lundi 10 septembre 2012

Les Enfants Terribles - 75 008 Paris


De bonne prédilection

En « voisin » immédiat du Balzac, et du chef Pierre Gagnaire, le couple d'« enfants terribles »Megévans, Louis, et Jocelyne Sibuet, les heureux initiateurs du groupe éponyme, aura su restituer à l'ancien restaurant de Johnny Hallyday, le Balzac, un lustre velouté, oserais-je dire, tout en subtilité. Si je vous disais qu'ici je me sentirais tout simplement bien, j'aurais résumé, là, toute ma sensibilité ! Bar très Second Empire, dorures et coins salon velouté, en face à face, dalles anciennes et parquet satiné, plafonds staffés, et desk laqué de noir, tout ceci augurera (très) bien de l'instant que nous vivrons ! 
La salle gris porcelaine, ses colonnades vert olive, sa verrière, ses banquettes isolées, et ses tables hautes, ou basses, nappées et immaculées, fauteuils de velours mauve, taupe, ou turquoise, et la vue sur les cuisines ouvertes, la rôtisserie, et le chef en train de s'affairer, tout cela confèrera au bien-être, si ce n'est à une certaine félicité. Brice, le directeur du lieu, ira de son affabilité, et de nous en expliquer son origine, mais surtout, sa nouvelle « philosophie ». Un moment passé sur la carte et nous voici propulsés en une quête de sensations que nous souhaiterons de bonne prédilection. 
Le chef, François Martin, nous restituera des plats initialement conçus à la Bastide de Marie, au cœur des vignes du Lubéron, une bouffée de vents du Sud, rien que pour nous ! La tomate à l'ancienne, soupe glacée, concombre, et huile d'olive, toute en légèreté, ouvrira le bal des suavités. De jeunes pousses bien vertes, croquant de racine, herbes tendres, copeaux de Reggiano, vinaigre balsamique, un foie gras de canard frais maison, et un saumon mariné à la badiane, suffiront amplement à nous assurer de la subtile et discrète « maestria » de ce chef. 
La sole meunière « préparée », pommes écrasées à l'huile d'olive vierge, le filet de bœuf de Bavière, cuit bleu à l'unilatéral (un poil trop saisi) façon « Johnny Hallyday », et le pigeonneau des Alpilles, poêlé au miel de lavande, son tian d'aubergines aux olives, fermeront quasiment la marche d'une belle envolée gastronomique menée crescendo ! L'assiette de fromages affinés de chez Boujon, chèvres frais et tome crayeuse, confirmera l'excellence du choix des produits. L'instant desserts confiera à la pêche en parfait glacé, vanille et verveine, et la framboise en biscuit moelleux à la pistache, sauce citron vert, la délicate tâche de perpétuer l'effet en jouant l'esthétique, mais pas l'athlétique ! Quelques chocolats au lait riz soufflé et autres brownies à la pistache, un café Affogato, il ne nous en faudra pas plus pour terminer en beauté !
Dégustation de champagne, et vins au verre : Pommery Apanage rosé, Saint-Véran en Créches, J&N Saumaize – 2010.
Entrées de 16 à 28 €. Les incontournables de 23 à 28 €. Poissons de 29 à 42 €. Viandes de 28 à 48 €. Fromages de 9 à 11 €. Desserts de 9 à 14 €.
Ouvert du lundi au vendredi, et le samedi soir.

Les Enfants Terribles
8, rue Lord Byron
75 008 Paris
Tél.: +33 (0)1 53 89 90 91

Note : 14,5 /20


Crédit photo : Les EnfantsTerribles – Paris / F. Ducout & DR


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