un cèdre du Liban vieux de 400 ans d’âge, et de multiples platanes centenaires, auraient dû laisser la luminosité emplir l’espace surtout en cette belle journée ensoleillée. Or, à 11h30 du matin, ce n’est pas vraiment le cas ! Serait-ce dû au fait que la « junior suite » ne soit pas située en façade du bâtiment ! Dommage, car nous n’aurons pas eu la chance d’observer (directement), sauf en terrasse, le mont Ventoux, le Lubéron et Châteauneuf-du Pape (le domaine de 3200 hectares) ! Par contre, le soleil daignera finalement « plonger » ses rayons vers les 13h à 13h30, dans notre chambre !
Mais, dès 9h (quasiment) tapantes, après un coup de fil, préalablement, à la réception (10 à 15 minutes auparavant), on frappera à notre porte ! Madame Hascoët, et sa femme de chambre portent chacune un (lourd) plateau, l'un « arborant » thé, café, nectar de pêche ou abricot (pas mal en lieu et place du jus d'orange trop souvent banal, de chez Cambe Rémy, un producteur local), confitures artisanales (en grosse verrine, généreusement proposées) d'abricots ou de fraises, et petits beurres Président, et sur l'autre la panière de viennoiseries (mini pains au chocolats et croissants) regrettablement « industriels », tranches de pain Harris le premier jour, fort heureusement remplacées, dès le dimanche matin, par du pain de campagne tranché (mais pas grillé) et un succulent cake au pommes tout fraîchement concocté par Madame dès cinq heures du matin ! On ne fait, certes, pas, à ce niveau dans l'exceptionnel, ni l'inoubliable, mais le (très) honorable ! Côté douche, il nous faudra employer des « ruses de sioux » pour ne pas même parvenir à éviter d'éclabousser l'ensemble des tomettes ! Un rideau autour de la baignoire (style ciel de lit, mais en imperméable) eu été le (très) bienvenu ! Le midi, (un peu) lassé (et mon foie aussi) par les tests de restaurants au quotidien, notamment, des gastros pour certains « alambiqués » (ça ne fait toujours bon ménage avec le digestif !) nous aurons optés pour un (simple) jambon-beurre en chambre (concocté  par nos soins), quelques rapides courses ayant été faites au cœur du village, avec, au titre du dessert, le fameux cake aux pommes de Madame Hascoët ! Il est vrai qu'il y a là un « décalage » qui nous aura séduit surtout eu égard à un Château du XVIIème siècle, ayant, au XVIIIème , appartenu au maire d'Avignon, Guillaume Puy, pour aboutir, avant-guerre, à Laurence de Varenne, puis à l'épicier du village qui le laissera, tout comme son prédécesseur, se dégrader inacceptablement, à tel point qu'un figuier aurait « envahi » le salon de lecture d'aujourd'hui, salon qui arbore, dorénavant, outre des œuvres d'Hervé Thibault, un peintre contemporain de Gordes, un mystérieux portrait de Laurence de Varenne enfant dont le regard vous suivrait inexorablement !
 Il faut expliquer là qu'en 2003 le Château, objet de notre (grande) attention, devait être totalement restauré dans l'esprit du XVIIIème siècle, et ce ne sont pas Sylvie et Didier Hascoët, les co-directeurs, qui me contredirons, d'autant qu'ils ont, personnellement, menés, et supervisés, tous les travaux de restauration et de décoration, et ce jusque dans les moindres détails, pour en faire, en ce début de XXIème siècle, un petit « bijou » de Château-Hôtel.
Tarifs de la suite en basse saison 250 € et 360 € en haute saison.

Château de Varenne
Hôtel***de charme
Place Saint-Jean -  30 150 Sauveterre – Tél.: 33 (0)4 66 82 59 45 / Fax.: 33 (0)4 66 82 84 83



Château de Roussan **** - 13 210 Saint-Rémy-de-Provence

Un hymne à l'Amour...

Du côté de Saint-Rémy, on vous renseigne, que dis-je on vous « oriente » plutôt directement sur les incontournables hôtels *** ou ****, certes, le plus souvent qualitatifs, voire même, de temps à autres, un poil excentriques (là, je ferais peut-être, allusion à leurs dirigeants). Toutefois, on omet bien souvent de vous évoquer ce château-bastide du XVIème siècle, perdu au « milieu de nul part » mais surtout parmi les herbages et les platanes, en un mot, en pleine campagne ! Je savais bien que l'âme de Michel de Nostredame, le non moins fameux médecin astrologue, et  confiturier (eh oui, cela peu de gens le savent), « planait » au-dessus de ce vieux village devenu au fil des ans, par certains côtés, le « Saint-Tropez » du Vaucluse avec son éternel défilé de Ferrari, Jaguar et autres Rolls ou Bentley décapotables sur le cours « périphérique », son marché très couleur locale chaque mercredi, ses multiples enseignes « bistronomiques » ou carrément gastronomiques, et puis ses boutiques pseudo-authentiques destinées aux « touristes » de passage. Mais, ce que j'ignorais totalement, je vous l'avoue sincèrement, c'est que son frère, le Capitaine Chevalier Bertrand de Nostredame, « hantait », et « hante » peut-être bien encore aujourd'hui (pourquoi pas?), l'objet de (tous) ses désirs « la prunelle de ses yeux, le cœur de son cœur » se plaisait-il à « plaider » ! Durant près de quatre décennies (de la seconde moitié de son siècle) son « hymne à l'Amour » d'un lieu qu'il affectionnait tout autant (plus?) qu'une femme, allait l'observer au point de le doter de bâtiments d'habitation, d'un pigeonnier et d'une ferme, et le ceindre d'un mur de clôture compte tenu de la relative « incertitude » du moment. Mas de Roussan il devint, Mas de Roussan il demeurera ! De la Belle de Provence (surnom donné à Diane de Joannis de Roussan), sa délicieuse « maîtresse » durant le XVIIème  siècle, à la famille Roussel qui l'incluait, par mariage, dans son patrimoine en 1887. Il n'a cessé de « renaître » jusqu'en ce début de XXIème siècle, et ce malgré troubles, guerres ou révolutions. Pourtant, si j'en parle en des termes « feutrés » aujourd'hui, il faut bien révéler là que cela avait fort mal commencé à la fin du mois de Juillet 2010, lors de notre première « rencontre ». J’avais, pour  le moins, été choqué par l'accueil réservé par la directrice de l'époque, Sophie Giraud, et « son » réceptionniste.
 Il est des propos que l'on ne peut se permettre de tenir, dès lors que l'on reçoit un client, de surcroît lorsqu'il se trouve être un chroniqueur gastronomique et hôtelier ayant « ouvertement » réservé ! Mais, le passé étant le passé, il n'était nullement dans mes intentions d'en tenir rigueur à Emilie Cartray, la nouvelle directrice dont j'avais déjà croisé le « chemin » sur la région. Ainsi donc, depuis seulement quelques jours, un changement (radical ?) s'est-il opéré au sein du « Château de Roussan » avec l'arrivée d'une (très) jeune femme, (trop jeune pour certains) qui a opté pour une «douce » fermeté. Notre arrivée en cette fin d'été aurait dû être suivie d'un séjour quasi-magique, tout du moins c'est de la sorte que nous l'aurions envisagés !  Que nenni, et je m'en expliquerais quelques lignes plus en avant ! En effet, si l'accueil de la réception s'est apparemment « métamorphosé » (pourtant il s'agissait bien là du même personnage reconnaissable à sa chevelure blonde, laissant éclater un large sourire), il est vrai que nous demeurerons, comment dirais-je, sur notre réserve ! Même pour nos bagages, malgré, il est vrai, « son » insistance à les monter, nous y procéderons par nous-mêmes, ne lui en confiant que deux, histoire de ne pas être (trop) désobligeants. Mais, pourquoi pas ? Si un employé s'est fortement fait « briffé » (je ne suis pas dupe !) a décidé, un peu contraint et obligé, d'adopter une attitude plus conforme à son rôle qui  n'est indéniablement pas de « régenter » (là je reste mesuré) les clients « à la hussarde », j'avoue être suffisamment magnanime pour accepter de « jouer le jeu » !
 Une fois rendu dans notre appartement, « le Cygne », à l'autre bout du château, par un ascenseur hyperfonctionnel (et très bavard), et un couloir menant au travers d'une magnifique bibliothèque-bureau ravivant des souvenirs d'époque (on aurait presque le souhait de s'y installer, de saisir une plume et de partir dans des délires poétiques), foulant ainsi de superbes tomettes d'origine parfaitement conservées, il serait, avouons-le, bien inélégant et peu conforme à mes convictions, que de critiquer un « espace sommeil » (quasiment) sans reproches. N'a-t-on pas la sensation de faire un retour dans le passé, au XVIIème siècle, par exemple, et lors d'un retour de promenade de pouvoir enfin s'adonner à une lecture « salvatrice ». Non, là, j'extrapole ! Le petit hall d'entrée, séparé du salon par une porte à petits carreaux, serrure d'époque, fait, d'entrée de jeu, dans l'intime ! Le salon, quant à lui, aux murs moulurés blanc, et fond jaune d'or, rideaux en tissu à l'Indienne assortis, cheminée de marbre gris acier, trumeau et camé mural, chevet et bureau console (chinés ?), fauteuils (plus « actuels ») à haut dossier pour les longues soirées d'hiver (pourquoi n'avoir pas mis là de  bon « vieux » fauteuils à oreillettes, bien mieux adaptés et plus en phase avec le style de déco ?), fait incontestablement dans le classicisme de bon aloi, sauf qu'un écran LCD Sharp (dont 5 à 6 chaînes n'obtiendront curieusement « aucun signal »), vient quelque peu « briser » le « rythme ». Mais, là, on ne s'en plaindra pas franchement ! En alcôve, un lit, un espace généreux et spacieux comme on les apprécie (surtout mon fils qui mesure 1.95 m), puis une autre porte vitrée mène par un dressing équipé d'un mini frigidaire et d'un coffre-fort, vers la chambre dite principale (attention à la pente glissante en tomettes, quant à elles beaucoup plus récentes). Deux lits « King Size » accolés, d'un excellent confort je puis vous l'assurer, reposant sur de grosses tomettes « reconstituées » mais d'un bel effet, jouxtent une console surmontée d'une lampe en terre cuite sous laquelle semble somnoler un cygne en « plâtre ». Livres anciens, tableaux, miroir mural, chevets revisités et autres appliques (dépliantes) lui confèrent une atmosphère assez douillette propre aux plus heureux des songes ! 
La fenêtre donne bien sur le côté canal du parc avec vue sur les cygnes (du nom de  l'appartement) et les platanes hors d'âge. La salle de bains, quant à elle, séduira dès le premier coup d'œil  circulaire jouant sur les teintes jaunes d'or (comme dans tout l'appartement), le carrelage gris perle surmonté de mini carreaux gris acier et gris vert, le lavabo sur pied à l'ancienne, robinetteries (comme pour la baignoire) stylisées mais modernisées, le miroir cadre mural, le radiateur sèche-linge (certes très actuel, mais très efficace), les bidets et w.-c. « coque » engageant promptement à une toilette salvatrice en cette fin de journée harassante. Et puis, heureux de le notifier, une pression d'eau magistrale tant au niveau de la douche que du bidet (alors là, attention, vous risqueriez d'avoir quelques surprises !). Un détail qui semblera peut-être bien anodin à certains, mais qui rappellera à d'autres que nombre d'hôtels anciens n'ont, dans leur canalisation, qu'une modeste pression et qu'il est toujours détestable de se retrouver tout savonné, incapable, ou quasiment, de se rincer ! (Si, si cela m'est déjà arrivé, il n'y a pas si longtemps, sur Avignon !). N'omettez  pas d'apposer votre fiche « petit déj’ » le soir, à votre porte, et de choisir l'heure souhaitée. Au matin, à l'heure dite, vous aurez la bien agréable surprise de voir deux charmantes femmes de chambre portant deux immenses plateaux, le réceptionniste, Raphaël, fermant la marche. Le service se révèlera n'en doutez point impeccablement ordonné.
 Quant à la qualité du plateau, il ne fera aucun doute ! Ainsi, jus d'orange franchement pressé, (très) jolie salade de fruits frais, miel et confitures artisanales, petits beurriers, sachets de thé Jamet's, sucre brun et blanc, croissants, baguettes aux céréales ou pain aux figues et raisins, sans omettre des yaourts au lait entier, constituent-ils une réelle exception dans l'art du « petit déj’ » à la Française sur la région ! Il fut, toutefois, regrettable d'observer par la fenêtre, côté canal, un tas de pierrailles et autres détritus abandonnés, là, par négligence, et, côté terrasse, une caisse de bouteilles vides ainsi qu'une poubelle, le tout en parfaite contradiction avec l'état d'entretien du château !  Tout aurait pu, de la sorte, se dérouler sous les meilleurs hospices possibles ! Tout du moins, c'est ce que j' « envisageais » lorsque je me promenais, en fin de matinée, vers le bassin d'époque, admirant ses énormes poissons rouges, et ses œuvres d'art contemporain, foulant la pelouse (y pataugeant gaillardement dès lors qu'elle était en cours d'arrosage). Effectivement, vers 13h30, comme convenu, nous venions nous attabler autour de l'une des tables préparées à cet effet, un soupçon ombragée, un tantinet écartée, lorsque surgit de nul part (ou presque) un serveur, un certain Stéphane (renseignement pris après coup), qui, fort de certaines « convictions » (de quelles origines ?), non sans une certaine arrogance, n'hésitait nullement à nous lancer, sans le moindre ménagement ni la plus élémentaire discrétion d'ailleurs (eu égard aux convives), des commentaires désobligeants s'agissant, plus précisément, du déjeuner que nous devions être amenés à effectuer  ! Y-avait-il eu certaines « fuites » à ce sujet ? Avions-nous été mal perçus ou annoncés par je ne sais quel personnel indélicat ? Je ne saurais le dire avec précision, le doute demeurant ! Ce dont je puis bien vous assurer, c'est que l'attitude de ce dernier se révélât si  inacceptable, et inqualifiable, que je décidais de quitter la table pour souhaiter m'expliquer avec ce « collaborateur » qui semblait, incontestablement, avoir été « missionné » à cet effet ! Par le chef lui-même ? Pourquoi pas ! Toujours est-il que l'individu se montrât si arrogant et provocateur, jusqu'à la réception de l'hôtel, que j'étais amené à constater qu'il me provoquait obstinément, si ce n'est inconsciemment ! Je dois avouer n'avoir jamais, au grand jamais, été confronté à ce genre de situation et que, dès le lendemain matin, je m'en sois ouvert à la directrice, Emilie Cartray, avec force détails que j'aurais la décence de ne pas relater ici tant « ils » dépassent  l'entendement !
 Avoir été contraint de faire « battre en retraite » un employé qui, indéniablement, n'avait pour seul objectif que de provoquer, ne m’a procuré, il faut bien le savoir, aucune satisfaction ! Je plains ces esprits chagrins, et faiblards, qui ne supporteraient pas que l'on puisse être en mesure de venir « contester » en votre nom chers lecteurs, ne l'oublions pas, une sorte de suprématie de la profession, et que l'on remette en question leur (gentille), leur (supposé) savoir-faire ! Peut-être ce chef est-il, comme l'envisagerait la nouvelle directrice du lieu, un chef en devenir, un « diamant » qui « resplendira » dans les dits années à venir ? Tout ce que je sais, c'est que par la faute d'un serveur (tout seul ?) plus qu'indélicat, et « frondeur », nous n'avons pu être amenés à « expérimenter » la cuisine de ce même chef si vertueux ! Or, curieusement, le dit chef furtivement apparu dès le lendemain lors de l'entretien avec la direction, se révélera (assez) renfermé et  taciturne, n'adoptant pas franchement l'attitude idoine pour « éteindre » l'incident ! Pis encore, ce dernier tournera, quelques secondes plus tard, les talons sans même me saluer ! Rassurez-vous, nous aurons, malgré tout, effectué un excellent repas dans le centre de Saint-Rémy dans un salon de thé dont je vous parlerai tout prochainement.
Tarifs de la chambre testée 300 € en basse saison, 390 en haute saison, 19 € le « petit déj’ », et 30 € le lit supplémentaire.

Hôtel Château de Roussan****
Route  de Tarascon – 13 210 Saint-Rémy de Provence – Tél.: 33 (0)4 90 90 79 00
www.chateauderoussan.com / E-mail : contact@chateauderoussan.com


vendredi 22 octobre 2010

Mas de la Dragonette - 84 320 Entraigues

Haut les cœurs….

Je ne dirais pas qu’il s’agit là du « parcours du combattant », mais il est indéniable qu’il nous aura fallu prendre la direction de Sorgues et suivre celle du Domaine Château Gigognan (largement fléché) pour, juste après l’enseigne du dit Domaine, quelques 400 à 500 mètres plus loin, tourner prestement sur notre gauche, pour y parvenir. Là, tout au fond d’une petite route (sans issue), une jolie bâtisse du XVII ème, tout à la fois destinée à la restauration et au confort nocturne de leurs hôtes (maison d’hôtes). Nous voici donc rendus chez Thierry Piedoie, et sa femme, l’un des jeunes chefs de la génération ascendante ! Accueil (très) décontracté mais, cependant, réservé, de Monsieur Piedoie que nous ne pourrons éviter puisqu’il « œuvre » en cuisine, passage obligé. Disponible il est, disponible il restera ! Pour commencer, allez n’hésitons-pas, une salade de tourteaux aux artichauts, des fettucini au homard, et un foie gras poêlé, gelée de fleur de pissenlit, salade mêlée.
 Monsieur Piedoie fait, indéniablement dans la (très) belle finesse d’exécution, avec des produits on ne peut plus respectables ! Comme disait, à son sujet, un propriétaire de restaurant sur Avignon peu enclin à la flatterie, c’est le meilleur chef d’Avignon ! Le filet de taureau grillé, et émincée aux anchois, petits légumes du jour et risotto minute fera dans la relative excellence. Cuisson idoine, produits superbes et tour de main indiscutable ! Le loup de ligne à la plancha, risotto minute, et mini carotte, dégagera des saveurs marines appuyées, fort séduisantes en bouche. Les filets de canette rôtie au miel, en émincé, risotto, haricots plats, mini carotte ne se révèleront peut-être pas à la hauteur de nos attentes. Toutefois, il faut là rester mesuré, tant cela peut devenir affaire de goût ! La dégustation des vins se sera déroulée au verre, avec le conseil avisé de Madame Piedoie. Un Montagny 1er cru- Montcuchot -2007 en blanc, un La Ferme Saint-Pierre – 2008 - Côtes du Ventoux en rouge, ainsi qu’un Vacqueyras-Jean-Marie Arnoux - Domaine du Vieux Clocher – 2006 en rouge ! Une mini Faiselle aux herbes et à l’huile de noix (pour deux) suffira largement à préparer nos papilles aux incontournables « douceurs » du moment. Un fondant au chocolat noir et sa glace vanille maison, très chocolat très fondant, juste croquant et coulant comme il se doit. Un framboisier, sorbet et coulis, toujours maison, crème fouettée, framboises fraîches, coulis de framboise et basilic frais, « nickel » ! Un gratin de mirabelles conçu minute, et sa glace vanille (toujours maison), fort joliment initié ! Il est, cependant, regrettable que ce mardi-là, nous ayons été les seuls clients du lieu ! Il est vrai que l’auberge correspond parfaitement à une ambiance de week-end mais, à ce point, je ne le pensais pas !
Menu du marché à 23 €, du dimanche au gré des saisons à 30 €, carte à 37 € et mets et vins à 75 €.

Mas de la Dragonette
Restaurant-Chambres d’hôtes
Route de Sorgues – 84 320 Entraigues- Tél. : 04 90 39 20 77
www.masdeladragonette.com / masdeladragonette@yahoo.fr 

dimanche 17 octobre 2010

Les Artisans du Goût - 84 100 Orange Sud

C’est du gastro, ou çà ne l’est pas !

L’on ne s’attend pas franchement à découvrir une telle table, juste à côté de l’autoroute (à quelques enjambées, malgré tout, restons sérieux !) prise en « millefeuille »entre un Ibis, le Palais des vins (une très belle cave, soit dit en passant), et de l’autre côté du (très) grand rond-point, une zone commerciale ! Mais, comme l’on dit, le lieu vaudrait-il à lui seul le détour ? Eh bien, mon bon monsieur, je vais vous dire ce que j’en pense ! Le lieu se trouve accolé à la cave en question, avec même une porte-passage les reliant ! Autant dire que l’on demeure, incontestablement dans le même « domaine » alliant les mets aux vins, et autres champagnes. A peine passé le seuil, le sourire (radieux) de Lalie, et l’affabilité de son mari Alain Goince, le chef et maître des lieux, se révéleront très communicatifs ! Poignée de main franche, et l’on nous accompagnera à notre table en une salle aux murs couleur brique, rideaux dans les mêmes tons, très provençaux, tables nappées (allez, n’en parlons pas, je ferais de la peine à Lalie !) de jaune, lustres de fer forgé, peintures de J. Chambon, et au moins cinq sculptures florales, et murales du patron (réalisées à ses heures perdues). Côté cuisine, la charlotte d’aubergines au papeton, madeleines à la tapenade, un trait de pistou, fera dans la légèreté du met mis en papillote, mais les madeleines (non merci) se révèleront beaucoup (trop) (re)cuites ! Les petites pousses de soja ne représenteront, à mes yeux, aucune espèce d’intérêt ! Le foie gras de canard mi- cuit, à sa façon, n’aura rien de « catastrophique » ni de rédhibitoire, mais, il est vrai, que l’on se serait attendu à un peu plus de subtilité, notamment, avec la confiture de figues qui aurait mérité d’être maison ! Le mesclun en sucré-salé, figues, noix, magret fumé et œuf poché restera tristounet, d’autant que le mesclun ne sera pas exceptionnel, et l’œuf (quasiment) dur ! Seules les tranches de magret tièdes trouveront grâce à nos « papilles » !
 Le suprême de pintade aux accents d’orient, épeautre bio de Sault, aux raisins de Corinthe, m’apparaitra pour le moins sec (donc trop saisi), mais l’épeautre, façon risotto crémeux, représentera l’aspect le plus séduisant du plat. D’un autre côté, le filet de bœuf Charolais au beurre d’herbes, sa cuillérée de pomme de terre écrasée, ne dévoilera pas un produit d’exception ! Celui au foie gras, façon Rossini, n’aura pas plus de bonheur, sauf à révéler un foie gras poêlé idoine. Dommage, vraiment, que le choix, et l’opulence, du bœuf se trouve être (assez) décevant ! On aurait souhaité du recherché, du fouiné ! Pour les douceurs, la tartelette aux figues d’ici rôties, crème pâtissière à l’eau de fleurs d’oranger sera une jolie révélation de l’instant, certes pas magistrale, mais parfaitement honorable ! Les cupcakes aux faux airs de crêpes Suzette, chantilly vanillée, n’aura, à mon humble avis, absolument rien à voir, de près ou de loin, avec la célèbre crêpe ! On « tâtera » là, gustativement, à trois mini cakes banals s’en aucun rapport avec des cupcakes ! Le tube de calisson et mousseux de melon, craquant nougatine, aurait bien joué les « troubles fêtes », mais la saveur du melon aurait eu tendance à surmonter celle du calisson, nos papilles se trouveront un peu perdues ! Ce que je regretterai, c’est que le côté passion se soit trouvé « assimilé » (restons soft !) par l’aspect pécunier (les charges, la banque, etc., etc.) ! Et cela se sent (assez) nettement ! Maintenant, d’aucuns ne pourront que se féliciter (eh, oui !) de cette table sans avoir d’autres points de comparaison que la cuisine de leur femme (ou de leur mari, c’est selon), ou des tables lambda du coin ! A noter, de surcroît, que le verre de Mont-Redon 2005 se voit tarifé à 14 €, ce qui me semble extrêmement prohibitif !
Nous ne sommes pas là, à l’évidence, chez Pierre Gagnaire ou Marc Veyrat !
Formules du midi à 16, 23 et 25 €, Menu à 29 €

Les Artisans du goût
RN 7 Le palais du vin – 84 100  Orange Sud – Tél. : 04 90 51 76 50 (A7 sortie 22)