dimanche 22 juillet 2012

Royal Madeleine - 75 008 Paris


Pas une valeur de substitution, 
mais une valeur ajoutée !

De cette brasserie jouxtant la Madeleine, datant de 1942, Carole aura su restituer l'essentiel tout en y adjoignant sa touche personnelle, que dis-je, sa propre identité, car ici point de décoration stéréotypée à la Costes (si vous voyez ce que je veux dire), mais une singulière bien affirmée !
Exit, donc, les banquettes de simili marron, les multiples photos glanées par l'ex propriétaire, et, surtout, les 78 places assises, et bienvenue en un espace judicieusement revisité d'une quarantaine de places, photos « épurées » (moins 90%), murs immaculés, séparation vitrées (vous savez avec vitres opaques gravées à l'ancienne), banquettes de velours pourpre, miroirs, et comptoir « zingué » d'époque conservé, le tout avec subtilité !
 L'œuf mimosa (et quel œuf, l'un de ceux qui laisse un souvenir impérissable !) façon Mimi (la belle Mamie de Carole), aux crevettes bio de Madagascar, en poêlon, sur lit de mesclun, le foie gras de canard mi-cuit, traditionnel, chutney de Rhubarbe, l'un des meilleurs de Paris (le second pour être bien précis), et la fricassée de girolles (sans ail) au naturel, s'inscriront au sommet d'une hiérarchie, celle du respect des produits, et de la tradition. Le canard de Challans, pour deux, à l'orange, rôti entier, en deux services, ses pommes Dauphines, servi sur guéridon, et planche, et découpé par Carole avec toute l'aisance nécessaire. Ses filets extirpés, et émincés, ses cuisses resservies en « canapé », s'inscriront au panthéon des volatiles bien élevés ! 
Cuisson idoine, découpe impeccable, et suavité toute en authenticité ! La blanquette de veau de lait façon Royal, servie en cocotte, frisera l'excellence, allez soyons généreux, s'inscrira dans l'excellence, une excellence méritée et une tendresse ravageuse ! Piaf, Brassens, et Bourvil se succéderont, non sans un certain délice, à nos oreilles attentives. Le plateau de fromages affinés par Jean-Yves Bordier se verra, par l'un de nous trois, testé, sans attirer la moindre animosité. La crème brûlée à la menthe fraîche onctueuse, et pas paresseuse, les profiteroles maison, au vrai chocolat chaud, les crêpes Suzette à l'ancienne (dommage de ne point les avoir vu préparées devant nous avec la poêle en cuivre, l'orange et le Grand Marnier), et l'île flottante au naturel, sans caramel coulant, la meilleure, s'uniront en une vague de folie pâtissière nous débordant de toute part. 
Pas de quartier, leur « mission » ? Charmer nos papilles, et berner notre raison ! Et, ce n'est pas George, le chat de la maison, qui nous contredira, lui qui n'aura de cesse que de tourner en rond, notre Yorkshire l'ayant intrigué !
Notre dégustation : Champagne Billecart-Salmon rosé. Riesling – cuvée Albert Mann – 2010, Chablis – Moreau Daudet – 2009 en rouge, Pauillac – Les Tourelles de Longueville – 2006.
Entrées de 14 à 18 €. Incontournables de 14 à 28 €. Poissons de 22 à 34 €. Viandes de 26 à 32 €. Pièce rôtie entière pour 2 pers. découpée au guéridon 64 €. Desserts
Ouvert tous les jours (sauf en été, fermé le samedi et dimanche) de 12h à 14h30 et de 19h à 23h.

Royal Madeleine (chez Monsieur)
11, rue du Chevalier Saint-George
75 008 Paris
Tél.: (réservation conseillée) 01 42 60 14 36

Note : 14 /20



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