mercredi 12 septembre 2012

Le Céladon * - 75 002 Paris



Gastro, mais pas trop !

Il n'est que de traverser la Place Vendôme, et de s'engager rue de la Paix pour, déjà, se transposer en un ailleurs qui nous « happera » à peine la colonne (Vendôme, bien sûr !) en vue ! Passé le Hyatt, et Cartier, le Westminster s'offrira à nous tout en discrétion, et élégance. Passage obligé, le hall-salon de l'hôtel que nous emprunterons, le Duke's Bar, style English, ses fauteuils verts, sa cheminée gothique, son ambiance « cup of tea », ou whisky, que nous traverserons, et puis le Céladon, le salon gastronomique du Westminster, celui qui fera référence à une teinte de porcelaine (présente sur les cloisons), un vert amande reposant qui emplira l'ambiance, mi-Orient, mi-Régence. Côté accueil, on fera ici dans l'excellence d'une affabilité objective, et sincère ! Directeur de restauration, sommelier, et personnel, se révéleront tout en discrétion ! Le chef, Christophe Moisand, une minute absent de ses fourneaux, nous saluera « bourgeoisement », sans la moindre prétention ! Heureux présage, dirait-on ! Une sélection dans la carte plus tard, le lapin du Poitou, « tendrissime » à souhait, tout à la fois coquin, et pugnace, la tomate Green Zebra, et noire de Crimée, en voile d'eau de tomate, et chantilly, tomate épicée, rafraîchissante, et finalement, envoutante, l'aubergine appréhendée tel un caviar à la chermoula, son jambon Ibérique, d'autres légumes en salade tiède, nous apporterons la preuve, s'il en était besoin, que la discrétion d'une « carrière » culinaire peut se révéler extrêmement convaincante ! Aaaah, cette barbue de petit bateau, saisie à l'arête, au beurre salé, marmelade de poivrons, couteaux à la verveine, toute en amplitude, mais pas en servitude, de quoi changer toutes vos habitudes. Le bœuf Wagyu en noix d'entrecôte, simplement grillé au poivre de Penja, son confit de légumes du soleil, nous la jouera angélique, mais pas mystique. Mais c'est le pigeon de Monsieur Anezo (certainement le fournisseur) aux oignons des Cévennes, et morilles, pommes de terre rôties, qui créera la surprise, que dis-je l'événement ! Royal, quasiment Impérial, il se dévoilera, certes désossé (hormis les pattes), impeccablement reconstitué, et doré, jusqu'à ce que nous lui octroyons un sort privilégié ! Le chef Moisand s'inscrira, pareillement, dans le succès d'une déclinaison pâtissière. Ses cerises en clafoutis, marmelade, et sorbet, et sa fraise des bois, gaufre tiède, crème vanille, gelée fine au parfum de verveine (pas du plastique nous précisera le maître d'hôtel !), jus de fraises, nous avoueront sans détour un amour de l'art pâtissier si singulier !
La sélection de Richard le chef sommelier : un Sancerre Domaine Gérard Millet 2011 – blanc.
Menus déjeuner (uniquement) 49 € hors vins, et 64 € vins inclus - ½ bt par pers.
Les hors d'œuvres de 28 à 42 €. Les poissons de 38 à 54 €. Les viandes de 46 à 65 € et les desserts de 18 à 21 €.
Ouvert du lundi au vendredi (sauf jours fériés) de 12h30 à 14h, et de 19h30 à 21h30.

Le Céladon*
15, rue Daunou
75 002 Paris
Réservation au +33 (0)1 42 61 77 42
Service voiturier sur de la Paix

Note : 15 /20

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