lundi 30 juillet 2012

Il Vino d'Enrico Bernardo * - 75 007 Paris


Une furtive apparition …

Vous pénétrez ici dans l'antre d'Enrico Bernardo (un meilleur sommelier du monde 2004), son propre domaine « lové » juste aux côtés des Invalides, et de chez Le Divellec, de quoi donner un certain « punch » à son initiateur lorsqu'il se sera installé (depuis 5 ans tout de même) ! Lunettes noires « vissées » sur le nez, polo bleu dur, le maître de céans, lui-même, fera une furtive apparition en salle pour une table d'habitués « digne d'intérêt » (on dira les choses comme cela), et nous de nous être orientés vers un coin banquette de velours aubergine avec vue sur une ambiance de tons noirs et gris en variation, de photos de vins en situation, de colonnades, et d'étagères avec verres pour dégustation (en clair, ou à l'aveugle). Le tout fera dans le feutré, en une belle élégance, et discrétion. Côté carte, on s'inscrira dans l'apparente humilité d'un chef, Michele Biassoni, associé, curieusement, à une certaine rigidité ! Le foie gras en terrine, olives noires d'Arma di Taggia, et noisettes du Piémont, la jouera sincérité et onctuosité, mais franchement pas générosité ! Quatre mini bouchée d'un foie, fort heureusement très respectable. Le tartare de daurade, mini courgettes, gelée à l'eau de tomates, et (« miettes » de) caviar Osciétre, quant à lui, misera sur la fraîcheur, et l'esthétisme. Le homard Breton rôti avec sa bisque, blettes confites et mousse aux épinards, la selle et le carré d'agneau de lait rôtis, purée de haricots coco, et mini légumes, bien rosé, et le filet mignon de cochon, petit pois, pommes de terre fondantes, et câpres, auront, malgré une évidente qualité des mets, bien du mal à faire l'unanimité du fait, peut-être bien, de leur portion pour le moins, congrue ! Les fromages affinés de Marie Quatrehomme, et salade de saison, tout en chèvres s'orchestreront. Pour les douceurs, le crémeux au chocolat blanc, pêches et mangue, sorbet au thé matcha, rien qu'en délicatesse, et suavité, ou la pannacotta au café de Panama, chocolat grand Caraïbes, et glace à la crème de Whisky, forceront, a contrario des mets salés, l'admiration d'un « public » véritablement acquis à la version sucrée ! Un regret, que le maître et initiateur de la maison ne se soit pas inquiété, le moins du monde, de notre degré de satisfaction (ainsi que celui des autres convives, pour lesquels il n'aura pas eu un seul regard) !
Dégustation de champagne et vin au verre : Champagne Egly Ouriet -1er Cru Vignes de Vrigny, et Meursault – J.M Boillot – 2010.

Il Vino d'Enrico Bernardo *
13, boulevard de la Tour Maubourg
75 007 Paris
Tél.: 01 44 11 72 02

Note : 13,5 /20



dimanche 29 juillet 2012

La Table du Huit - 75 008 Paris


Un belle instant de félicité !

Si elle fût, en son temps, propriété de la Duchesse de Rivoli, la vénérable maison des Centraliens, en outre un superbe hôtel particulier de style Napoléon III en partie voué à l'hôtellerie haut de gamme (depuis les années 90), la Maison Martin Margiela (en étroite collaboration avec l'architecte Danielle Darmon) lui aura insufflé une nouvelle énergie, j'oserais même dire une seconde vie. Voisin du San Régis, quant à lui tout en discrétion, à mi-chemin de l'Avenue Montaigne, et du Grand Palais, le lieu déroutera avec ses jeux de miroirs, ses cabochons de marbre noir, ses trompes l'œil, ses sièges fantomatiques, et son escalier d'époque, vestige d'un art décoratif, un peu trop oublié aujourd'hui. Patrick Toni, le directeur de la restauration, nous mènera vers une table sous la véranda, et nous d'être attiré par une toute autre beaucoup plus, comment dirais-je, en conformité. La carte-menu, façon carte à jouer, suggèrera et nous de disposer. 
Le tartare de tomates anciennes, son pesto, les filets de rougets, mini ratatouille, et olives Taggiasca, et les aubergines marinées à la mozzarella di Buffala, jambon grande réserve, ne chambouleront certes pas le microcosme de la gastronomie Parisienne, mais ils sauront nous séduire de leur touchante simplicité doublée d'un sens aiguisé de l'esthétique ! Le tartare de Charolais taillé au couteau, en aller-retour (un poil trop saisi à mon goût), ses frites maison, et l'entrecôte Black Angus bio (environ 300 gr), pommes grenailles, ses mini girolles en association, prouveront, s'il en était besoin, que le chef, Benoit Hilaire, ne s'embarrassera pas de la moindre prétention, mais plutôt d'une bonne dose de séduction ! Un seul regret, qu'il fut un peu trop « timide » dans ses élaborations ! L'aspect desserts – mis à part celui du Huit (à partager à 2 ou à 3) beaucoup trop généreux – dévoilera un riz au lait quasi « magique » avec sa glace caramel beurre salé (s'il vous plait chef, ne rajoutez plus ces fruits rouges « désabusés » et inopportuns), et un vacherin aux fruits rouges, empli de sincérité, en tout cas très déterminé. Un bel instant de félicité !
Menus à 39 et 48 €. Pour débuter 17 €. Côté jardin 25 €. Côté terre 23 et 42 €. Au fil de la semaine 25 €. Pour finir de 12 à 30 €.

Restaurant La Table du Huit
Hôtel La Maison des Champs-Elysées ****
8, rue Jean Goujon
75 008 Paris
Tél.: +33 (0)1 40 74 64 65

Note : 13,5/20

Le Lumière * - 75 009 Paris


Une résignation doublée d'admiration !

Le 28 Décembre 1895 avait lieu un événement unique, phénoménal diraient certains, l'un de ces événements qui prennent, très rapidement, la direction opposée à celle que l'on envisageait, la première séance publique du cinématographe ! Eh bien, sachez que ce « tour de magie » (à l'époque cela avait crée une belle panique dans la salle) aura eu lieu dans le salon Scribe de l'hôtel du même nom. Louis Lumière l'initiateur de génie donnant, involontairement, d'un siècle l'autre, son nom à un restaurant tout aussi lumineux, « blotti », là, sous une verrière, et face au regard protecteur des Frères Louis et Auguste, les deux « inséparables ». A peine rendus au kiosque, l'ouvreuse, pardon, la préposée à la réception des convives, nous avouera que notre réservation n'aurait pas été enregistrée ! Panique dans la salle ! Non, là je plaisante ! Une table nous sera octroyée sans réticence en moins de temps qu'il ne faut pour vous le traduire ! Tons beige, et chocolat, banquettes de velours Cognac, niches et photogrammes en noir et blanc (tous issus de leurs dix premiers films), et vue ascensionnelle vers les chambres, tout cela confèrera à une certaines excellence de vie dans l'instant ! 
Le « prologue », l'entrée du marché, une canette en filet, sa mousseline de choux fleur, et les langoustines rôties sur carapace, fenouil cuit et cru, zeste de Lime, soupe de poissons de roche glacée, versera dans l'esthétisme assurément, mais, parallèlement, dans le minimalisme (surtout pour la canette). Ceci étant, pour une entrée en matière, on ne pourra pas vraiment en vouloir au chef, Sébastien Crison, lui qui prendrait, semble-t-il, fait et cause pour notre moral, comme pour notre ligne ! Son turbot, filet au beurre salé, pak-choï caramélisé, vermicelles de riz, croustillants fumet émulsionné au curry vert, feuilles de cari, son ris de veau « pomme » cuisiné à la cannelle, et au sautoir, potiron en billes, asperges meunières, jus corsé au citron, ou son pavé de thon rouge mi-cuit (un poil trop saisi, l'auriez-vous oublié sur le feu, chef ?), makis de riz au gingembre (mal cuit et pâteux), avocat caramélisé (curieux, mais pas impétueux) se dévoileront tel le cœur du « scénario terre » auquel ce chef nous aura convié en toute légitimité, pas de quoi nous intimider, évidemment, mais, plutôt nos papilles intriguer. 
Mais, je dois avouer que le « petit dernier » du « scénario », le chef pâtissier, Éric Barnerias, un ex du Westminster, du Warwick, et du Ritz, aura su nous « scotcher » ! Du premier coup d'œil, son chariot nous invitera au « délire » pâtissier, et quoi de plus logique, en somme, que de succomber à son « épilogue » une religieuse Joséphine, thé vert Scribe jasmin, et pamplemousse, une ruche pannacotta, thé noir épicé, et miel (de la ruche de l'hôtel, si, si, c'est pas une blague !), un caramel beurre salé, sablé, mousse caramel, beurre salé, un Davy Crocket, tartelette chocolat blanc, dôme noix de pékan macadamia et sirop d'érable, une religieuse Nutella, et son fameux Paris-Brest, crème praliné light, une résignation doublée d'admiration !
Lumière du jour, menu déjeuner du lundi au vendredi (entrée + plat ou plat + dessert – un verre de vin + café). Menu découverte 90 € au déjeuner et au dîner du lundi au vendredi. Prologue de 17 à 25 €. Histoire de mer de 29 à 37 €. Scénario terre de 27 à 39 €. Dénouement de 10 à 14 €. Épilogue de 5 à 18 €.

Restaurant 
Le Lumière *
Hôtel Scribe Paris
1, rue Scribe
75 009 Paris
Tél.: +33 (0)1 44 71 24 24

Note : 15 /20  

Framboise Crêperie - 75 008 Paris


Framboise sur la crêpe !

Un nom de fruit rouge pour une crêperie, cela déconcertera quelque peu, mais, même si on l'envisagerait beaucoup plus sur une glace, au cœur d'une Charlotte, ou, plus simplement, sous une pluie de sucre en poudre, finalement sa présence systématique au sein d'une déco résolument contemporaine, dans les tons grisâtres, apportera « la » touche « acidulée » pour agrémenter. Une banquette de cuir gris surpiquée, coup d'œil à gauche, la cuisine ouverte sur la salle en belle « saignée » où deux cuisiniers, ou crêpiers, s'affaireront pour votre plus grande satisfaction. En ce dimanche, la fréquentation ne dépassera pas le seuil acceptable, au contraire ce sera plutôt familial. Ayant pris le parti de n'utiliser que des farines de Sarrasin et de froment 100 % Bio, pour leurs qualités gustatives précisera Gérald de Nanteuil, il n'étonnera personne que les pâtes soient « concoctées » maison et les galettes, et autres crêpes, conçues, uniquement, à la commande.
Un cidre fermier plus tard, et nous voici en train d'arpenter la carte, ses huit complètes, ses dix galettes, et ses salades, histoire de trouver une solution à notre interrogation. Une Forest, jambon au torchon, champignons frais, œuf, tomates cuisinées, et emmenthal, ou Ignacio, jambon de Serrano, mozzarella, tomates confites, tapenade et basilic, s'évertueront avec brio à nous convaincre du bien-fondé de venir de crêpes, ici, se sustenter ! La salade Sierra, salade mêlée, jambon Serrano, tomates confites et tomates fraîches, parmesan, basilic, et noix, un (ou plusieurs) jets d'huile d'olive, ne laissera pas à désirer, généreuse et pointilleuse, elle se révélera. Certes nous n'opterons pas pour la galette Dosa, un spécimen inspiré de celle du Sud de l'Inde, à base de riz et de lentilles de Corail, lui préférant la simplicité et la tradition. Classiques, gourmandes, ou en « spécialités », les crêpes au froment ne nous laisseront pas indifférent. La flambée au Calvados, l'orange, confiture d'orange amère, brisures d'amande, flambée au Grand Marnier, la pomme rissolée, caramel beurre salé, glace vanille et brisures de noisettes, la caramel beurre salé (maison) et, ouf n'en rajoutez plus, une ultime flambée au Grand Marnier, histoire de ne pas oublier, forceront le respect mais en demeurant, malgré tout, ne vous y trompez pas, mesurés.
Formules du lundi au vendredi (hors jours fériés) : galette express 11,90 €. Salade express 13,90 €. Classiques 12,50 €. Formules déjeuner & dîner Framboise 17,90 €. Enfant 9,50 €. Galettes de Sarrasin : Mixtes 6,50 €. Complètes 8,50 €. Salades 11,90 €. Galettes spécialités au Sarrasin 9,90 à 10,50 €. Galettes « Dosa » 10,50 (au Sarrasin). Crêpes de froment : Classiques 4 €. Gourmandes 5 à 6 €. Spécialités7,50 €. Desserts, glaces, sorbets 4 à 5 €.
Ouvert tous les jours midi et soir, sauf le dimanche soir.

Framboise Crêperie
7, rue de Ponthieu
75 008 Paris
Tél.: 01 74 64 02 79
Métro Franklin-Roosevelt à deux pas du rond point des Champs Élysées

Note : 12,5 /20

La Parizienne - 75 001 Paris


Mon manège à moi …

Si vous « fondez » pour les décors baroques, le lieu sera, certainement, fait pour vous ! Je dois dire, que le côté Marché Saint-Honoré, et puis cette terrasse en « prise directe » ne sera pas vraiment étrangère à ce (joli) coup de cœur ! Au son d'un accordéon, et d'une chanson d'après-guerre, du Piaf à l'évidence, la rencontre avec cette atmosphère BCBG, un poil excentrique, un poil « mystique », miroirs encadrés, banquettes de velours gris souris, tables, et guéridons noirs, portraits en noir et blanc « manipulés » (C. Aznavour, P. Obispo, V. Cassel, J. Dujardin, M. Rourke, etc.), plafonds en « révolution » cuivrée, et escalier mouluré, tout ceci frisera le « théâtral », mais pas le banal ! Côté carte, on n'aura pas fait dans le « générique » ! Des produits « choisis », et appréhendés, avec plus ou moins de bonheur, notamment la tomate cœur de bœuf « à l'ancienne » (trop finement émincée), la zébra (ferme à outrance), et la Burrata, a contrario, fondante, crémeuse et généreuse. Un mélange des genres regrettable qui « bousculera » quelque part notre sensibilité exacerbée. Le cheese burger dans sa boîte (au logo du lieu), ses frites maison en cornet, le club sandwich poulet, mesclun, frites maison, et l'entrecôte (environ 350 gr) grillée à la fleur de sel, haricots verts frais, subiront quasiment le même « régime » ! Si le premier s'en sortira fort honorablement (sans supplanter, toutefois, celui du Cantine Californie, vous savez le camion U.S noir et doré), le second marquera nettement le pas, avec beaucoup trop de légèreté (on dira les choses comme cela). L'entrecôte se verra affublée d'une poivrade en règle, et un aller-retour sur un grill pour le moins « grassouillet » ! Résultat, mon palais mettra un bon quart d'heure à se débarrasser d'un « additif » tenace ! Diantre, pourquoi donc ne pas l'avoir laissée au naturel, idem pour les haricots frais « gâchés » par un rajout d'oignons parfaitement incongru (d'autant que j'aurais, préalablement, bien stipulé sans ail ajouté) ? Une incidence, apparemment, anodine qui ne mériterait peut-être pas que l'on s'y attardât, mais, à mon humble avis, extrêmement dommageable. L'aspect desserts ne nous engagera pas franchement à beaucoup plus de clémence ! Eu égard à un cheesecake passablement « répandu » sur Paris (le troisième du genre rencontré ces derniers temps), reconnaissable entre tous, ni vraiment mauvais, ni franchement bon, le tiramisu s'en sortira plutôt respectablement, tout comme le fondant chocolat-noisette, et caramel beurre salé, sans apporter la conviction que le produit fût maison !
Entrées de 12 à 140 €. Plats de 18 à 25 €. Desserts de 8 à 12 €.
Ouvert du lundi au dimanche de 11h à 02h.

La Parizienne
42, place du marché Saint-Honoré
75 001 Paris
Tél.: 01 42 61 48 43

Note : 12/20

samedi 28 juillet 2012

Restaurant San Régis - 75 008 Paris



Un jardin (très) secret

Si cet hôtel particulier du XIXe, devenu un hôtel**** dés 1923 lors de son acquisition par Simon André Terrail, l'homme de la Tour d'Argent, s'inscrira, indéniablement, dans la lignée des (mini) « palaces » de charme, discrets, et douillets, idéalement situé (à mi-chemin de l'avenue Montaigne, et de Franklin Roosevelt), sa façade néo classique, et son hall très intimiste, nous conforterons dans l'idée qu'ici on devrait se sentir (presque) comme chez soi ! Quelques marches, un salon, puis un second, un troisième pourquoi pas, en fait, une succession d'espaces dans l'esprit « cocooning », murs tapissés, rideaux bouillonnés, tableaux de maîtres, bronzes, porcelaines, fauteuils, et canapés verts, de quoi s'abandonner ! Ressaisissons-nous, nous sommes venus pour déjeuner, et non pour rêver ! Le lieu, une « bibliothèque » (en « trompe l'œil »), un chandelier fleuri suspendu sur fond de ciel bleu, de quoi, véritablement, apprécier un service bien appréhendé, ni trop guindé, ni vraiment bâclé, une convivialité sans faux semblants, et (presque) sans fausses notes. Le chef, Christophe Lericolais, un ancien de la Grande Cascade et d'Hélène Darroze, s'inscrira dans la simplicité d'une cuisine sans sophistication outrancière. Son saumon fumé Écossais Petrossian, et son foie gras de canards marbré, ne mériteront aucune critique. Avec de tels produits serait-il, d'ailleurs, possible de se louper ? Les penne à l'Arrabiata, et olives, relevés juste ce qu'il faudra, le Château filet, sauce Bourguignonne, et la sole tout simplement grillée, ses pommes de terre vapeur, toute d'humilité, et de saveurs, n'auront d'autres ambitions que de séduire des gastronomes dénués de prétention, et cherchant la discrétion. L'aspect pâtissier du chef se révélera certes sans flamboyance, mais non sans une jolie aisance. Les œufs en neige vaporeux et voluptueux, son palet Breton, mousse caramel, haut comme deux Pim's, et sa tartelette à la pistache (pas la plus « réjouie » des trois), mériteront bien que l'on s'y intéressât, sans atteindre, cependant, le nirvana !
Dégustation de champagne et vin : Moët et Chandon et Sancerre.
Menu du jour à déjeuner (du lundi au vendredi, selon les produits du marché, hors boissons) 32 €.
Entrées de 15 à 24 €. Potages et pâtes de 17 à 21 €. Poissons de 29 à 35 €. Viandes de 25 à 30 €. Fromages 10 €. Desserts 10 €.
Ouvert tout les jours de 12h30 à 14h30, et de 19h à 22h30.

Restaurant San Régis
Hôtel San Régis ****
12, rue Jean Goujon
75 008 Paris
Tél.: +33 (0)1 44 95 16 16
Métro : Franklin Roosevelt (n°1 et 9), Champs-Élysée-Clémenceau (n°1 et 13)
Service voiturier

Note : 13/20

jeudi 26 juillet 2012

Les Orchidées - 75 002 Paris



Comme une marmotte de velours!

Voisin du Westminster, le Park Hyatt ne fera, indéniablement, pas pâle figure même en considérant la proximité de son « aîné » le Ritz ! La rue des joailliers lui ira comme une marmotte de velours, volupté et majesté d'un environnement, décidément, fascinant. Un bonjour du voiturier, un salut du bagagiste, le hall hâtivement traversé, et nous voici rendus au « desk » des Orchidées, un simple ordinateur qui ne prêtera pas de mine (très répandu, actuellement, dans les hôtels haut de gamme), d'autant moins que personne ne s'y tiendra ! Il est vrai que nous trouverons à cette verrière en patio un petit air de ressemblance avec celle du Scribe. Un pianiste déclinant ses morceaux préférés, le brouhaha des convives s'installant, un rayon de soleil pointant, l'ambiance ira évoluant toujours vers un superlatif tendant. Côté amuse-bouches, on ne sera pas trop dans le ton ! Mais les langoustines rôties à la fumée de Romarin & Enoki, ravioles d'aubergine, et chitâki, la dégustation de jambon de montagne « Noir de Bigorre », salade de roquette, et la collection de tomates anciennes, et zébra, à l'huile de vanille, pluie de noix, Burrata et chantilly de céleri, ne feront pas dans la simple diversion ! Alliances judicieuses, et saveurs heureuses, de quoi convaincre les plus sourcilleux !
Les filets de Saint-Pierre étuvés au safran, légumes du jardin de Provence, crus / cuits, et rhubarbe, l'entrecôte de bœuf Wagyu grillée aux sarments de vigne (le rumsteak n'ayant pas été concluant), « Belles de Fontenay » fondantes, champignons des bois, et l'agneau de lait des Pyrénées, farci aux aromates, pastèque, feta et aubergine, prouveront, s'il était besoin, que le chef, Jean-François Rouquette, n'est pas là que pour en mettre plein les mirettes ! Et puis, l'instant des desserts celui d'un champion du monde de pâtisserie, Pierre-Marie Le Moigneau, qui imposera avec sa tartelette orange & café, son savarin yuzu épicé, son éclair chocolat tonka, et sa coque rhubarbe et banane, un « choc » des civilisations ! Un savoir-faire indéniable, mais, pour les amoureux de « tradition », il les égarera (un peu) vers la « perdition » des saveurs !
La dégustation de champagnes et vins du chef sommelier (absent ce jour là ) : Champagne Billecart Salmon rosé, Champagne cuvée Brut Rosé Bollinger et Krug Grande Cuvée. Condrieu – Les Grandes Chaillées  - Stéphane Montez– Rhône – 2010. Aloxe Corton 1er Cru – Clos du Chapitre. Domaine Follin Arbelet – Bourgogne – 2008. Muscat de Rivesaltes – Mas Amiel – 2010, et Maury – Domaine Pouderoux – 2005.
Pour commencer de 39 à 59 €. Ensuite de 49 à 85 €. Pour  finir 16 €.


Restaurant Les Orchidées
Park Hyatt Paris Vendôme
5, rue de la Paix
75 002 Paris 
Tél.: +33 (0)1 58 71 12 34




Note :    15 /20

lundi 23 juillet 2012

Alcazar - 75 006 Paris


Un accès direct vers la célébrité !

J'ignorerais (comme quoi on peut avoir des lacunes) que l'Alcazar, l'un des « temples » du spectacle, depuis 1998, avait « rompu ses vœux » et s'était orienté, sous l'impulsion de Michel Besmond, le directeur général, vers une carrière, somme toute, beaucoup plus … gastronomique !
Il est vrai que, de l'extérieur, il ne paierait pas franchement de mine, seul son « fanion » noir, le signalant du fond de la rue, mais sans vraiment insister ! A contrario, passé le seuil et parcouru le long couloir menant au « saint des Saints », exit la « mélancolie » de la rue, et bienvenue à une « scénographie » dans les tons gris acier, souris et perle, terrasse et balcon, colonnes, et orchidées fraîches en suspension, verrière façon véranda, banquettes de velours parme, ou en alcôve de bois blond, un style très dîner spectacle dont la « scène » s'inscrira dans votre assiette.
 Accueil personnalisé, charmant, consciencieux même, d'un personnel « choisi » et dévoué, une table tirée et nous voici prêts à toutes les audaces, et Michel Besmond de nous expliquer qu'ici, bien évidemment, tout serait frais ! On en aurait, pardonnez-moi, pas franchement douté surtout lorsqu'un employé poussera un « diable » surchargé de légumes à l'air « enjoués » vers la porte des cuisines séparées de la salle par une vitre, car le spectacle résidera bien de ce côté ! Le chef d'« orchestration », Guillaume Lutard, un ancien de chez Taillevent, aura misé sur une carte, certes, « éclairée », mais finalement simplifiée. 
Ses spécialités, le pâté en croute au foie gras et pistaches, perspicace, mais pas fadasse, le foie gras de canard maison, chutney de pommes, un poil figé mais tout en suavité, et le tataki de saumon au sel fumé, et gingembre, tout en vélocité, et gracilité, s'imposeront en véracité, sensibilité, et sincérité ! Le rognon de veau, servi entier, en poêlon Staub, et sa purée de pommes de terre, l'entrecôte (environ 350 gr), sauce Béarnaise maison, haricots verts frais, et le filet poêlé, ses frites de pommes de terre Bintje, nous l'interpréteront naturellement, judicieusement, et efficacement ! Rien à redire, sauf pour les rognons un poil en excès de cuisson ! 
Côté douceurs, le chef pâtissier, Romuald Bizard, très inspiré, ne se sera, certes, pas aventuré en dévoilant des spécialités comme le baba au Rhum, crème fouettée, le moelleux mi-cuit, cœur coulant, sa glace vanillée, la poire pochée au caramel beurre salé, et le millefeuille minute à la crème vanille Bourbon, sans pour autant espérer un accès direct vers la célébrité car rien que pour l'aspect sucré, il serait presque de notoriété qu'ici vos papilles seront bichonnées !
Menus déjeuner 21, 29 et 37 €. Menu dîner 42 €. Cartes : Entrées de 10 à 15 €. Plats de 17 à 33 €. Accompagnements 5 €. Desserts 11 €.



Alcazar
62 Rue Mazarine
75 006 Paris 
Tél.: 01 53 10 19 99

Note : 14 /20

L'Arôme - 75 008 Paris



Sans effet de manches !

C'est, certainement, l'une des (rares) tables Parisiennes qui s'« articulera » vraiment, et aussi efficacement, autour de son initiateur, Éric Martins, et d'un chef, Thomas Boullault, son fidèle « maître des fourneaux », et ce depuis l'ouverture du lieu en 2006. Cet ancien directeur d'exploitation (le presque boss) de chez Hélène Daroze (il y aura rencontré sa femme, une biologiste pas très branchée cuisine), et fondateur de l'Ami Marcel dans le XVe, aura su garder sa renommée, et « accrocher » l'étoile grâce au lien tissé autour d'une solide équipe d'amis glanés dans la profession au fil des ans, dans un esprit essentiellement familial (au point même de partir en vacances avec certains d'entre eux dans « son » Pays Basque affectionné). Le rouille, et le taupe, empliront l'espace ! Colonnades, et comptoir, laqués noir, fauteuils de velours chocolat gansé de noir, luminaires ivoires plissés et pomponnés, tout ceci fleurera bon le sourcilleux, mais pas l'ennuyeux ! Matthieu, le maître d'hôtel (un « fidèle », lui aussi) mènera « tambour battant » son petit monde (quatorze personnes, négligemment) en un « ballet » excellemment bien orchestré, ce qui, si l'on n'est pas « initié », surprendra d'entré de jeu ! 
Mieux que chez certain (très, ou peut-être, trop réputés), et quasiment équivalent aux meilleurs, ainsi le ressentirons-nous. Toutefois, un léger brouhaha envahira l'espace entre 13h et 14h, heure à laquelle l'intensité du « débat gustatif » ne désarmera plus ! Des habitués, des « fidèles », des passionnés, et puis quelques « égarés », comme nous, de passage incontestablement, tombés sous le charme assurément ! Mais parlons peu, parlons bien, qu'y aura-t-il à découvrir dans cette carte ? Que proposera le chef à la réputation, semble-t-il, assez bien fondée ? Soyons clairs, la proximité (un doux euphémisme) de notre table avec les cuisines ne laissera planer aucun doute ! Ici, on s'affairera (très) ferme, point de place pour le laxisme ! La chapelure, et gambas au citron vert, émulsion de crustacés, déclenchera les « hostilités », tout en douceur ! 
Un amuse-bouche coup de cœur, en somme ! La collection de tomates, ou les tomates de collection, Burrata de chez Dubois, fumée au bois de hêtre, olives vertes de Lucques, basilic, vinaigre traditionnel balsamique 12 ans d'âge, et le tartare de Saint-Pierre rafraîchi aux agrumes, boulfour vert à la coriandre fraîche, sorbet à l'orange sanguine, « enflammeront » des papilles tombées en pâmoison ! Le lasagne de langoustines, façon Philippe Legendre, farce fine des pinces, julienne de légumes sautée au balsamico blanco, fumet léger au lait de coco, s'affichera émulsionné, et « monté » au pinacle de son art (celui du chef, bien sûr !). Le picanha de bœuf black Angus, poêlé aux herbes des garrigues, radis glaçon de chez Joël, socca Niçoise, sureau, jus au cassis, facétieux, et ingénieux, s'exprimera l'un en version intégrale, et l'autre en version light, sans sauce, ni « effets de manche ». Côté fromages affinés, le chèvre, le munster feront mieux que séduire. Pour les gourmandises du chef, le soufflé chaud à la pistache de Sicile, sorbet à la cerise fraîche, enjôleur, et tout en ferveur, et le fraisier léger, sa crème mascarpone à la vanille de Madagascar, sorbet à la pulpe de fraise, dans tous ses états, enfumé jusqu'au col, briseront la « ligne de défense » que nous avions, prudemment, mise en place, histoire de ne pas (trop) succomber ! Résultat, pas de pitié !
Dégustation de champagne et vins au verre, par Renaud, le chef sommelier : Champagne Brut rosé Billecart-Salmon, Muscat sec d'Alsace – V.Sipp – 2011, et Côtes du Rhône – Sablet – blanc – Domaine de Piaugier – 2010.
Menu retour du marché 39 €. Menu de l'Arôme 69 €, et menu « Un déjeuner de Printemps » 82 €, menu découverte de saisons en quatre temps 98 €, idem en accords mets et vin 158 €. Fromages affinés 18 €. Gourmandises de 12 à 18 €.
Ouvert du lundi au vendredi. Service voiturier.

L'Arôme *
3, rue Saint-Philippe du Roule
75 008 Paris
Réservation conseillée au 01 42 25 55 98
Note : 14,5/20


dimanche 22 juillet 2012

Royal Madeleine - 75 008 Paris


Pas une valeur de substitution, 
mais une valeur ajoutée !

De cette brasserie jouxtant la Madeleine, datant de 1942, Carole aura su restituer l'essentiel tout en y adjoignant sa touche personnelle, que dis-je, sa propre identité, car ici point de décoration stéréotypée à la Costes (si vous voyez ce que je veux dire), mais une singulière bien affirmée !
Exit, donc, les banquettes de simili marron, les multiples photos glanées par l'ex propriétaire, et, surtout, les 78 places assises, et bienvenue en un espace judicieusement revisité d'une quarantaine de places, photos « épurées » (moins 90%), murs immaculés, séparation vitrées (vous savez avec vitres opaques gravées à l'ancienne), banquettes de velours pourpre, miroirs, et comptoir « zingué » d'époque conservé, le tout avec subtilité !
 L'œuf mimosa (et quel œuf, l'un de ceux qui laisse un souvenir impérissable !) façon Mimi (la belle Mamie de Carole), aux crevettes bio de Madagascar, en poêlon, sur lit de mesclun, le foie gras de canard mi-cuit, traditionnel, chutney de Rhubarbe, l'un des meilleurs de Paris (le second pour être bien précis), et la fricassée de girolles (sans ail) au naturel, s'inscriront au sommet d'une hiérarchie, celle du respect des produits, et de la tradition. Le canard de Challans, pour deux, à l'orange, rôti entier, en deux services, ses pommes Dauphines, servi sur guéridon, et planche, et découpé par Carole avec toute l'aisance nécessaire. Ses filets extirpés, et émincés, ses cuisses resservies en « canapé », s'inscriront au panthéon des volatiles bien élevés ! 
Cuisson idoine, découpe impeccable, et suavité toute en authenticité ! La blanquette de veau de lait façon Royal, servie en cocotte, frisera l'excellence, allez soyons généreux, s'inscrira dans l'excellence, une excellence méritée et une tendresse ravageuse ! Piaf, Brassens, et Bourvil se succéderont, non sans un certain délice, à nos oreilles attentives. Le plateau de fromages affinés par Jean-Yves Bordier se verra, par l'un de nous trois, testé, sans attirer la moindre animosité. La crème brûlée à la menthe fraîche onctueuse, et pas paresseuse, les profiteroles maison, au vrai chocolat chaud, les crêpes Suzette à l'ancienne (dommage de ne point les avoir vu préparées devant nous avec la poêle en cuivre, l'orange et le Grand Marnier), et l'île flottante au naturel, sans caramel coulant, la meilleure, s'uniront en une vague de folie pâtissière nous débordant de toute part. 
Pas de quartier, leur « mission » ? Charmer nos papilles, et berner notre raison ! Et, ce n'est pas George, le chat de la maison, qui nous contredira, lui qui n'aura de cesse que de tourner en rond, notre Yorkshire l'ayant intrigué !
Notre dégustation : Champagne Billecart-Salmon rosé. Riesling – cuvée Albert Mann – 2010, Chablis – Moreau Daudet – 2009 en rouge, Pauillac – Les Tourelles de Longueville – 2006.
Entrées de 14 à 18 €. Incontournables de 14 à 28 €. Poissons de 22 à 34 €. Viandes de 26 à 32 €. Pièce rôtie entière pour 2 pers. découpée au guéridon 64 €. Desserts
Ouvert tous les jours (sauf en été, fermé le samedi et dimanche) de 12h à 14h30 et de 19h à 23h.

Royal Madeleine (chez Monsieur)
11, rue du Chevalier Saint-George
75 008 Paris
Tél.: (réservation conseillée) 01 42 60 14 36

Note : 14 /20



jeudi 19 juillet 2012

Le Grand Véfour ** - 75 001 Paris


On pénètre dans le « Royaume » !

Le Grand Véfour, c'est un nom qui claque à mon cœur comme le cri des chouans pendant les guerres de Vendée (vous savez « Montjoy Saint-Denis »), l'un de ces lieux qui drainerait, depuis sa création en 1784 sous l'enseigne du Café de Chartres, une « aura » d'empathie incroyable ! Pourtant, à l'époque, on y parlait essentiellement politique, peut-être même un peu trop d'ailleurs, au point de mener, au bout du compte, le « Royaume Franc » aux « portes » de la Révolution ! Durant cette triste, et sanguinaire « parenthèse », le dit café se métamorphosera en un majestueux restaurant fréquenté par les « ultras », à ce point qu'il en deviendra, quasiment, leur quartier général ! Prenons un raccourci, Louis XVIII, la restauration, l'arrivée de Jean Véfour, on entre par la grande porte dans le royaume des « légendes » culinaires ! Grimod de la Reynière, chantre de la gastronomie, et pus tard, la Belle Otéro, et ses amants royaux, précèderont une (grosse) « éclipse » entre les deux guerres ! Raymond Oliver, en 1948, le premier chef médiatique de France, et Guy Martin, après lui, se seront, depuis lors, évertués (non sans un certain talent) à prolonger la légende. En ce 13 juin, nous pénétrerons, non pas un lieu, mais une histoire vieille (ne soyons pas offensant) de plus de deux siècles ! 
« Karl Lagerfeld » à nos côtés, il ne pouvait plus rien nous arriver, son chat ne sera, certes pas, de la partie, mais le débit (verbal) qu'il affichera ne laissera planer que peu de doute (pour l'épisode concerné, je vous raconterais plus tard) ! La carte du Grand Véfour suggérée, exaltée oserais-je dire, par Guy Martin fera mieux que de nous troubler les sens, elle les ravira par
avance ! Le foie gras de canard, confit de courgette, gelée parfumée à la Bergamote, savoureux on ne peut mieux, voluptueux mais pas tendancieux, et le homard bleu servi tiède sur une salade croquante, et pamplemousse, tour de baies roses du moulin, nous l'interpréterons tout en conviction, et séduction. La pomme de ris de veau, croustillant aux petits pois et gnocchis de carottes, jus ré-haussé au cresson, s'inscrira tout en admiration, le temps d'une « royale » dégustation ! 
Le parmentier de queue de bœuf aux truffes la jouera tout en saveurs et respects de la tradition. Le pigeon Prince Rainier III, foie gras et truffe, un classique du lieu, convaincrait les plus sourcilleux ! Ce sera la part des Dieux, généreux et angélique, exemplaire, si ce n'est souverain ! Quant au plateau des fromages fermiers de France, et de Savoie, nous y goûterons volontiers, mais sans démesure. 
Un prè-dessert, mangue, coco et fleur de Bourrache, plus tard, et nous voici en respectable et galante compagnie d' un cube Manjari, fruits rouges, pamplemousse et avocat, meringue Ylang-Ylang, sorbet citron vert, intriguant, mais émoustillant, une crème brûlée aux artichauts, légumes confits, sorbet aux amandes amère, singulière mais pas extraordinaire (l'association, personnellement, ne me séduira pas outre mesure), et le palet noisette et chocolat au lait, glace au caramel brun, et prise de sel de Guérande, « ravissant » d'onctuosité, et de sincérité. 
Du pur, du vrai, et rien que … Un café pur arabica, quelques mignardises, pâtes de fruits, et un gâteau de Savoie, n'en rajoutez plus, on se rendra aisément au « diktat » de Guy Martin, une crème de chef, pour la crème des chefs !
Notre dégustation de champagnes et vins par Patrick Tamisier, le chef sommelier : Champagne Duval-Leroy – Prestige rosé en Magnum. Savigny-les-Beaune – Domaine Chanson. Tokajï Szamorodni – 2004 – Domaine S. Tinon. Chassagne Montrachet – 2007 – Domaine Bader-Mineur, Château de Pez – 2007, Saint Estéphe. Pineau des Charentes – 1976 – Domaine G. Lheraud.
Les déjeuners du Grand Vefour 96 €. Menu Plaisir à 298 €. 
Poissons de 96 à 115 €. Viandes de 80 à 92 €. Desserts 34 €. Les Classiques de 92 à 105 €.
Fermé samedi, dimanche et en Août. Salon privé. Service voiturier.

Le Grand Véfour **
17, rue de Beaujolais
75 001 Paris
Tél.: +33 (0)1 42 96 56 27

Note : 17 /20

mercredi 18 juillet 2012

L'interview PsyCho'Tok de Marc de Passorio (Marc de Passorio, à St Rémy de Provence 1*)

Marc de Passorio








Mon objet fétiche :
Une croix qui m’a été offerte par l’un des Hommes les plus puissants de la planète




Ma musique favorite :
La symphonie culinaire d’un service de 50 couverts, ou la mélodie du Bang Bang du 2.0L Turbo d’une Renault Megane RS N4


Mon meilleur souvenir d'enfance :
Les promenades tous les dimanches matins avec mon père, dans la colline dont les parfums sont gravés à jamais dans ma mémoire.


Ma première recette :
Un hachis Parmentier préparé pour faire une surprise à mes parents, réalisé dans les règles de l’art, j’ai vidé le frigo, immangeable !!!!


Mon parfum préféré :
Celui que porte ma femme.


Mon dernier rêve, ou mon cauchemar le plus marquant :
Ma femme…rire !!


Mon plus gros défaut :
Défaut ou qualité : d’être trop gentil !


Mon animal préféré :
Le loup, toujours affamé, jamais rassasié


Mon signe astrologique :
Bélier


Ma phobie :
La critique des clients


Ma plus grande qualité :
Ma bonne humeur


Ma passion :
Mes passions, la cuisine, ma famille et le rallye


Mon signe particulier :
Toujours prêt à rendre service


Si je n'étais pas chef, quelle carrière aurais-je souhaité :
Berger dans les Hautes Alpes


Mon insulte favorite en cuisine :
Je vous prierai d’arrêter de me briser les….


Ma citation de prédilection :
Le plus dur, c’est de rester simple


Mon vœux le plus cher :
Que mes enfants soient heureux




La Tour Câline - 75 016 Paris



Parce qu'il le vaut bien !

S'il est un seul toilettage sur Paris que vous reconnaîtriez dés le premier coup d'œil au vu du Yorkshire, du Westie, ou du Cavalier King Charles que vous croiserez dans les rues de Paris, dites-le moi, car vous le reconnaîtrez à son toilettage parfait et à un (tout petit) détail qui « tue », et qui ne peut échapper aux regards avisés, le mini « nonos » fluo accroché à son collier ! Eh oui, lorsque vous amènerez à ce toiletteur hors-pair, débordant de soins, et de gentillesse, votre compagnon à quatre pattes pour un « complet », il pourra également bénéficier d'un Spa Balnéothérapie avec jacuzzi pour son plus grand bien-être, et se voir « gratifié » du fameux « emblème » (avec coordonnées) ! Côté toilettage pur, leur spécialité, le « concours », assuré et assumé, si nécessaire, devant vous, en toute sécurité, et sincérité. Pour les soins aux huiles essentielles revitalisant, hydratant, ou insectifuges, pas de problème, Élodie saura vous conseiller astucieusement, tant pour le style de coupe (ciseaux, tonte, épilation) que pour les accessoires. Allez maintenant pas d'hésitation, c'est La Tour Câline qu'il vous faut, parce qu'il le vaut bien !
Toilettage chien et chat sur rendez-vous du mardi au samedi, boutique ouvert du lundi au samedi de 9h à 19h.
La Tour Câline
129, rue Lauriston
75 016 Paris
Tél. : 01 45 05 54 25


jeudi 12 juillet 2012

Hotel California - 75 008 Paris



Rien à revendiquer de particulier !

Deuxième patio de notre « pèlerinage gustatif » sur Paris en pas même une semaine, celui du California, le Bar Rouge Marine, une table qui s'inscrira dans le light bon teint, un lieu où l'on aura, finalement, plaisir à venir reposer ses neurones au ruissellement d'une fontaine de style mauresque, sous les parasols gris perle, avec vue ascendante sur les fenêtres des chambres. Ceci étant, on ne pourra véritablement pas comparer cela avec le Plaza Athénée, ou le Crillon ! L'atmosphère de ce patio marquera, malgré tout, un peu le pas. Et, même si le personnel se montrera (assez) affable, on remarquera bien une nette différence avec ses « ainés » ! Maintenant, côté carte (en tout cas, celle du midi) on s'inscrira ici dans le « raisonnable », et le convenable ! Un simple cœur de laitue, huile d'olive, vinaigre balsamique (oublié, soit dit en passant), un Jabugo (un poil « light », question générosité), confiture de tomate, pain grillé, et un club sandwich pas trop bien appréhendé, saumon, mayonnaise, et frites (bien blanches, mais pas vraiment maison), tout ceci nous confortera dans l'idée que le chef se contentera, sans être le moins du monde excessif, ni agressif, de « restituer » les mets ! Le filet de bœuf, 200 gr à peine, n'aura rien à revendiquer de particulier ! Ni Kobé, ni Wagyu, ni Simmenthal ! Toutefois, il assumera son rôle sans (trop) faillir, feuilles de salade, et frites à l'appui ! Le tartare de bœuf s'avancera agréments, et autres condiments, en ordre de bataille, est-ce à dire, non prêt à l'emploi ! Autant dire que l'on nous sollicitera pour faire la « tambouille » ! Sachant que je ne suis pas un adepte de la cuisine « spontanée », je me risquerais à envisager l'intervention d'un serveur ! Résultat, bof, pas franchement glorieux ! Pas de quoi « défriser un tondu » ! Côté desserts, la tarte Tatin, la crème brûlée, et la salade d'ananas, dite à la citronnelle fraîche, feront, indéniablement, montre d'une volonté à satisfaire une certaine clientèle d'habitués, quitte, fort malheureusement, à ne pas en contenter une, quant à elle, beaucoup plus avertie !
Formules : Du jour 23 €. Saveurs du terroir 21 €. Découverte 65 €. Tapas, mèzes, canapés de 6 à
9 €. Sandwichs de 9 à 12 €. Salades de 10 à 15 €. Pâtes de 12 à 13 €. Soupes de 9 à 13 €. Entrées de 14 à 42 €. Viandes & poissons de 12 à 25 €. Fromages & desserts de 8 à 9 €.
Service continu de 12h à 23h.

Hôtel California****
Bar Rouge Marine
16, rue de Berri
75 008 Paris
Tél.: 01 44 95 96 92

Note : 12/20

dimanche 8 juillet 2012

Les Ambassadeurs * - 75 008 Paris


Ce sera pour quelques privilégiés !

Il est une relative certitude, le « problème » du Crillon ce sera, incontestablement, son manque de disponibilité côté parking ! Ne vous fiez donc (surtout) pas aux quelques limousines garées devant l'hôtel, ce sera pour les « privilégiés », ou l'automobile club ! Une (petite) demi-heure plus tard, une place ayant été « dégotée » du côté du Meurice, nous voici rendus à la porte à tourniquet, voiturier, et portier « encasquettés ». Juste avant le jardin d'hiver, l'hôtesse de nous orienter vers le patio où, le midi, tout à chacun (ou presque) sera en mesure de déguster la cuisine du chef, Christopher Hache, un ancien de chez Sanderens, un chef « one-star » qui n'hésitera pas à venir faire, dés le début de sa prestation, un petit tour des convives histoire de prendre la température, et de glaner peut-être bien, quelques menu encouragements. 
Après une déclinaison autour du céleri rave, un amuse-bouche un poil provocateur, mais séducteur, le homard bleu aux sucs de pamplemousse, avocats et ricotta, en majesté d'océan, haut en couleur, et suavité, la Burrata (crémeuse), crème d'artichaut, et parmesan râpé, surprenante de finesse, et d'onctuosité, toute en panache, et frivolité, et le foie gras des Landes, cuit en cocotte lutée, tout en « spectacle », et rusticité, s'inscriront dans l'excellence, si ce n'est la transcendance ! Son bar de ligne poché (cuisson idoine), bouillon d'algue, et groseille de mer, sa volaille du patis glacée à la morille, pomme de terre, et cuisse confite en jus, et son bœuf en trois services, carpaccio « Aus Kobé » Simmenthal rôti, et vol-au-vent à la française, feront œuvre de bienveillance, et de succulence. 
Une approche intelligente, et sincère, de mets hors normes, ou méconnus, parfaitement appréhendés par un chef totalement dévoué à sa passion ! La sélection de fromages proposés par Nicolas de chez Marie Quatrum, Pérail (brebis), Munster Cumin, Aiguebelette (chèvre), Pavé de Wissant (vache), Fourme de Montbrisson, et Lingot de Gargilesse (chèvre) en tête, frisera la jolie perfection. Le finger chocolat-banane-citron vert, croustillant praliné, mousse au chocolat « Jivara », glace banane, et citron vert, la tarte renversée fraise-citron, fraises fraîches, et glacées, mousse citron jaune, pistaches croquantes, et le vacherin rhubarbe, fraises des bois dans leurs jus, glace à la rhubarbe, crème chantilly mascarpone, œuvre de Jérôme Chaucesse, le maître Pâtissier du Crillon, détermineront une aisance, une virtuosité oserais-je même dire, assez saisissante, de quoi interpeller même les plus blasés, ou alors, c'est à désespérer ! La sélection de champagne, et vins de Ludovic, le jeune apprenti sommelier, un Billcart-Salmon rosé, et un domaine de Trévallon – blanc – 2003 (VDP), avec notre assentiment bien entendu, s'inscrira dans l'efficacité mais, également, la sobriété.
Du patio au jardin d'hiver il n'y aura qu'un pas que nous franchirons, non sans déplaisir. Canapés framboises, fauteuils aubergines, dorures, marbres luxuriants, et puis le fameux chariot de pâtisseries et mignardises, (grosse) brioche Parisienne, madeleines citronnées, cake chocolaté, cake framboises-pistache, Paris-Brest, café, et thé à la menthe. Ouf ! N'en rajoutez plus ! Nous serons comblés !
Ouvert au déjeuner du mardi au vendredi de 12h30 à 14h, au dîner du mardi au samedi de 19h30 à 22h00.

Restaurant Les Ambassadeurs*
Hôtel du Crillon*****
10, place de la Concorde
75 008 Paris
Tél.: +33 (0)1 44 71 16 16

Note : 16 /20

l'Auberge - 92 100 Boulogne


Belle dextérité, et inventivité bien exploitée !

« Descendu » de la Tour Eiffel où il « œuvrait » au Jules Verne, Cyrille Legoux, ce (tout) jeune chef de la génération XXIe (siècle, bien évidemment !), aura posé ses pénates, et son sac à dos, avec sa femme Karine, à Boulogne-Billancourt (presque) face aux studios cinématographiques de la SFP. Ambiance soft, « moelleuse » même, mais un poil « tristounette » (question couleurs peut-être ?). Accueil un poil « emprunté » mais, somme toute assez efficace. Et puis une multitude de coins, et recoins, pour affairistes en mal de négociations, ou amoureux prêts à une « reconquête » qui s'imposerait ! Pour nous, rien de tout cela ! La palette de mets versera dans l'affirmatif, et pas franchement dans le subjectif ! Son escalope de foie gras poêlé, lentilles vertes du Puy (un poil grassouillette), émulsion à la truffe, ses rouleaux de crevettes, et aubergine, gambas et légumes en tempura, chantilly de wasabi, et sa tomate en déclinaison, tomate-mozza, gaspacho vert et sorbet, s'exprimeront, là, en toute objectivité, sans recourir à l'artifice, beaucoup trop usité ces temps-ci. Belle dextérité, et inventivité bien exploitée ! Son pavé de mulet rôti, grenailles et pak-choï, vinaigrette de jus de viande aux fèvettes, tout à la fois daurade, et cabillaud (niveau texture, il s'entend), bien que faisant œuvre de siccité, n'en dégagera pas moins un certain intérêt. Son filet de bœuf de Salers (belle qualité de viande, tout de même), croquettes de Roseval façon tartiflette (« destructrices » question digestion), confit d'oignons rouges, bien que fort respectable aurait mérité d'être supplanté par un bœuf Simmenthal, à mon avis, beaucoup plus « ambitieux » ! 
« La » maître d'hôtel aura beau nous « tourner autour », apporter les petits pains, me toiser comme si j'avais du être pris en défauts (sic), il n'en demeurera pas moins que sa carence, côté conseil et carte des vins, aura le mérite de commencer à me mettre sur la défensive ! Un mauvais point que je ne pourrais occulter, au nom de la seule compassion. C'est donc avec mon fils que nous opterons pour une demie Réserve Léoville-Barton – 2007, sans surprise, et toujours aussi efficace. Le chariot de fromages ne sera pas vraiment « représentatif » du lieu. On se serait, il est vrai, attendu à du sélectif, du recherché, mais, indéniablement, pas à se faire « rabrouer » pour une furtive, et bien pardonnable, confusion entre un maroilles, et une époisses ! Ceci expliquera, certainement, le pourquoi d'une attitude « rigidifiée » empreinte de stupidité ! Mais passons ! Pour les douceurs, le biscuits à la noisette, crémeux au chocolat, glace praline-noisette, et chocolat chaud, le tube croustillant aux pommes caramélisées, crème vanillée, et glace Tatin Calvados, et le croustillant au grué de cacao, crème Mascarpone (carrément fade), et glace café, refléteront assurément le relatif manque d'expérience, ou, devrais-je dire, de « conviction » pâtissière, de ce chef, pourtant, par ailleurs, (assez) convaincant.
Menus affaire à 24 et 29 €. Entrées de 13 à 25 €. Poissons de 25 à 29 €. Viandes de 25 à 39 €. Fromages à 12 €. Desserts de 10 à 13 €.
Fermé le samedi midi, dimanche soir et lundi.

l'Auberge
86, avenue Jean Baptiste Clément
92 100 Boulogne-Billancourt
Tél.: 01 46 05 67 19
Service voiturier
M° Terminus Ligne 10
Boulogne Porte de Saint-Cloud

Note : 13 /20

QG Boulogne - 92 100 Boulogne


Il est fait pour vous !

Si vous êtes « accroc » de Burgers, salades style U.S, ou hot sandwichs & more, le « QG » culinaire de Virginie et Ludovic, les deux « initiateurs » du concept, situé face à l'église Notre-Dame de Boulogne, est fait pour vous ! Maintenant, ne vous attendez pas à trouver facilement de la place ! Ici, pas de réservation, mais une « saine » attente, un verre de Chardonnay blanc, ou un coca, en main ! Avec un (gros) poil de patience vous obtiendrez, certainement, gain de cause, mais à quelle heure ? Ludovic, le maître de céans ne fera pas dans l'exubérance, mais plutôt une relative simplicité, lui qui pourrait pourtant arborer, à l'entendre, un parcours chez les plus élitistes ! Le lieu, plus de 500 ans, assez New-Yorkais dans le concept, patchwork de chaises bistrot dépareillées, musique très « présente », et puis 20 à 25 places assises à l'intérieur, et une vingtaine en terrasse, de quoi satisfaire 40 à 45 convives, déjà pas si mal ! La « petite » salade de roquette, herbes fraîches, tomates, et « pluie » de parmesan, et l'Half & Half, aiguillettes de poulet aux céréales, stick de mozzarella, sauce BBQ, et cheddar, temporiseront les appétits les plus « acérés ». Le bacon cheese, buns, bœuf haché, tomate, salade, oignons, pickles (des gros cornichons), cheddar, poitrine fumée grillée, sauce premium, l'un des plus élaboré qui soit sur Paris et région, le cheeseburger, buns, bœuf haché, tomates, salade, pickles, cheddar, le plus « humble » d'une série assez « body buildée » au demeurant, et le club Deluxe, pain de mie complet toasté, filet de poulet grillé, poitrine fumées grillée, tomate, salade, cheddar, mayonnaise, peut-être bien le plus « écolo » de la carte, laisseront une empreinte indélébile à nombre d'aficionados. Côté desserts, le cheese cake authentique, et véridique, conçu à base de fromage de Philadelphia, son coulis de fruits rouges, délicatement sucré-salé, la brioche façon pain perdu tiède, caramel laitier, sa glace vanille (un soupçon de trempage en sus eut été bienvenu), et le sweet strawberry, fraises fraîches, crumble, crème mascarpone, coulis de fraises, chantilly, peut-être pas le plus aguichant, car trop doucereux, clôtureront un instant délirant de fantaisie, et de simplicité, certes, pas de quoi filer des frissons, mais plutôt changer du ronron !
Formules (take away only) de 9,60 à 14,90 €. Starters … Appetizer de 11,50 à 17,50 €. Hot sandwichs & more … de 8,90 à 14 €. Desserts de 7,50 à 8,50 €.
Ouvert tous les jours.

QG Boulogne
le repère du burger
7, rue de l'Église
92 100 Boulogne
Tél.: 01 47 12 97 06

Note : 12,5 /20