dimanche 1 juillet 2012

Hôtel Westminster **** - 75 002 Paris


The Duke


Tout à la fois noble, et élégant, familial et discret, il en imposera, le bougre, tout en douceur, sans ostentation. On pourra l'envisager comme une demeure de famille, un hôtel particulier Haussmannien, situé dans l'une des plus prestigieuses rue de Paris, celle vouée aux maîtres de la joaillerie, et de la haute couture, quasiment à mi-chemin de l'Opéra Garnier, de la place Vendôme, et du Jardin des Tuileries. Ici, point de limousines garées en permanence, point de bolides aux sigles ravageurs, ou de berlines en sommeil (le garage juste en face sera fait pour elles), non mais un « simple » voiturier-bagagiste qui se chargera de nos effets. Je ne pense pas, d'ailleurs, que depuis 1809, le lieu ait véritablement changé, c'est certainement ce qui lui donnera ce (gros) supplément d'âme, que l'on ne rencontre pas toujours, je vous l'avoue, même du côté des *****, voire même de certains Palaces ! 
Le luxe n'étant pas, à mes yeux, synonyme de classe, et de bien-être, il ne faudra pas compter sur moi pour « tomber en pâmoison » face aux stores rouges de l'un, aux colonnades Corinthiennes d'un autre, voisin d'une organisation automobile mondiale, ou même à tel autre jouxtant une illustre brasserie des Champs qui aura fait fureur en 2007, élection Présidentielle obligeant ! Certes, il n'affichera (curieusement d'ailleurs) que quatre (modestes) étoiles, mais, si vous observez le microcosme hôtelier, et sa nouvelle classification (assez délirante au demeurant), il y aurait comme un abîme entre ce dernier, et un modèle du style Mercure ! 
Le salon-hall s'inscrira dans la convivialité, et le raffinement douillet, et le personnel, concierge en tête, de développer des trésors de gentillesse pour nous être agréable. Le check'in, tel que l'envisageraient certains, sera réduit à sa plus simple expression ! Trois cartes magnétiques pour la 218, au second niveau, un escalier très intimiste, ou l'ascenseur si vous préférez, et nous voici rendus, précédés par Philippine, l'une des réceptionnistes, en une suite généreuse, la Mauboussin, salon et chambre de style, commode, bureau, et secrétaire marquetés, lustres à pampilles, trumeaux, et cheminées, gravures, et autres lithographies, clean à souhait, élégante (on s'en serait douté) dans les tons vert émeraude et or, fleurant bon le vécu. Tout ceci nous ira à merveille, même si certains détails pourraient se voir « revisités ». Je pense là aux téléviseurs plus vraiment en conformité, au rideau dans la salle de bains (on lui aurait, franchement, préféré une cloison amovible), et, surtout au canapé-lit, là, totalement décalé (on dira les choses comme cela) côté couchage. Mais, cela aura aussi son charme, et peut-être est-ce justement ce que certains aimeraient à retrouver ici ! « Notre » 218 affichera, question charme, bien d'autres atouts, notamment une vue directe sur la rue de la Paix, un (tout) petit balcon, histoire de capter les premiers rayons de soleil, et deux grands fauteuils de velours vert pour les longues soirées d'écriture, ou de lectures, sans omettre, côté pratique, une penderie-dressing avec valet, et coffre fort. 
Maintenant, il est vrai que si vous n'aimez que le design, le Westminster ne sera pas vraiment adapté, mais, si, au contraire, l'odeur du passé, l'authenticité, et la sincérité d'un personnel entièrement dévoué représentaient votre « tasse de thé », alors, là, pas d'hésitation, foncez ! Côté petit déj', sur guéridon comme on les aime, nappage blanc, service de porcelaine, « glissé » sur le tapis Chinois, il lui manquera ce « petit je ne sais quoi » qui fera que l'on reste « pantois » !
Prix junior suite 218 : 900 €. Petit déj' buffet 30 €. Garage fermé. Petit chien accepté.

Hôtel Westminster ****
13, rue de la Paix
75 002 Paris
Tél.: +33 (0)1 42 61 57 46

Note : 15,5 /20

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