lundi 27 août 2012

Hôtel Opéra Richepanse **** - 75 001 Paris



Tchaïkovski s'y plaisait !

Si je vous disais qu'ici tout aurait débuté par une histoire de religion avec le couvent des filles de la conception, au XVIIe siècle, qui « embrassait », à l'époque, tout le quartier de la rue Cambon à la rue Royale, je ne dévoilerais pas un quelconque secret mais une vérité occultée (comme bien d'autres d'ailleurs) par les « héritiers » de la Révolution ! De la percée des rues Duphot et Richepanse, seules les caves épargnées laisseront une trace dans notre histoire. C'est là que vous pourrez, au jour d'aujourd'hui, prendre votre petit-déjeuner après une douce nuit passée dans cet hôtel **** de 35 chambres, et 3 suites, dominant désormais l'angle des deux rues en toute discrétion. Piotr Ilitch Tchaïkovski, le compositeur Russe, au XIXe, ne s'y sera pas trompé, lui qui y avait ses habitudes ! C'est en ce mois de Juillet que l'Opéra Richepanse, et nous, nous rencontrerons ! Accueil extrêmement affable d'une réception « aux petits oignons », et, dans la foulée, nos effets transportés comme par enchantement. Ici, on sentira, nettement, l'empreinte très Art Déco ! Rien que le hall d'entrée l'affichera sans complexe dans les tons noir, saumoné, jaune paille et beige. L'ascenseur dernière génération (car celui d'origine servira uniquement pour le personnel) nous hissera vers la 54. 
Une carte, un clic, et c'est un espace de quelques 24 m², très bien étudié, dénué de morosité, tout en sobriété, et élégance, mini-bar, plateau de courtoisie, écran plat mural (maxi format), coffre fort, valet chauffant, literie mieux que confortable, et canapé, lampe de verre biseauté, et vue sur l'église de la Madeleine, qui nous accueillera. Que demander de mieux ? Une suite, la 63, au 6e niveau ! Ainsi dit, ainsi fait, la Duphot, un espace de 50 m², scindé en deux pièces, salon-chambre et lit galbé, et belle salle de bains, cabine de douche « rehaussée », poutraisons dispersées, en un style encore plus peaufiné, et généreusement meublé, dans l'esprit des même années, jouera de la substitution. Bien évidemment, la suite remportera la comparaison, mais d'une courte tête, sachez-le, d'autant que même si l'espace se verra doublé, et optimisé, côté mobilier et équipement, lecteur DVD, et cafetière, la 54, en junior suite (très) respectable, n'aura pas démérité ! L'aspect petit déj', en chambre, panière de viennoiseries « façon » boulangère (entendez par là ni industrielle, ni vraiment artisanale), pain aux céréales et noix tranché, et jus d'orange pressé (mais pas maison), situera cet hôtel dans la bonne moyenne du soigné, mais pas du franchement sophistiqué ! Cette « nouvelle » image, et l'ambiance chaleureuse qui se dégagera du lieu, nous la devrons, pour partie, à sa nouvelle et charmante directrice, Justine Mihci, qui aura su succéder à la tradition et à la longévité (l'ancienne direction y sera demeurée pas moins de quatre décennies).
Petit-déjeuner de 13 à 20 €. Chambre Deluxe triple 460 €. Suite Duphot 590 €.

Best Western Hôtel Opéra Richepanse****
14, rue du Chevalier de Saint-George
75 001 Paris
Tél.: +33 (0)1 42 60 36 00

Note : 14/20   

mardi 21 août 2012

Giorgio - 75 017 Paris



Pari gagné !

Finalement, la timide devanture ne laissera rien présager de très positif, peut-être la faute à ces affichettes annonçant des tarifs ! Incongru, et peu flatteur ! Exit donc la façade par nous « contestée », et bienvenue à une ambiance séduisante, affriolante même, de tons chauds, taupe et framboise, coins salon en succession, dont le dernier à ciel ouvert, escalier à rampe dorée, comptoir noir « plombé », lustres à pampilles multicolores, vases céramiques et noisetiers tressés, tout ceci nous « parlera » volontiers, et le maître des lieux, Giorgio, de nous vanter (discrètement) les mérites de son établissement. Depuis deux ans qu'il se sera investi, le succès ira, à l'entendre, grandissant, son chef, Mauricio Carlucci, n'y étant pas étranger ! La burratina des Pouilles, tomate, salade de saison, la variation de mozzarella di Bufflonne et les rouleaux de thon mariné, et fumé, araignée de mer, fèves vertes et petits pois, sorbet, papaye, et curcuma, décideront de l'orientation de notre adhésion. Pari gagné pour une première « salve » hyper soignée ! Le risotto à la truffe noire d'été râpée généreusement par le patron, aura de ces saveurs quasi ensorceleuses. Le filet de bœuf, son os à moelle, crème de pommes de terre truffée, oignons fondants, petit raviole frit au fromage di Barolo, la jouera tout en conviction, mais certainement pas en réduction. La selle d'agneau à la bière, pommes et céleri-rave caramélisés, trompettes de la mort, en canon tronçé, s'avancera pour ne plus nous lâcher ! Quelle dextérité, quelle sincérité, et dire que ce chef là ne se la jouera pas ! Son tiramisu au café, voluptueux et généreux, s'accordera l'honneur d'être, de Paris, à ce stade, le meilleur ! Sa pannacotta parfumée à la rose, coulis de framboises, et litchi, nous fera danser la lambada, quant à son trio de baba, nature, Rhum, et à l'orange, il vaincra par abandon nos papilles tombées en pâmoison ! De quoi voir pointer l'étoile à l'horizon !
Notre dégustation de vin : San Giovanni Bella Sala – Orvieto – 2010
Menus déjeuner à 21 € et au dîner à 38 €. Entrées de 16 à 22 €. Pâtes et risotti de 16 à 36 €. Viandes et poissons de 26 à 29 €. Desserts de 10 à 14 €.
Ouvert du lundi au samedi (fermé le samedi midi).7

Giorgio Restaurant
18, rue Bayen
75 017 Paris
Tél.: 01 73 71 18 99

Note : 14 /20

lundi 20 août 2012

Hôtel Duo *** - 75 004 Paris

Un univers « déco-métissé »

Le cœur du Marais, entre la Mairie de Paris et le centre Pompidou abritera un boutique-hôtel d'un genre particulier, puisqu'il sera l'un des rares à se transmettre de mère en fille, de génération en génération ! L'architecte d'intérieur, Jean-Philippe Nuel, aura su allier, ici, le design épuré au XVIIe siècle raffiné. Tour à tour hôtel Sansonnet, puis Axial Beaubourg, et, pour finir (tout du moins lui souhaitera-t-on), Duo Hôtel, il interpellera si bien que l'on n'aurait pas manqué de le remarquer tant, dans le paysage, il « trancherait ». Une double porte vitrée (électronique), moult orchidées en « col de verre », et des fauteuils dispatchées, un desk de bois plané, des tubes, et boules chromés, et puis un réceptionniste disponible, mais pas aventureux, qui nous laissera monter tous nos effets, le bienheureux ! Un petit tour du « propriétaire » nous engagera à découvrir un univers « déco - métissé », tables basse laquées, fauteuils, et canapés, pied de coq chocolaté et ocré, en alterné, gros abats-jour perforés, console élancée et « chapeautée », coin canapés, « jardin d'hiver » vitré, et transats pour bronzer ! 
Bar au cactus chromé, coin salon et télé, ou petit-déjeuners, le tout en une belle harmonie de tons beige, anisé, chocolaté, et noir. Une élégance contemporaine fort judicieusement attribuée, et concoctée. Un saut d'ascenseur au premier, la 17 et la 14 seront pour quatre jours notre « destinée ». Des espaces certes mesurés (environ 15 à 20 m²) mais intelligemment appréhendés. Revêtement mural, façon poulain, chocolaté, bureau-console « accoudé », écran plat fixé, mini-bar encastré, penderie et coffre fort dissimulés, et, finalement, espace vital bien respecté. Seulement voilà, cela manquera quelque peu d'intimité ! Un espace trop épuré, mais fonctionnel à souhait, où l'on aura, par exemple, omis un simple fauteuil pour somnoler ! Côté salle de bains, le tête de nègre dominera incontestablement en dégradé de matériaux. Faïence, verre et chrome, radiateur, sèche-serviette, miroir grossissant, sèche-cheveux, poubelle à pied (hyper aisée) et cloison de douche vitrée qui, malheureusement, comme remarqué dans nombre d'hôtels, aura une nette tendance à laisser tout le sol arrosé ! Côté produits de bains, les Fragonard, sélectionnés par la propriétaire du lieu, Véronique Turmel, placeront la barre assez haut, là où d'autres se contenteront de l'Occitane, Natural, ou Damana ! Enfin, pour le petit-déj', ce ne sera pas la panacée, un modèle peu soigné, si ce n'est même expédié où le peaufiné, et le recherché, seront, indéniablement, exemptés ! Une (relative) déception pour les accrocs de plateaux « amoureusement » préparés !
Tarif chambre n°17 : 300 à 380 €. Petit-déj' 15 €.

Hôtel Duo***
11, rue du Temple
75 004 Paris
Tél.: +33 (0)1 42 72 72 22

Note : 13/20

Au Petit Riche - 75 009 Paris



Comme dans un train compartimenté !

Si, cochers, machinistes, et employés de l'Opéra, auront, dés 1854, un lieu de rencontre bien à eux, avec ce bistrot voué aux « petites gens », qu'un incendie réduira en cendres en 1873, force sera de relever qu'il en montrera de la pugnacité pour, après une totale réédification, avoir réussi à rejoindre, sans trop d'encombre, le XXI e siècle ! 1886, l'année de la renaissance, lui accordera une nouvelle « destinée » avec une toute autre conception, et cette succession des petites salles très intimistes, comme si l'on avait du se trouver, brutalement, projeté dans un train compartimenté, avec ses banquettes de velours rouge, ses miroirs piqués, ses portes bagages en laiton dorés, ses rideaux de taffetas bouillonnés, ses vitres opaques gravées, et son plafond peint et staffé. Depuis lors, banquiers, hommes d'affaires, politiques, commerçants, artistes, et journalistes, nombre de passionnés de théâtre des environs, feront les beaux jours d'un lieu à la personnalité bien trempée, et à l'inimitable cachet. 
A 13h, presque tous les « salons » se verront comblés ! Une table nappée, et immaculée, tirée et nous voici installés prêts à dévorer une carte prestement approuvée ! Le pâté en croute au foie gras, pistaches, et trompettes de la mort, et le foie gras de canard maison, poire tapée « Reine de Tourraine », combleront les plus envieux des appétits. Le turbotin sauvage entier grillé, sauce Hollandaise, et poêlon d'épinards frais, s'affichera on ne peut mieux sélectionné et appréhendé par un chef, Philippe Baillergeant, déjà bien rodé à l'exercice. Le filet de bœuf de Salers poêlé, sauce au poivre « intensifiée », et la côte de veau épaisse, rôtie façon Petit Riche, pommes de terre purée, son jus de veau, forceront l'adhésion de nos sens gustatifs. Excellente cuisson, et aucunes désillusions ! L'assiette de fromages AOC affinés, sélection Thierry Avisse, nous l'interprètera humilité et équité. Quant aux desserts (vraiment) maison, tartelette au citron, baba au Rhum, chantilly, et tarte feuilletée aux abricots, une récente création encore un peu hésitante du chef pâtissier, ils demeureront dans l'esprit de l'authenticité des belles brasseries Parisiennes, de celles qui vous prennent aux tripes pour ne plus vous lâcher.
Suggestion (Sainte Catherine) du jour : Entrées de 16 à 22,40 €. Plats de 22 à 33,50 €. Fromages à 10,20 €.
Formules et menus déjeuner (entrée/plat ou plat/dessert) 22,80 €. Au déjeuner et dîner 29,20 € (entrée/ plat/dessert). Menu Rossini 35,50 € (entrée/plat/dessert). Menu Au Petit Riche 29,20 €. Menu enfant 13,20 €. Entrées de 8 à 22 €. Spécial végétarien de 8,50 à 12 €. Poissons de 18,80 à 33,50 €. Viandes de 16,50 à 32 €. Fromages 10,20 €. Desserts 8,70 €.
Ouvert tous les jours. Salons particuliers climatisés de 6 à 45 personnes. Formule Théâtre + restaurant.

Au Petit Riche
25, rue Le Peletier
75 009 Paris
Tél.: 01 47 70 68 68

Note : 13,5 /20

samedi 18 août 2012

L'interview PsyCho'Tok de Patrick Roger

Patrick Roger













Mon objet fétiche :
un couteau

Ma musique favorite :
je n’en ai pas.

Mon meilleur souvenir d'enfance :
un chausson aux pommes tout juste sorti du four de mes parents qui étaient boulanger.

Ma première recette :
le rocher praliné : instinct

Mon parfum préféré :
Le Mâle de JP Gaultier

Mon dernier rêve, ou mon cauchemar le plus marquant :
Implanter ma maison à l’endroit que j’aurai choisi

Mon plus gros défaut :
Impatient

Mon animal préféré :
L’éléphant

Mon food blocage :
Les coquillages crus

Mon signe astrologique :
Cancer

Ma phobie :
Je n’en ai pas

Ma plus grande qualité :
la générosité

Ma passion :
l’art

Mon pêché mignon :
pain, beurre et confiture

Si je n'étais pas chef, quelle carrière aurais-je souhaité :
chirurgien (chirurgie réparatrice)

Mon insulte favorite en cuisine :
je n’en ai pas.

Ma citation de prédilection :
je n’en ai pas.

Mon vœux le plus cher :
Continuer à faire simple

dimanche 12 août 2012

Rossi & Co - 75 002 Paris


Boulimique de créativité !

A deux pas de la place des Victoires, et à peine plus de le rue Montorgueil, le « petit » univers de Marco Rossi est là, prêt à vous ravir d'une cuisine transalpine concoctée par le maître des lieux, et seul chef à bord, un boulimique de créativité, en perpétuelle « ébullition » inventive ! Ici, on aura joué la carte de la simplicité décorative, sol, murs, et poutraisons immaculés, cuisine ouverte carrelée de blanc, et guéridons noirs, la note « contestataire » ! Marco ne quittera (quasiment) pas sa cuisine lui qui « œuvrerait » (presque) en solitaire ! Son sashimi saumon parfumé à la badiane, quelques petits pois, engagera les subtilités d'une dégustation en déclinaison. La scamorza soufflée, et parfumée à la truffe noire d'été, ne fera pas que diversion, tout en légèreté elle imposera une suavité (très) étudiée. La Saint-Jacques, juste snackée, crème d'avocat, cerfeuil, écume de citron, s'inscrira non pas dans l'illusion, mais dans la conviction ! Justesse de cuisson, et alliance en perfection. 
Le poulpe de roche, concombre, céleri, parmesan, écume de citron, n'aura de cesse que de nous rabibocher avec un met pour nous assez « contesté » ! Le filet de bœuf du Limousin enveloppé d'une feuille de brick croustillante, aubergine poêlée, et truffe noire d'été, tout en sincérité, et onctuosité, le bocal de la mer, moules, vongole, fèves, tomates cerises, et coriandre, le saumon fumé à la badiane, sésame noir, pensée et framboise, la « profiterole » de poulet fermier, farci de scamorza fumée, jus de truffe noire, et lentilles caviar « beluga », et le risotto Arborio aux asperges vertes et Saint-Jacques, jaune d'œuf déshydraté, son jus de mer, la maestria persistante dévoileront, si vous ne l'aviez compris, de ce chef hors norme qui saura ne pas s'encombrer des apriori. 
Côté dolci, Marco s'évadera, délirera même, avec des créations déjantées, certes, mais toutes en conviction ! Son idée d'une tuile tranchée dans un croissant, glace chocolat-vanille fleur de Pensée, son aubergine chocolat (eh oui, il aura osé !), pointes de betterave, sa pannacotta, spéculoos, et petits pois, ou son baba au limoncello, fraises Mara des bois, dérouteront les plus « aventureux », déstabiliseront les plus audacieux, mais convaincront tous les amoureux de sensations fortes !
Notre dégustation de vins au verre : Castel del Monte Bombino Biancho i Chardonnay – 2009, Bolla Soave – 2010, Mimo Megri Le Temse Sassella – 2007, et Moscato Del Molise Api Amae – 2007.
Suggestion du jour 18 € (hors boisson). Menu gourmand 36 € (hors boisson). Menu dégustation
(change toute les semaine) 45 €. Entrées de 18 à 20 €. Plats de 22 à 28 €.

Rossi & Co
10, rue Mandar
75 002 Paris
Tél.: 09 54 96 00 38

Note : 15/20

Cap Sud restaurant - 78 380 Bougival


Sans arrière pensée

Finalement, nous l'aurons fait ! Mais de quoi parlons-nous en fait ? Eh bien de la « face » culinaire de l'Holiday Inn Bougival, un aspect que nous n'avions pas eu l'opportunité, depuis notre premier séjour ici, de pouvoir « expérimenter ». Là, en ce dimanche (assez) ensoleillé, le clapotis de la (toute nouvelle) fontaine faïencée de mauve et noir, face aux palmiers, roseaux et autres pins, le décor est planté, un vrai patio « botanisé » en somme ! Curieusement, le lieu se trouvera quasiment déserté, certainement du fait des vacances en ce mois d'Août, et puis aussi une clientèle essentiellement étrangères plus enclin à visiter Saint-Germain-en-Laye, Marly-le-Roi à côté, ou Versailles à proximité, ou de papi et mamie en goguette. La carte jouera la simplicité de mets élaborés sans arrière pensée ! Nous suivrons, donc, la « philosophie » de la maison, sans contre façon ! Une « pasta » du jour, des spaghettis à la Provençale, ratatouille et parmesan, très respectable, une entrecôte, haricots verts croquants plus qu'honorable, et une côte de bœuf Black Angus de 350 bons gr très appréciablement sélectionnée, et appréhendée, sa purée crémeuse, tout cela s'inscrira, non pas dans l'exceptionnel, mais dans le respect d'une clientèle le plus souvent étrangère. L'assiette fromagère surprendra même son « interlocuteur » côté générosité, blinis et crème fraîche en prime ! Côté desserts, la brioche diplomate au caramel laitier, la glace de saison vanille-chocolat, ses macarons, et la tarte aux pommes crème pâtissière, révéleront une attention assez particulière.
Vin au verre : Pouilly Fumé « Les Clairières ».
Entrées de 8 à 11 €. Les incontournables de 9 à 15 €. Les viandes sélectionnées de 19 à 27 €. Plats de la criée de 19 à 26 €. Desserts de 7 à 10 €. Menu enfants 9 €.

Cap Sud Restaurant
Holiday Inn **** Paris-Versailles-Bougival
10-12, rue Yvan Tourgueneff
78 380 Bougival
Tél.: 01 30 08 18 28

Note : 12 /20

jeudi 9 août 2012

Nomad's - 75 001 Paris



Pas prétentieux, ni frondeur !

Place du Marché Saint Honoré, un vent de Nomadisme, soufflerait, depuis une décennie, à l'angle de la rue éponyme, en un lieu voué aux cuisines du monde, où un chef, Nicolas Menut (un patronyme prédestiné) s'adonnerait à sa passion, votre seule satisfaction ! Carte éclectique, pas « prétentieuse », ni frondeuse, de quoi séduire les amoureux d'exotisme, et autres toqués de mets (dits) « à faible teneur en calories » ! Benoit Moriceaux, le maître de maison, et son "associée", Fanny De Joussimeau, s'avéreront affables, et d'une « prudence », apparemment, exemplaire, nulle ostentation dans l'expression, et un conseil avisé, mais pas alambiqué. La Burrata crémeuse à souhait, et la déclinaison de tomates cerises, zébra et cœur de bœuf, sa feuille de basilic, prouvera qu'ici on saura faire dans la simplicité, et la belle générosité. La terrine de foie en mi-cuit, chutney à la mangue, ne lui ravira, certes, pas la vedette, mais s'inscrira dans l'objectivité d'un produit harmonieux, mais pas spécialement facétieux !
La pièce de bœuf, un faux filet tranché, sa poêlée de légumes thaï, piments en tête, nous obligera à « battre en retraite », face à l'adversité d'une alliance « détonante » pour les « allergiques » tels que moi ! 
La tranche d'espadon grillé, sa ratatouille confite, et le tartare de bar en millefeuille, confit de tomates à la vanille, s'opposeront en un débat assez « tranché », l'un tout en humilité, et l'autre beaucoup plus élaboré, et surtout pimenté (mais, alors, very, very !). L'aspect douceurs nous fera éviter les associations, comment dirais-je, trop « typées » ! L'iceberg sur ardoise, et trait de chocolat blanc « prédestiné », sa meringue enrobée, mousse et glace de chocolat blanc, son cappuccino, glace au café, et le café gourmand, ses mignardises, sa tuile, sa mousse chocolat au lait, auront tendance à l'écœurement (pour le cappuccino), et à l'égarement (pour le café gourmand), seule la meringue respectera nos sentiments.
Brunch tous les dimanches. Ouvert tous les jours.
Menu évasion 39 € (entrée + plat ou plat + dessert avec eau plat ou gazeuse, ½ bouteille de vin/pers.). Entrées 12 €. Plats 21 €. Desserts 11 €.

Nomad's
Restaurant lounge bar
12-14, rue du Marche Saint Honoré
75 001 Paris
Tél.: 01 42 60 47 21
Parking : Place du Marché Saint Honoré

Note : 13 /20 (La meilleure déclinaison de tomates, et Burrata de Paris)

lundi 6 août 2012

Un Dimanche à Paris - 75 006 Paris



Alliances osées, mais judicieusement équilibrées !

Ce ne sera, certes, pas un dimanche, mais un samedi, que nous pénétrerons la cours du Commerce Saint-André (le saint des commerçants), un passage historique fondé sur les douves des remparts du Roi Philippe Auguste où le célèbre Procope, passé, brutalement, du siècle des Lumières à la Révolution, l'aura marqué de son empreinte, un passage « chaotique » comme son pavage, qui nous mènera droit vers un lieu voulu, imaginé et réalisé sur trois niveaux, autour de l'une des rares tour (1210) encore existante, par Pierre Cruizel, son très heureux initiateur, un lieu propice à la dégustation de mets concoctés par un chef, Williams Caussimon, « ex » de chez Guy Savoy (16 ans, tout de même), hyper créatif, et un poil déluré côté cuisine ! Ses rouleaux « terre et mer », gambas et saumon en feuille de Nori, salade Romaine, et crudités, nous la joueront Asiatique jusqu'au bout des baguettes, mais, finalement, « occidentale » dans l'âme ! Son été des quatre tomates, tartare de trois tomates à l'ancienne, granité tomate verte, et basilic, tout en légèreté, et duplicité, frisera l'irrespect d'un « code » culinaire le plus souvent préétabli, beaucoup trop, comment dirais-je, ennuyeux ! L'onglet de bœuf poêlé aux accents d'Amérique Centrale, un « Hereford » de surcroit, mariné au poivre de la Jamaïque, ses pommes paillasson, jus au chocolat pur de Saint-Domingue, et le jarret de veau aux épices Indiennes, mijoté, asperges, et frégola au parmesan, jus au chocolat du Venezuela, prouveront, comme si l'on avait pu en douter, que ce chef là, ne fixerait, quasiment, aucunes limites à ses audaces. Appréhensions parfaites, cuissons idoines, alliances osées mais judicieusement équilibrées. 
Pour l'esprit pâtissier, ce sera le petit monde de Kléber Marguerie, un univers que l'on visitera dans le salon pâtisserie à la fin du repas, pour se laisser envoûter par moult révélations, celle d'un chef hyper doué qui nous dévoilera des dons insoupçonnés. Un chou pistache fruits rouges, un éclair au caramel beurre salé, un lacté caramel noisette (Dacquoise noisette, crème noisette, mousse chocolat au lait, caramel au beurre salé), un croustillant au grué de cacao, un péché d'Adam (Dacquoise cacahuète, crémeux chocolat noir), et un « douceur tropical » (cœur chocolat lait, fève tonka, crémeux tropical), de quoi délirer bien au-delà du raisonnable !
Notre dégustation de champagne et vins : Champagne Ayala Rosé, Gitton père et fils Sancerre – Les Herses Silex – 2008, et Chablis premier cru Domaine Zaroche – 2008.
Menus déjeuner 27 € (entrée, plat ou plat, dessert) et 29 € (plat et café gourmand), et 35 € (entrée, plat et pâtisserie). Carte : Entrées 17 €. Plats 27 €. Pâtisseries 8 €.
Ouvert tous les jours.

Un Dimanche à Paris
La Boutique – Le Bar à chocolat – La Pâtisserie – Le Salon de Thé
4-6-8, cours du Commerce Saint-André
75 006 Paris
Tél.: 01 56 81 18 18

Note : 15 /20




dimanche 5 août 2012

Café Bivouac - 75 008 Paris


Le repas des « guerriers »

La petite porte dérobée (à la droite de l'hôtel) sous toile Impériale rayée dominée nous interpellera au point de l'emprunter, et de pénétrer un lieu totalement conçu et redécoré il y a dix ans dans l'esprit tout à la fois premier Empire, et salon Anglais, avec boiseries, fauteuils, et canapés de velours rouge et doré, plafonds à caisson décorés, et peints à la main, plafonniers nacrés, et bar « style » Hemingway, de quoi, largement, nous convaincre qu'ici on fera dans le soigné ! Accueil révérencieux, mais pas obséquieux, de Renaud Joumard, le directeur de salle. Une table, juste à l'entrée, fauteuils et canapés, une carte aux douces saveurs du Sud, celle d'un chef, Olivier Legentil, toute en simplicité, mais non sans efficacité ! La sucrine aux oeufs de caille pochés, et pancetta grillée, la tomate mozzarella, et le carpaccio de gambas, crémeux d'avocat au wasabi, feront montre d'un bel exercice, ni trop appuyé, ni trop compliqué. Le carpaccio de bœuf aux copeaux de parmesan, pommes de terre Pont-Neuf, l'entrecôte sauce barbecue et pommes paillassons, et le maxi club « Bivouac café », s'inscriront dans l'objectivité, et la belle générosité. Produits impeccables, judicieusement sélectionnés et appréhendés, une réussite d'autant plus appréciable qu'elle se révélera, avouons-le carrément, totalement inattendue. Côté gourmandises, le clafoutis aux abricots aurait mérité d'être un poil réchauffé. Le sablé pistache et framboises, et le pavé croustillant chocolat, crème Anglaise, lui dameront le pion sans la moindre retenue, tout en aisance et suavité. Une belle découverte à ne surtout pas écarter !
Ouvert tous les midis du lundi au vendredi.
Pour commencer de 14 à 17 €. Les incontournables de 18 à 33 €. Les assiettes saveurs de saison de 29 à 33 €. Une gourmandise 12 €.

Café Bivouac
Hôtel Napoléon ****
40, avenue de Friedland
75 008 Paris
Tél;: +33 (0)1 56 68 43 21

Note : 13,5 /20  

vendredi 3 août 2012

L'interview PsyCho'Tok de Nicolas Masse (Les Sources de Caudalie à Bordeaux, 1*)

Nicolas Masse






Mon objet fétiche :
Mon passeport et mon Mac

Ma musique favorite :
Celle qui nous donnes des ailes, Muses, Bach…

Mon meilleur souvenir d'enfance :
Ils sont nombreux, j’ai beaucoup de chance,
Mes vacances et repas en famille et mon apprentissage au Casino de Deauville, très dur mais que des bons souvenirs.

Ma première recette :
Aux Sources de Caudalie, Carpaccio de Bœuf , Caviar et algues.
Un bonne Equilibre original avec des produits Aquitaine

Mon parfum préféré :
Celui de la nature, foret, mer….

Mon dernier rêve, ou mon cauchemar le plus marquant :
Un rêve,  qui devienne réalité celui d’obtenir une deuxième étoile au Michelin.

Mon plus gros défaut :
L’impatience

Mon animal préféré :
Le chien

Mon signe astrologique :
Taureau

Ma phobie :
Les araignées, classique mais bon ! on ne choisit pas

Ma plus grande qualité :
Comme un défaut, mon calme.

Ma passion :
En plus de celle de mon métier. Les voyages, découvrir le maximum de lieux et de personnages.

Mon signe particulier :
Etre à l’écoute

Si je n'étais pas chef, qu'elle carrière aurais-je souhaité :
Question difficile, en tous les cas une carrière ou  chaque journée est différente et utile pour soi et les autres
J’admire beaucoup de professions comme celles des avocats ou des sciences.

Mon insulte favorite en cuisine :
Elle est inutile dans mon travail

Ma citation de prédilection :
Prend du recul, pour mieux avancé.

Mon vœux le plus cher pour 2012 :
Tous simplement une belle année riche en saveurs et découvertes,  et évidement de continuer d’ avoir des équipes et clients heureux

mercredi 1 août 2012

Le First - 75 001 Paris



Le reflet d'une philosophie

L'ancien Intercontinental, passé sous pavillon Starwood Hotels, aura gardé tout son charme, et ce côté « beau ténébreux » malgré une totale rénovation. Les deux candélabres géants, dés l'entrée, vous « salueront » toujours de leur présence majestueuse, et nous de nous orienter vers le patio où, selon le temps, le restaurant se transposerait allégrement. Ainsi, aurons-nous le bonheur de pouvoir déjeuner au cœur du plus « langoureux » patio-jardin de Paris ! Un espace détente blotti entre jardin d'hiver, et hall-salon, avec vue en prise directe sur le ciel bleu nuageux, de quoi séduire même les amoureux de solitude ! L'accueil ? Pas pompeux pour un sou, plutôt respectueux, et sans obséquiosité aucune. Une table pour trois, en bordure de bassin, le clapotis de la fontaine et nous voici transportés en une jolie félicité, pas franchement du genre « factice », une « vraie » qui sera, d'ailleurs, assez révélatrice à observer le nombre de convives qui s'y seront pressés. La carte mauve, en carré, sera le reflet d'une philosophie voulue par le chef, Gilles Grasteau, un chef tout en ouverture, et bonhomie. Son cannelloni au saumon fumé d'Écosse à la pomme acidulée, poireau en ravigote, œuf de caille, son homard mi-cuit, Grecque de légumes à la coriandre, tomate confite au citron et salade de poêlée d'asperges, tomate cerise et mesclun (en entrée du jour), feront montre d'un savoir-faire indéniable, et d'une inventivité fort respectable.
 La limande-sole homardine, ragoût d'artichauts violet, fèves, thé Hibiscus, l'entrecôte persillée, grillée, pommes de terre purée, beurre maître d'hôtel aux cinq baies, et le club sandwich traditionnel, pommes de terre frites, salade, un modèle bien « talentueux », nous confieront, en douce, leurs espérances, et motivations, des plus fondées. A contrario, l'assiette de fromages, Camembert, Bresse Bleu et Pont l'Évêque, ne nous scotchera vraiment pas, au point que nous l'envisagerons (presque) plus « industrielle » qu'artisanale ! Le café noir, le café blanc, l'opéra, le macaron, et les madeleines de Proust, la fraise gariguette en profiterole crémeuse au sucre, en sorbet, et la glace biologique d'Ardèche, café et, caramel beurre salé, afficheront des « prétentions » pâtissières non usurpées, de quoi décourager nombre de prétendants à la célébrité !
Notre dégustation de Champagne et vins au verre : Moët et Chandon rosé, Chablis La Paulière – 2010, Sancerre Grande Réserve Henri Bourgeois – 2011.
Menus du jour 30, 36, 55 et 70 €. Menu autour du thé, et menu miel de Paris 60 € . Entrées de 24 à 50 €. Salades végétariennes de 26 à 33 €. Plats de 25 à 66 €. Classiques de 23 à 33 €. Desserts de 10 à 13 €.

Le First Restaurant Boudoir Paris
Hôtel Westin Paris
234, rue de Rivoli
75 001 Paris
Tél.: 01 44 77 10 40

Note : 13,5 /20

Restaurant du Baltimore - 75 116 Paris


Du bien à l'âme, ils feront !

Aujourd'hui, ce sera le tour d'une table que nous n'aurions pas, huit jours plus tôt, envisagée, celle de l'hôtel Baltimore, et de son lord affectionné, dans le XVIe arrondissement, prés du Trocadéro, l'un de ces classiques d'un genre parfois désuet, qui, de temps à autres, du bien à l'âme ferait ! Jean-Luc Jamrozik, le chef sommelier, et Thierry le maître d'hôtel (l'heureux propriétaire d'un bouledogue Français, nommé Freud, dont il serait « toqué »), un duo (très) efficace, tout en affabilité, surtout côté Thierry, toujours en état de rigolade avancé. Côté déco, le cuir brun, le bois blond, ses filets dorés, le feutré, et le jeu de lumières tamisées, seront de mise, et bien nuancés. Jusqu'à l'amuse-bouche, nous ne nous sentirons pas totalement « intégrés » au lieu, mais des l'arrivée de l'effiloché de tourteau au parfum d'avocat, velours de tomate au basilic, véritablement envoûtant, et au marbré de foie gras au magret fumé, l'identité et la sincérité d'un chef, ancien du Pré Catelan, Jean-Philippe Perol, titilleront notre sensibilité, si ce n'est notre frivolité. L'entrecôte de bœuf poêlée, pommes fondantes en persillade (sans ail), jus de braisage, le gâteau moelleux de pied de cochon, pommes grenailles caramélisées aux olives noires, et le filet de turbot rôti en haricot vert, billes et légumes étuvés, sauce émulsionnée, ne seront concoctés (presque) que pour des passionnés ! Pour les autres, bien dommage, ils ne sauront apprécier ! Côté fromages, frais et affinés, c'est chez Marie Quatrehomme que le chef se sera « réfugié » ! Ainsi pas de risques de se tromper ! 
Livarot, Reblochon, Bouton de culotte, Sancerrois, Valencay, et Mimolette 36 mois, ne feront pas de quartier ! Côté « club de Thierry », le chocolaté, le plateau qu'il se plaira à vous présenter, sourire malicieux aux lèvres, ne vous laissera pas le « choix » ! Ce sera du « bestial », du rude ! Preuve s'il devait en être, la feuillantine en praliné, le Longchamp chocolat au lait, et le Tonka au chocolat noir, seront de Jean-Paul Hevin signés ! Les oreillons d'abricots pochés au miel, crème au romarin, sablé au beurre salé, et les cerises poêlées dans un sirop de vin épicé, biscuit aux amandes, glace safranée, par Jérémy Mallet, le chef pâtissier, seront initiés.
Notre dégustation de champagne et vins au verre : Bollinger rosé, Riesling Expression 2011 Domaine l'Agapé Vincent Sipp et Gewurztraminer Glintberg millésime 2010 Domaine Roland Schmidt, et Château Vignelaure 2007- Coteaux d'Aix-en-Provence.
Menu Prestige 94 €. Entrées de 24 à 30 €. Poissons de 36 à 45 €. Viandes de 34 à 48 €. Fromages
16 €. Desserts 16 €.

Restaurant du Baltimore
Hôtel Baltimore
88 bis, avenue kléber
75 116 Paris
Tél.: 01 44 34 54 54

Note : 15 /20

L'Escient - 75 017 Paris



Une étoile serait-elle en train de pointer ?

A bon ou à mauvais escient ? Si l'on se réfère à la véritable étymologie du terme, il serait heureux que le lieu « testé » ce jour là puisse y bien correspondre ! Au fil de ces lignes, je vais m'efforcer de vous le bien « traduire » ! Ici, on fera dans la discrétion d'un quartier « familial », entouré de commerces, dit de proximité. Ambiance design épurée, sol de parquet, pierres apparentes, banquette rouge vif, et colonnes d'acier, une déco toute en humilité ! Côté carte, menu-carte (entrée + plat + dessert), et ardoise du jour, l'accent sera mis sur l'originalité, et l'efficacité. L'œuf mollet, jeunes pousses, lomo, crémeux de Parmesan, le tartare de thon aux algues Nori, et le carpaccio de bar de pêche à la truffe d'été, feront montre d'un authentique savoir-faire, et d'une jolie maîtrise des alliances, sans omettre un sens esthétique pour le moins révélé. Le thon rouge au sésame, émulsion de gingembre s'égarera quelque peu, tant au niveau cuisson qu'émulsion ! Le bœuf Irish Angus, mariné, bleu, façon « tigre qui pleure », sauce Thaï et riz, et le Mérou aux moules de Bouchot, et pomme de terre à la plancha, quant à eux, respecteront les règles d'un art trop souvent bafoué ! Côté desserts, la pannacotta aux fraises des bois, jus de citron vert ravageuse et enjôleuse, le cappuccino mangue-citronnelle vaporeux et langoureux, mascarpone vanille, et la (mini) tarte abricot « Impériale » et très femme fatale, nous convaincront qu'une étoile serait en train de pointer au fin fond de la galaxie des chef toqués !
Formule déjeuner 26 € (entrée + plat ou plat + dessert). Menu carte 35 € (entrée + plat + dessert) et Menu Carte Blanche 45 € (5 plats au dîner pour l'ensemble de la table). Entrées 11€. Plats 22 E. Desserts 10 €.
Ouvert du lundi au samedi.

L'escient
28, rue Poncelet
75 017 Paris
Tél.: 09 66 92 49 13

Note : 13,5 /20