mercredi 17 août 2011

Le Papet - 30 126 Saint-Laurent-des-Arbres


Sans prodigalité aucune !

Une nouvelle table s'est installée depuis cinq mois sur le centre de ce village perdu au milieu des vignobles de Lirac, vêtue d'une « robe » très design aux tons gris perle, cave vitrée, sièges façon nubuck, et climatisation très efficace soit dit en passant ! Quant à nous, c'est en terrasse que nous nous verrons orienter, sachant qu'à l'intérieur nos « amis les bêtes » ne seraient pas les bienvenus (si, si, un minuscule adhésif sera affiché sur la porte à cet effet, que personne ne remarquera, d'ailleurs) ! Passé l'épisode du chien, et son problème eu égard à l 'hygiène, on nous installera l'ardoise sur la chaise pour la formule du midi à 14 €, mais point de carte ! La carte, ce sera pour les convives du soir ! Nous devrons donc nous contenter d'une tomate-mozzarella-mesclun, et d'un melon-parme dont les proportions, et la qualité des produits, se révéleront assez symptomatiques de l'état d'esprit du lieu, est-ce à dire sans prodigalité aucune ! Pas la moindre originalité, pas la plus petite parcelle d'âme ! Rien, ou presque ! Le boudin noir aux oignons, et l'entrecôte frites s'afficheront un peu plus honorablement mais sans excéder, cependant, le niveau d'une brasserie lambda ! Ce sera certainement le lieu de « ravitaillement » culinaire de tous les locaux, si ce n'est des touristes égarés ! On ne pourra pas dire que l'enthousiasme comblera l'endroit ! Une gentille routine pour des habitués pas trop regardant, voilà tout ce à quoi nous aurons eu droit ! Côté desserts, même constat ! Compte tenu du manque de diversité affiché, nous opterons pour la crème brûlée, une crème pas détestable, mais pas admirable non plus, et probablement issue de l'un de ces fournisseurs alimentaires industriels dont le seul nom évoquerait plutôt un transport en commun ! Seul le café fera exception avec « Un Bon Café », une référence régionale très appréciée !
Fermé samedi midi et dimanche.

Restaurant le Papet
2, place de la Mairie
30 126 Saint-laurent-des-arbres
Tél.: 04 66 90 00 08


jeudi 11 août 2011

Château Beaupré Deleuze - 30 126 Sant-Laurent-des-Arbres



La Dame de Bangkok !

Il en est des rencontres heureuses, comme des fâcheuses ! On ne sait jamais vraiment ni où, ni quand, ni comment cela se produira ! Pourtant, force est de constater que certains signes ne tromperaient pas surtout lorsque, la veille encore, nous n'aurons pas encore trouvé l'objet de (presque) toutes nos préoccupations du moment (obsessions seraient plus conforme au contexte en cette fin de mois de Juillet) ! Trouver un gîte pour le week-end ! Car pour le couvert ce ne sera pas franchement un gros problème ! C'est une furtive indication, vous savez du genre du côté de …, y' a un château qui …, et puis, plus rien de vraiment « constructif » ! A nous de nous débrouiller avec l'inévitable internet pour localiser « le » lieu. Pia Pierre, une archéologue devenue marchand d'art ayant déjà du « vécu » à son actif (le terme de retraite ne faisant, indéniablement, pas partie de son vocabulaire), passionnée (c'est un doux euphémisme !) par la Thaïlande où elle posséderait un (petit) « palais » à Bangkok de quelques 1.000 m² (rien de moins !) peu en phase avec nos 60 à 80 m² habituels, et la Chine, Pia Pierre, disais-je, répondra favorablement à notre appel avec une gentillesse non feinte, pas de ces affabilités « figées », bassement commerciales, mais plutôt bon enfant avec, ne vous y trompez pas, une (grosse) pointe de malice au coin de ses yeux bleus !
 Le petit bout de femme, sans être le moins du monde désobligeant, en outre détentrice d'un doctorat en archéologie, et « collectionneur » de véhicules anciens (elle en aurait possédé jusqu'à seize à la fois) dont une Armstrong Siddley de 1950 avec laquelle elle pénétrera, lors d'un rallye, dans la Cité Impériale à Pékin (un délicieux souvenir dont elle ne se lassera jamais de vous l'expliquer !), et une Daimler Century Conquest de 1955, nous engagera en une visite guidée de son « antre », son « pied à terre » en terre de France, un château du XIV ème siècle réhabilité au XVII ème , totalement « reconsidéré » et réaménagé par ses soins, avec l'appui de quelques artisans locaux bien-sûr, idéalement dissimulé dans le paysage, au beau milieu d'un parc de 8 hectares dont 12.000 m² de gazon avec piscine, et des vignobles de Tavel. 
Pourtant, même si la restauration aura été réalisée dans les règles d'un certain art, avec tous les matériaux appropriés, dans le plus pur style Provençal de l'époque, on sentira, malgré tout, et plus précisément, dans la décoration intérieure, la (très) nette présence, si ce n'est influence, de l'Asie, et plus particulièrement de la Chine ! Ses appartements privés qu'elle ne dévoilerait (quasiment) à personne en seront une preuve incontestable ! Ceci dit, comme elle se plaira à nous le lancer, sa « maison » d'hôtes n'est là que pour nous distraire si ce n'est nous « extraire » de notre vie de citadin ! 
Le grand-salon, cheminée monumentale, Chesterfield noir, coffre laqué, fauteuils os de mouton, couvre-chefs très safari au Kenya, ou au Mozambique (accrochés au porte manteaux), défenses, et autres caïmans « empaillés », prouvera, s'il en était besoin, que Pia Pierre, loin d'être une sédentaire, aurait fait de sa vie, depuis le milieu des années 60, un éternel voyage où, de temps à autres, elle se plairait à poser ses malles, tantôt ici, à l'ombre de ses platanes, plaqueminier et autre ginko, tantôt ailleurs, du côté de Bangkok, et, parfois même, de Shanghai ! Alors, si vous n'êtes pas accroc à l'internet, à la télé, à la climatisation, si vous aspirez à un total dépaysement, voire à une réelle zénitude, les chambres, mas et appartements conçus pas Pia elle-même, le plus souvent des duplex tout en design épuré, seront votre « refuge » idéal le temps d'une nuitée, d'un week-end, voire plus si affinités !
Chambres de 100 à 200 €/jour. Appartements : 90 m², 200 à 250 €/ jour. 100 m², 230 à 280 € / jour. 130 m², 280 à 320 € / jour. Capacité locative du château, 28 personnes.
Note 13,5/20

Château Beaupré Deleuze
Chemin de la Bégude
30 126 Saint-Laurent-des-arbres
Tél.: 06 24 10 43 19 / Fax.: 04 66 50 28 78


La Dame de Thé - 30 126 Lirac


Serait-ce là une légende ?

La cloche de l'église toute proche sonnera toutes les heures pour finalement nous extirper, dés sept heures du matin, d'un profond sommeil dans lequel nous nous seront laissé glisser, la veille au soir, avec la lecture assidue d'un magazine historique consacré à l'épopée des Templiers, car ici point de télé, ni de radio, on vivra à l'ancienne ! Même le wifi aura quelques difficultés à se frayer un chemin jusqu'à notre chambre, au second étage, la George Sand ! Toute la complexité, en outre, aura été de hisser nos multiples bagages là-haut, sachant qu'il nous aura fallu traverser la salle des « petit déj' », passer devant la librairie (eh oui, même en plein cœur du domaine de Lirac, et d'un vieux village retiré !), et gravir moult marches pour pénétrer, au second niveau, en un espace suranné, en sous pente, avec mezzanine, dans les tons boutons d'or et bleu, assez généreux au demeurant.
 Il ne nous faudra pas bien longtemps pour, une fois nos effets dépliés et suspendus dans l'armoire de marqueterie, passer par la salle de bains et prendre une douche salvatrice. Question déco, Monique Cerf, la maîtresse des lieux, aura tout « considéré » du sol au plafond, puisqu'ici ce n'était qu'une ruine abandonnée à son triste sort, une ancienne caserne royale du XVII ème devenue relais de poste ! En à peine une année la légende de « La Dame de Thé » (du nom même du salon de thé que Monique possédait à Metz) prenait corps, et se matérialisait dés 2008 en une délicieuse maison d'hôtes, à l'image même de sa « conceptrice », délicate et attentionnée ! Il est vrai que l'on viendra chercher, en ce lieu « perdu » à une vingtaine de kilomètres d'Avignon, la sérénité tant oubliée !
 Le sourire de Monique en dira (très) long sur la personnalité de votre hôtesse d'un jour, voire d'une huitaine de jour, dont je persiste à croire que le dessein ne sera pas vraiment lucratif, mais plutôt passionnel ! Le personnel, et sa belle-fille Lydie, musicienne à l'orchestre philharmonique National de Lorraine, et passionnée de photos, présente durant les vacances, seront aux petits soins pour les convives ! Mais ne vous y fiez surtout pas, et croyez-en notre expérience, toutes les maisons d'hôtes ne seront pas aussi avenantes que celle-ci, et les exemples ne manqueront pas de « pièges » où il nous aura été donné de nous « fourvoyer » ! Ici, on aura intentionnellement « écarté » l'écran L.C.D, et le climatiseur pour mieux respecter l'état d'esprit du lieu ! Les quatre chambres et suite porteront les doux noms de Colette, Comtesse de Ségur, George Sand, ou Marquise de Sévigné, une sorte de voyage dans l'espace temps, un retour vers le passé souhaité par Monique Cerf, elle-même ! Sa minutie, elle l'aura également étendu au soin apporté à ses « convives », notamment celui d'un « petit déj' », servi uniquement en salle, qu'elle s'évertuera, vaille que vaille, chaque matin, dés six heures et demi, à vous concocter personnellement et amoureusement ! Madeleines au chocolat, tarte aux pêches et noisettes sur fond de chocolat blanc, poires-amandes, ou framboises meringuée, cakes individuels aux fruits, confiture courgette-vanille, melon ou cerises, jus d'orange ou aux trois fruits fraîchement pressé, le tout indiscutablement maison, et puis le pain frais aux céréales tranché, le beurre du fromager, ou les fameux thés Mariages, parmi les meilleurs du marché ! Monique Cerf ne fera que très peu de concession, elle ne « sombrera » pas dans le délire de ces petit-déjeuners « internationaux » que vous rencontrerez dans nombre de ****, *****, voire de Palaces ! Non, seul un chèvre « du coin », mi-sec, aux épices, fera exception à sa règle !
Note 13,5/20


La Dame de Thé
Maison d'Hôtes
Rue du Pont de Nizon
30 126 Lirac
Tél.: +33 (0)4 66 82 08 58 / 06 82 70 54 77
(Label fleurs de Soleil. Membre de l'association « Esprit de Provence »/ www.espritdeprovence.com

mercredi 10 août 2011

La Louisia - 30 126 Saint-Laurent-des-Arbres



Serait-ce là un repère de croque-morts ?

Je n'aurais jamais, sachez-le, aucune satisfaction à « épingler » un cuisinier qu'il soit « simple » cuistot ou chef étoilé ! Par contre, face à l'indignité, ou à la vilenie, d'un « petit » chef qui jouerait sur une renommée indéniablement exacerbée, profitant, notamment, d'une sorte de monopole gastronomique local (et pour cause, il n'y aura pas grand monde pour lui contester cette misérable suprématie dans un rayon de huit à dix kilomètres) je me devrais toujours de m'insurger, quitte à être contraint de le réprimer rudement et vertement ! Je n'accepterais, en aucune manière, d'avoir été accueilli aussi irrévérencieusement pis encore que s'il s'était agit d'indigents ou de miséreux ! Force sera de constater que, malgré la recommandation d'une maison d'hôtes voisine dont la propriétaire en aura fait sa « cantine » (sic), si je puis dire, et où elle se plaira à envoyer, ou à accompagner personnellement, certains clients, le maître des lieux, plutôt d'un repère de croque-morts d'ailleurs, paumé au beau milieu des Côtes du Rhône, et figé à un carrefour sur la RN 580 où un Casino supermarché, pas des plus engageants, trônera (presque) à ses côtés, déraisonnera au point de perdre tout sens commun ! D'entrée de jeu, l'accueil, déconcertant de laxisme, s'affichera lugubre, si ce n'est funèbre, avec l'apparition d'une sorte de maître d'hôtel dépenaillé que l'on aurait plutôt envisagé, à l'image du majordome Max, dans la série la famille Adams ! Déjà que la déco, d'un goût pour le moins discutable, ne nous aura pas franchement convaincu, l'abord de Daniel Duplay, le maître de maison, et chef si l'on doit en juger pas sa veste immaculée, sera rédhibitoire ! Quelle hostilité dans le verbe ! Quelle inimitié dans le regard ! Quelle suffisance ! Ce chef là avait, pour une raison qui ne devrait pas tarder à nous être confirmée, indéniablement, l'intention de nous agresser (re-sic), et ne tolérait pas d'être « apprécié » par mes soins (ma « renommée » de chroniqueur intransigeant m'aurait-elle précédé ?) ! Vous comprendrez, j'ose l'espérer, que nous ayons prestement mis le holà à un différend qui devenait surréaliste ! Autant vous dire que si j'ai pu, à l'évidence, « appréhender » le lieu, l'accueil, et le bonhomme, il n'en sera pas du tout de même de « sa » cuisine vers laquelle nous n'aurons pas souhaité, compte tenu d'un contexte des plus acrimonieux, nous aventurer ! Ceci dit, la rumeur irait bon train ces derniers temps propageant que la renommée du sieur Duplay s'avérerait pour le moins usurpée et fantaisiste !

Restaurant La Louisia
RN 580 au rond point
30 126 Saint-Laurent-des-arbres
Tél.: 04 66 50 20 60



dimanche 7 août 2011

Hôtel Martinez ***** - 06 400 cannes


Retour vers le futur …

La suite 519, une suite Prestige vue mer n'aura pas seulement vu passer toutes sortes de sommités ou « stars » du showbizz, notamment Robert de Niro durant le dernier Festival du Film. Que nenni ! Depuis son entière réfection dans le cadre d'une restauration totale de l'étage dans un style très années 30, ou Années Folles si vous préférez, notre venue manquait indéniablement à l'appel (non là, je plaisante, quoique !). Un « passage » (quasi) incognito, ou tout du moins voulu comme tel, où ceux qui étaient accueillis ne l'étaient pas forcément dans un cadre « officiel », et ceux qui recevaient pas vraiment au fait s'agissant de notre véritable « fonction » !
 Et, même si mon destin ne sera pas toujours « lié » à celui du Martinez, et que je n'en sois pas l'invité d'honneur ad vitam eternam, comme certains, force est de constater que nous en aurons été durant trois jours, ma femme, mon fils et moi-même, les hôtes (relativement) privilégiés ! Car séjourner ici relèverait, ni plus ni moins, que du privilège qui, incontestablement, n'est pas accessible au commun des mortels ! Pourtant, le jour de notre arrivée, c'est en toute discrétion, et modestie que nous aurons traversé le superbe hall précédé par un bagagiste stoïque et affable (malgré les quelques 10 à 12 bagages), le temps pour nous de récupérer nos clés magnétiques, le sésame pour accéder à la « félicité », ou au nirvana, selon les cultures ! 
Un doigt pointé sur le 5ème étage plus tard, et nous voici en train de fouler une épaisse moquette menant à une double porte de chêne blanchi dans un style parquet Versaillais. Ô surprise, c'est un salon d'une trentaine de mètres carrés qui nous réservera un « accueil » attentionné, et élégant ! Car, ici, on a fait dans le duveté d'une déco aux tons sobres conçue par Marc Hertrich, l'architecte d'intérieur du groupe. Une dominante d'ivoire, de champagne, de caramel, et quelques touches de noir, de camaïeux ou de blanc, voilà tout ce que l'on s'est permis, ou presque ! Cependant, même si je ne l'envisageais pas tout à fait comme cela, il aura tout de même fière allure avec son canapé glamour, ses fauteuils de velours gris, en outre très soucieux de votre assise, son meuble clos à volets spécialement conçu pour un écran géant L.C.D (avec toute les chaînes de la T.N.T, et les chaînes étrangères), et puis, ses consoles, table, chaises et luminaires dans le plus pur style Art Déco. Tout a été pudiquement personnalisé jusqu'à la moquette « monogrammée » au losange de l'hôtel ! 
C'est sobre, c'est « classieux », mais, avouons-le franchement, ce ne sera pas trop à mon goût, moi qui n'apprécie rien mieux que la sobriété, et la simplicité ! Ceci dit, si je ne devais « tester » que ce qui va à ma préférence, il est évident que je ne saurais tous vous satisfaire, chers lecteurs ! Lorsque j'écris ces quelques lignes face à un bouquet de superbes orchidées blanches, les pieds croisés sur une table ronde sans mystère, la nuit a « fondu » sur la Croisette, et la baie de Cannes. 
Côté chambre, on « nous » la jouera, malgré tout, (assez) spectaculaire ! Lit king size extra, extra large, couvre-lit de soie brodé, tête de lit matelassée et nacrée, lustres à pampilles de cristal, luminaires sur pied « boules », guéridons, table hexagonale de bois, bureau-coiffeuse de cuir blanc surpiqué cellier, certes original, mais pas dithyrambique question finitions, siège argenté (déjà écaillé), et chauffeuses bleu turquoise et beige, lui concéderont une ambiance par trop « Palace » manquant singulièrement d'intimité ! Une double-porte « glissante » mènera à la salle de bains de marbre immaculé avec baignoire centrale (mais pas thalasso, une erreur pour la clientèle qui devra débourser, tout de même près de 4.000 € la nuit !), vasques de part et d'autre, dressing (avec porte d'accès dérobée vers le couloir), et toilettes avec porte de verre opaque, pas trop discrète pour votre aisance ! 
C'est beau, mais c'est un peu, comment oserais-je dire, « too much » ! L'aspect « petit déj' » amené sur guéridon nappé de blanc, petite note florale, se classera parmi les très bons du genre, mais pas parmi les meilleurs (si, si, j'ai les noms !). Les petits beurres d'Echiré, parfaits ! Les petit pains blancs, nickels ! Les confitures « Martinez », par contre, banales ! Les viennoiseries surgelées, et les gros croissants quasi brûlés, pas franchement pardonnable ! Il y a là, en n'en point douter, pour atteindre les « sommets » du genre, ou le « septième ciel » (dixit le dépliant !), encore quelques efforts à fournir, plus précisément du côté de la maintenance, de l'entretien et même du nettoyage !
 Deux (grosses) tâches collantes sur la moquette du salon (pourtant signalées par mes soins), de la poussière à profusion sur le haut de la tête de lit ou sur les « corniches » boisées du salon, des néons « clignotants » par intermittence dans la salle de bains, une poubelle non encore vidée de ses kleenex, et autres bouteilles de Coca, une chaise argentée « écaillée » en son piètement, sont symptomatiques d'un manque indéniable de coordination entre les femmes de chambres (ce jour là, selon la petite carte déposée sur le lit, Soraya-Gisèle), le personnel d'entretien, la gouvernante qui les supervise, et la direction générale de cet hôtel justement « récompensé » pour la qualité de ... son service !
Suite 519-520 à 4.000 €. « Petit déj' » continental en chambre 37 €.
Note 15/20

Hôtel Martinez *****
73, La Croisette
06 400 Cannes
Tel.: 33 (0)4 92 98 73 00 / Fax.: 33 (0)4 93 39 67 82
The Leading Hotels of the World / 5 green Star Diamond Award
Concorde Hotels & Resorts



Les 2 Frères - 13 100 Aix-en-provence


Une sensation indéfinissable !

C'est certainement « the place to be » sur Aix, l'un de ces lieux qui, loin de laisser indifférent, séduisent, aguichent au point de vous laisser une sensation indéfinissable ! En surplus, il est excentré (du côté du Pigonnet !), au calme, et « affublé » d'une zénitude fort appréciable ! L'approche se fera par un parking tout spécialement consacré à la clientèle, puis par une terrasse « voilée » (non, ne vous méprenez pas, pas la burka !). Accueil « clean », sans ostentation, mais non sans conviction de Stéphane Crelleux, le directeur, qui nous orientera vers « nôtre » table, une table pour quatre de l'autre côté de la paroi vitrée où l'image des scènes projetées de la cuisine se reflète telle un hologramme ! Nous serons des « témoins » direct de la confection des plats ! La déclinaison de l'asperge, mixée, crue, cuite, émulsion, et frites, se fera sans contrainte, et en haute inventivité ! Du naturel, du naturel, et rien que du naturel ! Et de la saveur à outrance !
 Le big sushi, et sashimi, de saumon bio prendra le chemin de la réussite avec un spécimen gargantuesque alliant la finesse à la sapidité. Le jambon Ibèrico Pata Negra, pain finger, thym, tomates et beurre ciboul (en tube, comme un dentifrice), affichera un jambon de vingt quatre mois comme on les aime, ni trop fait, ni pas assez ! Le tartare de bœuf au couteau, cru, ou snacké quelques secondes, fera succomber les plus réticents, dont je ferais partie ! Le turbo cuit doucement « à l'os », tortelloni épinard et ricotta, jus de coco citronné, nous la jouera moelleux et impérial ! Les coquillettes au beurre de truffe, jambon blanc grillé aux herbes de Liguria auront cette singularité de nous replonger quelques années au préalable quant nous étions mômes, la sophistication en sus ! Le succès noisette, glacé confiture de lait, croustille de carambar, style millefeuille, la panna cotta à la pistache, palmier aux épices douces, le café gourmand panna cotta, crème chocolat-café, et Montecao, ou le pain perdu « revisité », confirmeront un don pâtissier, celui des frères Bencherif, Olivier et Stéphane, hyper développé ! A vous désormais de l'estimer !
Menu « 2 F » à 35 (entrée + plat + fromage ou dessert). Menu « retour du marché » à 25 € (entrée + plat + dessert) midi et soir, du lundi au vendredi, sauf jours fériés, et à 19 € (entrée + plat, ou plat + dessert) le midi du lundi au vendredi, sauf jours fériés.
Ouvert 7j/7.
Note 14/20

Restaurant Les 2 frères
4, avenue Reine Astrid
13 100 Aix-en Provence
Réservation au 33 (0)4 42 27 90 32

Hôtel Victoria *** - 06 190 Roquebrune-Cap-Martin


Flânerie dans un univers contemporain

Si ce n'est pas par l'hôtellerie que la « cité du citron » (un peu restrictif ne trouvez-vous pas ?) rayonnerait, il est, en tout état de cause, un hôtel qui ferait exception à cette déficience, un « spécimen » rare ayant changé de main en 2009, conçu et « supputé » par Jean-Philippe Nuel pour le groupe Napoléon, et son directeur en titre, Matthew Likierman. Cet ancien établissement des années 60, situé à deux kilomètre du centre ville, a en effet laissé, progressivement, la place à un concept envisagé telle une flânerie dans un univers contemporain symbolisant l'œuvre graphique et picturale d'Eileen Gray, et de Le Corbusier. En accédant par le chemin du Cap Martin, et juste avant de s'engager sur la promenade (à hauteur du fameux Pirate), il fait fièrement face à la grande bleue, et ne nous étonnera nullement d'arborer fièrement des accords de blanc et bleu. En *** qui se respecte, le lieu ne fera pas dans l'ostentation mais dans une séduisante discrétion ! 
Accueil affable, ambiance cosy, il est incontestable que, d'entrée de jeu, le hall-salon - lounge bar (ouvert 24h/24) imposera son style, certes épuré et design, mais néanmoins convivial à souhait. Le soin du détail aura été poussé jusqu'à la conception de fauteuil à l'identique de celui que Le Corbusier avait imaginé, les LC 2, ou ces tables d'appoint, les E 1027 (curieux comme référence, me direz-vous !) d'Eileen Gray. Clés magnétiques en main, il n'y aura nulle nécessité à emprunter l'ascenseur pour se rendre à l'unique étage de l'hôtel, un étage regroupant quelques 32 chambres, dont 17 avec vue sur mer, toutes accessibles par un long, très long couloir bleu d'un côté, et noir de l'autre, « rythmé » de photos grandeur nature de personnages ayant ponctué la vie de la Riviera, donnant accès, par des portes habillées, tels des cadres de bois naturel, à des chambres spacieuses de plus de 20 m². Les n° 114 et 115, offriront, à un ou deux détails près, la même configuration, et une ambiance décorative référencée essentiellement sur le bleu et le blanc. 
Ici, tout aura été conçu dans un esprit fonctionnel, réaliste et avant-gardiste. Un bahut très années 50, blanc et bois naturel, abritant un mini bar, et un coffre fort électronique, un fauteuil d'osier tressé laqué blanc attribué à l'école de Vallauris, un plafonnier à ailettes, un tapis rayé polychrome, et un lit king size, protecteur des vertèbres malmenées, suffiront amplement à un confort recherché et apprécié. Bien vu le côté mur blanc « monogrammé » de bleu, selon un dessin « suscité », une fois de plus, par Le Corbusier. C'est inédit, insolite et anticonformiste ! Côté salle de bains, c'est du très abouti, surtout s'agissant je le rappelle, d'un *** ! On saura, à l'évidence, où poser toute ses affaires ! Une tablette aura même été installée sous le bloc lavabo à cet effet. Seul le pare-douche marque (un peu) le pas avec une cloison vitrée amovible bien trop courte.
 Résultat, nous arroserons, malgré les précautions, une large partie de l'espace ! Côté climatisation, ce sera du simple mais de l'efficace, pas l'une de ces commandes « alambiquées » trop répandues. Et puis, l'aspect « petit déj' » réservé le soir, avec la fiche et les cases à cocher, l'un de ceux que l'on hésitera pas à prendre sur la terrasse face au soleil et à la plage, à peine passé 8 heure le matin, un « petit déj' » (très) complet avec viennoiseries, et baguettes fraîches (çà changera de certains), jus d'oranges pressé minute, thé de Ceylan, café, et pas l'un de ces « bio » imbuvables, et fleur de Lys en vase pour le côté attention ! Seul les confitures Bonne Maman n'auront pas le mérite de nous amadouer ! Trop banal, et pas franchement affriolant !
Tarifs: Chambre Single Deluxe de 84 à 149 €. Double Deluxe de 94 à 149 €. Triple de 114 à 169 €.
Selon saison. (Enfant de – 10 ans, gratuit). « Petit déj' » 12 €, ou Express 5 € (boisson chaude, jus de fruit et deux viennoiseries).
Animaux 8 €/ jour. Garage fermé à 10 €/jour. Accès Wi-Fi gratuit.
Note 13.5/20

Hôtel Victoria ***
7, promenade du Cap
06 190 Roquebrune-Cap-Martin
Tél.: 33 (0)4 93 35 65 90 / Fax.: 33 (0)4 93 28 27 02


Aphrodite * - 06 000 Nice


Quelque chose de (très) singulier !

On rentre désormais chez David Faure (presque) comme on entrerait en religion ! Non pas que vous franchissiez là les portes d'une abbaye, ou d'une cathédrale, non, mais, plus tangiblement, que l'on sentira ici quelque chose de singulier ! Sans parler de religiosité, on pourra évoquer une jolie sérénité qui emplira le lieu ! L'aspect jardin, presque patio, avec fontaine sous forme de vitre ruisselante, campera, d'entrée de jeu, l'aspect séduction de l'endroit ! Nous nous installerons donc en salle, face à la cave murale vitrée, « le » domaine de Mathias Mary, le sommelier interprète, un véritable Raimu de la sommellerie, celui qui vous déclamera, avec force détails, et conviction, selon vos goûts, ou ses accords mets et vins, tous les « acteurs » de sa « poésie » vinicole ! Le nem riz, moule, vert de blette, et tomate séchée, d'un trait d'anchoiade, d'une ligne de tapenade et d'un doigt de vinaigrette fauchera tous les acquis et les préjugés en la matière. Le rizzoccino au parmesan, et chantilly de figatelle, supions en persillade et potiron croquant, présenté comme un (gros) yaourt Mamy Nova en verrine, fera montre d'une alliance subtile, mais totalement insolente !
 L'anchois dans tous ses états se révélera tantôt en tempura, gelée de tomate au basilic, tantôt en mousse au sel croustillant à l'encre de sèche, et finalement mariné à l'huile d'olive, panisse et fleurs de courgette énergique et efficiente ! Le faux filet de Wagyu noir Australien, pomme purée au lard de Colonnotta, impérial s'avancera, impérial se dégustera ! Le poulpe de roche cuisiné comme un stockfish oignons, poivrons, tomates, ail, olives et boujoux, ne sera peut-être pas les plus fascinant, ni esthétiquement, ni gustativement, mais il saura indéniablement vous scotcher ! Le tronçon de lotte juste rôti, polenta crémeuse, et oignons blancs, comme une pissaladière, a contrario, ne posera aucun dilemme à nos papilles comblées à plus d'un titre. L'assiette de fromages de chèvre affinés, « selon leurs soins », cébettes, huile d'olive au café, gelée de violette, et raisins marinés, assurera un judicieux (mais pas scandaleux) intérim entre des produits laitiers salés, et d'autres sucrés, comme ces pommes confites et neige de Pop-corn, mousse caramel au beurre demi-sel, glace au lait d'amande généreuses et facétieuses, onctueuses et cajoleuses ! 
Côté café et chocolat pour un Opéra revisité, biscuit au cacao, et fruit secs, ganache chocolat, tagliatelle de café (en gélification) et crème au beurre praliné, on plongera dans la transcendance ! Le Samossa de fraises au basilic, quant à lui, sorbet fraise (100 %), poudre de confiture de lait, nous l'interprètera mi-moqueur, mi-séducteur, de quoi nous « attacher » définitivement à l'endroit !
Le bistro d'Aphro à 25 €. Inclination des mets à 39 €. Menu R … Evolution à 98 €/personne.
Ouvert du mardi au samedi.
Note 15.5/20

Restaurant Aphrodite*
10, boulevard Dubouchage
06 000 Nice
Réservation conseillée au 33 (0)4 93 85 63 53 / Fax.: 33 (0)4 93 80 10 41

Vino & Cucina - 06 100 Nice


Incroyablement prometteur !

Si nous avons décidé de venir « revisiter » notre Italien préféré sur la Côte, c'est que tous les échos que nous en avons eus, depuis notre première visite en Janvier, se révélaient dithyrambiques ! Ce chef là, a tout compris ! Ne s'est-il pas fixé une règle d'or, à savoir de sélectionner ses produits bien au-delà du raisonnable, des produits issus des meilleurs producteurs Italiens ? Si la déco n'a pas changée, la carte a, quant à elle, sérieusement évolué. D'entrée de jeu, le foie gras de canard cuit au torchon maison, enrobée de pistache, rhubarbe rafraîchie à la vanille, s'imposera comme un incontournable, tout en onctuosité et fermeté, suavité et générosité. La mozzarella Burrata de la région des Pouilles (mais quelle Burrata !), et son cœur de bœuf all'aceto balsamico de Modena, s'affichera sous des hospices incroyablement prometteurs ! 
Crémeux, généreux et invraisemblablement imposant, dès le premier coup de fourchette, il se répand dans votre assiette pour révéler une saveur à nul autre pareille. La tagliere de charcuterie fine Italienne notamment de Piadina et squaquerone fera merveille, tout en simplicité et sensualité. Je me déciderai, une fois n'est pas coutume, pour un risotto, carnaroli réserva aux morilles, onctueux à souhait mais, pour ma faible « constitution gastrique », un peu « encombrant », malgré des morilles fraîches, et le tour de main du chef. Le cochon de lait façon Porchetta, gratin de maccheroni au foie gras, laissera une trace indélébile dans notre mémoire pourtant rompue aux « exercices » gustatifs de haut vol ! Les trofie alla ligure pesto éclats d'amande torréfiée, brunoise de tomates, sale le pepe, ces fines petites pâtes vertes torsadées artisanales qui s'étirent à l'infini (n'exagérons rien !), raviront nos papilles au point de n'en faire qu'une bouchée ! Le sablé, crémeux à la passion, ananas pochés, crème glacée à la noix de coco, le tirami-su en verrine, ou les profiteroles à la vanille, sauce chocolat amer, crème fouettée, caramel au beurre de Baratte, auront décidé de ne rien nous cacher des talents de ce chef hors normes, mais tout en discrétion, qu'est Fabio.
Entrées de 3 à 16 €. Plats de 15 à 17 €. Desserts de 6 à 9 €.
Formule le midi boisson incluse à 13 €.
Menu découverte à 35 €, servi uniquement le soir et pour l'ensemble de la table (antipasti, deux demi-plat & dessert, selon l'envie du chef, hors boissons).
Fermé le samedi midi et le dimanche.
Note 14/20

Vino & Cucina Restaurant Italien
118, bis boulevard de Cessole
06 100 Nice
Tél.: 33 (0)4 93 52 28 08

Rampoldi - 98 000 Monaco


Nous ne pourrons que l'honorer !

Rampoldi, Rampoldi ici c'est (presque) comme si vous évoquiez l'hôtel de Paris, ou le Palais Princier ! Qu'à cela ne tienne, après nous être faufilés entre les grillages, et autres portes, en cours d'installations pour le Grand Prix de Monaco, et avoir, curieusement, trouvé une place sur le boulevard des Moulins (inattendu compte tenu du contexte), nous voici en train de descendre dans l'antre gustatif de Luciano, le maître des lieux depuis, allez, avouons-le franchement, des lustres. Luciano, lui-même, nous accueillera, et de nous orienter avec toute l'affabilité dont il est pourvu vers son maître d'hôtel qui lui-même nous aiguillera vers une banquette rouge, et de tirer la table pour notre plus grande aisance. Un parcours de carte plus tard, nous succomberons à une asperge sauce mousseline, et à un foie gras des Landes.
 Si l'asperge se révélera idéale, la sauce mousseline, quant à elle, la magnifiera. Chapeau bas au saucier ! Le foie gras, quoique qualitatif, s'avérera un poil (trop) frais regrettable mais pas rédhibitoire ! Le filet de bœuf, outre un excellent produit, s'accommodera d'une poêlée de cèpes, d'une ratatouille, d'une purée de pomme de terre, et d'une Béarnaise hyper onctueuse et fort délectable, le tout maison, à n'en point douter ! Les tortelloni à la crème de truffe blanche se dévoileront séducteurs, si ce n'est ravageurs ! Quelle suavité, quelle onctuosité ! La sole meunière tiendra une place prépondérante avec un produit fort respectable, des épinards en branche, et des pomme de terre en robe des champs. Du simple, mais du bon ! Le Clos du Marquis Saint Julien- 2005 la jouera subtil, et digestif ! Le buffet des desserts dévoilera, un millefeuilles à la crème, certes un poil minimaliste, une tartelette fine aux pommes qui tiendra toutes ses promesses, une meringue au chocolat atypique, et un tirami-su en mal d'une dégustation qu'il appellera de ses propres vœux, vœux que nous ne pourrons qu'honorer ! Nous ne sommes pas « inhumains » tout de même !
Plat du jour 28 €. Nos entrées de 18 à 40 €, nos plats de 24 à 50 €, et nos desserts de 12 à 14 €.
Note 13/20

Restaurant Rampoldi
3, avenue des Spélugues
98 000 Monaco
Tél.: +377 93 30 70 65

La Bastide du Clos - 83 600 Fréjus


Atypique, si ce n'est exemplaire !

Le temps « ténébreux », plombé, oserais-je dire, par une pluie persistante, et perturbante à plus d'un titre, nous aura finalement engagé à réserver, au dernier moment, une table dans l'antre gustatif de la Bastide du Clos, la table de la maison d'hôtes du Clos des Roses, un « vrai » domaine viticole. L'accueil de Christelle, la chef de réception, fera dans le discret-chic sans excès. Côté déco, le coin salon, et ses fauteuils club de cuir vieilli, la cheminée design, les pierres apparentes conservées de-ci de là comme des petites touches de rusticité par opposition à une ambiance design fondée sur les tons gris et mauve (au niveau des rideaux, et des travers de table), feront sensation. Côté cuisine, l'ardoise du jour (eh, oui !) déclinera les mets proposés, et concoctés, par Sébastien Mortet, le chef, et maître d'une cuisine qui, en l'occurrence, s'affichera ouvertement, d'autant mieux que des portes d'acier brossé vitrées nous « inviterons », indirectement, au spectacle ! Le foie gras poêlé, cerises du moment, petite figue rôtie, tartines de pain mendiant, la jouera précision, et séduction. Le risotto blanc, jeunes légumes de saison, râpée de truffe du haut Var, s'aventurera sur des sentiers souvent arpentés sans réelle originalité ! Celui-ci fera exception à une règle bien trop répandue. La tomate farcie à sa façon, sorbet tomate, asperges vertes, courgette et mesclun respirera la fraîcheur d'une alliance naturelle, et subtile. Le filet de bœuf Rossini, pommes Pont Neuf, jus corsé, se positionnera, d'entrée de jeu, avec une mise en scène bien ordonnée, et des produits plus qu'honorables. Un Simmenthal eut été, toutefois, compte tenu du tarif affiché (37 €), beaucoup mieux adapté ! Par contre, la selle d'agneau rôti en canon, gâteau de pomme de terre au fromage de chèvre, jus de viande, dévoilera un produit idoine en tous points, et goûteux incontestablement. Le dos de cabillaud rôti sur sa peau, tortellini aux gambas, râpée de truffe, alliera, tout à la fois, l'excellence de la cuisson, du produit, et de la présentation. Du côté des gourmandises, pour ceux que cela intéresse (tiens y'a beaucoup de doigts qui se lèvent !), la poire pochée au vin rouge, et sa gelée, milkshake mandarine, et sablé, nous imposera sa pertinence dans l'alliance des saveurs, le macaron du Clos, chibouste acidulé, fruits de saison, d'une onctuosité sans faille, et l'entremet chocolat au lait, cœur crème brûlée, mousse caramel, enchanteur à plus d'un titre, c'est le second du chef, Willy Marcinkowski, chargé des entrées, et des desserts, qui aura fait montre d'un savoir-faire confondant. Un duo de compétences pour le moins atypique, si ce n'est exemplaire !
Entrées de 16 à 19 €. Plats de 33 à 37 €. Desserts 10 €. Assiette de fromage 11 €.
Déjeuner en semaine : Menu affaire 33 €. Formule rapide 28 €. Menus 38 € et 48 €. Déjeuner, dîner et week-end: suggestions du chef à partir de 30 €.
Fermé le dimanche soir et lundi (et mardi d'Octobre à fin Avril). Atelier cuisine.
Note 11.5/20

Restaurant La Bastide du Clos
Domaine Le Clos des Roses
1609, Route de Malpasset
Lieu-dit Sainte Brigitte
83 600 Fréjus

vendredi 5 août 2011

L'amandier de Mougins - 06 250 Mougins


Il ne nous en faudra pas plus !

Nous voici rendus, à peine 13h30 passées, en cette véritable « institution » Mouginoise de la cuisine Provençale, le second « domaine » de Roger Vergé du temps du Moulin, aujourd'hui, après une totale refonte, et restructuration, passé sous le « Pavillon » de Denis Fétisson, et de sa femme Muriel, un chef comme on devrait en rencontrer (beaucoup) plus souvent ! Le vieux village peut, finalement, se targuer, depuis peu, d'avoir rassemblé les deux meilleures tables du vieux village de Mougins (sans vouloir, là, faire offense à Serge Gouloumes, son voisin presque immédiat) ! Tout à été pensé, corrigé, réinitialisé, en gardant la « trame » du lieu ! Adieu, donc, à l'atmosphère d'antan (hormis) l'immense bouquet, en haut des premières marches, et bienvenue à une ambiance (beaucoup) plus épurée. Marjorie, la réceptionniste, nous amènera par un dédale d'escaliers, via la cuisine. Petite poignée de main au chef, Didier Chouteau, et nous voilà partis vers la première terrasse, puis la seconde en contre bas, celle ou nous nous poserons. L'un de nous trois « testera » le menu Musée du midi avec, dores et déjà, une terrine au basilic, et poitrine demi-sel, caviar Niçois, petite salade d'herbes en vinaigrette, ressemblant à s'y méprendre à un fromage de tête. Une tarte aux tomates, mozzarella, et basilic, plus tard, choisie à la carte, toute en finesse, et sapidité, il ne nous en faudra pas plus pour mettre en condition des papilles fortement émoustillées ! L'assiette de jambon noir de Bigorre n'aura, certes, pas eu pour mérite de me faire changer d'avis, mais on aura apprécié sa texture, et son arôme frondeur. Le coquelet grillé en crapaudine, sauce diable, répondra à des attentes, et des exigences un peu rigoureuses, certes, mais bien compréhensibles. Le carré d'agneau rôti au serpolet, jus d'un navarin, purée maison, nous l'aura interprété tout en prodigalité. Choix du produit irréprochable, et cuisson idoine ! Le travers de porc caramélisé, condiments pissaladière, sucrine, même si l'on ne sera pas ouvertement fan, s'affichera magnifiquement, tel un gros chamalow doré qui, en quelques secondes, captivera tous nos sens en éveil ! La tarte fine aux citron confits, meringue légèrement caramélisée, glace spéculos engagera un adaggio gourmand qui ira crescendo ! Le cygne en pâte à choux, et sa chantilly, un classique réinventé avec maestria, œuvre du chef pâtissier, David, la disputera au soufflé glacé au grand Marnier, Madeleine au miel de Provence, l'occasion de révéler des talents insoupçonnés. Le carré au chocolat adouci à la fève de Tonka n'aura plus qu'à leur emboîter le pas, et en toute légèreté, nous fera un pied de nez !
Menu Musée 26 € (servi uniquement le midi). Menu Plaisir 35 € et Menu Niçois 29 € (servi uniquement le soir). Formule déjeuner 19 € (uniquement le midi) la spécialité Niçoise du jour + 1 verre de vin + 1 café. Spécialités Niçoises 19 € du lundi au dimanche.
Note 14.5/20

Restaurant L'amandier de Mougins
Place des Patriotes
06 250 Mougins
Tél.: +33 04 93 90 00 91 / Fax.: +33 04 92 92 89 95


Lull - 98 000 Monaco


Une démarche (quasi) culturelle !

La rue de Millo n'est peut être pas la plus renommée pour ses boutiques de prêt-à-porter, mais, force est de constater qu'il existe là un espace très singulier dédié uniquement à l'homme (çà change quelque peu !), un espace d'une centaine de m², initié par un styliste de formation Parisienne, Yannick Barrale ! Ses collections issues de chez Levi's Vintage Clothing, Emmanuelle Khanh, Worn By authentic Hendrix edition, Raf Simons, Alberta Ferreti font, avouons-le, l'unanimité d'une clientèle parfois indécise ou blasée qui, ici, trouvera indéniablement son bonheur avec des modèles, la plus part du temps, en exemplaires limités. Mais Yannick Barrale qui plus est, c'est un service retouches qualifié de « clinique » compte tenu de l'extrême précision de ses « ouvrages », et surtout, si j'ose dire, un pôle de location de tenues de soirées, du smoking à la « queue de pie », sans omettre la jaquette, le tout entièrement réajusté, si nécessaire, pour votre plus grande satisfaction, selon votre morphologie (ainsi prendra -t-on le soin de ne rien couper). Il vous en coûtera quelques 150 €(maximum) mise à taille et service pressing inclus !
Fermé le dimanche et le lundi matin de 9H à 13h30 et de 14h à 19h30.

Lull.
29, rue de Millo
98 000 Monaco
Tél./Fax.: +377 97 77 54 54

Hôtel Beau-Rivage **** - 06 300 Nice


Tomber sous le charme ?

Cet hôtel classé ****, situé entre la vieille ville et la promenade, ne fera pas franchement le bonheur de tout le monde ! Sauf à être un étranger de passage (il n'y aura qu'à observer le hall), ou un Français égaré, il ne m'apparaîtra pas envisageable de tomber sous un charme totalement absent du lieu ! Et, c'est bien dommage, car malgré sa moquette style (gros) galets dans les couloirs, et même sur le carrelage de la salle de bains, l'espace sommeil « logé » au 5ème étage, sous les toits, loin d'être détestable en plein jour, deviendra vraiment cafardeux à peine la nuit tombée ! Côté literie, on ne fera pas vraiment dans le minutieux, ni dans le moelleux ! « Tête en bas, et pieds en l'air », ce sera tout du moins notre sensation, une sensation assez désastreuse, d'ailleurs ! Côté salle de bains, le manque de soin s'imposera d'entrée de jeu avec des détails contrariants qui ne tromperont pas, notamment l'état des peintures et de la fenêtre ! Quant au « petit déj' », banal à pleurer, il n'aura pas le mérite de « redorer » un blason déjà bien terni par un manque d'intérêt indéniable pour les clients que nous serons sensés représenter, seul l'accueil de Sonia, à la réception, tant à l'arrivée qu'au départ, le lendemain matin, nous confortera dans l'idée qu'ici l'espoir peut demeurer encore intact, d'autant qu'une prise de conscience s'opèrerait prestement !
Chambre triple de 380 à 580 €. Petit déj' buffet 20 €, petit déj' continental chambre 18 €.
Note 10/20

Hôtel Beau Rivage ****
24 rue Saint François de Paule
06300 Nice - France
Tel : + 33 (0)4 92 47 82 82
Fax : + 33 (0)4 92 47 82 83
email : info@nicebeaurivage.com

Le Saint-Paul **** - 06 570 Saint-Paul-de-Vence


Une perspicacité bluffante !

La table de cet hôtel ****, blottie juste en bas de l'escalier de pierres, face aux remparts, cette table, disais-je, « supervisée », et « orchestrée » par un chef, Laurent Paccini, fera en quelque sorte (un peu) table rase des idées « reçues », et autres convictions en matière de gastronomie ! Ce qui s'imposera d'un prime abord ce sera ce silence royal, Impérial même, une sérénité envoûtante propice à la « zénitude » de l'instant. La carte jouera la simplicité des produits, et l'humilité des alliances ! La Cristal Bay, crevettes grises et bleues marinées, guacamole et parmesan, frisera une excellence méritée côté mise en scène et accommodement ! Les sardines Méditerranéennes, acidulées, légume Riviera, dévoileront toutes leurs saveurs au naturel et rien qu'au naturel ! Le Saint-Pierre poêlé, brandade, câpres, et pomme de terre, en bon élève suivra « scrupuleusement » la « leçon » de son maître ! La pluma de Pata Negra Ibérique, haricots coco, fera montre d'une très jolie dextérité dans la cuisson, et dans l'assiette, d'une belle organisation. Le gigot d'agneau rôti, céréales et jus tranché à l'huile d'olive pimentée, nous montrera le chemin de la suavité, et de la pugnacité d'un chef disponible, et généreux ! La planche de fromage, double nationalité « émiettera » un Brillat Savarin, un Petit Basque, un Testùn, un Bleu d'Auvergne, un Pecorino, et un Banon, mais en quantité si infime qu'à trois cela ressemblera à une dînette ! Le chocolat crème brûlée au chocolat noir, cœur de guanaja 80 %, crème épaisse acidulée, nous prouvera que, de temps à autre, un chef peu se muer en chef pâtissier non sans un certain bonheur ! Il Cannolo de sucre de Moscovado, crème légère de noisette du Piémont, glace de lait et huile de noisette, fleurera bon ces desserts transalpins que l'on dégusterait jubilatoirement dans une trattoria typique. La tartelette, ganache blanche, crémeux aux agrumes, épices et fraises, émoustillera nos sens de son sabayon onctueux et « futile », et d'une alliance en bouche ravageuse d'efficacité ! En vérité, je vous le dis, Laurent Paccini, c'est l'électron libre de la gastronomie Azuréenne, un cheval fou que d'aucuns auront bien du mal à dompter ! Mais quel chef ! D'un perspicacité bluffante !
Menu bistronomique à 48 menu Saint Paul 85 / personne
Note 14/20

Le Saint-Paul ****
86, rue Grande
06 570 Saint-Paul-de-Vence
Tél.: +33 (0)4 93 32 65 25


La Maison du Paradou - 13 520 Le Paradou


Honni soit qui mal y pense !

L'ancien relais de poste de 1699, pour lequel Nicolas Morris et sa femme Andrea, auraient eus un (gros) coup de cœur, notamment, pour ses écuries voutées (fait assez rare pour être signalé), aura, certes, conservé son âme d'antan mais enregistré de multiples « transhumances » pour devenir, il y a tout juste quatre ans et trois mois, après une année de totale restructuration, et décoration, une maison d'hôtes de charme, plutôt boutique-hôtel d'ailleurs comme aime à le rappeler Nicolas Morris, de cinq chambres, plus une villa, où il fera bon venir se ressourcer au chant des cigales, et au soleil du Lubéron !
 Le petit village du Paradou, en fait plutôt un hameau, jouxtera quasiment celui de Maussane-les-Alpilles, connu et reconnu pour ses tables affriolantes, délirantes, et pourquoi pas captivantes ! Un succès non démenti jusqu'à ce jour que nous nous plairons à « valider » (ou non) scrupuleusement, et judicieusement ! Une légère pression sur le parlophone et nous voici en « ligne direct » avec le maître des lieux qui nous indiquera le portail, sur l'arrière, accessible en voiture. La (petite) villa de quatre pièces où il nous invitera à pénétrer avec nos effets affichera un confort très respectable avec son coin salon-cheminée, son coin cuisine ouverte à l'américaine, donnant accès à deux chambres climatisées, elles-mêmes dotées d'une salle de douche design toute de carrelage noir mat vêtue, et, au premier niveau, à un troisième espace sommeil qui demeurera, le temps de notre séjour, résolument inoccupé ! Un détail, toutefois, nous chagrinera, l'absence totale de serrure aux portes ! Un petit tour du propriétaire plus tard nous aura fait « rencontrer » le superbe salon-bibliothèque, salles de cinéma, ou de télé pour les grands événements tels le tout récent mariage du Prince Albert II de Monaco, de quelques 80 à 90 m², avec démonstration de Nicolas qui en British qui se respecte, en un Français quasi parfait, nous présentera son home cinéma dont l'écran descendra automatiquement de la bibliothèque conçue à cet effet ! 
On le verra, d'ailleurs, « jubiler » tel un enfant face au film « Top Gun » qu'il aura intentionnellement choisi ! Un superbe coffre-table basse, aux armes des Windsor, dont la devise « Honni soit qui mal y pense » ne devrait pas provoquer votre courroux, sauf à être farouchement républicain ! L'un des deux superbes fauteuils accueillera mon séant aux fins de rédaction du présent article, un fauteuil atypique à plus d'un titre puisqu'une maxime en latin : « Non magni pondis quia contigit », tenterait bien de vous avertir (en schématisant) que si vous y restiez assis trop longtemps, vous pourriez grossir ! 
Une succession de petit salons avec cheminée pour les joueurs d'échec invétérés, pour les amateurs d'alcools, et autres (petits et) grand crus, ou pour les fans de cigares, restitueront l'atmosphère de l'époque, du temps où l'on prenait le temps et où il s'agissait là d'une auberge ! Une salle au premier sera réservée aux fans d'internet avec frigidaire garni (bien sûr), et machine à café Krups ! Du côté des chambres, notamment, la Fushia, la Jardin, ou l'Émeraude, on fera ici dans le très, très soigné tant au niveau literie, toutes personnalisées, et hautes en couleurs, que des salles de bains en pierres taillées, paume de douche dorée, et baignoire démesurée ! 
Ma préférée, l'Émeraude dans les tons bleu-gris (très) clair et fushia ! Son surnom lui viendra tout bonnement de la couleur intérieure de sa penderie d'un joli vert émeraude ! Qui l'aurait cru ? Mais l'univers de Nicolas et Andrea ne se limitera pas au seul « Relais de Poste » du XVII ème, puisque la terrasse aux « petits déj' », et autres déjeuners ou dîners, concoctés par Andrea dans la plus grande des simplicités, et la piscine chauffée, offriront un autre espace de vie à une clientèle, certes toujours plus exigeante, mais, surtout, en quête de zénitude !

La Maison du Paradou
2, route de Saint-Roch
13 520 Le Paradou
Tél.: +33 (0)490 546 546 / Fax.: +33 (0)490 543 583