dimanche 9 septembre 2012

Mama Shelter - 75 020 Paris



Pas de quoi se déplacer !

Il nous faudra assumer tout un périple du 17e (arrondissement, bien sûr), via République, pour rejoindre, en près d'une heure, cet hôtel**** un peu paumé au milieu du 20e, pas le quartier le plus chic qui soit, mais, peut-être bien, par un heureux concours de circonstances, au centre des « débats culinaires » de nombre de Parisiens en quête de nouvelles sensations ! Qu'à cela ne tienne, même si nous aurons, un moment, envisagé faire demi-tour, notre pugnacité « légendaire » nous engagera jusqu'à la porte du parking du lieu, en sous-sol, direction le rez-de-chaussée. L'aspect « gastronomique » du Mama Shelter, ce sera un peu comme une alliance brasserie-lounge-cafétéria, tout à la fois (j'entends déjà les grincements des dents !) ! Déco somme toute minimaliste, mais assez intimiste, canapés « fondants » (où l'on s'enfonce jusqu'au cou), chaises dépareillées, murs et plafonds « tagués », vitrine « musicalisée » (un mini musée d'instruments de musique), pas de quoi, excusez du peu, se la « péter » ! On ressentira, malgré une affabilité mitigée, qu'ici on vous fera l'honneur de profiter, et de partager, un poil de leur « branchitude » ! Ceci dit, la carte pliée (comme nous) en quatre (surtout calés dans les canapés) jouera une (très) surprenante simplicité, même s'il y figurera le « label » made by Alain Senderens ! Un nom qui « claque », et qui aurait du imposert le respect ! Seulement voilà, si le saumon fumé sur ardoise, crème au wasabi, et toasts, ou la Burrata crémeuse, ses tomates cerises confites (malencontreusement poivrées à outrance) tout comme la bavette Angus à la plancha, légumes au wok, ne décevront pas vraiment, si la pizza pompeusement qualifiée d'Ibérique avec sa roquette, ses tomates cerises, sa mozza et son jambon cru Trevelez, ne figurera indéniablement pas au « panthéon des grandes » du genre, force sera de relever qu'Alain Senderens se sera fourvoyé en une cuisine banale à pleurer, sans la moindre once de « majesté » ! Quant au « Cheese Burger de Monsieur Alain », il ne pourra rivaliser, et de loin, avec les spécimens « bodybuildés », et stylisés, du Blend, du Meurice, ou, tout bonnement du « Camion qui Fume » (eh, oui, Madame ) ! De la salade hachée comme s'il en pleuvait, de la tomate, des miettes de cheddar, tout cela se perdra quelque peu sans que l'on puisse véritablement s'y retrouver ! Côté gourmandises, la tarte aux fraises amandes et pistaches, la pêche pochée à la verveine, et le moelleux au Carambar, la joueront un poil prétentieux, et pas franchement radieux ! Un fond de tarte sans réelle personnalité, des fraises sans expression, un amas de morceaux de pêches un poil gâtées, sirop bâclé, et un moelleux, certes flatteur dans sa cocotte Staub, mais, assurément, lourdement en cacao chargé, et de Carambar quasiment exempté ! En résumé, pas de quoi se déplacer !
Ouvert tous les jours.
Entrées de 8 à 15 €, spécialités (à partager à 2 ou ...) de 18 à 26 €. Pizza de 9 à 17 €. Plats de 15 à
29 €. Desserts de 8 à 10 €, spécialités (à partager à 2 ou …) 23 €.

Mama Shelter
109, rue de Bagnolet
75 020 Paris
Tél.: 01 43 48 48 48
Parking fermé

Note : 11 /20

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