lundi 29 octobre 2012

Le Grand Bistro - 75 017 Paris



Un père, son fils …

Quelques gouttes de pluie, un ciel ténébreux, nous voici rendus dans le 17e arrondissement, au côté de la place du Maréchal Juin, en l'un des quatre « Grand Bistro », la nouvelle mouture du style brasserie Made in Dorr, un concept revisité, dépoussiéré par Garry Dorr, lui-même, un homme actif, avenant et, surtout, communicatif ! Je sais de quoi je parle, je l'ai rencontré ! Et, son personnel de s'adapter au principe, Sébastien Plat, le directeur en tête. Côté déco, on aura tout reconsidéré du plafond matelassé, aux niches tapissées, des tons framboise écrasée au noir « bois brûlé », des chaises laquées aux photos de produits en situation. Une bouffée d'air frais non dissimulée, et, plutôt, même maximisée. Le foie gras de canard du Sud-Ouest, toast pain Poujauran (le meilleur boulanger de Paris), l'artichaut poivrade de Paimpol, son œuf de poule bio mollet, cœur de sucrine, huile d'olive du Château d'Estoublon, et les 12 gros escargots de Bourgogne, au beurre d'ail rose, formeront un trio conquérant, et aguichant, de quoi pousser un athée à se radicaliser ! Le magret de canard du Sud-Ouest, jus de canard au foie gras, hyper rosé, expressif en diable, la côte de veau de lait de Corrèze, jus à l'estragon frais, « découpée devant vous », et l'entrecôte de race Normande, maturée 1 mois, leurs accompagnement respectifs, purée de pommes de terre au beurre demi-sel Bordier, wok de légumes croquants, frites maison au thym frais, et tombée d'épinard minute, friseront l'excellence tant au niveau appréhension, d'un chef, Nicolas Hautecœur, que produits, on ne peut mieux sélectionnés. Le Saint-Marcellin, sélection Marie Anne Cantin, merveilleux de maturation, onctueux, et révérencieux s'inscrira insidieusement dans la transition des mets. La crème brûlée à notre table, le millefeuille à la vanille Bourbon, son sucre glace, la mousse au chocolat noir, recette de Madame Dorr, au sucre pétillant, et le soufflé glacé au Grand Marnier, sa tuile de caramel glacé, fondront sur nos papilles sans leur laisser la moindre chance de résister ! Rien que du lourd, mais du peaufiné, une œuvre de Monsieur Su, le chef pâtissier, un adepte du succès.
Notre dégustation de champagne, et vin au verre : Deutz Brut Classic, et Sauternes « Les Sablières » 2010.
Le menu Signature 42 € (tout compris). La carte : Les entrées 11 €. Les plats 23 €. Les desserts 8 €, à choisir dans le menu Signature.
Ouvert tout les jours. Service voiturier.

Le Grand Bistro
108, Avenue de Villiers
75 017 Paris
Tél.: 01 47 63 32 77
Note : 13,5/20

mercredi 24 octobre 2012

Le Grand Bistro St Ferdinand - 75 017 Paris



Une « philosophie » culinaire personnalisée

Côté configuration, on pourra dire que le Maillot-Saint-Ferdinand marquera son territoire, au côté de son voisin le Congrés Maillot. Déco totalement personnalisée, et revisitée (il y a tout juste un mois), tons noir, gris acier, et corail, lustres, et appliques baroques bois brûlé, miroirs biseautés, et « fleur de lysés », comptoir de verre-brisé, étagères « bleutées », et portraits-photos de produits idéalisés. Tout ceci méritera que l'on s'y attardât d'autant que si la nouvelle carte sera commune pour les quatre bistrots, l'approche des produits, la « philosophie » (culinaire) du chef, les cuissons, etc, etc, afficheront, tel que je le pensais, une belle différence. Sonia, notre interlocutrice, une ** assurément côté service, et affabilité (elle n'aura de leçon à recevoir de personne !), mènera sa mission tambour battant avec perspicacité, efficacité, et générosité. L'artichaut poivrade de Paimpol, son œuf bio mollet, cœur de sucrine, et huile d'olive, ce sera pour la note fraicheur. Un artichaut goûteux comme les gros de Bretagne, et pas « déshumanisé ». Le foie gras de canard demeurera fidèle à lui-même, et aussi « sincère » que dans les trois « autres » enseignes. Le demi-homard bleu de Bretagne, à la Parisienne, sa macédoine à la mayonnaise maison, ses œufs durs, forcera le respect celui d'un produit bien enlevé, et appliqué. Le filet de bœuf Château Français de chez Franck Samoyeau, grillé au thym frais, sa sauce Béarnaise maison, le (filet levé) de bar, Voiles de Saint-Tropez, sa sauce vierge à l'huile d'olive, et la côte de veau de lait de Corrèze, rosée à cœur, tranchée par Sonia, son jus à l'estragon frais, s'enorgueilliront d'une « tombée » de légumes du marché, ou oubliés, au wok, d'une purée en cassolette maison, de frites personnalisées, et d'épinards en branche de chez Marc Beausse, le tout en quantité (totalement) déraisonnable pour des appétits « bridés » ! Pour les desserts une signature maison s'imposera, celle d'un chef pâtissier, Wally, un surdoué de la crème brûlée à la vanille de Bourbon, du millefeuille « respecté », et doré, et des crêpes flambées (juste devant vous) au Grand Marnier Rouge. Une farandole bien menée, et, en tout cas, fort appréciée par des gourmets pas franchement blasés. Garry Dorr, le boss « associé », viendra nous saluer lors d'un furtif passage en ce lieu, une démarche qu'il réservera à quelques rares habitués d'autant que sa « réserve » naturelle en fera un homme (très) discret !
Notre dégustation de champagne : Un Billecart-Salmon Brut Rosé.
Menu Signature 42 € (tout compris). La carte : Les entrées 11 €. Les plats 23 €. Les desserts 8 € (à choisir dans le menu signature).
Ouvert tout les jours, Service voiturier.

Le Grand Bistro
Maillot-Saint-Ferdinand
275, boulevard Pereire
75 017 Paris
Tél.: 01 45 74 33 32
Note : 14 /20

Gustave - 75 008 Paris



Le gus, c'est trop plus !

Une déco résolument design, des couleurs vives à dominante rouge et gris, un corner en rotonde agrémenté de produits d'épicerie fine, de champagnes, et de vins du monde, une vitrine réfrigérée pour des plats assortis préparés en labo, à Bois Colombes, par une équipe rompue à la tâche (entrées + plats + desserts), et un service façon self où l'on vous « livrera », en mezzanine, le tout sur plateau avec couverts, assiettes, et sourire en prime. Tout ceci confirmera que Thomas Berthommier aura mis le doigt sur un concept novateur, et ludique. L'assiette charcuterie, et fromage de brebis, la tarte à la tomate et basilic, sa pâte feuilletée, ne choqueront pas les habitués de mets bichonnés, seule une légère restriction au niveau des proportions pourra en étonner certains, et en satisfaire d'autres, les soucieux de plats allégés. Le risotto aux champignons des sous-bois, et les pâtes torsadées Eliches à la sauce Bolognaise, prouveront qu'il n'est point besoin de rentrer chez soi (le midi) pour se faire dorloter les papilles ! Le bœuf fondant, et petits légumes printaniers, marquera (un peu) le pas, avec un produit (presque) bouilli ! Oubliez donc le rosé ou, pis encore, le bleu, et essayez d'imaginer un paleron mijoté, ce sera plus conforme à la réalité. L'aspect desserts ne déméritera pas vraiment avec une tarte fine aux pommes servie tiède, confortable, et accessible, une panna cotta sous-verre aguichante, et pas révoltante, un riz au lait émancipé, et (assez) bien concocté, une tarte au citron honorable, et peu critiquable, et un cheesecake mieux que respectable ! L'association de Thomas, de son frère Jean-Sébastien, et de cette entreprise spécialisée dans le « tout prêt », fonctionnera, donc, à merveille. Ne restera plus qu'à vous y déplacer, histoire de vérifier !
Notre dégustation de boissons : Elixia limonade artisanale à la fraise, coca, et San Pellegrino, café extra !!!
Chaque semaine un plat nouveau et différent à découvrir. Entrées de 4,30 à 6,30 €. Viandes de 11,90 à 14,50 €. Volailles de 9,80 à 12,90 €. Poissons de 8,60 à 12,50 €. Desserts de 3 à 5,50 €.
Ouvert 7j/7 jusqu'à minuit.

Gustave
Cuisinier, Épicier, Délices, mmh !
72, Boulevard Malesherbes
75 008 Paris
Tél.: 01 53 76 16 09
Métro : Villier (ou Miromesnil ou Saint-Augustin)
Note : 12/20


lundi 22 octobre 2012

Le Grand Bistro Breteuil - 75 007 Paris



Une excellence désarmante

Le Dôme des Invalides, l'avenue de Breteuil, sa place, et voilà l'un des fleurons du Groupe Dorr, offert à toutes les convoitises (ou presque). Et même si nous ne sommes pas « avides » de profit, force sera de constater que le lieu méritera que l'on s'y intéressât. L'« univers » Dorr, puisqu'il s'agit d'une histoire de famille depuis 1975, et de la nouvelle génération, vous savez un père, Willy, son fils, Garry, une pérennité parfaitement assurée, cet « univers », disais-je, se répandra sur la capitale, comme la « toile » sur le monde ! Avec le Grand Bistro, la nouvelle création du groupe, c'est un style Empire qui prévaudra ! Fauteuils, et banquettes, de velours pourpre, plafonds « tapissiers », lustres à pampilles obscurs, mûrs d'eau pour le salon Hortense, vaisseliers satinés, et caves murales bondée de crus sélectionnés, avec la gentillesse de Faroud Mekouar, le directeur, on ne pourra critiquer ! 
L'aspect familial, les produits frais de terroir, et bio, un chef adapté, Brice Ruffroy, il ne nous en faudra pas plus pour être en condition. La marinade de thon Albacore, et saumon d'Écosse Label Rouge, Combawa et herbes thaïes, les girolles Françaises fraiches poêlées au persil plat, et le gâteau XXL de foie gras de canard du Sud-Ouest, une recette de 25 ans, convaincront les plus blasés du bien fondé d'une dégustation on ne peut plus affinée. La formule, le menu Signature à 42 € tout compris (apéritif, entrée, plat, dessert, 1 bouteille de vin de la sélection pour 2, et café Lavazza), frisera l'indécence, celle d'un rapport qualité/prix ahurissant, et quasi imbattable sur Paris ! L'entrecôte de race Normande maturée un mois, sa tombée d'épinards minute de chez Marc Beausse, aux cébettes, le pigeon de Racan, jus au foie gras, et girolles fraîches, légumes croquants au wok de chez Joël Thiébault, et le rognon de veau Français, en millefeuille, bien rosé, ses frites maison au thym frais, tout cela s'inscrira dans une excellence désarmante, et réconfortante. 
Pour les desserts Signature, faits maison, la crêpe flambée au Grand Marnier Rouge, le millefeuille à la vanille Bourbon, caramel au beurre demi-sel Bordier, et la tarte fine pomme bio Juliet et glace vanille Bourbon maison, turbinée minute (depuis peu), posséderaient tous les atouts d'un grand sauf, que, ce jour là, la chef pâtissière, Elizabeth Tschvama, absente, le millefeuille vivra une péripétie peu engageante, un séjour (très) prolongé dans le four pâtissier de quoi révolter des papilles bien éduquées ! Ceci dit, ne lui en tenez pas (trop) rigueur, puisque si vous passez par là, assurément, le faux pas ne se reproduira pas !
Dégustation de champagne : Billecart-Salmon rosé.
La carte : Les entrée 11 €. Les plats 23 €. Les desserts 8 €. Menu Signature 42 €. Menu Bout d'chou 19 €. Les spécialités du Grand Bistro : entrées du terroir de 15 à 20 €. Viandes et volailles de chez Hugo Desnoyer 34 €. Douceurs maison 14 €.
Ouvert tous les jours. Service voiturier.

Le Grand Bistro Breteuil
3, place de Breteuil
75 007 Paris
Tél.: 01 45 03 14 84
Note : 13 /20

mercredi 17 octobre 2012

Maison de l'Amérique Latine - 75 007 Paris



Protocolaire, ou non ?

L'hôtel de Varengeville, et l'hôtel Amelot de Gournay, respectivement conçus par Gabriel en 1704, et Boffrond en 1712, reliés entre eux par les salons du rez-de-chaussée, s'afficheront tel un écrin avec vue sur des jardins à la Française, pour abriter, depuis 1946, la Maison de l'Amérique Latine, une association placée sous le Haut Patronage des Présidents de la République, et des Ambassadeurs des Républiques d'Amérique Latine … Voilà pour le côté « protocolaire » ! Maintenant, venons-en à l'aspect « table », car ici on pourra s'y sustenter, sachez-le, et bon nombre de politiques, de militaires, comme d'« anonymes » (mais pas que) viendront s'y « réfugier » pour profiter de la nature en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, à deux pas de l'Assemblée. Côté menu, deux formules, l'une « rapide », et l'autre plus élaborée dont nous extrairons un millefeuille de tourteau, pressé de tomate, et radis Daikon, sa langoustine juste saisie, un pressé de lapereau, et caille, cuisiné comme un salmis, jeunes poireaux aux éclats de truffes, figue au vin de Banyuls, et la simple salade mêlée, sa tomate, feront mieux que de nous étonner ! Présentation, appréhension, et produits, tout ici nous convaincra que les apriori ne devraient pas être de mise ! Le filet de bœuf Français, réduction marchand de vin, écrasée de topinambours, et betterave confite, et le rognon de veau, bien rosé, bouillon corsé au vieux Calvados, et mini girolles, tout ce petit « monde » se croisera, s'associera en une jolie dextérité d'exécution. Rien de révolutionnaire, certes, mais de quoi faire la honte à certains chefs beaucoup plus renommés ! La charlottine à la rhubarbe, mousse de chocolat blanc, pêche sanguine, sorbet des vignes, le tiramisù à la pomme poêlée au Calvados, brisure de spéculoos, et le crémeux chocolat et noix de cajou caramélisée, sur un financier aux amandes, combleront les amoureux de simplicité et de saveurs mêlées.
Notre dégustation de champagne, et vin au verre : Veuve Clicquot millesimé brut 2004. Casillero del diablo blanc Chardonnay.
Menus à 39 et 57 €.
Ouvert du lundi au vendredi, le midi à l'année et le soir de Mai à Septembre.

Maison de L'Amérique Latine
Le Restaurant
217, boulevard Saint-Germain
75 007 Paris
Tél.: 01 49 54 03 94

Note : 13 /20

Café Richelieu - 75 001 Paris



Trop peu pour nous !

Le musée du Louvre, la pyramide de Loh Ming Pei, et une file interminable que nous « engloutirons » allégrement (pass en main) pour dévaler un escalier, et nous projeter en un véritable hall de gare en sous-verre façonné, ne manquait plus que le haut-parleur pour annoncer les horaires des trains ! Les escaliers s'entrecroiseront, les « check point » se multiplieront, et après moult pérégrinations, au premier niveau, une double salle gris acier totalement épurée, plafond « nucléarisé » d'un côté, et baroque de l'autre. Chrystel, la responsable, de nous placer en une alcôve ensoleillée. Trop peu pour nous, nous lui préférerons l'ombre, et la discrétion ! Car ici, c'est de la Maison Angélina qu'il s'agira, celle fondée en 1903 par le confiseur Autrichien Antoine Rumpelmeyer dont la « maison mère » continuerait, depuis lors, sous les arcades de la rue de Rivoli, à séduire les gourmands du monde entier. Depuis deux ans, Angélina se sera « exporté » vers le musée des Rois de France, avec pour mission de distraire, semble-t-il, les papilles de tous les Japonais venus les visiter ! (Non, là, je rigole! Quoique !). La salade Angélina (bloc de) foie gras de canard, haricots verts frais, tomate cerise (honorablement étriquée), avocat émincé, œuf dur, et une « montagne » de mesclun de saison, ne parviendra pas à me faire entendre raison ! Il lui manquera cette justesse dans l'équilibre, et la sélection des produits. L'assiette de foie gras de canard mi-cuit s'inscrira dans la modestie, tout comme celle de saumon fumé ( pourtant sélection Kaspia, origine Écosse), blinis, et crème ciboulette citronnée. Le risotto crevette, bisque vanillée, salade d'herbettes, et le tartare de bœuf au couteau, à leur façon, chips de légumes, mesclun de saison, un peu trop épicé à mon goût, tout cela marquera bien le pas, et il ne sera, d'ailleurs, que d'observer les tables environnantes pour relever que ce ne sera pas un franc succès, surtout chez les Japonais (qui occuperont à peu près la moitié de la salle) ! Le choc Africain, biscuit moelleux au chocolat, mousse onctueuse, et sabayon chocolat, pesant si ce n'est « envahissant », le lingot d'abricot au thym citronné, pâte feuilletée caramélisée, abricots du Roussillon, et pommes confites au caramel de Farigoule, peut-être bien le plus abouti, l'éclair fraise, crumble vanillé, crème de fruit, crème vanille, et nappage fraise, pas trop aguichant, le financier à la pistache pour le moins « frigorifié », et le Mont-Blanc au marron, le « vrai », car il en existera depuis une version chocolatée, un poil « expédié », et « défiguré », depuis la version d'origine avant qu'Angélina ne change de main, nous laisserons quasi impassibles. Pis encore, la vingtaine de Japonais, juste à côté de nous, s'éclipsera presque en totalité sur la pointe des pieds déclinant, pour tout ou partie, la dégustation du fameux Mont-Blanc !
Formule sur le pouce de 15 à 20 €. Grandes salades de 18 à 22 €. Entrées de 12 à 26 €. Plats de 22 à 26 €. Accompagnements de 4,50 à 12 €. Pâtisseries de 7 à 8,60 €.

Café Richelieu
Musée du Louvre
75 001 Paris
01 40 20 53 63

Note : 10,5/20



vendredi 12 octobre 2012

Le Bouillon Chartier - 75 009 Paris


Répertorié, mais pas classé

1850, premier Bouillon, et « cantine populaire », un lieu privilégié du monde ouvrier.
1896, l'année de « tous les succès », ou presque, puisque d'une ancienne cartoucherie, on versera rapidement vers le « petit monde » concocté par Monsieur Chartier, un lieu plus qu'atypique, et surtout, authentique. Passé l'inévitable tourniquet, d'un coup le brouhaha montera jusqu'à vos oreilles apeurées d'une telle « agression » auditive. Pensez donc, 320 places assises (les bons jours), plus de 600 couverts le midi (sans compter celui du soir), çà décoiffe ! Côté déco, on aura quasiment pas touché à un lieu, certes, répertorié, mais pas classé (allez saisir la subtilité ?). Portes manteaux style wagon-lit, miroirs à damier, lustres globuleux, staffs et moulures, chaises bistrot, et nappes à carreaux. Tout cela baignera dans une ambiance bon enfant, immuablement pérennisée, succès évident d'un lieu devenu au fil du temps, un véritable restaurant. L'objectif affiché demeurera inchangé, des tarifs hyper bridés, et une qualité respectée ! Les carottes râpées à 1 €, le potage du jour à 1 €, et la salade de tomate à 1,90 € ! Comment imaginer qu'au jour d'aujourd'hui cela soit encore possible ! Mais, même si tout cela aura évolué, l'œuf mayonnaise, le bloc de foie gras de canard, le museau de bœuf vinaigrette, et la terrine de campagne s'inscriront en un rapport qualité-prix quasi imbattable. L'entrecôte grillée, environ 200 gr, ses frites maison, la truite meunière aux amandes, ses pommes vapeur, et le boudin noir purée, confirmeront notre perception ! Pas de cadeaux à la vie chère ! Ici, on prendra soin de votre santé (sauf à exagérer), et de votre carte bancaire ! Même pour le vin, on se posera la question de savoir si pour le prix c'était au verre, ou à la bouteille ? C'est tout dire ! Le crème de marron vanillée, le (gros) chou chantilly maison, une variante synthétisée du Saint-Honoré, et le riz au lait, sans atteindre des sommets, compte tenu du prix, mériteront le respect. Une question nous taraudera s'agissant des « C » entrelacés multipliés à l'infini juste au-dessus des miroirs. Coco Chanel s'en serait-elle inspirée en 1908 ? Pas si sûr, d'autant que c'est Louis-François Cartier qui en aura eu l'idée en 1847 !
Notre dégustation de vin : Sauvignon blanc de Fournier.
Menu suggestion boisson et service inclus à 19,70 €. Entrées de 1 à 13 €. Poissons de 10 à 13 €. Plats de 8,50 à 12,40 €. Légumes de 2,50 à 6,50 €. Fromages de 1,90 à 2,60 €. Desserts de 2,20 à 4,50 €. Glaces de 3,50 à 4 €.
Ouvert 7j/7 service continu de 11h30 à 22h. Sans réservation.

Le Bouillon Chartier
7, rue du Faubourg Montmartre
75 009 Paris
Tél.: 01 47 70 86 26

Note : 12/20  

jeudi 11 octobre 2012

L'Européen - 75 012 Paris



On s'y retrouvera, n'en doutez point

La gare de Lyon, déjà au début du XXe siècle, entretenait une étroite « relation » avec nombre de commerces situés juste en face, dont un bistrot créé en 1903, un bistrot devenu « Européen » dans es années 50, totalement « revisité » par Slavic, en 1970, avec la décoration que nous pouvons admirer aujourd'hui. Bien qu'un peu alambiqué, on s'y retrouvera, n'en doutez point. Lustres de fer forgé torsadés, plafonniers style année 20 multicolores, banquettes de simili sang de bœuf, fauteuils à roulettes, horloge « renversée » (lisible dans les jeux de miroirs), et comptoir pour les esseulés, de quoi apprécier cet aspect désuet mais attachant d'un lieu dont le succès de fréquentation ne se démentira pas depuis bien des décennies. D'ailleurs, il ne suffira que d'écouter pour comprendre que l'endroit ne sera pas vraiment déserté ! Une table pour trois, en façade, et puis des plats qui nous passerons sous le nez, plateaux de fruits de mer, et autres crustacés à foison, choucroutes, et poulet rôti fermier, « rien que du beau monde » ! Les six Gillardeau n°2, d'une fraîcheur exemplaire, le foie gras de canard au naturel, chutney de fruits secs, et le croustillant d' aiguillettes de canard laqué au miel, et soja (un peu sommairement appréhendé, il est vrai), ne pourront qu'inciter à approfondir les investigations.
Le poulet fermier rôti à l'estragon, pommes sautées, mieux qu'à la cantine (foi de chroniqueur), la belle sole Française « sèche » à la plancha (environ 450 gr), ses pommes vapeur, et le carpaccio de bœuf, huile d'olive, copeaux de Parmesan, ne nous dissuaderons pas d'envisager une assiette de fromages, Brie de Meaux, et chèvre cendré, Emmenthal, et crottin, une pour deux, je vous rassure. Le baba au Rhum Saint-James, et le millefeuille vanille tradition, seront les vedettes incontestées d'une fin de prestation sans grande ostentation, mais à laquelle j'accorderais ma bénédiction ! Mais, s'il vous plait, chef, ne rajoutez plus au millefeuille cette crème Anglaise, comment dirais-je, superfétatoire …
Notre dégustation de vin au verre : Pouilly Fuissé – Domaine Gerbeaux – 2011.
Menus à 23,50 et 33 €. Menu de l'écailler 29,50 €. Menu junior 9,50 €. Les huîtres de 12,60 à
27,30 €. Le plateau de l'Européen (1 pers.) 53 €. Le plateau de l'océan (1pers.) 38 €. Dégustation d'huîtres (1 pers.) 32 €. L'assiette du grand large (1 pers.) 21 €. Les coquillages et crustacés de 4 à 25 €. Entrées de 6,50 à 19,20 €. Les poissons de 18,50 à 37,50 €. Les spécialités de l'Européen de 16 à 28 €. Autour du grill de 16,50 à 30,40 €. Les choucroutes de 16,70 à 22,30 €. Plateau de fromage 11 €. Les desserts glacés de 7,40 à 9,90 €. Les gourmandises de 7,30 à 10,40 €.
Ouvert 7j/7. Service continu.

L'Européen
21 bis, boulevard Diderot
75 012 Paris
Réservation au 01 43 43 99 70

Note : 12,5/20          

Le Congrès Auteuil - 75 016 Paris



Tout en célérité, et efficacité

Ce sera certainement l'un des plus raffinés question décoration, et peut-être même question accueil de la « galaxie » Joulie ! Un raffinement oscillant entre sophistication, et épuration. Des tons beiges, des moulures, des fauteuils de velours café au lait, des coins banquettes, des panneaux de bois vernis, du strass, et une vue directe sur la place d'Auteuil, il ne nous en faudra pas plus pour basculer du côté séduisant de la force ! Il est brai que Thierry Henault, le directeur du lieu, se démènera corps et âme pour sa clientèle, tout en célérité, et efficacité ! Côté carte, l'œuf bio cocotte à la crème de persil, certes un poil saisi (but a little), mais bien « réjoui », la tomate confite, mozzarella, vinaigrette d'anchois au basilic, pas franchement rabougrie, et le foie gras de canard au naturel, chutney de fruits, goûteux et ravi, je ne sais pas pour quoi, ici, se trouveront encore plus épanouis. La belle sole Française, « sèche », à la plancha, rosée à l'arête, purée maison, 450 bons gr, la Pluma de cochon Ibérique Bellota, pommes sautées, et confit d'échalotes, et la généreuse entrecôte, environ 350 gr, fondante à souhait, ses frites maison, confirmeront bien que le chef, Franck de Jarmy, traitera là d'un sujet qu'il saura, à n'en point douter, bien maîtriser. L'aspect desserts, sans obligation de réservation (à la commande), l'éclair géant au café, le baba moelleux, tiède, à arroser (à volonté) de Rhum ambré Saint-James, et le clafoutis aux pommes frais prêt à toutes les audaces, notamment, celles de séduction, et d'émancipation, tout ceci s'inscrira dans le bien ficelé, et l'ordonnancé.
Notre dégustation de champagne, et de vins au verres : Pommery Rosé, Deutz Brut, Gewursztraminer vendanges tardives – Grand cru – Clos Zisser Domaine Klipfel 2007.
Menu Club Affaires 34 €. Menu petits gastronomes 8,50 €. Entrées de 8 à 19,20 €. Poissons de 21,50 à 37,50 €. Autour du grill de 19 à 30 €. Nos recettes gourmandes de 16 à 29,50 €. Plateau de fromages affinés 11 €. Desserts de 7,20 à 10 €.
Ouvert 7j/7, service continu. Voiturier.

Le Congrès Auteuil
144, boulevard Exelmans
75 016 Paris
Réservation au 01 46 51 15 75
Note : 13,5/20

144 Petrossian - 75 007 Paris



Grain de folie, grain de génie !

Notre « intrusion » chez Petrossian, une « institution » des années 20 créée par Melkoum et Mouchegh Petrossian, deux frères Arménien (du Caucase) ayant fui la Russie peu après la « déflagration » Bolchévique, notre intrusion disais-je, aura eu un côté (assez) cocasse puisque nous aurons emprunté, ex abrupto, l'accès à la boutique (côté Bd de la Tour Maubourg), et non celui du restaurant. Dimitri, le responsable événementiel, et la chef entoquée, Rougui Dia, me détromperont sur mon « estimation » ! Et le voiturier de nous orienter vers l'accès au 1er niveau, « le » lieu de toutes les attentions, sans objections ! Douze heures trente à peine passées, la salle gris perle, miroir argentés, bouquets de glaïeuls rouge-orangés, palmes sous-verre rouges ou bleutées, et samovar doré, tout en sobriété, se trouvera bien « esseulée » ! 
Pas âme qui se soit engagée à la dégustation de mets raffinés, rien qu'un personnel avisé, et attentionné. Ici, point de mystère, le carte se déclinera autour du précieux grain servi dans sa célèbre boîte bleue ornée du galion à voile rouge engagé vers le soleil Levant, face aux éléments … Des caviars d'esturgeons sauvages, et d'élevage, des saumons fumés, des harengs gras et fumés, mais, également, sans être pour autant choqué, du foie gras d'oie truffé, des vodkas natures ou aromatisées, tout ceci créera un effet d'abondance et de raffinement propice à l'enchantement des papilles, même les plus blasées !
Éric, le maître d'hôtel, ne sera pas avare d'explication, et de nous narrer le parcours de l'esturgeon, et du grain, en fonction de ses origines, et de la tradition. L'amuse-bouche, le « nouveau » caviar pressé « réinventé » par Armen Petrossian, en cube piqué, sa crème fraîche, dévoilera une saveur très concentrée, persistante à souhait. 
Un verre de champagne, sa cuillère nacrée de caviar, et nous voici propulsés dans l'univers « revisité » de Rougui Dia, une chef non étoilée, mais bigrement douée ! Une dégustation de caviar Baeri issu d'un esturgeon de Sibérie (réintroduit en 1989, en Aquitaine) à la saveur proche du Sévruga, et de l'Alverta qualifié par les connaisseurs d'esturgeon blanc, de Tarama Maviar, et d'œufs de saumon, des Zakouskis pleins de « perversion », nous convaincront qu'ici, on ne badine pas avec la qualité ! L'œuf Petrossian au caviar Baeri, en chapelure habillé, sur fond de toast grillé, coulant se dégustera, en une fine alliance, se convertira. 
L'assiette coupes du Tsar, une sélection de saumons fumés au citron, à l'aneth, à la coriandre, ou poivre Jamaïcain, un blanc sauvage de la Baltique, tranchés épais, leur émulsion de pommes de terre fumée, sur fond d'artichaut, favorisera la douce sensation d'une faveur, que dis-je d'un privilège accordé. Les crevettes, risotto de boulgour, kacha et lait de coco, leur manière à elles de s'interpréter façon blé, le Napoléon de bœuf en tartare curieusement intitulé (du fait de la proximité des Invalides), un « millefeuille » de bœuf haché, et de caviar Alverta en alterné, révélera une alliance, en bouche, rondement dévoilée. Le carpaccio de bœuf Charolais, sa fleur de caviar séchée au moulinet (si, si, çà existe), ses carottes et courgettes finement émincés, ce sera peut-être, pour certains, le comble de la banalité, mais pour moi, presque un trésor divulgué ! En douceur, nous nous rendrons aux « fruits » de notre passion, les gourmandises ici appréhendées avec finesse, et résolution, une affaire rondement menée par le chef pâtissier autour du Kyscielli, un ananas rôti, et son sorbet, du millefeuille fraise, glace fraise, et basilic, et du baba au Rhum, glace banane-coco, le tout en expression, et totale distinction, un panache sans contestation.
Notre dégustation de champagne, Vodka, et vins au verre : Ayala Brut majeur, Petrossian nature Premium (Hollande), et Grand Ardèche – Louis Latour – 2010, 100 % Chardonnay.
Le menu en Noir et Blanc (pour l'ensemble des convives), par personne 90 €. Menu La Tour Maubourg 35 €. L'instant Caviar ou 4 caviarcubes 18 €. Entrées de 18 à 55 €. Plats de 29 à 46 €. Desserts de 8 à 22 €.

Restaurant 144 Petrossian
144, rue de l'Université
75 007 Paris
Tél.: 01 44 11 32 32

Note : 15,5/20

mercredi 10 octobre 2012

Le Montparnasse 1900 - 75 006 Paris



Décontracté et pas guindé

1889, entrepôt de la gare (la voie de chemin de fer y passait), 1901, Brasserie Chez Rougeot, puis Bistrot de la gare, et (beaucoup) plus récemment, Bistrot Romain, le « terrain » était fin prêt pour le groupe Joulie ! Un lieu plus que centenaire, une histoire, une âme, il ne leur en faudra pas plus pour se l'approprier, et le « personnaliser ». Le décor demeurera (quasiment) inchangé ! Un savant jeu d'ombres et de lumières, de boules soufflées, de bois torsadé, d'appliques « tulipées », une atmosphère très 1900, carrelée, vitrée, miroitée, et colorée à cent pour cent ! L'accueil sera celui d'un bistrot décontracté, et pas guindé. Une attention « minutée », mais (assez) bien restituée. Le foie gras de canard au naturel, chutney de figues au pignon de pin, et le saucisson de Lyon pistaché, pommes Charlotte tièdes, feront mieux que d'exister, ils révéleront une réelle identité. L'épaule d'agneau confite façon « 7 heures », cuite en cocotte, et arrosée régulièrement, le foie de veau épais, rosé sans excès, mais affublé d'une sauce à la framboise (non annoncée) un poil envahissante, sa purée maison, et le Châteaubriand grillé, sauce Béarnaise, frites minute, s'imposeront comme des valeurs sûres ! Une appréhension pas franchement galvaudée, mais un tout petit peu « banalisée ». L'assiette de fromages affinés, Camembert, Sainte-Maure, et Reblochon, un verre de Porto Terras Dofrigo millésimé en prime, jouera les interludes non sans succès avant d'annoncer l'instant des desserts point d'orgue d'un déjeuner bien enlevé. Une tarte fine tiède aux pommes, glace vanille, caramel au beurre salé, une coupe Mont-Blanc et une crème brûlée aux spéculoos, tout cela alternera entre gentille décontraction, et franche application.
Dégustation de champagne : Champagne Pommery Rosé.
Menu Belle Époque 34 €. Formule midi en semaine à 26,50 €. Entrées de 6,80 à 19,30 €. Poissons de 18,50 à 26 €. Ses spécialités « Montparnasse 1900 » de 16,30 à 30 €. Plateau de fromages 11 €. Desserts de 7,30 à 14 €. Menu des petits gastronomes 8,50 €.
Service de 12h à 15h et de 19h à minuit.

Le Montparnasse 1900
59, boulevard du Montparnasse
75 006 Paris
Réservation au 01 45 49 19 00

Note : 12,5/20

Le Mouton Blanc - 75 016 Paris



Pourquoi donc s'en priver ?

Ni mouton noir, ni mouton de Panurge, mais plus simplement mouton « immaculé » dont les origines remontraient au XVIe siècle. Molière y aura écrit son Misanthrope … Racine, Boileau, et Jean de la Fontaine s'y seront inspirés, quant à Ninon de Lenclos, la courtisane, et femme de lettre, ou Champmeslé, la tragédienne, il ne leur en faudra pas plus pour participer à la légende ! Une « légende » de l'époque, parvenue jusqu'à nous sur simple indiscrétion. Côté ambiance, feutrée de préférence, pierres apparentes cuivrées, ou dorées, rideaux tête de nègre, appliques « encornées », miroirs en damier, tables et box personnalisés, plafonds « enluminés », et colonnes argentées, l'ensemble fera dans le classieux, et le soigné. Une clientèle d'habitués, voire de retraités, n'aura sur nous aucun effet dissuasif, bien au contraire. La carte ne fera pas dans le dévergondé, mais, plutôt dans l'équilibre de produit frais, et de tarifs allégés ! Le bloc de foie gras de canard au naturel pas franchement bodybuildé, mais bien affiné, et le saumon mariné à l'aneth, et citron vert, goûteux à souhait, feront montre d'une belle identité, et personnalité. Le filet de bœuf grillé, sauce Béarnaise maison, frites fraîches, le tartare de bœuf à l'Italienne, huile d'olive et copeaux de parmesan, et le hamburger tradition gourmande, n'auront que des arguments percutants à nous opposer. Rien à redire, tout à engloutir ! Pour les desserts, le baba gourmand, son Rhum ambré Saint-James, la crème brûlée à la cassonade, et vanille Bourbon, la tarte fine aux pommes au naturel sans artifices, et le tiramisù au café, combleront même les plus blasés. Pourquoi, donc, s'en priver ? Je vous le demande ?
Notre dégustation de champagne, et vins au verre : Pommery rosé, Chablis Vieilles Vignes maison Aegerter 2010/1011, Pouilly Fumé Sélection Henri Brochart 2010/2011, et Brouilly.
Menu gourmand 30 €. Entrées de 5,70 à 12 €. Poissons de 9 à 19,80 €. Assiette de fromages 4,60 €. Desserts de 4 à 6,90 €. Menu des petits gastronomes 6,50 €.
Ouvert 7J/7. Servie de 12h à 15h et de 19h à 23h.

Le Mouton Blanc
40, rue d'Auteuil
75 016 Paris
Réservation au 01 42 88 02 21
Note : 12,5/20 

lundi 8 octobre 2012

Ralph's - 75 006 Paris



A damner tous les Saints de la création !

Le couturier Américain Ralph Lauren s'y sentirait comme chez lui ! Mais où, diantre ? Non dans son ranch familial du Colorado, mais dans son hôtel particulier de Saint-Germain-des-Près, un ancien monastère du XVIIIe, à l'époque du Roi Louis XV, avec patio aménagé, coins banquettes, gros coussins, et chauffage à discrétion, « fleuri » bien au-delà de l'imagination qui en retiendra plus d'un pour une lente, et sensuelle dégustation. Quant à nous, frileux par nature, nous opterons pour la salle cosy, cheminée monumentale, banquettes et fauteuils de cuir vieilli, bouquets de roses rouges carmin, tableaux équestres, et poutraisons à foison, de quoi se sentir comme chez soi, juste l'instant d'un déjeuner en toute intimité, et sérénité. Julien Morel, le jeune manager, tout de gentillesse, et d'affabilité, se montrera parfait dans son rôle d'autant qu'il l'interprétera avec un naturel déconcertant. Toute l'initiative culinaire en reviendra à Ricky, la femme de Ralph, et au chef, Cédric Douchin, de s'exécuter, non sans une belle dextérité, sans, le moins du monde, omettre sa propre personnalité ! La salade de betteraves, et chèvre chaud, endives émincées, cresson et noix caramélisées à la cannelle, toute en légèreté, et sobriété, la galette de crabe Maryland, sauce au poivron jaune, et salade de cresson citronnée, percluse de suavité, et le cocktail de grosses crevettes de Madagascar rafraîchies, sauce cocktail au raifort, sur lit de glace, persuasive de ferveur, s'inscriront dans la belle imagination, et le respect d'une certaine tradition, U.S de préférence. 
Le Ralph's, special double burger, oignons, cornichons, tomate, laitue, cheddar, et bacon croustillant, son « coleslaw », et ses pommes frites en cornet, le burger de thon rouge, tomate verte frite, avocat, « coleslaw », et frites, idéalement « snacké », et la côte de bœuf double RL (en version 450 ou 250 gr au choix), sa tombée d'épinard frais, révolutionneront tous les acquis, et les apriori, en la matière, n'en déplaise à certains confrères (ou supposés tels) peu enclins à la modestie, à la magnanimité, à l'objectivité, et (beaucoup) plus préoccupés par un « coup » de publicité !
Mais ne nous préoccupons pas de ces « parasites de la gastronomie », de ces persifleurs patentés, et réjouissons-nous qu'un chef pâtissier, Giorgio, mettant son don au service de nos palais, et autres papilles, histoire de nous révéler une forte personnalité. Convaincus, à l'évidence, nous le serons !
Son New-York style cheesecake (le meilleur de la Capitale, au jour d'aujourd'hui), son Ralph's
Homemade Apple pie, et son Five-Layer Chocolate cake, s'afficheront telle une douce révélation, à damner tous les Saints de la création !
Dégustation champagne, et vins au verre : Champagne Veuve Clicquot rosé, Pouilly Fumé.
Ralph's specials de 25 à 32 € (recettes tirées du livre de Ricky Lauren « The Hamptons, Food, Family, and History »). Entrées de 18 à 24 €. Salades de 19 à 35 €. Sandwichs de 24 à 26 €. Burgers de 25 à
24 €. Ralph's grill de 36 à 60 €. Poissons & Crustacés 36 et 64 €. Volaille 32 €. Desserts de 12 à
18 €.

Ralph's
173, Boulevard Saint-Germain
75 006 Paris
Réservation au : +33 (0)1 44 77 76 00

Note : 14,5/20


dimanche 7 octobre 2012

1 Place Vendôme - 75 001 Paris



Quant tu ravis nos sens, c'est pour la vie !

La discrétion, et rien que la discrétion ! Le Vendôme saura en jouir habilement, subtilement, oserais-je même rajouter, même s'agissant de son restaurant au 1er étage, tout en haut des marches comme le précisera le réceptionniste de l'hôtel (plus enclin, d'ailleurs, à terminer sa conversation téléphonique).
On se croira dans un boudoir, un salon de conversation, peut-être, mais certainement pas un restaurant ! Le gris perle sera de mise, fauteuils « pied de poule » à anneaux argenté, tables (quasi) basses juponnées, moquette rayée « tennis », cheminée marbrée, bibliothèque nichée, et banquette de velours gansé, tout ici respirera le précieux, et le raffinement. Côté carte, rien à « déclarer » il nous faudra tester ! Le chef, Josselin Marie, jouera d'un registre bien étudié, et peaufiné. Sa tomate Burrata, et schizo, en verrine, revisitée, sur laquelle nous n'aurions pas parié, s'avérera goûteuse et fondante à souhait. 
Son marbré de foie gras poché au Saint-Emilion, son pain brioché, convaincra même les plus désabusés. La selle d'agneau, tian de légumes, et ail noir, la volaille en deux cuissons, la cuisse en parmentier à la truffe, le suprême cuit à basse température, ses girolles fraîches, sauront choisir les mots pour le dire, et les saveurs pour nous « retenir » ! La côte de veau, cuite à basse température, rosée on ne mieux, jeune légumes, carottes, navets, et betteraves, sur lit d'oignons, crumble aux olives, créera la surprise, tout en aguichant des papilles visiblement étonnées. Le chariot de pâtisseries maison, macarons, cigares, chou et pot de crème, se déclineront, non à l'infini, mais en deux versions, du chocolat Carupano (62%), Baïano (70%), au Divo lait (40%), et Concerto (31,5%), ou à la crème de mangue, et passion légère, à la noix de coco, à la crème de framboise, et ses pépins, ou à la pistache, et cerise noire, de quoi « occasionner » un choc des civilisations, ou pour le moins une révolution de Palais ! Ouaaaaah ! Mourad Rachdi (le jeune chef pâtissier), quant tu ravis nos sens, c'est pour la vie !
Note dégustation de champagne, et vin au verre : Billecart Salmon rosé, Chablis Domaine William
Fèvre magnum 2010.
Menus du jour de 45 à 55 €. Menu dégustation au dîner 88 €. Carte : Entrées de 18 à 25 €. Plats de 31 à 39 €. Desserts 13 €, et chariot de pâtisseries de 5 à 23 € (selon le nombre de pièces).

Restaurant 1 Place Vendôme
(à l'étage de l'Hôtel de Vendôme)
1, Place Vendôme
75 001 Paris
Tél.: +33 (0)1 55 04 55 60

Note : 14,5/20


mercredi 3 octobre 2012

Le Bar à Huîtres - 75 014 Paris



Ici, on conjuguera tout au superlatif !

Il semblerait, colporterait la rumeur, que le « Prince » du banc d'huîtres, le « Roi » du plateau de fruits de mer (embrumés), et l'Empereur du poisson grillé, ou flambé, « trônerait » en quatre points névralgiques de Paris, Montparnasse, Les Ternes, Saint-Germain-des-Près, et la Place des Vosges. Garry Dorr, ce tout jeune « globe-trotter » de la gastronomie, passé par chez Ducasse, Robuchon, Drouant, et Jean-Jacques Jouteux (son actuel « conseiller » technique), un passionné d'huîtres, notamment d'Arguin (souvenir de ses étés passés au Cap Ferret), aura conçu, après Jean-Pierre Chedal, son prédécesseur, le nouveau « Bar à Huîtres » façon Pierre Canot (son architecte). Un tantinet « contrariant » par nature, nous opterons pour celui de Montparnasse, peut-être le plus « spectaculaire » avec ses petits et grands viviers d'eau de mer (de 1.600 litres chacun), ses caves à vins, et champagnes, translucides, ses murs d'eaux ruisselants, son enseigne style loge de théâtre, et son « journal » lumineux ! 
Côté accueil, l'affabilité se conjuguera, ici, au superlatif ! On ne saura comment vous être agréable ! Et les « souris » (entendez par là le personnel) n'en profiteront pas, en l'absence du boss, pour danser ! Avec quatre « formules » du jour dont la « Haute Couture » pour deux, votre « égo gustatif » se verra comblé. Une carte des huîtres « grand cru » plus tard ne me verra à déguster que deux spéciales Gillardeau Marennes Oléron n°3, et une unique Bellon quintuplée de chez Cadoret, géantissime, une vraie « gorgée » d'eau de mer, et d'iode en fusion ! 
Les 30 gr 99 (pour ne pas dire 31) de caviar Osciêtre de chez Kaspia, et l'araignée de mer « entièrement » décortiquée, sa mayonnaise maison « intégrée », bénéficieront d'une « aura » si singulière que l'on regrettera qu'elle ne fut que passagère ! La sole sauvage de « leurs » côtes (environ 700 à 800 gr), simplement grillée, sa « tombée d'épinards » minute aux cébettes, sa poêlée de girolles fraîches, et son wok de légumes croquants, comblera ses plus assidus défenseurs. Quant à la langouste Royale de Bretagne, du vivier, présentée « main pincée », avant de foncer se faire « trucider », affichera, une fois préparée, une indécente « santé », et quasiment plus d'un kilo de chair tendre et savoureuse ! 
Des pouce-pieds, une salade de mâche, et une purée au beurre demi-sel de chez Bordier, viendront « étayer », en toute sincérité, le crustacé « lanterné ». Deux Rocamadours de chez Marie-Anne Cantin ne séduiront que l'un d'entre nous, prêt à se damner pour un instant de félicité fromagère. Côté douceurs, l'ananas frais, son sorbet rhubarbe, son thé vert, et son « nuage », les crêpes flambées au Grand Marnier (dans votre assiette, mais pas sur guéridon) et le soufflé glacé au sublime Grand Marnier, dévoileront l'aspect pâtissier très apprécié d'un lieu pourtant spécialisé dans les produits de la marrée. Deux cafés Lavazza, ses bonbon caramel, chocolat, tarte noisette et autre mini macaron à l'orange, mettront un point final à cet instant, j'oserais dire, génial ! Ah, j'allais oublier les cartes « animées » sur i.pad individuel, ludique et synthétique.
Notre dégustation de champagnes, et vins au verre : R. de Ruinart, et Billecart-Salmon rosé, Pouilly fumé Ladoucette Château de Nozet – 2008 et Tokay 5 Puttonyos de Hongrie – 2008.
Menus à 24 et 39 € (le menu lunch Parisien au déjeuner uniquement du lundi au samedi, servi en moins de 20 minutes). Menus à 175 et 230 €. Plateaux de 49 à 999 €. Entrées de 10 à 169 €. Plats de 19 à 198 €. Desserts de 9 à 17 €.

Le Bar à Huîtres
D o r r
Restaurant de Haute-Mer
112, bd de Montparnasse
75 014 Paris
Tél.: 01 43 20 71 01
Service voiturier. Vente à emporter

Note : 15,5 /20


mardi 2 octobre 2012

Bistro des Deux Théâtres - 75 009 Paris



Tout en esthétique, sans polémique !

Non loin du théâtre, et du Casino de Paris, un bistrot façon rétro, un authentique, tout en esthétique avec ses globes lumineux opaques, sa rampe d'ampoules éclairées (façon loge de théâtre), ses miroirs biseautés, ses masques dorés, ses canapés pourpre, ses colonnes, et autre plafond couleur framboise écrasée, rideaux de velours combinés, tout ceci s'inscrira dans le délicat, mais pas dans le falbala ! L'accueil du directeur de salle fera dans la sobriété, l'efficacité, et l'extrême gentillesse. La carte s'affranchira de son identité, une carte « insufflée », et élaborée, par Jean-Jacques Jouteux, l'ancien « maître » de cuisine du Provençal à Saint-Jean-Cap-Ferrat, une carte (quasi) imbattable question rapport qualité prix. A 39 €, entrée, plat, dessert, et la bouteille de vin pour 2, café Lavazza inclus, ce sera du très offensif ! Les oeufs de poule bio, et velouté foie gras, en brouillade, riquette et daikon, et le foie gras de canard maison de famille, en terrine, aux morilles, chutney d'été, se verront bien attribuer la palme du bien pensé, et du bien concocté. L'(assez) gros rognon de veau entier, jus aux morilles, patates rates du Touquet, le château filet de bœuf Français, tranché, riquette, Béarnaise (maison), et pommes Pont-Neuf (maison), et le filet de bar Français voiles de Saint-Tropez, à la plancha, sauce vierge, purée au beurre d'Isigny, copeaux de Parmesan, demeureront les valeurs sûres d'une table, certes assez « pointue », mais dénuée de la moindre sophistication. Côté desserts, les crêpes Signature, au Grand Marnier rouge, flambées devant vous, mais pas préparées (nuance !), la crème brûlée, vanille Bourbon, « caramélisée » à notre table, le millefeuille à la vanille Bourbon, caramel au beurre demi-sel d'Isigny, la tarte fine aux pommes golden, glace vanille, dôme de sucre filé, et le gros baba au Rhum de Martinique, sa chantilly légère vanillée, tout cela fleurera bon le soigné, sans atteindre toutefois le vraiment peaufiné ! Ceci dit, soyons objectifs, compte tenu du tarif, il n'y aura pas grand chose à critiquer, sauf à regretter un soupçon d'« immobilité ».
Notre dégustation de Champagne, et vin au verre sélectionnés par René Roger : Champagne Deutz Brut Classic, et Sauternes.

Bistro des Deux Théâtres
18, rue Blanche
75 009 Paris
Tél.: 01 45 26 41 43

Note : 14/20



Les Ombres - 75 007 Paris



Une singulière diversité

Le quai Branly, son Musée « initié » par Jacques Chirac, et puis, au 5e étage, un univers tout en tubulures métalliques, et bois, vue sur la Tour Eiffel, la Seine, et le Palais du Trocadéro, de quoi nous « décontracter » les papilles, avant même de les avoir lâchées. Côté accueil, une affabilité de bon aloi, discrète, pas franchement empesée. Une table ronde en bordure de terrasse, fermée pour l'occasion, et un personnel aux petits oignons, pas le plus stylé qui soit, certes, mais bien adapté. C'est riche de sa singulière diversité que la carte nous engagera à « créer » personnellement notre « itinéraire gourmand » à travers la planète. Asie, Océanie, Amérique, Afrique, et puis Paris ! Fauteuils pivotant de cuir « découpés », bouquets d'orchidées « entubés », et « ciel » en transparence, il ne nous en faudra pas plus pour nous lancer en une folles odyssée culinaire ! Mélanger les styles, les régions du globe, passer de Paris à l'Afrique pour l'entrée, il fallait oser ! Le foie gras de canard, sa gelée de fruits rouges, sa brioche dorée, le homard à la Parisienne, vinaigrette coraillée, et l'œuf mollet chakchouka, ses mouillettes de févettes à la croque, feront beaucoup mieux que d'exister, ils nous impressionneront ! Finesse d'appréhension, justesse d'exécution, et esthétisme, seront-ils ainsi bien révélés ! Le thon Albacore, juste saisi (un poil trop à mon goût), légumes au wok, sauce coco-curry, le calamar sauté, risotto à l'encre de seiche croquant et moelleux, cuit en chamba, et le NY strip steack Angus, environs 300 gr, pommes de terre Rosevald fondantes, prouveront qu'il est totalement envisageable d'associer des mets en un « métissage » heureux, et pas laborieux ! L'aspect desserts ne déméritera pas ! Un chef pâtissier, Pascal Chanceau, en toute équité, fera montre de ses talents pour nous prouver qu'ici « métissage » culinaire n'est pas un vain mot ! Tarte meringuée au Yuzu, fine tarte à la Reine-Claude, glace à la confiture de lait, et thé Matcha, litchi et pamplemousse en fin sablé, n'auront nul besoin de nous « rémunérer » pour les accepter, ou, mieux encore, les admirer !
Notre dégustation de champagne, et vin au verre : Veuve Clicquot Blanc et Rosé, Gewurztraminer Vendanges Tardives, W. Gisselberght.
Menu déjeuner de 28 à 38 €. Carte : Amériques : entrées de 23 à 32 €. Poisson 30 €. Viande 48 € / Océanie : entrées de 24 à 29 €. Poisson 39 €. Viande 44 € / Paris : entrées de 34 à 49 €. Poisson
28 €. Viande 36 € / Afrique : entrées de 17 à 20 €. Poisson 44 €. Viande 32 € / Asie : entrée de 19 à 24 €. Poisson 39 €. Viande 30 €. Fromage et desserts de 12 à 16 €.

Les Ombres Restaurant
27, Quai Branly
75 007 Paris
Tél.: 01 47 53 68 00


Note : 14,5 /20  

lundi 1 octobre 2012

Au Boeuf Couronné - 75 019 Paris



A l'époque, on savait appréhender la vie !

La tradition, et rien que la tradition, ce sera le « fil conducteur » du groupe Joulie. Le 19e arrondissement, la porte de Pantin, un voiturier pour faciliter, une porte à tourniquet, et puis une décoration quasiment d'origine quelque peu « revisitée »... 1865 (quasiment la date de fondation des abattoirs de la Villette, situés juste en face, et disparus en 1974), le second Empire, Napoléon III, toute une époque où l'on savait appréhender la vie ! De Chez Edon (l'enseigne d'origine) on passera, en 1932, au Bœuf Couronné, Vitres gravées, portes-vêtements dorés (style Orient Express), coins banquettes, plafonnier années 30, véritable billot de boucher « verni », caisse 1930, pendule style hall de gare, et appliques, ou lampadaires, « corne d'abondance » tout de rouge plissé, une atmosphère optimisée, tout en authenticité. Un service discret et efficace, une direction,certes absente ce jour-là, mais (très) bien secondée par Julie Dubrun, et un personnel bien « éduqué » dont Gaëlle sera la vedette du jour. La terrine de campagne aux foies de volaille maison, sa gelée, à discrétion, de quoi attraper une belle indigestion (je vous vois d'ici rigoler), impeccable en tous points, généreux à souhaits, et même au-delà, et la salade de haricots verts frais, ses gésiers confits, résumeront à eux seuls l'état d'esprit de la maison, qualité, tradition, et séduction. La côte de bœuf, pour deux, environ 1kg 2, et l'entrecôte persillée, environ 450 gr, grillées, frites maisons, ou pommes de terre écrasée à l'huile d'olive, les « historiques des Maquignons de la Villette » comme ils disent, de race Normande, s'afficheront comme la spécialité du lieu. Même le couteau, une exception, un Bargoin, un outil de boucher, prêt à trancher mieux que le fil d'un rasoir, ne fera qu'une bouchée d'une viande tendre, et goûteuse, à souhait. Ceci dit, après cela, vous seriez sensés ne plus être en mesure de digérer, et encore moins de vous lever ! Détrompez-vous, l'un de nous trois s'accordera une petite « gâterie » avec une assiette de fromages, Livarot, Sainte Maure, et chèvre cendré, de quoi décourager certains forts des halles. N'imaginez pas, pour autant, que nous déclarerons forfait pour les desserts ! Un gros baba, son Rhum Saint-James Royal Ambré, et une vraie crêpe Suzette flambée au Grand Marnier, avec la demie orange pressée, le beurre, et le flambage sur guéridon, il n'y aura rien de mieux pour faire des envieux ( à voir tous les regards converger vers nous) !
Notre dégustation de champagne, et vins au verre : Pommery rosé, Pouilly Fumé Pascal Jolivet – 2010/2011.
Menu Club Affaire 33 €. Entrées de 8,60 à 19,50 €. Poissons (selon arrivage) de 18 à 33 €. Autour du grill de 22,30 à 74 €. Spécialités de bœuf de 18,20 à 41 €. Viandes petites petites faims de 13,50 à 15,20 €. Plateau de fromages affinés et son Roquefort Caves Baragnaudes accompagné d'un verre de Porto Terras do Grifo (6cl) 11€. Desserts de 7,50 à 11 €.
Ouvert 7j/7 – Service de 12h à 15h et de 19h à minuit. Salon privé de 45 couverts à l'étage. Espace privatif de 60 couverts – Voiturier.

Au Bœuf Couronné
188, avenue Jean Jaurès
75 019 Paris
Réservation au 01 42 39 44 44

Note : 14,5 /20           

Sébillon - 92 200 Neuilly-sur-Seine



Ils « œuvraient » alors dans un wagon-restaurant !

1914, année tristement célèbre pour son conflit destructeur, mais, il faut bien l'avouer, aussi révélateur d'un succès de restauration qui, jusqu'à nos jours, fera référence. Une institution de la Brasserie, un lieu imprégné de vie, où la spécialité, le gigot à volonté, ferait encore les beaux jours d'une clientèle toujours plus exigeante, et affinée. Côté déco (presque) d'origine, s'il vous plait (initialement, ils « œuvraient » alors dans un wagon-restaurant du côté de la porte Champerrat), et ambiance, on fera ici dans l'Art Déco, les années folles, le plafond peint, le miroir voûté, l'applique de verre soufflé, les coins banquettes de cuir brûlé, où garçons en tablier immaculé, et maîtres d'hôtel « en-costumés », vous plongeront en une atmosphère inimitable, propice à une longue, et savoureuse, dégustation. Un plateau de bulots joufflus, sa mayonnaise fraîche montée maison, un foie gras de canard au naturel, et un Patta Negra, un peu « jeune » à mon goût, mais totalement expressif, constitueront l'essentiel d'une ouverture sans forfaiture. Le filet de bœuf grillé, sa sauce Béarnaise, ses frites maison, la belle sole Française (et ses 650 bons gr), à la plancha, ses pommes vapeur, et le fameux gigot d'agneau Sébillon tranché sur guéridon, ses haricots blancs, un Allaiton d'Aveyron (label spécifique), parfumé et rosé à souhait, on aura pas vraiment de quoi critiquer ! De l'institutionnel, mais du bon ! Produits sérieusement sélectionnés, et appréhension maximisée, une recette infaillible qui pérennisera le « mythe » Sébillon depuis près d'un siècle, et bien des générations. On viendra avec la même idée en tête que pour Chez André, une obsession à la limite de la dépendance ! Un éclair géant au chocolat, une tarte fine aux pommes (sans glace vanille), une crêpe Suzette flambée au Grand Marnier (quatre spécimen), au concentré et confit d'orange, et puis la fameuse, et respectable, (mini) jarre de mousse au chocolat, sa tranche de brioche dorée, un poil trop compacte à notre goût, mais ceci dit, amplement de quoi vous engager à renouveler le week-end suivant votre sage dégustation.
Notre sélection de Champagne, et vin au verre :Pommery rosé, Gewurztraminer vendanges tardives grand cru – clos Zisser – Domaine Klipfel – 2007
Les huîtres de 16,20 à 27,30 €. Les coquillages et crustacés de 4,80 à 25 €. Les entrées de 7,80 à 19,70 €. Les poissons de 27,30 à 37,50 €. Les viandes de 18 à 37 €. Le fameux gigot d'agneau « Sébillon » 24,80 €. Plateau de fromages 11 €. Les desserts de 7,40 à 11 €. Menu « petit gastronome » 8,50 €.
Possibilité de réserver, et commander un gigot entier, voire sur le site.
Ouvert 7j/7 – Service de 12h à 15h et de 19 à minuit. Espace semi-privatif de 14 couverts. Service voiturier.

Sébillon depuis 1914 …
Le temple du gigot
20, avenue Charles de Gaulle
92 200 Neuilly-sur-Seine
réservation au 01 46 24 71 31
Note : 13,5/20