lundi 23 juillet 2012

Alcazar - 75 006 Paris


Un accès direct vers la célébrité !

J'ignorerais (comme quoi on peut avoir des lacunes) que l'Alcazar, l'un des « temples » du spectacle, depuis 1998, avait « rompu ses vœux » et s'était orienté, sous l'impulsion de Michel Besmond, le directeur général, vers une carrière, somme toute, beaucoup plus … gastronomique !
Il est vrai que, de l'extérieur, il ne paierait pas franchement de mine, seul son « fanion » noir, le signalant du fond de la rue, mais sans vraiment insister ! A contrario, passé le seuil et parcouru le long couloir menant au « saint des Saints », exit la « mélancolie » de la rue, et bienvenue à une « scénographie » dans les tons gris acier, souris et perle, terrasse et balcon, colonnes, et orchidées fraîches en suspension, verrière façon véranda, banquettes de velours parme, ou en alcôve de bois blond, un style très dîner spectacle dont la « scène » s'inscrira dans votre assiette.
 Accueil personnalisé, charmant, consciencieux même, d'un personnel « choisi » et dévoué, une table tirée et nous voici prêts à toutes les audaces, et Michel Besmond de nous expliquer qu'ici, bien évidemment, tout serait frais ! On en aurait, pardonnez-moi, pas franchement douté surtout lorsqu'un employé poussera un « diable » surchargé de légumes à l'air « enjoués » vers la porte des cuisines séparées de la salle par une vitre, car le spectacle résidera bien de ce côté ! Le chef d'« orchestration », Guillaume Lutard, un ancien de chez Taillevent, aura misé sur une carte, certes, « éclairée », mais finalement simplifiée. 
Ses spécialités, le pâté en croute au foie gras et pistaches, perspicace, mais pas fadasse, le foie gras de canard maison, chutney de pommes, un poil figé mais tout en suavité, et le tataki de saumon au sel fumé, et gingembre, tout en vélocité, et gracilité, s'imposeront en véracité, sensibilité, et sincérité ! Le rognon de veau, servi entier, en poêlon Staub, et sa purée de pommes de terre, l'entrecôte (environ 350 gr), sauce Béarnaise maison, haricots verts frais, et le filet poêlé, ses frites de pommes de terre Bintje, nous l'interpréteront naturellement, judicieusement, et efficacement ! Rien à redire, sauf pour les rognons un poil en excès de cuisson ! 
Côté douceurs, le chef pâtissier, Romuald Bizard, très inspiré, ne se sera, certes, pas aventuré en dévoilant des spécialités comme le baba au Rhum, crème fouettée, le moelleux mi-cuit, cœur coulant, sa glace vanillée, la poire pochée au caramel beurre salé, et le millefeuille minute à la crème vanille Bourbon, sans pour autant espérer un accès direct vers la célébrité car rien que pour l'aspect sucré, il serait presque de notoriété qu'ici vos papilles seront bichonnées !
Menus déjeuner 21, 29 et 37 €. Menu dîner 42 €. Cartes : Entrées de 10 à 15 €. Plats de 17 à 33 €. Accompagnements 5 €. Desserts 11 €.



Alcazar
62 Rue Mazarine
75 006 Paris 
Tél.: 01 53 10 19 99

Note : 14 /20

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