jeudi 22 mars 2012

Au Rendez-Vous des Amis - 06 100 Nice


De quoi vous répandre en extase !

Si ce n'était pour Thierry Bagnis, l'heureux chef, et patron, de cette table qui « grimpe » (et où il vous faudra grimper, là-haut, prés de Falicon), il est évident que je ne me serais pas « aventuré » en ce dimanche précédant les fêtes de Noël, en famille, dés lors qu'une relative « indisposition » me l'aurait plutôt interdit ! Pas banal pour un chroniqueur, me direz-vous ! Pas tant que cela, car n'étant pas un « surhomme », à raison d'une table par jour, cela finit, quelquefois, par saturer l'horloge biologique ! Toujours est-il (ne nous attendrissons pas !) que si la déco n'aura pas bougé d'un poil avec sa dominante de tons vert anisé et rose layette, la salle, ce jour-là, sera quelque peu « encombrée », peut-être bien en fonction d'un thermomètre descendu, brutalement, à 7° ! La toute nouvelle carte « Palmiers orangés sur fond chocolat noir », fera toujours notre bonheur, un bonheur « simple », presque « facile » mais, surtout, ampli d'authenticité ! Malheureusement, tout cela ne me concernera pas vraiment, et c'est ma femme et mon fils (sadiquement ?) qui dégusteront en mes lieu et place une terrine de foie gras, confiture d'échalotes au miel, « délicatissime » et goûteuse à souhait. La confiture méritera un accessit tout particulier pour son alliance subtile, et parfaitement équilibrée, de miel et d'échalotes ! Quant au petit chou farci gratiné au parmesan, on y détectera la générosité de Thierry, et sa fidélité à une cuisine familiale ! « Mon » filet poilé, tout ce que j'aurais été en mesure d' « affronter » d'ailleurs, se révélera parfait de tendresse et de générosité ! Le travers de porc forcera l'admiration de nos papilles ! Quelle onctuosité, quelle suavité, un (arrière) goût de noisette (bien prononcé), une pointe de sauge, le tout en mijoté ! Hummmm ! De quoi vous répandre en extase ! Les raviolis à la Niçoise, et fromage râpé, demeureront fidèles à eux-mêmes. Les meilleurs sur Nice, et ses environs ! L'aspect douceurs demeurera, ici, comme un grand moment de « ravissement » des sens. Thierry et son chef pâtissier préféré, Isabelle, sa femme, nous aurons amoureusement concoctés une crème de citron du Pays Niçois, vous savez celle que l'on aime à découvrir dans ces tartes aux citrons crémeuses et citronnées, juste ce qu'il faut, avec une « pluie » de pâte sablée ! Une compotée de pommes et de poires au miel « simplissime », et une moussa aux marrons, et son marron glacé, légère, onctueuse, en un mot divine !
Menus 19 / 21 et 15 € (uniquement servis le midi sauf dimanche et jours fériés). Pitchoun à 7 et 12 €. Menus à 24 et 38 €. Entrées de 11 à 16 €. Plats Terre et Mer de 12 à 21 €. Desserts à 6 €.
Fermé les mardis et mercredis, en Juillet et Août le mercredi seulement.

Au Rendez-vous des Amis
176, avenue de Rimiez
06 100 Nice
Tél.: +33 (0)4 93 84 49 66

Note : 13,5/20

mercredi 21 mars 2012

Aux Petits Plaisirs - 06 100 Nice


Faire pétiller les sens !

Ce « petit bout de table », à ce jour l'une de « nos » meilleures références Niçoises, ne paiera pas franchement de mine, blottie entre une rôtisserie, et un institut de beauté, mais, allez-y, poussez la porte, et, là, l'univers de Laurent Pisani s'offrira généreusement à vous ! L'aquarium aux homards, ses bulles « grimpantes », les boxs plus ou moins surélevés, les bambous porte bonheur, tout ceci s'imposera comme une référence ! Ici, on ne badinera pas avec l'ambiance tant au niveau de la déco que dans l'assiette ! Et même si de la carte émanera une brise de renouveau, force sera de constater que l'inspiration de Laurent Pisani s'inscrira dans une autre dimension ! La pluma Ibérique rôtie sur mousseline de céleri rave, foie gras poêlé, huile de truffe (en pipette), et jus corsé, et le millefeuille de canard au wasabi, légumes croquants, sauce teriaki, samosa au satay et sorbet au sésame noir, feront montre d'une (très) belle précision tant au niveau esthétique que dans l'alliance ! Subtilité évidente, suavité indéniable, et frivolité incontestable ! Le croustillant de filet de bœuf Simmenthal au foie gras, polenta crémeuse au pain d'épices, s'immiscera dans l'univers des appréhensions contrôlées de main de maître. Le carré d'agneau de Sisteron, rôti au romarin, pommes de terre confites à l'ail, pois gourmands, carottes fanes, et mini betterave caramélisée à l'orange, miel, gingembre, frisera le délire gustatif. Un poil de génie, un soupçon d'opiniâtreté, et une rasade d'extravagance ! Le risotto crémeux au champagne en déclinaison de foie gras dégagera les mêmes conditions ! Son mousseux à la Tome de Savoie fera certainement école, avec une interprétation assez « décalée » de l'art fromager ! Mais, ici, l'autre instant révélateur sera celui des douceurs, son moelleux au chocolat spéculoos coulant, et sucre pétillant, crème glacée au caramel beurre salé, crumble banane spéculoos, son citron meringué déstructuré, son sorbet, et sa brioche perdue au kiwi et framboise, pannacotta à la clémentine, rivaliseront de dextérité, de maestria oserais-je même dire, au point de vous faire pétiller les sens ! Redemandez-en, ce ne serait que justice !
Formule 29 €. Menu Plaisirs 35 €. Menu Dégustation 49 €. Entrées de 16 à 17 €. Risotto 22 €. Plats 26 €.Desserts de 6 à 9 €.
Ouvert midi et soir du mardi au samedi. Réservation conseillée.

Aux Petits Plaisirs
103, boulevard de Cessole
06 100 Nice
Tél.:+33 (0)4 93 44 20 23

Note : 14,5/20




mardi 20 mars 2012

Terroir Divin - 06 000 Nice


La valeur du plaisir de ce que l'on fait !

De la conception des meubles de salles de bains (en Espagne) à la restauration au cœur de Nice, il y avait un pas, que dis-je, un gouffre que Bernard Berthelot, un épicurien « éclairé » (ancien du métier de bouche), aura décidé de franchir allégrement lorsque l'opportunité se sera finalement présentée !
La table d'entrée sera électronique, et la première marche transparente avec vue sur la cave, une façon d'annoncer d'emblée la vocation du lieu ! La poignée de main franche, et le verbe discret, Bernard nous expliquera, par le détail, son cheminement, et ses objectifs ! Côté déco, murs immaculés, tables, et chaises hautes, en bois wengé, comptoir style bistrot, et caves « atmosphériques », d'une part, pour l'aspect bar à vins, et pierres apparentes, plafond à caissons de bois brut, carrelages crème et pourpre, et tables style billot de boucher pour l'aspect rôtisserie. Car, ici, ne l'oublions pas, c'est le côté naturel qui primera ! Un jeune chef « entoqué », Baptiste Airaut, s'affairera sur « sa » rôtisserie toute neuve, une Labesse-Giraudon, la seule à être dotée de porte-broches en plaqué or ! La terrine maison, presque tiède, à volonté, fraîchement conçue par Baptiste, dans sa terrine campagnarde fera des merveilles ! Succulence, et respect des saveurs !
 L'anchoïade mi-cuite, ses crudités émincées, fera, également, partie de la panoplie. La broche du jour, ce jour là un « simple » gigot, sa purée de pannais, sa carotte fan, s'inscriront dans une humilité fort appréciable, et appréciée ! La sélection de viandes, labélisées en l'occurrence, ce jour là, un magret de canard, respectera les « codes » essentiels en matière de choix des produits, et d'appréhension des cuissons ! Le saumon cuit à l'unilatérale, sa ratatouille maison, versera dans l'excellence sans la moindre restriction. Un petit détour par l'assiette du fromager, un certain Jérôme (du côté de la rue Lepante), ne laissera pas nos papilles de marbre, loin s'en faut ! Côté sucreries, et gourmandises, ici on ne s'étendra pas outre mesure sur le sujet, préférant concentrer ses atouts sur l'essentiel, le naturel, et rien que ! 
Une brioche perdue, façon pain, son sorbet abricot, et un yaourt maison version « maximisée » feront le bonheur de tous les accrocs de sensations raffinées. Et puis, la belle découverte de l'instant, côté sommellerie, recommandée par un « autre » Baptiste, un champagne Soutiran Grand Cru assez remarquable, et un Drapier rosé, sans omettre un Bourgogne Chardonnay Starterre Oroncio, de quoi vous susciter la seule envie qui fut pardonnée, y revenir !
Carte des amuses-bouches (servis au bar) verrine 1,30 € / canapé 1,10 €/ cuillère 1,30 €/ cassolette 1,30 €/ charcuterie-fromages de 8 à 12 €. Formule déjeuner 16 €. Menu marché 26 € (voir ardoise). Menu Terroir 29 €.
Fermé dimanche et lundi soir.

Terroir Divin
Bar à vins – Restaurant
11, rue Delille
06 000 Nice
Tél.: 09 54 19 66 51
facebook.com / terroirdivin

Note : 11/20

lundi 19 mars 2012

Barracuda - 06 000 Nice


Terrasser vos réticences !

C'est un restaurant-pizzéria pour le moins « kitchissime » (entendez par là très années 70) qui nous aura pour le moins « scotché » en ce mois de Janvier. Si une terrasse entre rue et trottoir vous recevra dés les beaux jours, nous opterons, quant à nous, pour la salle, une salle dans les tons rouges, muret de briques, murs et plafonds lambrissés, box de skaï rouge (en imitation autruche) et ardoise pour les plats du jour. Une approche de l'instant culinaire pas vraiment banal ! La pizza Reine à peine dorée fera œuvre d'une incroyable bienveillance ! Impeccable, vous dis-je ! La côte de bœuf (environ 350 à 400 gr) Charolaise, brocolis frais, blettes s'inscrira dans l'exceptionnel ! Point de demie mesure, du tout en un ! La paella à la Valencienne, gambas, crevettes, calamars, moules, chorizo, lapin et poulet entrera carrément en scène, dans une poêle individuelle, tout en « fraîcheur », sensibilité, et suavité, bluffante ! La belle friture, calamars, thon, cabillaud, saumon, et gambas, révolutionnera les acquis en la matière ! Exit, les habituels spécimen « déshydratés », et émaciés, et bienvenue à un défilé spécifique et magique d'une pêche d'enfer ! Question douceurs nous demeurerons, j'oserais dire, interloqués ! Tout en conviction, et séduction ! La tarte citron meringuée, la mousse au chocolat, le tirami-sù, la Tatin, et la tarte aux poires-cannelle uniront leurs talents avec pour seul objectif, terrasser vos réticences !
Formule déjeuner 16 €. Belle paella à le Valencienne 23 €. Menus A 27 € / B 32 € / C 37 €. Entrées de 13 à 20 €. Potages de 10 à 12 €. Salades de 7 à 17 €. Pizzas de 10 à 15 €. Pasta & risotto de 15 à 23 €. Poissons de 23 à 34 €. Viandes de 22 à 26 €. Desserts & glaces de 9 à 12 €.
Ouvert tous les jours.

Restaurant Barracuda
Spécialités Italiennes et Poissons
2, rue Meyerbeer
06 000 Nice
Tél.: 04 93 88 12 10

Note : 13 /20

Koudou - 06 00 Nice


Un « piège » pour nos sens !

Ce « classique » des classiques de la gastronomie Niçoise nous aura, une nouvelle fois, fait tomber dans ses filets lui qui se sera spécialisé, notamment, dans les produits de la mer. Sa déco un tantinet kitch avec ses mini-palmiers, ses chaises en osier, et son aquarium à homards, nous fera, comme toujours, « fondre » de bien-être ! Monsieur Prost, le mari de Madame nous aura attribué notre table, une pour six au fond à droite, et de nous remettre la carte aux fins d'« investigations » culinaires. Que prendre aujourd'hui ? Du poisson ? Une viande ? Notre humeur nous orientera plus volontiers, faute de soles encore disponibles (la dernière venant juste de partir), vers la viande ! Mais, pour se mettre en appétit, un foie gras maison au Sauternes, chutney de fruits, et gelée au Porto, tout en opulence, et saveur d'un produit très bien appréhendé, et un saumon fumé maison au bois d'olivier de Saint-Jeannet, « identifié », d'entrée de jeu, à son arôme très spécifique, sa crème légèrement citronnée persisterons à nous convaincre qu'ici on ne badine pas avec la santé des clients ! Le tartare de bœuf minute, préparé par Madame Prost, pommes de terre frites maison, et mesclun (un peu inutile), s'affichera tout en opulence avec, toutefois, un léger excès d'oignons (en dés), pas franchement valorisant ! 
Les frites s'imposeront quant à elles « grandissimes », et succulentes. La côte de bœuf pour une personne, grillée, bleue, ses pommes de terre frites, ses quelques feuilles d'épinards, imposera, avec ses 5 à 600 gr, indéniablement, le respect ! Un véritable coup de cœur, vous dis-je ! De quoi scandaliser, d'emblée, les plus virulents végétariens ! Mais, pas nous ! Texture parfaite, cuisson idoine, un met prévu uniquement pour les passionnés ! Côté douceurs, le pain perdu façon Grand-mère, caramel demi-sel, glace vanille, le millefeuille maison aux fraises, et le florilège tarte Tatin, tarte aux pommes, tarte citron et poire-chocolat (un gros « échantillonnage ») forceront l'admiration de mes papilles déjà préalablement, et fortement, sollicitées à notre arrivée par la vitrine prévue à cet effet, négligemment positionnée sur notre chemin ! Un véritable « piège » pour (tous) nos sens !
Formule Déjeuner à 17 €. Formule Bistrot à 25 €. Menu « Promenade des Anglais » à 32 €. Grand menu de Dégustation à 55 €, vin compris. Choucroute d'hiver de 17 à 19 €. Fruits de mer & crustacés de 16 à 47 €. Plateaux de fruits de mer 24 à 99 €. Entrées de 13 à 25 €. Soupes de 10 à 12 €. Salades de 9 à 19 €. Pâtes et risotto de 14 à 28 €. Poissons de 12 à 48 €. Viandes de 24 à 37 €. Desserts de 10 à 12 €.
Ouvert tout les jours.

Koudou
Restaurant – Brasserie
28, Promenade des Anglais
06 000 Nice
Tél.: +33 (0)4 93 87 33 74

Note : 13/20

dimanche 18 mars 2012

Hôtel Le Saint-Paul ***** - 06 570 Saint-Paul-de-Vence



Déférence et humilité

On ne vous l'aura peut-être pas dit, mais Le Saint-Paul, c'est « le » ***** le plus « villageois » de la Côte d'Azur (avec La chèvre d'Or, et Le Château Eza, bien sûr). Et ce n'est pas, Jérôme Vesoux, le tout nouveau directeur, qui nous contredira ! A lui, d'ailleurs, de vous expliquer pourquoi ! Il est vrai que nous serons heureux de le savoir ici, lui qui « œuvrerait », volontiers, en toute déférence, et humilité. Et çà se verra ! Mais, l'essentiel (pardonnez-moi, Monsieur Vesoux), ici, ce sera cette sensation de sérénité, de quiétude, si ce n'est de « zénitude ». Incroyablement empreint d'une aura bouleversante de générosité, et de spontanéité, le lieu nous prendra délicatement, et insensiblement, aux tripes, pour ne plus nous « lâcher » de tout le séjour. L'« épreuve » de la remise des clés, en l'occurrence la 36, et la 38, se déroulera dans le tact, et la délicatesse, et Corinne, la chef de réception, de nous envoyer le bagagiste car, il faut bien l'avouer, l'accessibilité, côté bagages, ne sera pas, franchement, le point fort ! La suite n°10 étant en travaux jusqu'au mois de juin, ce sont deux Junior-Suites, au 3e niveau, en face à face, qui auront pour mission de « capter » nos sens, et Dieu seul sait s'ils sont « aiguisés » !  

Mission parfaitement accomplie, je puis vous l'assurer, avec deux espaces, respectivement de 35 et 40 m², tout en élégance, et raffinement, deux espaces tapissés de lin, de chez Manuel Canovas, ou Pierre Frey, l'un côté rue Grande, et donc village, côté authentique si j'ose dire, dans les tons vieux rose, beige et marron, si ce n'est taupe, mobilier de chez Taillardat, et Mise en Demeure, lit à la « Polonaise », ciel de lit tombant, bergère, commode, et secrétaire Louis XV, bureau de style colonial Anglais en laqué noir, et écran L.C.D, avec toute la TNT disponible. En sous-pente, l'espace offrira des fenêtres « léchant » les murs voisins. Les pigeons seront même de la partie, roucoulant, généreusement, sur le toit d'en face ! L'aspect salle de bains ne déméritera pas. Tout en générosité, et fonctionnalité, marbré, en-dallé et empierré jusqu'au cou, cabine de douches, double vasque, et fenêtres avec vue sur les sommets tout proches. On aura, d'ailleurs, pensé aux moindres détails avec un téléphone mural, juste à côté des aisances !  

Histoire, peut-être bien, de vous rappeler à la triste réalité de notre XXIe siècle ? La petite attention quotidienne, une rose dans son vase, prête à se flétrir, mais qui, par une main secourable, n'en aura jamais eu le temps ! Le second espace sommeil, la 38, se révélera quasiment à l'identique mais, cette fois, côté vallée, dans les tons rouille, beige, et marron, avec vue majestueuse à 180° sur un paysage idyllique, quasi pictural ! Côté village, mon fils s'installera, côté vallée, nous nous réfugierons avec cette sensation de bien-être qui ne nous quittera plus, même lors du petit déj', amené en chambre, sur (grand) plateau, par un personnel congruent, pudique même, ponctuel indéniablement, aussi réservé, et efficient que celui du service de chambre.  

Un petit déj', modèle du genre, bien équilibré, bien « éduqué », non « paumadé », thés Mariage Frères, confitures maison à la fraise, ou à l'orange amère, et miel des montagnes environnantes, beurres Mère d'Isigny ou d'Echiré, mini baguettes, et viennoiseries, jus d'orange pressé du matin, et la rose (re)cueillie rien que pour nous, tout du moins, se plaira-t-on à l'envisager ! Côté room-service, n'imaginez surtout pas de l'expéditif ! Ici, point de place pour l'hypocrisie, mais plutôt pour une indéniable bienveillance.

Il ne vous manquera plus que de quérir, selon la carte, pâtes au saumon fumé ou tomate-basilic, salade de jeunes pousses, œuf mollet, tomate et lamelles de truffe, concoctées par Laurent Paccini (le chef), lui-même, assiette de fromages, et, par là même, un joli florilège de son savoir pâtissier, tarte au chocolat praliné, salade de fruits frais exotiques, baba au rhum et tartelette poires-amandes, un savoir dont vous pourrez profiter de 7h du matin à 2h du matin, sur simple appel au 9, comme nous, en ce dimanche midi.
Junior-Suite Vallée : Basse Saison : 370 € / Moyenne Saison : 420 € / Haute Saison : 490 €
Junior-Suite Village : Basse Saison : 320 € / Moyenne Saison : 370 € / Haute Saison : 430 €
Petit-déj' continental : 22 €/pers. Petit Déj' Saint-Paul : 28 €/ pers. Les petits chiens bien élevés seront les bienvenus : 50 € / jour
Fermeture annuelle de l'hôtel et du restaurant : du 1er Novembre 2012 au 31 Mars 2013

Hôtel Le Saint-Paul*****
Groupe Baglioni Hotels
Relais & Châteaux
86, rue Grande
06 570 Saint-Paul-de-Vence
Tél.: +33 (0)4 93 32 65 25

Auberge de la Madone - 06 440 Peillon Village


Que demander de plus ?

La « grimpette » vers Peillon nous aura, du centre de Nice, par la pénétrante, à peine demandé une (toute) petite demi-heure. Un large parking, quelques marches à descendre, la terrasse pour les beaux jour (mais, avec 10° pas question de la dresser !), et puis, outre les deux gros matous du village en train de se toiletter, l'introduction dans cette bâtisse datant de 1946, et l'accueil fort aimable du sommelier, et du maître d'hôtel, tout cela fera référence ! Pourtant, rien d'ostentatoire ni de grandiloquent dans ce lieu, mais une bonhommie agreste et chaleureuse ! La table ronde, au fond à gauche, nous conviendra parfaitement, face à la cheminée crépitante ! Y a pas à dire, ce côté authentique, si ce n'est sincère, lui confèrera un charme naturel, peut-être bien, dirons certains, suranné, mais, en tout cas attachant ! Le velouté de potiron en verrine, et la crème brûlée au foie gras, les amuse-bouches, engendreront le respect ! Quelle légèreté, quelle finesse ! La tranche de foie gras maison, en marbré, s'imposera tout en suavité ! Le feuilleté de blettes et herbes fines, escalope de foie gras poêlé, jus de veau et chanterelles, frisera l'excellence ! 
Humble et généreux, il s'affichera ! La petite pêche inattendue, préparée selon l'envie, ce jour-là un loup, idéalement concocté par Christian Millo et Thomas, père et fils (les dignes héritiers d'une lignée de chefs remontant à 1890), sur risotto et lit de chanterelles, le tout à la Bassecour, et une dinde finement tranchée, en farce fine, châtaignes, jus d'airelles, et pommes de terre mousseline, « génialissime », s'identifieront en toute sérénité, et dextérité ! Quant à la noix d'entrecôte de Chalosse (dans les Landes), sur lit de cèpes, nous ne regretterons pas la confiance accordée à Christian Millo ! Quant aux douceurs, la clé de voûte d'une dualité de chefs « œuvrant » en totale osmose, nous demeurerons interloqués par un savoir-faire, que dis-je une virtuosité bluffante ! Le crumble de pommes, sa pluie de sablé et, le dôme chocolat, vanille de Madagascar, sabayon, chocolat incorporé, praline craquant, et génoise, son sorbet cacao, s'inscriront dans le registre des « hauts faits » pâtissiers, ceux que l'on respecte dés le premier coup d'œil, et la première cuillerée !
Menus Saveurs Peillonnaises à 52 €, La Madone à 62 €. Formule midi et soir « autour d'un plat »
30 € (verre de vin offert le midi).
Fermé le mercredi.

Auberge de la Madone *
3, place Auguste-Arnulf
06 440 Peillon village
Tél.: +33 (0)4 93 79 91 17

Note : 14,5/20

Serain-Cappa - 06 000 Nice


Une rude tentation

Monsieur et Madame Serain, qu'on se le dise, ce n'est pas que de la pâtisserie-chocolaterie ! Depuis l'été 2011, c'est devenu également un lieu de sustentation légère, avec plat du jour, tartes salées et quiches, outre toutes les gourmandises à choisir sur place, et Dieu sait si, de ce côté là, nos papilles seront confrontées à rude tentation, face à un choix des plus Cornélien ! Verger de Manon, Ardéchois, Dôme d'Azur, Marquise, ou Opéra, vous feront vibrer de plaisir ! D'ailleurs, rien qu'à voir les gens se régaler, y mettre, parfois même, les doigts, et à entendre les Aaahhh, et les Huuummm, on devinera, aisément, leur état de « jouissance » gustative ! Mais la maison Serain Cappa c'est aussi les nougatines maison, les mendiants noirs ou blancs, les pralins, les guimauves et les macarons maison, les meringues, les confitures, les sucettes chocolat, les clémentines confites, et autres chocolats maison, déclinés « sous verre », en appellations toutes plus révélatrices les unes que les autres. Cabosse, Caramélita, Délice d'Alsace, Spéculos, Amanda, Caraïbe, Allicante, Rubis, ou Hawaï, de quoi, croyez-en mon expérience, amadouer les papilles les plus récalcitrantes !

Serain Cappa
Pâtissier-Chocolatier-Glacier-Traiteur-Salon de Thé
7 et 9 place Garibaldi
06 000 Nice
Tél./Fax.: 04 93 62 30 83
et 64, rue Arson
06 000 Nice
Tél.: 04 92 10 09 65


jeudi 15 mars 2012

L'interview PsyCho'Tok de Thierry Marx (Mandarin Oriental à Paris, 2*)

Thierry Marx





Mon objet fétiche : mes baguettes
Ma musique favorite : les belles voix, la Callas, Soeur Marie Keyrouz
Mon meilleur souvenir d'enfance : l'odeur du pain
Ma première recette : la pâte à pain !
Mon plus gros défaut : mon addiction au chocolat
Mon signe astrologique : Vierge
Ma phobie : la maladie
Ma plus grande qualité : l'écoute
Ma passion : les arts martiaux, le kendo en particulier
Si je n'étais pas chef, quelle carrière aurais-je souhaité : boulanger
Mon insulte favorite en cuisine : je déteste les chefs gueulards….
Ma citation de prédilection : la cuisine ça se regarde, ça se médite et ça se mange

mardi 13 mars 2012

Le Saint-Paul - 06 570 Saint-Paul-de-Vence


Une grande idée de la cuisine !

Profiter (que je déteste ce terme, en fait) d'un séjour en ce début de mois de Mars, période de réouverture du Saint-Paul, l'Âme et l'esprit (comme se plairait à le décrire la chaîne des Relais & Châteaux), tout autant d'un hôtel que d'un restaurant, calés entre remparts, et rue Grande, se révélera à nous tel un privilège, celui d'appréhender un lieu empreint d'une si belle histoire, si ce n'est pour se délecter du talent d'un chef, Laurent Paccini, pas encore étoilé (une « omission » à, prestement, rectifier, cher confrère du Guide Rouge !). Midi et demie tapante, un doigt sur le niveau -1 de l'ascenseur, et descente, non pas aux enfers, mais vers un restaurant qui réservera bien des surprises. Le dédale de petites salles, d'escaliers, la fontaine « frémissante », et puis notre table, une (grande) ronde pour nous trois, car tous les convives se seront « jetés » sur la terrasse ensoleillée, et l'affabilité de Frédéric Bernard, le maître d'hôtel, que demander de plus ? Une panure de porcelet, oignon confit et vinaigre, pour la mise en bouche, tout en onctuosité, et un foie gras poêlé aux champignons des bois amarante et sorbet au vin chaud, créeront l'événement d'un instant de délectation. Cuisson idoine d'un foie « indiscutable », fruits de saison poêlés, poire, pêche et mangue, noisettes, et échalote crue émincée. Beau tour de main ! Belle sincérité ! 
Le risotto aux truffes noires, parfumé « au-delà du réel », dévoilera toute sa sensualité, pas franchement surprenant pour un chef tout en naturel. Sa Chitarra, des pâtes à l'anchois frais, et « Chimey di rapa », entremêlés, entortillés rien que pour nous, son rouget poêlé croustillant, polenta, et artichauts, rêveur en diable, son ris de veau caramélisé au café, légèrement sucré, sa mousseline de choux-fleur, et roquette, tout en objectivité, et humilité, son porcelet rôti, manioc (coloré) à la betterave, et champignons sauvages, nous serons interprétés sans dérision, tout en conviction ! Intégrité et « spiritualité » d'un porcelet issu du Piémont (7,5 à 8 kg) assurément sublimé façon Laurent Paccini. Une ardoise du fromager plus tard, un Brie de Meaux d'anthologie, un chèvre, et un Banon, et nous voici prêts à vivre l'instant des gourmandises, celui d'un chef qui, encore aujourd'hui, sait se surpasser, et surtout vous faire partager ! 
Son Cannolo de sucre « Moscovado », crème légère de noisette du Piémont, glace de lait et huile de noisette, son sablé crème citron, banane et feuillantine, et son mini baba au rhum, crème diplomate, et orange confite, forceront notre respect, ou plutôt celui de nos papilles, d'autant mieux que Laurent n'est pas pâtissier de métier, mais par dévotion, par conviction.
Carte du midi : Menu Bistronomique 38 €. L' Éveil de 14 à 15 €. Terre et Mer de 18 à 24 €. Planche des fromages 12 €. Le coin gourmand 12 à 14 €.
Carte du soir : Menu dégustation 110 € (hors boisson) et 150 € accord mets-vins, sélection du sommelier. Menu Saint-Paul 60 €. L' Éveil de 18 à 25 €. Terre et Mer de 24 à 60 €. Planche des fromages 12 €. Le coin gourmand de 12 à 14 €.
Une nouveauté, l'aspect salon de thé l'après-midi.

Restaurant Le Saint-Paul
Hôtel Le Saint-Paul *****
86, rue Grande
06 570 Saint-Paul-de-Vence
Tél.: +33 (0)4 93 34 65 25

Note : 15 /20


lundi 12 mars 2012

Hôtel La Vignette Haute ****luxe - 06 810 Auribeau-sur-Siagne


Sous les feux de la rampe !

Si la Vignette s'est retrouvée, tout récemment, sous les feux de la rampe ou, plus exactement, face à la caméra d'une équipe de tournage, celle de Mickaël Pallanca (Savoir-faire Prod, pour être plus précis), avec, dans le rôle du présentateur « guest », Magloire lui-même, l'alter-égo de Vincent Mac Doom, ce n'était que l'instant d'une soirée, l'instant d'une « mise en lumière », tout simplement pour mettre en exergue une facette assez cachée d'un lieu dirigé depuis peu par Karine Martinelli, les phénomènes (prétendument ?) inexpliqués !
Or, sans le savoir, c'est durant ce tournage, le soir, vers 20h, que notre venue en cette ancienne auberge du XVIIe siècle, un authentique mas provençal bâti sur un piton rocheux, au beau milieu des mimosas, blotti, là, au pied du petit village médiéval d' Auribeau-sur-Siagne, prendra une tournure (assez) inattendue ! Nous, à peine garés sur le parking, valises à la main, et Magloire de couper le tournage pour lancer un bonsoir (assez) délicat, soit dit en passant, et pas franchement licencieux. Il nous tardait, seulement, de récupérer la clé de notre Junior Suite, la Saint-Honorat, une Junior en bord de terrasse, face à la piscine à bains Romains, et sous la grande terrasse avec vue sur les collines voisines. Une superbe porte de bois massif à heurtoir, une marche à descendre, des tomettes anciennes généreuses, une niche à nymphe, une porte à vitraux multicolore pour pénétrer un espace bains dont la rusticité ne fera aucun doute. 
Jardinière à poutraison, pierres taillées apparentes, portes d'armoires en bois veiné « clés » à pompons, baignoire d'angle jacuzzi, et meuble lavabo à rabat « rectangulaire », lui donneront un cachet évident. En tout cas, nous, on aura aimé (si, si, je vous assure, çà vaut le détour), même les toilettes à accoudoirs ! Certes, ce ne sont pas les murs « au tampon » couleur ocre, la literie, somme toute, fort honorable, ou l'écran L.C.D mural en 127 qui feront la différence, non, mais, plutôt, cette combinaison de pièces de collection, cet assemblage, somme toute, assez hétéroclite de Prie-Dieu, de bénitier mural, de fauteuils Louis XIII, de vaisselier, d'icônes en sous-verre, de Vierges à l'enfant, ou ce confessionnal « re-programmé » en dressing ! On s'attendrait à croiser, pourquoi pas, la fameuse Dame blanche, une russe mais du temps de son propriétaire d'après guerre, ou même celui des années 70 / 80, Don Alphonso. Mais, point d'ectoplasmes, tout du moins ceux annoncés ! Pour le « battement de cœur » qui persistera durant toute la nuit, jusqu'au petit matin, bien audible, si perceptible même qu'il nous réveillera à trois ou quatre reprises, c'est tout dire, point d'explication, somme toute, rationnelle, point de mécanisme devenu subitement fou, point d'électronique « déjantée », non point de tout cela ! Mais alors, qu'était-ce réellement ? 
Je passerais, presque, sous silence, les cris, ou rires, d'enfants vers deux ou trois heures du matin, ou les pas raisonnant juste au-dessus de notre Junior suite, soit dans la salle à manger ! Or, à cette heure précise, point de présence dans les lieux, tout le monde dormait ! Toutefois, le côté moelleux de la literie, les gazouillis d'oiseaux dés le matin, un soleil bienveillant, et puis un très beau petit déj', servi en chambre, sur plateau, ou sur guéridon face à la piscine, nous feront, bien vite, revenir à la (triste ?) réalité de notre monde (hyper) matérialiste. Ici, tout compte fait, ce sera plutôt comme un petit « îlot » de paradis, perdu au milieu des vignobles et des mimosas, possiblement hanté, même si nous n'aurons pas eu la chance d'occuper la « fameuse » chambre 11, non, pas la jaune, ne mélangeons pas les genres, même s'il y aurait là comme un gros mystère ! Et pourtant, moi qui suis (extrêmement) réceptif à ce genre de phénomènes, dits paranormaux, sachez que, je saurais toujours faire la part des choses !
Chambre n°16 Saint-Honorat : Basse saison : 240 € / Moyenne saison : 270 € / Haute saison : 320 €
(Hors Fêtes, congrès et Festival). Lit supplémentaire 40 €. Petit déj' Continental 15 €.
Petit animaux 15 €.

Château & Hôtel La Vignette Haute **** Luxe
370, route du Village
06 810 Auribeau-sur-Siagne
Tél.: +33 (0)4 93 42 20 01
www.vignettehaute.com / info@vignettehaute.com Châteaux & Hôtels Collection

jeudi 8 mars 2012

A'Trego - 06 320 Cap d'Ail


N'existerait-il que dans nos rêves ?

« Juste une cabane de pêcheur sur l'eau … » selon Philippe Starck, et un lounge « aquatique » à mon humble avis, avec vue imprenable sur les flots, et la plage de Cap d'Ail ! Au son d'une musique (toujours) lounge, bien présente, les coins banquette en salle, ou en terrasse nous ferons bien hésiter sauf qu'un courant d'air du aux baies grandes ouvertes, aura raison de notre choix ! Effectivement, les russes, les Américains, ou les Chinois, enfin la grande majorité des étrangers, s'extasieraient certainement devant cette terrasse (hyper) ensoleillée. Mais étant d'un naturel plutôt contrariant, j'opterai pour la salle ! Négligemment, la carte conçue par Fausti Ettore, le chef, fera dans la simplicité, mais seulement apparente ! A lorgner du côté des prix, on serait à même de renoncer ! L'assiette Ibérique Bellota, bruschetta de tomate et basilic, pour deux, envisagée ponctuellement pour trois, mettra l'accent sur un Pata Negra 48 mois, le plus recherché certes, mais, beaucoup trop gras à mon goût, et « fermenté ». 
Pour le reste un « vulgaire » saucisson tranché, tentera bien de lui ravir la prépondérance ! Un peu fort de café pour une assiette proposée à 35 € tout de même ! La brouillade d'œuf à la truffe noire inversera la tendance avec ce côté velouté, tout en onctuosité, et révélation des saveurs ! La volaille fermière, rôtie en cocotte 26 €/ pers., pour deux (trente minutes d'attente), mettra nos papilles dans les « startingblocks» ! Mais une cuisson quelque peu excessive (de 10 minutes ?), l'aura faite passer de la grande succulence à une certaine siccité, outre un découpage sur guéridon qui eu été révélateur du soin apporté ! L'entrecôte de Salers, frottée à la fleur de sel, pommes de terre Pont Neuf, sauce Béarnaise, fera date tant au niveau des « frites » ravageuses, que de la sauce hyper bien appréhendées ! De quoi « lécher » la saucière jusqu'à la lie ! Les épinards en branche, et les pommes grenailles, ne feront pas vraiment de la figuration ! L'avantage indéniable du lieu, des gourmandises imaginées, concoctées, avec les mêmes convictions, celles d'un chef pâtissier des plus doués, Jacquinot Laurent, un perfectionniste, un « givré » de la spatule, un « déjanté » de la douille ! Sa tarte au citron meringuée, filet de mangue, sa cassolette de poire-amande à l'ancienne, poire pochée au cidre, rôtie dans la nougatine, crème noisette, la brioche en pain perdu, fruits d'automne, dés de gelée au cidre, et la tarte gourmande, fruits secs caramélisés, mousse Gianduja, cœur lacté, ranimeront les papilles les plus engourdies ! Avec un petit Pouilly Fumé, « Baron de L » - La Doucette-blanc-2008, ce sera l'extase !
Suggestions du jour : Entrée 14 €. Plat 20 €. Dessert 11 €. Entrées de 15 à 95 €. Pâtes & risotto de 22 à 25 €. Poissons de 30 à 40 €. Viandes de 26 à 39 €. Les petits plus (accompagnements) 8 €. Fromage 14 €. Desserts de 11 à 15 €.
Brunch du dimanche à 55 €. Formule lunch du mardi au vendredi à 28 €.
A partir de 18 heures Roof et Member's Bar.
Service voiturier midi et soir. Ouvert tout les jours de 12 h à 14h et le soir à partir de 20 h.

Restaurant A'Trego
Port de plaisance
06 320 Cap d'Ail
Tél.: +33 (0)4 93 28 58 22

Note : 13 /20

Photographe : Guillaume Plisson.

mercredi 7 mars 2012

Il Terrazzino - 98 000 Monaco


Pour une séduction tous azimuts !

Cette « terrasse » là, si « piccolino » soit-elle, « chapeautant » les jardins du Casino, et l'Hôtel de Paris, ne variera (presque) pas d'une année sur l'autre ! Raffaëlo Russo, l'heureux « détenteur » de ce bien très précieux, en pleine discussion avec « sa » chef de cuisine, réservera, comme à son habitude, un accueil jovial, mais respectable ! Et puis, ce « vent » venu d'Italie du Sud, un vent d'authenticité, tout à la fois rital et œcuménique ! Un vent qui soufflera sur ces anti-pastis amplis de fraîcheur comme ces mini bruschetta, petits pains à la tomates fraîches et basilic, cette mozzarella « globuleuse » et géante, ces brocolis, ce jambon de Parme, ces olives vertes de Sorrento, cette charcuterie paysanne, et puis cette mozzarella de vache fumée et fondue, ma que, c'est oune miracle !
 La dégustation « éventail » de trois pâtes maison, conçue quotidiennement, raviolis fait main à la mozzarella, marjolaine, sauce tomates fraîches et basilic, les gnocchis alla Sorrentina, al gorgonzola, à la pomme de terre, et aux épinards, et les fusilli Marmora, origan, sauce tomates fraîches, nous fournirons tous les arguments voulus pour une séduction tous azimuts ! 
Question desserts, la Pastiera Napoletana, une tarte aux grains de blé, ricotta, crème pâtissière à la fleur d'oranger et zeste d'orange, le gâteau des moines Napolitain, celui que l'on ne peut refuser, tant il vous aura « explosé » les mirettes ! Le Caprese Cioccolato, gâteau au chocolat de Capri, servi tiède, les babas al limocello, des petits babas à la liqueur de citron, des typiques de Sorrento, la tagliata de frutta gresca, salade de fruits frais maison, en jatte à volonté, et les fameux Sfogliattelle, sucre glace, ces petites curiosités craquantes et savoureuses, une avalanche de gourmandises que Raffaêlo, lui-même, n'hésitera pas à déposer sur notre table histoire, peut-être bien, de nous donner des regrets !
Antipasti de 9 à 16 €. pâtes de 14 à 24 €. Viandes de 19 à 21 €. Desserts de 7 à 1é €.
Fermé le dimanche.

Il Terrazzino
Restaurant Napolitain
2, rue des Iris
98 000 Monaco
Tél.: +377 93 50 24 27

Note : 13/20


mardi 6 mars 2012

Les Mille Chandelles - 06 810 Auribeau-sur-Siagne


Bourré d'authenticité !

La Vignette, cette ancienne auberge du XVIIe, pour moi, c'est « le » souvenir d'adolescence par excellence, celui d'une époque où j'avais dix huit printemps avec toute l'insouciance qui pouvait me caractériser à l'époque ! Et pourtant, Dieu sait si j'appréciais, déjà, le lieu ! En ce week-end de fin Février, soleil et arômes de mimosas aidant, le cheminement du parking, par un long tapis rouge, vers la première salle voutée, n'en finira (presque) plus. Le côté médiéval, armure, vitraux, et pierres taillées bourrées d'authenticité, nous prendra, comme toujours, aux tripes ! On s'attendrait presque à rencontrer les fantômes du lieu, surtout, parait-il, du côté de la chambre 11 ! Baissons-nous, porte voutées obligeant, un puis deux fauteuils de velours rouge, conçus pour les nones, et voici la salle Bergerie avec ses poutraisons d'origine, sa cheminée … au gaz (illusion parfaite), ses cinq cent lampes à l'huile, ses banquettes de velours rouge, à armoiries, et ses multiples babioles issues d'un « chinage » forcené, sans omettre l'aspect grange avec poules, poney, et chèvres, isolés par une baie vitrée, rien que pour les exhalaisons ! Service tout en justesse, et attention idoine d'un maître d'hôtel, Sébastien Lanquetin. 
Les œufs à la coque, leurs mouillettes au foie gras, d'un beau jaune orangé (les meilleurs), raviveront nos espoirs à savoir d'en découvrir d'aussi goûteux que ceux-ci, des vrais, des fermiers, car ils sont bien rares ! (si, si j'en ai cherché sans jamais les trouver ). Le foie gras mi-cuit au torchon brioche, et chutney d'ananas fera (beaucoup) mieux que de la figuration, tout en séduction ! La côte de veau, parmentière, et jus de truffe, révélera un spécimen franchement au top de la sérénité, de la suavité, juste saisi, rosé à cœur, en un mot, idéalement approché. Le risotto à l'encre de seiche, et ses Saint-Jacques raidies, comblera notre envie du moment, sauf que je lui aurais préféré des Saint-Jacques snackées ! Les médaillons de selle d'agneau farcis au boudin noir, jus corsé, et son petit ragoût de févettes, hormis une cuisson quelque peu « délurée », séduira des papilles demeurées, il est vrai, sur une lourde déception ressentie en ce lieu, il y a quatre ou cinq ans ! 
Mais un Meursault – Blanc 2007 Les Pellans Domaine d'Ardhuy, riche en puissance et rondeur en bouche, plaidera la cause très défendable d'une table enfin remise sur la bonne voie ! L'assortiment de fromages, et confiture de tomate-cerise, bleu, brie, et chèvre ne désapprouvera pas un chef, Claude Sainty, fort bien inspiré. Sa version du nougat glacé, coulis de fruits rouges, son cœur coulant au chocolat Guayaquil, et framboises fruits, ou sa pomme fuji caramélisée façon Tatin, dérideront les plus exigeants des gourmets, croyez-moi ! A découvrir, ou redécouvrir prestement.
Menu Royal 99 €. Menu Mille Chandelles 79 €. Menu Gourmand 45 €. Entrées de 15 à 25 €. Poissons de 25 à 30 €. Viandes de 28 à 35 €. Gourmandise de 15 à 19 €.
Ouvert tous les soirs, et le midi du mercredi au dimanche (fermé lundis et mardis midi)

Château-Hôtel La Vignette Haute ****luxe
Restaurant Les Mille chandelles
370, route du village
06 810 Auribeau-Sur-Siagne
Tél.: +33 (0)4 93 42 20 01
Château & Hôtels Collection

Note : 14/20

Les Viviers - 06 000 Nice


Une (véritable) table « plaisir » !

Notre « MO.F » préféré sur la Côte d'Azur, Jacques Rolancy, un chef à tendance kitch (mais, ceci n'est pas une critique, sachez-le !), quelque peu « débordé » ces derniers temps par des défections intempestives de personnel, maintiendra le cap avec une constance qui frisera le respect ! Toujours seul maître à bord, il sait faire profiter ses convives, quelque soit la période, d'un indéniable don, d'une (quasi) perfection érigée en précepte ! Côté bistrot, ce jour-là, le gastro étant fermé le dimanche, peu de tables occupées, certes, mais une ambiance paisible, séductrice, à la limite de la zénitude ! L'ardoise « géante » affichera pas moins de onze entrées, cinq viandes et quinze poissons, ou crustacés (issus de l'Atlantique) du jour ! Un beau record dont Jacques Rolancy ne saurait se laisser contester, sur toute la Côte, la suprématie ! Son pâté en croute Richelieu aux gibiers de saison, son carpaccio de Saint-Jacques et truffe noire et sa salade d'artichauts cuits fondants, et d'autres crus, comme toujours friseront une excellence amplement envisagée ! Le turbot grillé, en tronçon, sauce Hollandaise maison, montée telle une mayonnaise, sa purée maison, tout comme le bar grillé pour deux, sa purée maison, ses frites de panisse fraîches, démontreront qu'ici le bien-être de vos papilles n'est pas galvaudé ! Et, s'il vous restait un soupçon de courage, le « célèbre » Paris-Brest, à commander au début du repas, un « tonnerre » d'onctuosité, la crème brûlée, le classique des classiques, et le soufflé au Grand Marnier, le vrai pas le dégonflé, celui qui au jour d'aujourd'hui représentera, dans sa rareté, un véritable moment de bravoure, n'auraient pas que les mots pour le dire !
Menu du week-end à 32 €. Formules à 16 et 19 €. Entrées de 10 à 19 €. Plats de 25 à 35 €. Poissons grillés de 27 à 36 €. Viandes de 22 à 33 €. Dessert de 7 à 10 €.
Ouvert tout les jours.

Les Viviers
Bistrot
22, rue Alphone Karr
06 000 Nice
Tél. : 04 93 16 00 48

Note : 13,5/20

lundi 5 mars 2012

Le Figuier Saint-Esprit - 06 600 Antibes


Intuition et perspicacité

Notre ami Christian Morisset, les moustaches toujours aussi « vivaces », aura, ce jour-là, une petite larme à l'œil son fils, après quatre années de bons et loyaux services à ses côtés, s'étant envolé vers d'autres aventures, à New-York cette fois-ci ! Il est vrai qu'en ce 2 Janvier 2012, l'atmosphère du lieu aura quelque chose d'irréaliste. Sera-ce l'éclairage, le ciel (très) ombragé et pluvieux ? Je ne saurais le dire ! Toujours est-il que la luminosité lui confèrera une aura assez particulière ! Le boudin blanc, crème de cresson, pince de homard, son lasagne, s'imposera plutôt comme une entrée ! Et pourtant, il ne s'agira que d'une « mise en bouche » ! Le foie gras frais de canard des Landes cuit au torchon, chutney de fruits rouges, et toast de pain de campagne, tout comme celui aux truffes topinambours, velouté de champignons, s'imposeront en toute équité, subtilité, et suavité. Les noix de coquilles Saint-Jacques Dieppoises rôties, Julienne de radis noirs, carottes jaunes et pois gourmands, croustille de pommes de terre vitelotte, et crème de topinambours, coulis de patates douces, et riquette, flirteront avec l'excellence d'un produit particulièrement bien « approché ». La chair de tourteaux frais de l'océan Atlantique, en quenelles, raviole de chou rave à la mousseline de chou fleur en gelée d'algues, œufs de truite et hareng, dévoilera des charmes gustatifs amplis de naturel. 
Le rognon de veau, gnocchis au parmesan (plat du jour), outre une mise en scène sophistiquée, versera dans la sentimentalité ! La selle d'agneau des Alpilles, cuite en terre d'argile de Vallauris, gnocchis aux truffes, courgette, fleur à l'aubergine, jus à la fleur de thym, s'inscrira dans la belle et séduisante délicatesse, avec une petite faiblesse pour les gnocchis ! Le dos de chevreuil en croûte, son foie gras poêlé, sa poire caramélisée, n'aura qu'à bien se tenir, lui qui l'aurait volontiers supplanté ! Chez Christian Morisset, on ne présentera plus les fromages ! Un (très) doux instant de félicité dont il serait passé maître. Sa poire William, en fines lamelles caramélisées, à la cardamone, mousse à la poire tapée à l'ancienne, son sorbet poire, son chocolat moelleux chaud au Guanaja, et son entremet caramel aux saveurs épicées et citronnées, sorbet cacao, ou son baba au rhum, copeaux d'ananas et mangue, verrine aux saveurs de fruits exotiques et perles du Japon, se révéleront de petites merveilles de douceurs, de légèreté, d'intuition et de perspicacité !
Formule Ardoise à 29,90 €. Formule vin Le Figuier à 21,60 €. Formule Esprit du vin à 31,50 €. Menu Figuier à 62 €. Menu dégustation l'Humeur de Saint-Esprit à 83 €. Carte de 32 à 45 €. Desserts de 12 à 17 €.
Jusqu'au 30 Avril fermeture le mardi et le mercredi. Et, en saison, fermeture hebdomadaire le mardi toute la journée. Lundi et mercredi, au déjeuner.
Horaires d'ouverture au déjeuner à 12h15 et au dîner à 19h15.

Le Figuier Saint-Esprit*
14, rue Saint-Esprit ou 7, promenade Amiral de Grasse (service voiturier)
06 600 Antibes
Réservation (conseillée) au +33 (0)4 93 34 50 12

Note : 15/20


Café de la Fontaine - 06 320 La Turbie


Qu'à cela ne tienne !

La Turbie, vous connaissez ? Si cela ne dépendait que de nous, vous ne pourriez que connaître ! Car, ici, deux de nos « affectionnés » sont gravés dans le paysage culinaire avec un chef, Bruno Cirino, un double étoilé qui « officie » à l'Hostellerie Jérôme, tout en demeurant, avec sa femme Marianne tout de même, le patron ! Être chez soi, cela n'a pas de prix (façon de parler !), croyez-en mon expérience ! Le maître de salle, Yann, nous suggèrera, notamment, des langoustines grillées, et coco frais, que nous n'aurions pas vraiment envisagées en ce dimanche de début Décembre ! Un florilège de tarte aux épinards, crème de fromage, et poivrons doux, de raviolis aux champignons, et une brandade de morue dont José, le « bras gauche » du chef absent ce jour là, aura su très généreusement appliquer la méthode, nous encouragerons à prolonger l'instant ! Nickels, impeccables, rien à redire ! Tout à manger ! Côté plats, l'entrecôte (le fameux épisode de la dernière fois aura, finalement, chamboulé les esprits), purée de pommes de terre, le carré de veau rosé en cocotte, et les noix de Saint-Jacques à peine snackées, feront indéniablement référence avec des produits hyper bien appréhendés ! Côté desserts, la tarte aux poires, la crème aux œufs, dattes Medjoul, et le tiramu-sù, auraient comblés le plus exigeant des épicuriens, sauf que nous nous situerons un cran au-dessus dans l'échelle de la grande exigence ! Qu'à cela ne tienne, la tarte aux poires sera « doublée » de son « clone », une part supplémentaire du spécimen tout fraîchement concocté, et présenté (chose à ne jamais reproduire avec nous !) là, quasiment sous nos yeux ! Venir titiller ainsi nos papilles, procédera du « scénario » le plus machiavélique !
Entrée 6 €. Plats de 16 à 19 €. Desserts 5 €. A l'heure du thé, tarte du jour !
Ouvert tout les jours midi et soir.

Café de la Fontaine
4, avenue du Général de Gaulle
06 320 La Turbie
Tél.: +33 (0)4 93 28 52 79

Note 13,5/20  

dimanche 4 mars 2012

Hôtel Princess & Richmond - 06 500 Menton


Côté mer, côté cœur !

D'un « garni » comme ils disaient au début du XIXe, devenu hôtel en 1924, le Princess, finalement rasé en 1966, premier maillon d'une série de trois « entités », allait représenter la clé de voute, ou la pierre angulaire si vous préférez, d'une affaire de famille, les Stiffa et Caravelli. Le Richmond, pension de famille (avant guerre) muée en hôtel **, démoli, et, finalement, reconstruit, viendra prendre la relève, et relever le gant de l'héritage. Tout cela apparaîtra un tantinet alambiqué, me direz-vous ! Que nenni ! Ce sera tout bonnement le début d'une histoire de famille sur quatre générations d'hôteliers Mentonnais, par mariage, et succession interposés ! Aujourd'hui, une troisième étoile en poche (depuis 1985), cet hôtel voué au seul bien-être de ses clients, et ce n'est pas un vain slogan de communication, nous aura vu lui rendre une visite « appuyée », une semaine durant, le temps pour nous de le bien ressentir ! Et même si ses *** ne nous auront pas franchement impressionnés, force sera de relever qu'il en mériterait (soyons équitables), eu égard à nombre de ses « voisins », nouvelle classification obligeant, bien **** ! 
Pourtant, il est vrai que, depuis sa reconstruction sur sept niveaux, sa « vocation » n'aurait quasiment pas varié à savoir vous faire profiter d'une situation privilégiée « entre ciel et mer, mer et montagne, et plage et jardins » comme « ils » disent ! « Ils », est-ce à dire, Philippe, Danielle, et désormais Julien, leur fils (qui les a rejoint en 2008), ce sont les Caravelli, dignes « héritiers » de deux lignées d'hôteliers (issues du début du siècle dernier), toujours disponibles et attentifs aux moindres souhaits de leurs clients, certes, pour nombre d'entre eux, selon les périodes, et les événements, des étrangers, Belges, Anglais, ou issus des pays de l'Est. Mais, rassurez-vous, tout de même un tiers de Français ! A l'accueil, un personnel sans affèterie, respectueux juste ce qu'il faut pour nous remettre nos trois clés, celles de deux chambres communicantes par un mini hall, deux espaces distincts d'une bonne vingtaine de mètres carrés chacuns, l'un reconditionné, la « nouvelle » version, et l'autre à l'ancienne (n'exagérons rien, tout de même), très seventies !
 Murs beiges, fauteuils bleu clair, guéridons, chevets, bureau de bois wengé, et rideaux « tête de nègre » pour l'un, tons abricots, mobilier de rotin couleur acajou, fauteuil et chaises imprimés, pour l'autre ! Mais fonctionnalité identique pour ces deux espaces avec, pour chacun, sa salle de bains plus ou moins « classique », sa climatisation efficace, son écran L.C.D, certes pas de la dernière génération, sans TNT mais avec presque toutes les chaînes satellites, et son wifi gratuit. Il ne vous restera donc plus qu'à requérir le code ! Un gros plus, la terrasse avec vue sur la grande bleue, le double vitrage (très) efficace, surtout niveau sonorité, et les volets à commande électrique. En outre, on ne pourra pas leur reprocher le moindre laxisme !
 Ici, tout sera soigné selon les règles de la bienveillance ! Seules les cloisons de notre penderie nous aurons causées quelques soucis en souhaitant reprendre leur liberté, en dehors des rails ! L'aspect, petit déj', offrira deux versions possibles, l'une en chambre, l'autre en salle. Bien évidemment, celle en salle séduira nombre de clients avec profusion de céréales, confitures aux agrumes maison conçues par Danielle elle-même, viennoiseries boulangères, pains de mie aux céréales, thés, et café, quant d'autres lui préféreront, comme nous, le service en chambre, sur plateau, certes un peu moins généreux, mais tellement plus intimiste, et discret !
Jacuzzi chauffé + salle de fitness. Chambres côté montage de 93 à 113 €. Vue partielle de la mer de 100 à 123 €. Face à la mer de 117 à 142 €. Premium de 132 à 157 €. Et suite de 190 à 240 €. Petit déj' Continental ou buffet 11 €. Garage fermé en sous-sol 10 €. Restaurant Le Galet.

Hôtel Princess & Richmond***
617, Promenade du Soleil
06 500 Menton
Tél.: +33 (0)4 93 35 80 20

Note : 14/20