mercredi 17 octobre 2012

Café Richelieu - 75 001 Paris



Trop peu pour nous !

Le musée du Louvre, la pyramide de Loh Ming Pei, et une file interminable que nous « engloutirons » allégrement (pass en main) pour dévaler un escalier, et nous projeter en un véritable hall de gare en sous-verre façonné, ne manquait plus que le haut-parleur pour annoncer les horaires des trains ! Les escaliers s'entrecroiseront, les « check point » se multiplieront, et après moult pérégrinations, au premier niveau, une double salle gris acier totalement épurée, plafond « nucléarisé » d'un côté, et baroque de l'autre. Chrystel, la responsable, de nous placer en une alcôve ensoleillée. Trop peu pour nous, nous lui préférerons l'ombre, et la discrétion ! Car ici, c'est de la Maison Angélina qu'il s'agira, celle fondée en 1903 par le confiseur Autrichien Antoine Rumpelmeyer dont la « maison mère » continuerait, depuis lors, sous les arcades de la rue de Rivoli, à séduire les gourmands du monde entier. Depuis deux ans, Angélina se sera « exporté » vers le musée des Rois de France, avec pour mission de distraire, semble-t-il, les papilles de tous les Japonais venus les visiter ! (Non, là, je rigole! Quoique !). La salade Angélina (bloc de) foie gras de canard, haricots verts frais, tomate cerise (honorablement étriquée), avocat émincé, œuf dur, et une « montagne » de mesclun de saison, ne parviendra pas à me faire entendre raison ! Il lui manquera cette justesse dans l'équilibre, et la sélection des produits. L'assiette de foie gras de canard mi-cuit s'inscrira dans la modestie, tout comme celle de saumon fumé ( pourtant sélection Kaspia, origine Écosse), blinis, et crème ciboulette citronnée. Le risotto crevette, bisque vanillée, salade d'herbettes, et le tartare de bœuf au couteau, à leur façon, chips de légumes, mesclun de saison, un peu trop épicé à mon goût, tout cela marquera bien le pas, et il ne sera, d'ailleurs, que d'observer les tables environnantes pour relever que ce ne sera pas un franc succès, surtout chez les Japonais (qui occuperont à peu près la moitié de la salle) ! Le choc Africain, biscuit moelleux au chocolat, mousse onctueuse, et sabayon chocolat, pesant si ce n'est « envahissant », le lingot d'abricot au thym citronné, pâte feuilletée caramélisée, abricots du Roussillon, et pommes confites au caramel de Farigoule, peut-être bien le plus abouti, l'éclair fraise, crumble vanillé, crème de fruit, crème vanille, et nappage fraise, pas trop aguichant, le financier à la pistache pour le moins « frigorifié », et le Mont-Blanc au marron, le « vrai », car il en existera depuis une version chocolatée, un poil « expédié », et « défiguré », depuis la version d'origine avant qu'Angélina ne change de main, nous laisserons quasi impassibles. Pis encore, la vingtaine de Japonais, juste à côté de nous, s'éclipsera presque en totalité sur la pointe des pieds déclinant, pour tout ou partie, la dégustation du fameux Mont-Blanc !
Formule sur le pouce de 15 à 20 €. Grandes salades de 18 à 22 €. Entrées de 12 à 26 €. Plats de 22 à 26 €. Accompagnements de 4,50 à 12 €. Pâtisseries de 7 à 8,60 €.

Café Richelieu
Musée du Louvre
75 001 Paris
01 40 20 53 63

Note : 10,5/20



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