dimanche 15 avril 2012

Gordon Ramsay au Trianon - 78 000 Versailles


Inspirée des Dieux !

Du Trianon, nous découvrirons, au jour d'aujourd'hui, essentiellement l'aspect hôtelier, et, surtout, restauration, celui d'un lieu classé en ****, un lieu d'exception, empreint d'une histoire « riche », comme il en existe peu de par le monde ! Louis le quatorzième, Louis le Quinzième, et Louis le Seizième nous « accompagnerons », donc, dans ce « voyage » à travers l'espace temps, un « voyage » qui nous mènera, tout d'abord, aux grilles du Parc du Trianon Palace, puis au tourniquet de l'hôtel « gardé » par son voiturier « chapeauté ».
Un hall empli de Chinois en goguette, certes un peu perdus, et nous de nous orienter vers le Restaurant de Gordon Ramsay, « le » chef « hyper étoilé », en tout cas celui qui n'a pas froid aux yeux, et qui sait le faire savoir ! (Cela vous rappellerait-il quelqu'un ?)
De « cauchemar en cuisine » (l'émission sur W9) au Trianon, il n'y aura qu'un (grand) pas que Gordon, le trublion de génie, aura franchi non sans son fidèle chef, Simone Zanoni, le vertueux, et industrieux, maître de cuisines, double étoilé (s'il vous plait), qui ferait beaucoup mieux que de le « seconder ». En Italien amoureux des goûts, et de la vie, qui se respecte, il aura su « imposer » son âme, sa « griffe », à un lieu, totalement « reconsidéré » par la décoratrice Fiona Thomson, qui voyait, il y a encore à peine cinq ans, Gérard Vié, le chef triple étoilé, y « régner » en maître absolu ! Exit, donc, une période fort respectable au demeurant, et bienvenue à l'innovation, à l'inventivité, en un mot à une cuisine (très) inspirée des « Dieux » !
Passé les chips vitelotte à l'encre de sèche, le caviar d'aubergine au cumin, le tarama de poisson et la mousse au chèvre du Père Fabre, les gressins et autres petits pains finement tranchés et grillés, l'huile d'olive aromatisée et le vinaigre de huit ans d'âge, c'est l'huitre panée, concombre à la menthe, et œuf mollet, qui aura pour mission de « bousculer » nos sens ! Ouaaahh ! Quelle (subtile) hardiesse ! Son (pressé d')artichaut Breton, foie gras mariné au caramel de Sauternes, langoustine rôtie, crème glacée de céleri et datte, son raviolo de langoustines d'Écosse, à la vapeur de Riesling, carpaccio, caviar Osciètre, et velouté au Champagne, ou son foie gras du Périgord « 2 ways » rôti, sa tartelette à la betterave émincée, fondant à la pomme verte, et Sauternes, s'immergeront, littéralement, en une excellence « présagée », et confirmée ! 
Alliances redoutables d'efficacité et de simplicité, certes (très) audacieuses, mais (surtout) ambitieuses. Le cochonnet noir de Corse rôti au four, fricassée de cèpes, et poulpe grillé (pas vraiment ma préférence), millefeuille de céleri rave, jus au Madère, le pigeon Royal de Bresse (découpé sur guéridon), cuisson rosée, Amandine confite aux noisettes, artichaut rôti et jus au Madère, et l'assiette de veau « Limousine », braisée à la cire d'abeille, rôtie au beurre de sauge, polenta croquante, et jus de cuisson, constitueront l'essentiel d'un « tour de magie » culinaire que seul Simone sera en mesure de concevoir, hormis, peut-être bien, un certain, Gordon Ramsay ! Le chariot de fromages affinés (de chez) Alléosse et Fabre, Brillat Savarin, Epoisse, Dome de chèvre, Camembert, et Saint-Marcellin, pour notre part, dévoilera des produits à cœur, idoines, nickels si vous préférez ! Dégustation de vins, ou de Champagnes, obligeant le chef sommelier, Laurent Baudoin, nous aura concocté une sélection au verre (question sobriété) en Jacquesson cuvée 735, et Veuve Clicquot rosé, pour les Champagnes, Bellet Clos Saint-Vincent – 2010, et Gigondas Cros de la Mure – 2009, pour les vins, une sélection qui aura le mérite de ses vertus !
Côté « rêveries » sucrées, côté douceurs en somme, l'œuvre pâtissière du chef, Eddy Beghanen, l'apothéose qui viendra sublimer celle d'un authentique surdoué de la gastronomie, l'île flottante glacée à l'ananas dans son « glaçon » géant, tout en légèreté, certes extravagante, mais si convaincante, la fraise fraiche croquante, son sabayon glacé façon cheesecake, rutilante de somptuosité, et de suavité, et la pomme confite aux agrumes, crème de marron, acidulé au coing, toute en délicatesse, et discrétion, tireront le rideau d'une mise en scène majestueusement interprétée.
Dés lors, on s'attendrait presque à voir apparaître, dans le parc du château, parmi les moutons, la Reine Marie-Antoinette, elle-même, elle qui n'affectionnait rien de plus que ce côté du parc, et « sa » ferme !
Menus : Déjeuner 87 €, Découverte 127 €, et Dégustation (pour le soir) 193 €, plus sélection de vins au verre 95 €. Entrée 47 € à 66 €. Plats 63 à 78 €. Desserts 22 €.

Restaurant Gastronomique « Gordon Ramsay au Trianon »
Simone Zanoni**
Trianon Palace ****
1, boulevard de la Reine
78 000 Versailles
Tél.: +33 (0)1 30 84 55 55

Note : 17/20

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