On risquerait bien de l'oublier !
C'est à l'un des « enfants terribles » de la cuisine Azuréenne, Olivier Streiff, un trublion tout à la fois exubérant et, semblait-il, assagi, « ancien » du Vista Palace, de la Bastide de Saint-Tropez, et du Maya Bay à Monaco, (presque) totalement « disparu », depuis plus de deux années, du paysage culinaire local, que nous aurons rendu une visite « empressée » dés que nous aurons eu vent de son installation, à son propre compte cette fois-ci, du côté de Beaulieu ! L'allure toujours « gothiquement » prononcée, frange brune en « ordre de combat », yeux maquillés à outrance, le personnage pourra, certes, dérouter, agacer même, mais c'est surtout son côté « attachant » que nous tenterons de redécouvrir au travers de sa « nouvelle » cuisine. L'ancien Agaves (face à la gare) lui offrira l'opportunité d'associer un lieu (très) épuré, inconsistant par certains côtés, glacial par d'autres, dans les tons gris perle, carrelage noir et blanc, très XVIIIe, staffs et moulures, console dorée, et bouquets de lys dominants, où il « œuvrera » , censément, en toute liberté ! Muriel, la compagne d'Olivier, s'imposera immodérément dans la « communication » de son chef (puisque c'est ainsi qu'elle nous le présentera, bien après coup, lors d'un aparté téléphonique), et de nous orienter vers la table n°3, nappe blanche, simplicité et lucidité, une assez belle entrée en matière, tout du moins, le pensions-nous ! Et pourtant, nous allions vite déchanter ! Déjà, ici, on ne « choisira » pas ses mets ! Point de carte, ni de menu ! Ce sera selon l'inspiration du chef, à la limite la disponibilité des (petits) producteurs, et, surtout, à mon humble avis, les « caprices » de Muriel ! Ce jour là, ce n'est certainement pas le « génie » d'Olivier Streiff qui s'exprimera, là, dans notre assiette ! Un quart de mozzarella, tout juste acceptable, émincée, basilic et huile d'olive, s'inscrira pitoyablement à la formule du midi … à 18 € (entrée + plat ou plat + dessert) et 24 € (entrée + plat + dessert) ! Un tarif, certes, imbattable pour un gastro, mais totalement irrecevable s'agissant d'un service vaguement stylé et, d'une cuisine sans le moindre état d'âme ! Les jolies assiettes roses, fleuries, ne suffiront pas à faire passer ce véritable « abus d'espérance », même pour une clientèle essentiellement du 3éme âge ! Il est vrai que si l'on se réfère à la page Facebook d'Olivier, le « décalage » sera, pour le moins, saisissant ! Autant sa créativité, son opiniâtreté, s'y inscriront ouvertement, autant, ce jour-là, on percevra, comment oserais-je dire, une certaine gaucherie si ce n'est, allons-y franchement, de la « tartuferie » ! N'aurait-il pas mieux valu prévoir deux formules du midi à 24 et 30 €, certes un peu plus onéreuses, mais capables de révéler le véritable don de ce chef pour le moins inclassable ! Sa (très) fine tranche de volaille (origine indéfinie) panée, ses « légumes » du jardin, quelques dés de courgettes, une carotte et un simple (mini ) navet, sa pointe de purée de pomme de terre (délicieuse, soit dit en passant), et son microscopique médaillon de veau, feront montre, indéniablement, d'un exercice bâclé, voire gâché par une évidente mesquinerie dont Olivier Streiff ne me semblerait pas être le véritable initiateur ! Ce serait plutôt celle de son « inspiratrice », par laquelle tout son « malheur » pourrait bien arriver, notamment si j'en crois les commentaires pour le moins désobligeants perçus à la table juste à côté de nous ! Heureusement qu'il y aura le chariot de pâtisseries de Romuald Guiot, un ancien de chez Marc Veyrat, sinon c'eut été un échec cuisant ! Un bel accessit, donc, pour le flan pâtissier, un flan qui se « déclarera » au premier coup d'œil ! Onctueux, crémeux à souhait, en un mot divin (et je m'y connais !). La crème caramel lui emboîtera le pas, tout comme cet opéra, savoureux en diable ! Malheureusement, compte tenu de la « personnalité » assez fantasque, si ce n'est incohérente, de « Madame », on ne reconnaitra plus le « grand » Streiff, et on risquerait bien de vite l'oublier !
Fermé le dimanche
La Raison Gourmande
Restaurant – Salon de Thé
4, avenue Maréchal Foch
06 310 Beaulieu-sur-Mer
Tél.: 04 93 01 13 12
Note : 9,5/20






bonjour petite réponse a votre article plutôt incendiaire et une note plutôt décevante avec laquelle je suis en totale désaccord
RépondreSupprimerles plats y sont savoureux et les assiettes sont garnies comme il se doit ni trop ni manquant
pour la carte manquante au contraire il s'agit d'un concept très originale et surtout si vous venez diner ou déjeuner vous ne risquerez pas de déguster les mêmes mets comme dans certains restaurants et pour les personnes se disant fin gourmet et apréçiant les saveurs et la cuisine imaginatif il s'agit là de L ADRESSE INCONTOURNABLE ou il vaut mieu réserver pour pouvoir diner .
en ce qui concerne la décoration elle est en accord avec "Muriel" et "Olivier" pour la decoration florale elle change régulièrement et bravo part la même occasion au fleuriste pour ses compositions
en bref lorsque l on se dit guide on ne descends pas les gens comme ca sans raison sauf ci ...............
Ce message s'adresse essentiellement à Ginseg, le « contestataire » de prestations qui serait bien inspiré de surveiller ses nombreuses fautes de français, et de ne surtout pas tenter de s'immiscer en une appréciation à laquelle il n'entend absolument rien !
RépondreSupprimerJ'ai, il est vrai, vraiment eu la sensation que nous n'évoquions pas du tout le même restaurant !
J'affirme que ce que j'ai « ressenti » et « vécu » chez le chef Olivier Streiff constitue bien l'article rédigé et publié par mes soins (tout comme dans les autres établissements visités d'ailleurs) !
Il est absolument honteux, justement, dés lors que nous le « connaissions » du Vista Palace pour l'avoir apprécié, d'avoir été accueilli de la sorte !
Le déjeuner se révélera, singulièrement, d'une médiocrité affligeante, l'accueil de Muriel sa « femme » (qui, quant à elle ne le considère absolument pas comme son mari, mais comme son chef !) consternant de vulgarité, et d'inélégance, sauf la prestation pâtissière qui, relisez-bien mon article, nous aura totalement convaincue !
Votre « analyse » s'avérera, donc, indéniablement (très) partiale, et déplacée, puisque en contestant (étrangement d'ailleurs) mon « appréciation », vous fourvoieriez, intentionnellement, les visiteurs de mon blog !
L'adresse, au jour d'aujourd'hui, je le précise bien, représente à mes yeux tout ce que l'on peut détester découvrir chez un chef de ce niveau, ou considéré comme tel !
Une seule explication, vous êtes un de leurs amis « en service commandé » comme on peut les croiser sur Cityvox, ou apparenté, ou alors un « novice » en matière culinaire plus à même d'apprécier les Mac'Do ou la popote à la maison !
Bien sincèrement, malgré tout.
Charles-Henri Orliac