dimanche 30 septembre 2012

Chez André - 75 008 Paris



Un succès jamais démenti

1936, année du Front Populaire, et des congés payés, mais, également, ouverture de Chez André, un succès de Brasserie jamais démenti, « œuvre » d'André Mithivier, le fondateur et initiateur d'un lieu qui, depuis, aura traversé les décennies (guerre39-45 incluse) sans jamais faillir pour le plus grand plaisir gustatif de nombre de générations. De la déco, on aura rien changé (ou presque). Miroir mural d'origine, appliques, et plafonniers de fer forgé torsadé, colonnes « emperlées », banquettes de simili rouge, vitres gravées, et photos, tel un livre d'or, d'artistes affichées. Ainsi, Robert de Niro, Roman Polansky, John Travolta, et Lady Gaga, se seront-ils, plus ou moins ouvertement, et discrètement, « encanaillé » les papilles en terrasse (comme Travolta, sans que le directeur, J.P Linger, ne l'eut même reconnu, une photo dans la presse Américaine, le lui ayant ultérieurement révélé), ou en salle signe, comme par le passé, d'une belle fidélité. Liam Neeson, lui-même, le fameux Comte Hibelin du film Kingdom of Heaven, ne tarirait pas d'éloge à son sujet ! Quant à nous, sans parler de la moindre célébrité, le poireaux mimosa, l'œuf bio mayonnaise, et le foie gras de canard, sa confiture d'oignons, nous révélerons une qualité d'exécution, celle d'un chef, Brice Lefort, propice à une aguichante dégustation. Le hamburger « tradition gourmande », une basse côte de Normandie, en pain brioché, la côte de veau, 350 bons gr, d'une tendresse « immaculée », ses haricots verts frais, et la belle sole Française à la plancha, 450 bons gr, ses pommes vapeurs, respireront certes la tradition mais, surtout, une jolie conviction dans la quête de perfection. Mais, ici, c'est la quête des desserts qui se révélera payante avec des produits issus de la Pâtisserie de la Vierge, tout comme leurs pains d'ailleurs. Un éclair café géantissime, bien parfumé, un baba, son Rhum Vieux Ambré Saint-James, et un millefeuille vanille Bourbon, un poil ramolli par le temps, tout cela s'inscrira dans le respect du client. Même Jacques Chirac, ou Nicolas Sarkozy en leur temps, fidèles clients s'il en est, avant leur Présidence, n'en auront pas dit autant !
Les entrées de 6,50 à 19 €. Les poissons de 23 à 37,50 €. Les spécialisés Chez André de 15,50 à
30 €. Plateau de fromages affinés et son Roquefort Caves Baragnaudes accompagné d'un verre de Porto Terras do Grifo (6cl) 11 €. Les desserts de 6,60 à 11 €.
Ouvert 7j/7, service continu de 12h à 1h du matin. Voiturier.

Chez André depuis 1936 …
12, rue Marbeuf
75 008 Paris
Réservation au 01 47 20 59 57
Note : 14/20


Louvre Bouteille - 75 001 Paris



Sans complexe, ni grosse tête !

Un ancien candidat de MasterChef (sorti premier), dans le microcosme de la gastronomie Parisienne, cela aurait pu passer totalement inaperçu, sauf que, justement, ici, à deux pas du Louvre, et du Louvre des Antiquaires, il est un chef en col blanc, et drapeau tricolore arboré, Cyril Rouquet, sans complexe ni grosse tête, qui « œuvrerait » (réellement) en sa cuisine, sans la moindre arrière-pensée. Son « domaine », tout de rouge et noir habillé, murs de pierres taillées immaculées, casiers de crus classés, sets de tables tressés, et miroir baroque doré, de quoi vous happer dans ses « petits » délires créatifs, sans avoir le temps d'être réactif. Le personnel s'avérera aux petits oignons, affable et discret, efficace et ordonné. Côté carte, les formules mises au point par Cyril ne gréveront pas votre budget, loin s'en faut ! 
Des prix (très) doux compte tenu du soin extrême apporté à la quête d'esthétique permanente, et de produits issus du marché ! La salade de saison, cœur de sucrine, pousses de betterave, roquette, pignons de pin, dés de poulet et parmesan, l'œuf bio poché, crème de champignons, mimosa d'œuf, coppa croustillante, et la demi caillette aux deux viandes, porc, bœuf, blettes, pistaches, jus de viande et vin rouge, émulsion citronnée, feront montre d'un exercice bien rodé, et d'une inventivité objective et assurée. Le râble de lapin désossé, crème de navet, jus de lapin, condiment de mirabelle, carottes fan et pommes vapeur, forcera l'admiration d'une appréhension toute en conviction. Le magret exotique, croustillant en feuille de brick, sa grosse frite de polenta, son bouillon Thaï, et condiment de mangue Teriaki, prouvera que même si l'on n'est pas ici « étoilé », on en aura toutes les qualités ! 
Le cœur de rumsteack fumé au thym, pommes grenailles, moutarde à l'ancienne maison, et capucine pour l'effet primesautier, confirmera que Cyril ne saurait se laisser distraire même sur de la simple cuisson ! Côté desserts, le gâteau de Môman, celui de son enfance, tout chocolat, sa crème Earl Grey, la crème passion-chocolat blanc, lait de coco et vanille Tahitienne, et la pomme au four (enfin un chef enclin au respect d'une certaine tradition), aux épices, crème pâtissière, et chantilly vanillée au cheese-cream, n'auront nul effort à fournir pour affirmer haut et fort que chez Cyril, çà va fort !
Le vin de notre dégustation, un Domaine de Joy Blanc.
Menus du midi de 22 € (entrée + plat ou plat + dessert), à 26,90 € (entrée + plat + dessert). Plat du jour + boisson 17,50 €. Plat du jour 14 €.
Menus du soir de 22 € (plat + boisson), à 36 € (entrée + plat + dessert).
Carte : entrées de 8 à 10 €. Plats de 16 à 18 €. Desserts de 8 à 10 €.

Louvre Bouteille
150, rue Saint-Honoré
75 001 Paris
Tél.: +33 (0)1 73 54 44 44

Note : 15 /20

jeudi 27 septembre 2012

L'Assaggio - 75 001 Paris



Une voisine célèbre, Coco Chanel …

Allez, aujourd'hui, ce sera à l'Italienne que nous « apprécierons », du côté du Ritz, près de chez Chanel, et au cœur de l'Hôtel Castille, un hôtel**** de charme, ancien hôtel particulier du XVIIIe, à l'époque résidence du Maréchal de Luxembourg, discret, et obligeant. Nous nous glisserons au travers d'un décor raffiné, subtilement équilibré, en enfilade d'espaces personnalisés, canapés et chauffeuses rayés, guéridons dorés, commodes patinées, rideaux bouillonnés, et bouquets de roses « végétalisées ». Une alliance de style design, fauteuils à oreillettes, ou de cuir, et parquet à l'ancienne, une salle somme toute peaufinée donnant sur un patio, ce jour là, pas très bondé !
Le directeur de la restauration, Marc Amathieux, redoublera de délicatesse et d'attention, et de nous engager sur quelques spécialités, concoctées par Giulio Freschi, le chef exécutif. Une simple salade de tomates tièdes (oui je sais, cela m'aura surpris autant que vous), basilic frais, et huile d'olive, une Burrata de Corato, sa tuile de parmesan et sa fondue de fromages, et une friture de gambas, légumes verts et langoustines, sa sauce Napolitaine, joueront une carte esthétique, indéniablement, mais gustativement prolifique. La tagliata de contre-filet à la Toscane, ses tomates confites au thym, sa roquette sauvage, le risotto aux cèpes séchés, et les gnocchis maison au pesto Génois minute, ne feront, incontestablement, pas dans la diversion, ni la dérision !
Une jolie maestria, celle d'un chef tout en discrétion, dénué de prétention. « Ses » dolci prolongeront l'effet de « perversion », pas de quoi résister, ni s'échapper ! La tarte aux pommes minute, en « pré carré », tout à la fois humble et « ensorceleuse », son sorbet citron vert, le tiramisù en robe d'onctuosité, et la panna cotta à l'amarette toute en volupté, et sincérité, n'auront aucune difficulté à prouver la dextérité prouvée du chef pâtissier.
Menus à 40, 60 et 90 €. I classici d'Italia de 18 à 32 €. Antipasti 19 €. Paste e Risotti de 25 à 28 €. Terra e Mare de 33 à 39 €. Dolci 12 €.
Ouvert du lundi au vendredi de 12h à 14h au déjeuner, et de 19h à 22h au dîner. Service voiturier.

L'assaggio
Ristorante & Bar
35, rue Cambon
75 001 Paris
Tél.: +33 (0)11 44 58 45 67

Note : 14/20

mardi 25 septembre 2012

La Petite Cour - 75 006 Paris



Une famille formidable !

Tout le monde (ou presque) se rappellera de la famille Beaumont, et le feuilleton qui narrerait leurs « exploits » depuis bientôt deux décennies. Eh bien, sachez que le restaurant situé aux côtés du Marché de Saint-Germain-des-Prés, celui en contre-bas, où l'on aura l'impression d'être rendu en cette Provence, du côté de Saint-Rémy, celui qui dévoilera les talents culinaires d'un chef interprété par Bernard Le Coq, çà ne s'invente pas, celui là même nous conviera à une « joute » gustative fort bien interprétée. Au jour d'aujourd'hui, exit le Coq et bienvenue à Yannick Tessier, un chef (ex de chez Sanderens),bien élevé, et très doué ! Son foie gras de canard façon Opéra, pain d'épice, raisin noir, tout en perspicacité, ses ravioles de langoustines, coriandre, curcuma, leur crème de langoustines versée (presque), et les tomates confites, cœur de laitue acidulé, en habit d'humilité, confirmeront, si besoin était, que ce chef là saurait bien s'entourer. 
Le produit avant tout, et partout ! Le bar vapeur, purée d'artichaut acidulé, couteaux, et caramel de citron Yuzu, s'exprimera sans retenue, jouant habilement des saveurs et de leur spécificité. Mais, je dois avouer, que c'est le filet de bœuf « Black Angus », accompagné (ou non) de son foie gras poêlé, qui emportera mon adhésion. Un produit d'exception (350 bons gr), son filet de crème de balsamique, ses pommes de Noirmoutier, et sa mâche enjolée, de quoi succomber, même si vous ne l'envisagiez ! Un dessert ? Qu'à cela ne tienne, vous serez satisfait de verser dans la crème brûlée au sucre cassonade comme s'il en pleuvait, les petits makis de riz au lait, melon et violette en association, et la salade de fruits déstructurée, mures, framboises, fraises, et pomme verte, en alliance affichée, une version desserts (très) bien appréhendée.
Notre dégustation de vin au verre : Moscato d'Asti.
Formules à 27 €, 36 € et 49 €. Entrées de 9 à 25 €. Plats de 22 à 38 €. Viande du moment côte de bœuf Normande (Hugo Desnoyer) 2 personnes 38 €/pers.. Fromage affinés 10 €. Desserts de 9 à
12 €.

Restaurant La Petite Cour
8, rue Mabillon
75 006 Paris
Tél.: 01 43 26 52 26

Note : 14,5 /20             

dimanche 23 septembre 2012

La Table à Manger - 75 116 Paris



Comme un doute sur ses convictions !

Il nous tardait de « rencontrer » l'un des lieux préféré de Serge Gainsbourg, l'homme à la « tête de chou », celui où il aimait à se retirer tel un hermite pour se ressourcer, et s'isoler ! Et, là, je ne plaisante pas, car l'endroit, situé prés de l'Arc de Triomphe, méritera que l'on s'y attardât ne serait-ce que l'instant d'une dégustation, sans la moindre dévotion ! Quelques marches, et le hall tout de bois sculpté de ravir nos sens, direction la salle à manger, une salle quasi « privée », (presque) comme chez soi, à l'ancienne, moulures, lustres à pampilles, délicieusement passéistes, et, pourtant, si réalistes ! Accueil éloquent, sans excès, de quoi s'engager vers notre table du moment sans s'attendre, obligatoirement, à de l'extravagant. Ceci étant, détrompez-vous, ici on ne comptera pas son temps, bien au contraire y dégustera-ton le précieux temps de vivre, celui où l'on sait (encore) faire le distinguo entre virtuel, et réel ! Le tourteau décortiqué pour vous, copeaux de pêche blanche, huile de coriandre, s'affichera dans un relatif ennui. Le caneton de Vendée, mariné selon Apicius, les filets en chaud froid, les cuisses en pannequets (où kaddaïf), ni ne convaincront, ni ne décevront, banals, fort malheureusement, ils se dévoileront ! L'échine de porc fermier de la Sarthe, confite, jus et garniture d'un navarin, selon la tradition, n'interviendra pas trop dans la tentative de médiation, on ne pourra l'envisager telle une révolution ! Le T-bone de veau, rôti en solo (ou à partager, ce sera selon), une pomme Anna, présenté sur plateau dans son entier, se verra occulté pour ne réapparaître qu'une fois tranché ! Rosé, à l'évidence, il sera, mais une cure d'amaigrissement subi, incontestablement, il aura ! La sole en Viennoise, petits pois à la Française, crème d'oignons nouveaux au lard, validera cette fâcheuse sensation que la nouvelle « chef », Amandine Chaignot, outre de minimiser ses proportions, s'adonnera à un savant équilibre entre amateurisme (plus ou moins) éclairé, et professionnalisme déficient ! Outre un service quelque peu décousu, si ce n'est dépassé par les événementiels (sa lenteur frisera l'indécence), et même si le maître d'hôtel, un rital sur le départ (nous avouera-t-il), fera bien son possible pour masquer un malaise perceptible, force sera de relever qu'on aura la nette sensation d'une jolie désorientation ! Seule la « belle tartelette aux fraises des bois », à partager en duo, chantilly vanillée, et sorbet basilic, s'en sortira plus qu'honorablement, hormis ce sorbet basilic-menthe beaucoup trop puissant ! La « pomme Granny mentholée pour vous rafraîchir », toute en fraicheur nous précisera-t-on, s'inscrira dans la déception ! Si l'on aura, l'espace d'un instant, la sensation d'avoir, là, la prestation d'un candidat de Top Chef (ou avoisinant), c'est qu'il planera comme un (sérieux) doute sur ses convictions !
Menus affaires 58 € au déjeuner, dégustation au dîner 90 €. Entrées de 27 à 32 €. Poissons de 32 à 40 €. Viandes de 33 à 72 €. Desserts de 12 à 32 €.

Hôtel Raphaël « La Table à Manger »
17, avenue Kléber
75 116 Paris
Tél.: +33 (0)1 53 64 32 43
Service voiturier

Note : 13,5 /20


Restaurant M 64 - 75 008 Paris



Le « chant des cuisines »

Le rond point de l'Arc de Triomphe réservera bien une (petite) surprise (en ce début juin), le drapeau tricolore qui flotte en son arche, ô miracle, de déchiré (si, si je vous assure, c'était pas bon signe !) se trouvera recousu ! Descendons donc rassurés que nous serons pour l'emblème de la République (non, là je plaisante !), l'avenue Marceau direction le M64, « la » table de l'InterContinental Marceau, le rendez-vous quotidien des banquiers, entrepreneurs, et autres avocats du coin. La double porte laquée blanc ivoire donnera (sans passer par le « grand » hall) directement accès à un espace très design, blotti, là, en un patio, au cœur vibrant de l'hôtel. Fauteuil club de cuir caramel, chaises satinées bronze orangé, gris, chocolat, ou violet, chaises et comptoir de bois blond, et puis sa véranda, de quoi envisager l'instant en toute sérénité. L'accueil, et le service d'Agnès, nous iront droit au cœur ! Autant dire qu'ici on fera dans le professionnalisme feutré sans ce côté ostentatoire que nous abhorrons ! Pas de prise de tête ! La carte, sous plexis, fera montre d'une « accessibilité » désarmante, et ce n'est pas la cuisine « ouverte », et ses chauffe-plats rougeoyants, qui nous contrediront ! Le « chant des cuisines » nous inspirera bien au-delà du raisonnable ! Edward Uchiyama, le second de cuisine, (le chef Romain Marzet étant absent), fera des merveilles !
 Nul « cabotinage », rien que de l'humilité ! Gaspacho de laitue et concombre, mousse de Burrata, et caviar Impérial de Sologne, ne constitueront que l'aspect amuse-bouche ! Finesse, suavité, légèreté, rien que du superlatif ! Les asperges, verte et blanche, Bellota et chorizo, olives Taggiarche, le foie gras, rhubarbe et caramel de fraise, et l'asperge blanche, gambas sauvage (oh, la gambas, joufflue à souhait, celle de Madagascar !), et mangue Kent, seront autant d'atouts à passer au crédit de ce chef « en second » (comme quoi cela ne veux pas dire grand chose). Le thon rouge, choux Pak-choï, fenouil, émulsion yuzu, tomates ananas, green zébra, et noire de Crimée, confirmera nos convictions. Exécution parfaite, noblesse des alliances, rien à redire ! La côte de veau (bien) épaisse, sa pomme de terre écrasée, et la noix d'entrecôte Angus d'Argentine (environ 350 gr), et rougail de tomate verte, ne friseront pas seulement l'excellence, il la prendront, carrément, en otage ! Pas de quartier, haro sur la cuisine expéditive, et répressive ! Et si les gourmandises devaient (tout comme pour nous) faire trépigner vos papilles, gageons que la pannacotta, fraise et verveine citronnée, l'ananas rôti à la vanille, glace coco-citron vert, et le millefeuille minute à la vanille, et à la Cazette (mélange de noisettes torréfiées), les combleraient ! Incontestablement, une étoile est née, et il ne m'étonnerait pas que l'on vit le M64, tout prochainement, sur la « troisième marche » du podium !
Notre dégustation de champagnes et vins au verre : Laurent Perrier Brut blanc, Puligny Montrachet « Les Leurons - 2008 », Crozes Hermitage Chante Passo – 2007, et, pour le dessert, Laurent Perrier Brut rosé.
Déjeuner menu express 35 €. Menus Patio 41 et 49 € (un menu chaque jour, saveurs du marché)
Entrées de 20 à 27 €. Poissons de 32 à 39 €. Viandes de 28 à 42 €. Fromage 15 €. Desserts de 8 à
14 €.
Déjeuner 12 h30 à 14 h30 du lundi au dimanche midi. Dîner de 19h à 22h30 du lundi au samedi.
Fermé dimanche soir.

Restaurant M 64
Hôtel InterContinental Paris Marceau
75 008 Paris
Réservation au +33 (0)1 44 43 36 50

Note : 15/20




jeudi 20 septembre 2012

L'Auberge Dab - 75 016 Paris



Un classique pérennisé

Trente deux bougies déjà soufflées, le « cadet » de la « famille » Joulie (juste après le Congrès Maillot), aura « signé » trois décennies de bons et loyaux services dans un esprit brasserie bien affirmé, et respecté. Même à 13h passées, on ressentira, à peine le Rond Point bouclé, un certain empressement côté voiturier ! Notre problème se verra réglé sur la contre-allée, juste à côté, de quoi envisager un repas en toute sérénité ! Mon patronyme figurera bien sûr le programme des réservations, et le directeur de salle de nous confier aux bons soins d'une chef de rang quelque peu hésitante. Un box aura notre préférence. Ici, c'est le bois blond qui régnera du plafond à caisson, aux séparations vitrées pour les esseulés, et même aux guéridons pour les couples en mal d'« ébullition » amoureuse ! Luminaires de laiton doré, légèrement tamisés, ou en appliques accrochées, escaliers hissant ou descendant, tout ceci laissera planer comme l'ombre d'un galion revisité. Côté carte, le chef, Alexis Yeiné, inscrira sa cuisine, et ses mets, dans le classique pérennisé. Outre les huîtres, coquillages, et crustacés, ou les plateaux en dégustation, la simple tomate au basilic, mozzarella di Buffala croustillante, un peu (trop) portée sur l'oignon haché, et le foie gras de canard au naturel, chutney de poire au champagne, feront montre (surtout le foie gras) d'une belle opiniâtreté. De facto, il se verra hissé au rang des dix meilleurs foies de la Capitale ! La côte de bœuf (1,2 kg), découpée, ses pommes grenailles, et sa Béarnaise non falsifiée (pour deux), et la côte de veau poêlée (environ 400 gr) épaisse, et rosée à souhait, sa purée à l'huile d'olive maison, combleront les appétits les plus déterminés ! Un plateau de fromages aura beau nous jouer de ses charmes laitiers, nous ne lui laisseront pas l'opportunité de nous discréditer ! Côté desserts, le baba au Rhum gourmand arrosé de Rhum Saint-James Ambré (1765), sa crème fouettée, et la tarte fine aux fraises, sa glace Barbapapa s'évertueront, non sans succès, à ravir nos sens et nous donner des regrets.
Notre dégustation de champagne, et de vins au verre : Champagne Pommery brut rosé. Gewurztraminer vendange tardive 2010. Saint-Emilion « Les Hauts de la Gaffelière » 2009.
Menu « Club affaire » à 39 €. (accompagné d'une demi bouteille de Buzet, rouge, blanc ou rosé, ou une demi bouteille d'eau minérale). Entrées de 10,80 à 162 €. Poissons de 22,50 à 93,50 €. Viandes de 19 à 71 €. Recettes gourmandes de 16,70 € à 24 €. Menu petits gastronomes 8,50 €.
Ouvert 7j/7, service continu le week-end de 12h à 15h30 et de 19h à 2h du matin. Voiturier

L'Auberge Dab
161, avenue Malakof
75 016 Paris
réservation 01 45 00 32 22

Note : 14/20

La Maison de la Truffe



Le diamant noir se ternirait-il ?

De la place de la Madeleine à la rue Marbeuf, il n'y avait qu'un pas que la Maison de la Truffe aura cru bon de franchir depuis près de 2 ans et demi, histoire de s'« exporter » de l'autre côté des « Champs » ! Entre la Brasserie André, l'Entrecôte, et J.M Maniatis, à l'angle de la rue Clément Marot, un espace dédié essentiellement à la truffe (mais pas que) aura ouvert ses portes aux passionnés, que dis-je, aux « fêlés » du Tuber Melanosporum, Magnatum Pico, Uncinatum, Brumale, et Aestivum, dite truffe d'été, de quoi combler les plus fantasques, mais surtout les plus audacieux des gastronomes ! Ambiance design, tons gris perle dominants, parquet à l'ancienne, tableaux mettant en scène la truffe dans tous ses états, et puis ce petit coin épicerie dédié à une certaine clientèle, de quoi faire courir (presque) tous les Parisiens ! La carte « en trois volets » suggèrera, à nous de choisir une variation de tomates anciennes, mozzarella Burrata, fort respectable mais pas affriolante, un jambon Ibérique de Bellota « Grande Réserve » Joselita, certes de 36 mois, mais goûteux on ne peut mieux, et un foie gras de canard truffé en millefeuille assez perspicace dont il ne sera pas dit que nous l'aurons pris en défaut. 
La pièce de veau taillée dans le quasi, purée de pommes de terre, et Scarmoza fumée, jus corsé, et truffe d'été, et le risotto aux langoustines à la truffe, formeront un duo révélateur des possibles talents de la maison ! Belle appréhension, et, donc, belle appréciation ! Quant à l'entrecôte Black Angus, pommes de terre frites maison, en « fagot », on ne pourra pas dire qu'elle aura « scotché » nos papilles ! Avec ses 250 gr toute « mouillée », saisie à point (au lieu de bleue), elle n'aura, là, franchement rien de mémorable ! Le brie à la truffe noire, a contrario, s'avérera Impérial, onctueux en diable, en parfaite osmose avec le chèvre, lui aussi truffé ! Côté douceurs, la crème Catalane à la truffe (un poil lourding), la tarte aux fraises-framboises pas « dépressive pour un sou », le tiramisu (en version light ?), et le mi-cuit au chocolat, glace vanille parfumée à la truffe blanche (curieusement servi en deux ou trois minutes à peine), on s'inscrira dans la franche monotonie, exception faite de la tarte aux fraises-framboises, plutôt réussie ! L'extrême affabilité de Colette Ragot, la directrice du lieu, devrait inciter la Maison « mère » à un peu plus de prudence, le diamant noir ayant tendance, vu les circonstances, à se ternir quelque peu !
Menu du Marché à 29 €. Entrées de 10 à 48 €. Les grandes assiettes estivales de 21 à 46 €. Les poissons de 25 à 55 €. Les viandes de 24 à 58 €. La sélection de 23 à 135 €. Œufs De 22 à 40 €. Les pâtes & risotto de 21 à 49 €. Les foies gras de 21 à 45 €. Les fromages de 12 à 18 €. Les douceurs de 12 à 15 €. (Tarifs fonctions de la catégorie choisie)
Ouvert du lundi au samedi.

La Maison de la Truffe
14, rue Marbeuf
75 008 Paris
Tél. : +33 (0)1 53 57 41 00

Note : 13/20

mercredi 19 septembre 2012

Le Relais Plaza - 75 008 Paris



Cela fleurera bon le feutré !

C'est sous la boussole, le grand lustre de Lalique, le bas relief « classé », et le vitrail, le tout très Art Déco, que nous découvrirons le « Relais Plaza », une vision quasi magique d'une ambiance très années folles, toute de bois caramel, de banquettes, et chaises de cuir havane, moquette rouge sang, miroirs et appliques opaques, un ensemble délicatement passéiste, conçu à l'identique de la salle à manger du paquebot Le Normandie, mais, certainement, pas désuet ! Accueil approprié, sans excès, d'un personnel qui ne se prendra pas la tête, (beaucoup) plus attentif à la clientèle qu'à faire de la figuration (si vous voyez ce que je veux dire) ! Tout ce petit monde s'entrecroisera en un « ballet » très efficace ! A peine 20 à 25 minutes passées depuis notre arrivée, la salle vide (ou quasiment) se retrouvera, non pas comblée, mais assez pourvue, ce qui ne nous laissera pas indifférent (le coude à coude détestant). L'attention ne sera pas, ici, un vain mot ! Le verre d'eau à peine vidé, le pain à peine terminé, discrètement se verra soit « rééquilibré », soit remplacé. Une coupe de Duval-Leroy rosé dans une main, et la carte pour « rêver » de l'autre, de quoi combler le plus sourcilleux des épicuriens ! Des tomates anciennes, cœur de bœuf, ananas, green zébra, et noire de Crimée, de Didier Pils, mozzarella di Buffala, et vinaigrette au balsamique, en pyramide, et des langoustines de Guilvinec court bouillonnées, puis refroidies, leur guacamole épicé, détermineront un degré d'application, celui d'un chef, Philippe Marc, hors compétition (drivé par Alain ducasse). Le poulet jaune des Landes à la broche, un demi spécimen bien pesé, vigoureux, et « bodybuildé », sa pomme de terre écrasée, et la sole meunière (environ 600 gr), ses pommes mousseline, épinards en branche sautés, à la découpe, sur guéridon, feront plus que diversion, et, dans l'excellence, s'inscriront. Un (très) léger regret, un soupçon d'excès de cuisson ! Le directeur de la restauration, Werner Kuchler, « fidèle » au Plaza depuis plus de deux décennies, et crooner par passion (il animera de sa chaude voix les soirées Jazz du Relais, Swing'in Relais), n'hésitera pas à s'« inquiéter », régulièrement, de votre état de satisfaction ! Une attention fort louable d'autant qu'elle s'imposera dans la stricte discrétion. Le moment espéré, celui des gourmandises conçues par Christophe Michalak, et son équipe (celle de l'instant, ou du Relais), des incontournables qu'il nous faudra déguster en toute simplicité, conseillés en cela par Alexia, attentive à souhait. L'Oréade, dessert Lauréat de la coupe du monde de pâtisserie, tout en esthétique, jouera les alliances subtiles, la religieuse caramel, l'opiniâtreté d'une saveur dominante de beurrer salé, la tarte aux framboises, ou celle aux fruits rouges, la simplicité d'un sucré-salé, et le sunday caramel et « pop corn », l'onctuosité, et le bonheur crémeux. Un esprit (très) brasserie à l'ancienne, recherché, et apprécié.
Menu Relais Plaza 48 € (midi et soir servi 7j/7). Entrées de 24 à 44 €. Saveurs de la mer de 38 à
78 €. Saveurs de la terre de 36 à 58 €. Fromages affinés de 12 à 20 €. Desserts 16 €.
Ouvert 7J/7 de 12h à 14h45, et de 19h à 23h30.

Le Relais Plaza
Hôtel Plaza Athénée *****
21, avenue Montaigne
75 008 Paris
Tél.: +33 (0)1 53 67 64 00

Note : 14,5/20




jeudi 13 septembre 2012

La It'terview de Massato

Massato Ito









IT'ERVIEW d'un « trublion » de la coiffure,
Massato Ito :


Votre geste écolo : 
Les Produits Bio

Le comble de la vulgarité : 
Le Bling-Bling

Celui de l'élégance : 
La Sobriété

Celui du luxe : 
La Matière

Votre plus belle réussite : 
Mes Salons

Le talent que vous aimeriez avoir, et que vous n'avez pas : 
La Spontanéité

Votre recette miracle pour vous ressourcer : 
Le Repos à la Campagne

Votre icône fashion : 
Le Jean DIOR

Votre tenue fétiche : 
Le Jean DIOR

Ce qui vous rendrait beau : 
L’attitude/L’allure

Un objet qui ne vous quitte jamais, et auquel vous vous « accrocheriez » : 
Ma Montre Rolex

Qu'est-ce qui vous fait vraiment « craquer » ? 
Les Beaux Objets / L’art

Votre food therapy : 
La Nourriture Japonaise

Votre panier gourmand : 
La Caviar / Les Pâtes Italiennes

L'aliment le plus étonnant que vous ayez goûté : 
Le Bœuf de Kobé (JAPON)

Votre food blocage : 
Le Boudin

Si vous étiez une sucrerie : 
Le Macaron

Votre citation de prédilection : 
Je sais ce que je veux faire alors pourquoi attendre !

Votre trait de caractère dominant : 
Têtu / Gentil

Votre meilleur souvenir d'enfance : 
Les Voyages

Votre rêve le plus marquant : 
La Réussite

Votre cauchemar récurant : 
La Défaite

Que vous souhaitez-vous pour l'avenir ? 
La bonne continuation dans mon activité



mercredi 12 septembre 2012

Le Céladon * - 75 002 Paris



Gastro, mais pas trop !

Il n'est que de traverser la Place Vendôme, et de s'engager rue de la Paix pour, déjà, se transposer en un ailleurs qui nous « happera » à peine la colonne (Vendôme, bien sûr !) en vue ! Passé le Hyatt, et Cartier, le Westminster s'offrira à nous tout en discrétion, et élégance. Passage obligé, le hall-salon de l'hôtel que nous emprunterons, le Duke's Bar, style English, ses fauteuils verts, sa cheminée gothique, son ambiance « cup of tea », ou whisky, que nous traverserons, et puis le Céladon, le salon gastronomique du Westminster, celui qui fera référence à une teinte de porcelaine (présente sur les cloisons), un vert amande reposant qui emplira l'ambiance, mi-Orient, mi-Régence. Côté accueil, on fera ici dans l'excellence d'une affabilité objective, et sincère ! Directeur de restauration, sommelier, et personnel, se révéleront tout en discrétion ! Le chef, Christophe Moisand, une minute absent de ses fourneaux, nous saluera « bourgeoisement », sans la moindre prétention ! Heureux présage, dirait-on ! Une sélection dans la carte plus tard, le lapin du Poitou, « tendrissime » à souhait, tout à la fois coquin, et pugnace, la tomate Green Zebra, et noire de Crimée, en voile d'eau de tomate, et chantilly, tomate épicée, rafraîchissante, et finalement, envoutante, l'aubergine appréhendée tel un caviar à la chermoula, son jambon Ibérique, d'autres légumes en salade tiède, nous apporterons la preuve, s'il en était besoin, que la discrétion d'une « carrière » culinaire peut se révéler extrêmement convaincante ! Aaaah, cette barbue de petit bateau, saisie à l'arête, au beurre salé, marmelade de poivrons, couteaux à la verveine, toute en amplitude, mais pas en servitude, de quoi changer toutes vos habitudes. Le bœuf Wagyu en noix d'entrecôte, simplement grillé au poivre de Penja, son confit de légumes du soleil, nous la jouera angélique, mais pas mystique. Mais c'est le pigeon de Monsieur Anezo (certainement le fournisseur) aux oignons des Cévennes, et morilles, pommes de terre rôties, qui créera la surprise, que dis-je l'événement ! Royal, quasiment Impérial, il se dévoilera, certes désossé (hormis les pattes), impeccablement reconstitué, et doré, jusqu'à ce que nous lui octroyons un sort privilégié ! Le chef Moisand s'inscrira, pareillement, dans le succès d'une déclinaison pâtissière. Ses cerises en clafoutis, marmelade, et sorbet, et sa fraise des bois, gaufre tiède, crème vanille, gelée fine au parfum de verveine (pas du plastique nous précisera le maître d'hôtel !), jus de fraises, nous avoueront sans détour un amour de l'art pâtissier si singulier !
La sélection de Richard le chef sommelier : un Sancerre Domaine Gérard Millet 2011 – blanc.
Menus déjeuner (uniquement) 49 € hors vins, et 64 € vins inclus - ½ bt par pers.
Les hors d'œuvres de 28 à 42 €. Les poissons de 38 à 54 €. Les viandes de 46 à 65 € et les desserts de 18 à 21 €.
Ouvert du lundi au vendredi (sauf jours fériés) de 12h30 à 14h, et de 19h30 à 21h30.

Le Céladon*
15, rue Daunou
75 002 Paris
Réservation au +33 (0)1 42 61 77 42
Service voiturier sur de la Paix

Note : 15 /20

mardi 11 septembre 2012

Paul Chêne - 75 116 Paris



La culture du goût !

Paul Chêne, Maître Cuisinier, aura certes, créé en 1959, un lieu où l'on prendra plaisir à venir se sustenter, mais, surtout, il en aura fait une « passerelle » de l'histoire, passage obligé qu'auront emprunté, notamment, la reine d'Angleterre, les Présidents Mitterrand, et Chirac (Sarkozy, surtout, l'ayant boudé), ou l'acteur Jean Gabin, qui y « possédait » sa table à l'année (juste à l'entrée, à gauche). Autant dire que ce resto là vous « parlera » (comme il nous aura « parlé », soyez-en certain), avec sa déco un tantinet kitch, boiseries, velours rouge, nappages blancs, et le fameux comptoir « zingué », et son étagère de Cognacs, et Armagnacs d'anthologie ! La carte en cuir frappé du numéro de téléphone d'époque ( à sept chiffres) déclinera tous les « trésors » maison « œuvre », depuis 17 ans d'un chef, Philippe Mercier, élève (ou disciple) de Bernard Loiseau. Les asperges blanches de chez Monsieur Fouillade à Sarlat, mousseline (nature ou à la truffe), le risotto au homard crémeux, et les petits maquereaux frais façon Jean Gabin, nous raconterons une histoire du temps où l'on savait vivre, et manger ! Rien que du frais, judicieusement, et simplement, appréhendé ! 
Ici, point d'alambiqué, vous dis-je ! Le Châteaubriand Rossini, sauce Périgourdine, la vraie au foie gras, un zeste sucrée, un poil salée, ses frites Monna Lisa (au vrai goût de pommes de terre), la côte de veau aux morilles fraîches, épaisse (mais pas trop rosée, dommage), et le vol-au-vent de ris de veau intitulé Duchesse de Windsor, du fait que ce fut une cliente assidue, tout cela fleurera bon la (grande) authenticité, et un savoir-faire indéniable qu'il ne nous viendrait pas même à l'esprit de contester ! Il faut avoir écouté Harold Haudoin le narrer avec son cœur, lui qui, en digne neveu de Paul Chêne, aura décidé de perpétuer « sa » tradition, et non de se laisser happer par la nouvelle cuisine ! Résultat, une « adoration » (presque) sans bornes, un moment inoubliable, que, fort malheureusement, l'on aurait tendance à ne plus pouvoir « vivre » ! Un plateau de fromages (sous cloche, à l'ancienne) plus tard, et nous voici, comme des gosses, prêts à déguster des crêpes Suzette façon Paul Chêne, est-ce à dire, traditionnelles, sauf qu'ici ce sera à la liqueur d'orange au Cognac (Maison Prunier) ! Quatre « pièces » pour chacun, baignant dans leur alliance beurre, (véritable) orange, et liqueur d'orange, flambées à l'ancienne. De quoi réveiller les consciences endormies !
Ouvert du lundi au vendredi au déjeuner, et au dîner le samedi.
Menu d'affaire. Salons privé. Terrasse en saison. Service voiturier.

Paul Chêne
123, rue Lauriston
75 116 Paris
Tél.: +33 (0)1 47 27 63 17

Note : 14,5/20  

lundi 10 septembre 2012

Les Enfants Terribles - 75 008 Paris


De bonne prédilection

En « voisin » immédiat du Balzac, et du chef Pierre Gagnaire, le couple d'« enfants terribles »Megévans, Louis, et Jocelyne Sibuet, les heureux initiateurs du groupe éponyme, aura su restituer à l'ancien restaurant de Johnny Hallyday, le Balzac, un lustre velouté, oserais-je dire, tout en subtilité. Si je vous disais qu'ici je me sentirais tout simplement bien, j'aurais résumé, là, toute ma sensibilité ! Bar très Second Empire, dorures et coins salon velouté, en face à face, dalles anciennes et parquet satiné, plafonds staffés, et desk laqué de noir, tout ceci augurera (très) bien de l'instant que nous vivrons ! 
La salle gris porcelaine, ses colonnades vert olive, sa verrière, ses banquettes isolées, et ses tables hautes, ou basses, nappées et immaculées, fauteuils de velours mauve, taupe, ou turquoise, et la vue sur les cuisines ouvertes, la rôtisserie, et le chef en train de s'affairer, tout cela confèrera au bien-être, si ce n'est à une certaine félicité. Brice, le directeur du lieu, ira de son affabilité, et de nous en expliquer son origine, mais surtout, sa nouvelle « philosophie ». Un moment passé sur la carte et nous voici propulsés en une quête de sensations que nous souhaiterons de bonne prédilection. 
Le chef, François Martin, nous restituera des plats initialement conçus à la Bastide de Marie, au cœur des vignes du Lubéron, une bouffée de vents du Sud, rien que pour nous ! La tomate à l'ancienne, soupe glacée, concombre, et huile d'olive, toute en légèreté, ouvrira le bal des suavités. De jeunes pousses bien vertes, croquant de racine, herbes tendres, copeaux de Reggiano, vinaigre balsamique, un foie gras de canard frais maison, et un saumon mariné à la badiane, suffiront amplement à nous assurer de la subtile et discrète « maestria » de ce chef. 
La sole meunière « préparée », pommes écrasées à l'huile d'olive vierge, le filet de bœuf de Bavière, cuit bleu à l'unilatéral (un poil trop saisi) façon « Johnny Hallyday », et le pigeonneau des Alpilles, poêlé au miel de lavande, son tian d'aubergines aux olives, fermeront quasiment la marche d'une belle envolée gastronomique menée crescendo ! L'assiette de fromages affinés de chez Boujon, chèvres frais et tome crayeuse, confirmera l'excellence du choix des produits. L'instant desserts confiera à la pêche en parfait glacé, vanille et verveine, et la framboise en biscuit moelleux à la pistache, sauce citron vert, la délicate tâche de perpétuer l'effet en jouant l'esthétique, mais pas l'athlétique ! Quelques chocolats au lait riz soufflé et autres brownies à la pistache, un café Affogato, il ne nous en faudra pas plus pour terminer en beauté !
Dégustation de champagne, et vins au verre : Pommery Apanage rosé, Saint-Véran en Créches, J&N Saumaize – 2010.
Entrées de 16 à 28 €. Les incontournables de 23 à 28 €. Poissons de 29 à 42 €. Viandes de 28 à 48 €. Fromages de 9 à 11 €. Desserts de 9 à 14 €.
Ouvert du lundi au vendredi, et le samedi soir.

Les Enfants Terribles
8, rue Lord Byron
75 008 Paris
Tél.: +33 (0)1 53 89 90 91

Note : 14,5 /20


Crédit photo : Les EnfantsTerribles – Paris / F. Ducout & DR


Café de la Paix - 75 009 Paris



Jusqu'à la soumission …

Le « café-restaurant de l'hôtel de la Paix », c'était l'appellation lors de son inauguration en 1862 ! Napoléon III, l'Impératrice Eugénie, et l'Opéra Garnier, toute une époque, pas si éloignée d'ailleurs, où le raffinement régnait encore. Au jour d'aujourd'hui, exit le sens vrai du raffinement (il n'est que de tenter de se frayer un chemin parmi les touristes étrangers agglutinés sur la place pour le constater), mais bienvenue en un lieu historiquement préservé, le Café de la Paix, un « café » tout en lambris et colonnades dorées, staffs et moulures, cuirs et velours pourpres, luminaires de fer forgé, fresques classées, coins banquettes en « patapon », et plafonds en exception, de quoi raviver la nostalgie d'un temps passé, mais certainement pas révolu ! Accueil « façonné », et pas déluré, d'un personnel certes pas au top du raffiné, mais tout en efficacité. Côté cuisine, les tomates à l'ancienne, Ananas, Green Zébra, Cœur de bœuf et Noire de Crimée, flacon d'huile d'olive verte, et fleur de sel, me raviront les sens. Le fois gras du Café, pomme verte déclinée, se révélera l'un des trois meilleurs de la Capitale !
Générosité ébouriffante, et suavité resplendissante ! Le saumon Label Rouge, beignets de fleurs de courgettes, s'imposera dans la détermination, et l'exception. Un entre-plat histoire de faciliter le « transit », en fait un raviole de langoustine, tofu, verveine et citron, qui nous la jouera satisfaction, et attention. Le poulet de 100 jours, issu de Challans, en deux cuissons, légumes et émulsion, forcera le respect jusqu'à la soumission ! Le filet de bœuf grillé, tout en simplicité, ses haricots verts frais, et pommes en paillasson, révélera un produit excellemment appréhendé, si ce n'est bichonné. L'Opéra classique, et le millefeuille du Café de la Paix, les « vedettes » pâtissières du lieu, mériteront, haut la main, qu'on leur décernât tous les Viva ! Force sera de constater que plus de 150 ans après, un chef, Christophe Raoux, en « disciple » de Ducasse, et ex de Ledoyen, perpétuera la séduction !
Dégustation de champagne, et vins au verre : Roederer Brut rosé – 2007, Saint-Aubin 1er Cru, Beauroy Domaine Charlopin – 2008, Château le Castelet Pomerol – 2008.
Menu du marché et « avant spectacle » : 1 plat 29 €. Entré + plat ou plat + dessert 38 €. Entrée + plat + dessert 48 €. +6 € accompagné d'une boisson.
Carte : Entrées de 19 à 72 €. Poissons de 34 à 46 €. Viandes de 31 à 41 €. Fromages 22 €. Desserts de 14 à 16 €.
Ouvert tous les jours de 12h à 23h30

Café de la Paix
12, boulevard des Capucines
75 009 Paris
Tél.: 01 40 07 36 36

Note : 15/20

dimanche 9 septembre 2012

Frédéric Simonin * - 75 017 Paris



Succomber à ses charmes

D'un excellent petit pain aux céréales émergera (presque) l'épisode que nous vivrons chez ce chef hors pair, un ex « disciple » de Joël Robuchon du temps de la Table à Paris, et de l'Atelier à Londres, un petit pain « made in Kayser », le boulanger star de Paris (celui que l'on croiserait, d'ailleurs, un peu trop ces temps-ci à tous les angles de la capitale) ! Un voiturier qui vous ouvrira la porte, un sommelier qui vous engagera vers votre table, tout ceci fleurera bon le bien rodé, et le (très) civilisé. Une déco toute en jeu de miroirs, paravents chromés, fauteuils de velours noir, et banquettes de noir satiné, coussins et rideaux rayés, moquette « filet », un service en ordre de marche bien huilé, il ne nous en faudra pas plus succomber à ses charmes. Le petit pot au foie gras, réduction de Porto, campera, d'entrée de jeu, le style et la personnalité de ce chef attachant et discret. La tomate Green Zébra en gelée fumée au bois de hêtre, grappa en gaspacho et ses tartines en gourmandises, les cuisses de grenouilles, en frito, purée de persil, et crème d'ail doux, et les candele, des mini macaroni farcis aux racines et truffes nappés d'un beurre de foie gras, et d'une feuille d'or, s'associeront dans le délice d'un « délire » gustatif inspiré par une belle personnalité. La côte de veau de Corrèze, cuite en cocotte, petit pois à la Française, jus au macïs, « Impériale » et (quasi) sidérale, la canette « Prince des Dombes » rôtie, rosée, navets fondants en millefeuille de foie gras, et feuille d'or, jus d'abricot et sureau pour deux, et la fameuse pomme purée façon Joël Robuchon, pulvériseront les convictions de nombres de chefs à l'égo sur-dimensionnés ! L'assiette de fromages de saison, et jeunes pousses de mesclun Niçois, Brique des Flandre, Fourme d'Ambert, et Tome de Brebis, ne se fera pas prier pour être dégusté ! Mais elle sera surpassée d'une large tête, « petit pêché mignon obligeant », par la fraise des bois sur un sablé Breton, crème légère au citron vert, sorbet fruits, la bulle pommes confites à la crème vanille de Tahiti, sorbet Granny Smith-Calvados, et le soufflé chaud au yuzu, glace au sucre Okinawa, totalement délirants d'audace, et de suavité. Bienheureux nous serons, bienheureux nous demeureront !
Notre dégustation de champagne, et vins au verre, par Yann Roche, le chef sommelier : Champagne Jacques Copinet – blanc de blancs « Cuvée Marie-Etienne ». Orléans blanc « Excellence » Clos Saint-Fiacre 2010 – Romaine Montigny-Piel. Saint-Péray « Les Figuiers » 2010 – Domaine Bernard Gripa. Saint-Emilion Grand Cru 2009, Château La Chapelle- Lescours Famille Capdevielle.

Frederic Simonin*
25, rue Bayen
75 017 Paris
Tél.: 01 45 74 74 74

Note : 16,5 /20

Mama Shelter - 75 020 Paris



Pas de quoi se déplacer !

Il nous faudra assumer tout un périple du 17e (arrondissement, bien sûr), via République, pour rejoindre, en près d'une heure, cet hôtel**** un peu paumé au milieu du 20e, pas le quartier le plus chic qui soit, mais, peut-être bien, par un heureux concours de circonstances, au centre des « débats culinaires » de nombre de Parisiens en quête de nouvelles sensations ! Qu'à cela ne tienne, même si nous aurons, un moment, envisagé faire demi-tour, notre pugnacité « légendaire » nous engagera jusqu'à la porte du parking du lieu, en sous-sol, direction le rez-de-chaussée. L'aspect « gastronomique » du Mama Shelter, ce sera un peu comme une alliance brasserie-lounge-cafétéria, tout à la fois (j'entends déjà les grincements des dents !) ! Déco somme toute minimaliste, mais assez intimiste, canapés « fondants » (où l'on s'enfonce jusqu'au cou), chaises dépareillées, murs et plafonds « tagués », vitrine « musicalisée » (un mini musée d'instruments de musique), pas de quoi, excusez du peu, se la « péter » ! On ressentira, malgré une affabilité mitigée, qu'ici on vous fera l'honneur de profiter, et de partager, un poil de leur « branchitude » ! Ceci dit, la carte pliée (comme nous) en quatre (surtout calés dans les canapés) jouera une (très) surprenante simplicité, même s'il y figurera le « label » made by Alain Senderens ! Un nom qui « claque », et qui aurait du imposert le respect ! Seulement voilà, si le saumon fumé sur ardoise, crème au wasabi, et toasts, ou la Burrata crémeuse, ses tomates cerises confites (malencontreusement poivrées à outrance) tout comme la bavette Angus à la plancha, légumes au wok, ne décevront pas vraiment, si la pizza pompeusement qualifiée d'Ibérique avec sa roquette, ses tomates cerises, sa mozza et son jambon cru Trevelez, ne figurera indéniablement pas au « panthéon des grandes » du genre, force sera de relever qu'Alain Senderens se sera fourvoyé en une cuisine banale à pleurer, sans la moindre once de « majesté » ! Quant au « Cheese Burger de Monsieur Alain », il ne pourra rivaliser, et de loin, avec les spécimens « bodybuildés », et stylisés, du Blend, du Meurice, ou, tout bonnement du « Camion qui Fume » (eh, oui, Madame ) ! De la salade hachée comme s'il en pleuvait, de la tomate, des miettes de cheddar, tout cela se perdra quelque peu sans que l'on puisse véritablement s'y retrouver ! Côté gourmandises, la tarte aux fraises amandes et pistaches, la pêche pochée à la verveine, et le moelleux au Carambar, la joueront un poil prétentieux, et pas franchement radieux ! Un fond de tarte sans réelle personnalité, des fraises sans expression, un amas de morceaux de pêches un poil gâtées, sirop bâclé, et un moelleux, certes flatteur dans sa cocotte Staub, mais, assurément, lourdement en cacao chargé, et de Carambar quasiment exempté ! En résumé, pas de quoi se déplacer !
Ouvert tous les jours.
Entrées de 8 à 15 €, spécialités (à partager à 2 ou ...) de 18 à 26 €. Pizza de 9 à 17 €. Plats de 15 à
29 €. Desserts de 8 à 10 €, spécialités (à partager à 2 ou …) 23 €.

Mama Shelter
109, rue de Bagnolet
75 020 Paris
Tél.: 01 43 48 48 48
Parking fermé

Note : 11 /20

Josefin - 75 009 Paris



Un amour de resto !

Un superbe hôtel ****, à deux pas des Galeries Lafayette, et du Printemps, lové dans une (ancienne) banque, il fallait y penser ! Le groupe Derby Hôtels l'aura fait ! Portes électriques dorées, tentures en descente appliquée, hall de marbre « sang de bœuf », colonnades magistrales, et dorures à foison, tête de taureau en position, lustres dorés en « ébullition », et, à notre gauche, en prise directe, sans isolation, le Josefin, un « amour » de resto tout en discrétion, et séduction ! Banquettes et chaises de cuir doré, ou baroques de bois « brûlé », tables de reptile habillé (là, je ne cacherais pas ma réprobation), et voilages en « demi-deuil », de quoi envisager l'accueil sous les meilleurs hospices. Le chef, Georges Pierre, s'investira en une carte efficace, et bien rodée, ludique et enjouée. La salade de tomates anciennes, cuites et crues, le carpaccio de homard bleu au vinaigre de pomme épice, et mangue verte, et la Burrata de Buffala, tomates cerises rôties, réduction de balsamique, riquette et basilic, combleront nos souhaits de simplicité. Tout en expression, et suavité ! Le tronçon de turbot cuit sur l'arête, gnocchis à sa façon, et jeunes pousses, cuisson idoine, et gnocchis révélés, la pluma de cochon Ibérique en « majesté », et tranchée, ses pommes grenailles « équilibrées », et le steak d'espadon à la plancha, Niçoise de mini légumes, tout en conviction, et impression, tout cela dévoilera une maestria, certes ignorée, mais, indéniablement, assumée ! L'entremet Jivara, croustillant praliné feuillantine, en « Fort Boyard » avancé, glace caramel beurre salé, l'assiette de macarons Ladurée, et les churros, leur crème chocolat-praliné maison, dévoileront le don d'un chef pâtissier, Franck Pelletier, bourré de sensibilité et d'imagination.
Notre dégustation de champagne, et vin au verre : Laurent Perrier Brut, et El Perro Verdo blanc – 2010.
Déjeuner Banke Express 29 € (entrée + plat au choix + café gourmand) du lundi au vendredi. Entrées de 17 à 22 €. Riz et pâtes de 19 à 34 €. Poissons de 28 à 32 €. Viandes de 18 à 35 €. Desserts de 9 à 12 €.

Josefin Restaurant
Hôtel Banke
20, rue la Fayette
75 009 Paris
Tél.: +33 (0)1 55 33 22 22

Note : 14 /20  

L'interview PsyCho'Tok de Philippe Labbé (Shangri-La à Paris, 2*)

Philippe Labbé



















Mon objet fétiche :
mon sac à dos

Ma musique favorite :
Le groupe britannique, Simply Red

Mon meilleur souvenir d'enfance :
La chasse au triton dans la vase avec mes copains

Ma première recette :
La crème anglaise avec ma mère

Mon parfum préféré :
Allure Chanel

Mon dernier rêve, ou mon cauchemar le plus marquant :
Me réveiller dans les flammes

Mon plus gros défaut :
L’impatience

Mon animal préféré :
Le chat

Mon food blocage :
Tout ce qui n'est pas bon

Mon signe astrologique :
Cancer

Ma phobie :
Le retard

Ma plus grande qualité :
Avancer

Ma passion :
La qualité

Mon signe particulier :
Attention aux détails

Mon pêché mignon :
Le vin

Si je n'étais pas chef, quelle carrière aurais-je souhaité:
Artiste

Mon insulte favorite en cuisine :
Commence pas à faire n'importe quoi

Ma citation de prédilection :
Ne jamais croire qu'un évènement ne puisse pas se réaliser

Mon vœux le plus cher :
La santé

dimanche 2 septembre 2012

La Grande Armée - 75 016 Paris



Une simplicité fort appréciée

On pourrait presque envisager, ici, un hymne à la gloire de la Grande Armée, pas l'avenue, mais plutôt celle de l'Empereur, la vraie, celle à laquelle cette brasserie de luxe aura fait, jusque dans les moindres détails, totalement référence ! Deux (ex petits) « soldats » de l'« Empire » Coste, Bruno Garcia et Christophe Ibana, se trouveront être à l'origine du projet et, tel son « majestueux » parangon, n'auront eu de cesse que de combattre les adversités pour le faire aboutir ! Ceci dit, même avec sa situation dominante, si ce n'est « guerroyante », face à l'Arc de Triomphe, rien n'était joué ! Il lui faudra bien cette ambiance de tons bleu clair, noir, doré et pourpre, en parfaite harmonie de tons, et ce subtil équilibre entre fresques moulurées, portraits de Maréchaux découpés, banquettes et fauteuils de velours stylisés, pour nous convaincre du bien-fondé d'ici déjeuner sans esprit d'hostilité. Accueil réservé, discrétion assurée, le directeur, Axel Bidault, de nous mener au balcon vers un guéridon carré, un poil étroit pour trois convives, mais un peu décalé de l'ambiance du « rez-de-chaussée ». Les haricots verts, champignons de Paris émincés, vinaigrette au balsamique, la tomate mozzarella di Buffala, et le thon cru à la Japonaise, nous la joueront efficace avec, cependant, un léger bémol s'agissant des tomates cerises, et de la mozza en billes ! Sinon, la fraîcheur sera de mise ! L'omelette bio « nature » à la coriandre fraîche, un peu incolore, mais baveuse, le sole belle Meunière (environ 400 gr) préparée avec soins, ses pommes allumettes affichées sans raison mais maison, et le carpaccio de filet de bœuf, riquette, et copeaux de Parmesan, engageront nos papilles à une simplicité fort appréciée. Le mille-framboise, un millefeuille crème vanille, confiture de framboise et framboises fraîches, le triple fruits rouges, biscuit croquant amande, mascarpone, en trois niveaux, myrtilles, framboises et fraises distinctement séparées, et la (simple) crêpe au sucre, ne nous dissuaderont pas d'une humeur gourmande le plus souvent exacerbée par un bon chef pâtissier.
Entrées de 12 à 27 €. Plats de 21 à 52 €. Pâtes, club et œufs bio de 12 à 22 €. Mezze – Mezzo de 11 à 30 €. Légumes 8 €. Desserts de 4 à 18 €.
Ouvert tous les jours de 7h à 2h.

Le Grande Armée
Avenue de la Grande Armée
75 016 Paris
Tél.: 01 45 00 24 77

Note : 13/20