mardi 18 décembre 2012

Giulio Rebellato - 75 116 Paris



Je ne vous dit pas ….

Y'a rien à faire, notre Rebellato préféré, tout comme Carla, ce sera celui décoré par Jacques Garcia, celui de Giulio, avec son côté un poil désuet, un poil kitch, vieux rose passé à outrance, gravures XIXe, et nappes saumonées et surannées ! De quoi en déboussoler certains et en séduire bien d'autres ! Et dire que ça marche depuis 1985 ! Mais, aujourd'hui, je ne sais pas (vraiment) pourquoi, nous prendrons notre temps, le temps d'apprécier l'instant qui s'éternisera jusqu'à 15h passées. L'assiette de Parme finement tranchée, les calamari al salto, leur sauce tartare, les spaghetti alla carbonara, ou les taglialini aux girolles, ne seront que quelques uns des multiples aspects, un piccolino « échantillon » des dons d'un chef discret à souhait, José Marquez, si discret qu'il en oubliera de me communiquer les recettes souhaitées, notamment, les langoustines Portofino o fritti. Je ne vous dis pas côté dolci, le tiramisù velouté et onctueux au possible, et la panna cotta aux fruits rouges, feront œuvre de magnanimité et de sensibilité, un critère devenu une coutume chez Rebellato que nul ne pourra lui contester !

Giulio Rebellato
136, Rue de la Pompe
75 116 Paris
Tel : 01 47 27 50 26
Note : 14/20

lundi 17 décembre 2012

Au Petit Riche - 75 009 Paris



 De quoi sombrer sous influence

« Bien le bonjour Monsieur Ferière », un passage furtif chez le sus dit nommé directeur du lieu nous rappellera (bien que nous ne l'ayons pas franchement oublié !) que cette table, que dis-je, cette institution, saura jouer de ses charmes. Sera-ce l'historique, l'atmosphère des salons « privés », l'ambiance très (milieu du) XIXe, toujours est-il que nous nous retrouverons dans la salle du fond, la « Waterloo » (dixit le serveur), celle des appétits « vaincus », en une table « alcôve » de velours pourpre assuré, et son service un poil « expédié ». Une coupe d'Ayala, une assiette de rosette, et nous voici inspirés pour la « grande aventure » du Petit Riche ! Six spéciale Gillardeau n°2, fraîcheur exemplaire, une terrine de bœuf aux pistaches, et un pâté en croûte au foie gras, et trompettes de la mort, de quoi activer des papilles somnolentes. 
La sole belle meunière, pommes à l'Anglaise, le turbotin sauvage grillé entier, sa sauce Hollandaise, ses épinards frais en poêlon, et l'épaule d'agneau confite, ses mojettes (malheureusement pas cuites à l'eau de pluie !) camperont la vocation du lieu, vous séduire, et offrir un instant de « délire » à vos sens assoupis. Sur un air de Bourvil, le plateau de fromages affinés de Thierry Avisse, époisse, fourme d'Ambert, comté et chèvre demi-sec, engagera à une très raisonnable appréciation juste le temps pour nous de plonger dans l'univers des desserts, pas le baba au Rhum malheureusement en « cours de finition », mais une tarte aux poires et brindilles de romarin, façon Tatin, extrêmement convaincante, généreuse on ne peux mieux, une crème brûlée à la vanille Bourbon, un truffé chocolat-noisette, et un miroir vanille-caramel, de quoi sombrer sous influence !
Menus et formules : déjeuner 22,80 et 29,20 €. Dîner Rossini 35,50 €. Menu enfant 13,80 €. Fruits de mer de 7,60 à 27 €. Dégustation d'huitres de 27,40 à 37,60 €. Entrées de 8 à 19,30 €. Poissons de 18,50 à 35 €. Viandes de 16,80 à 32 €, Fromages affinés par Thierry Avisse 10,20 €. Desserts
8,70 €. Demandez le programme : Soirée théâtre + votre dîner à partir de 65 €.
Ouvert tout les jours Déjeuner – Dîner – Souper

Au Petit Riche
25, rue Le Peletier
75 009 Paris
Tél. : 01 47 70 68 68
Note : 13/20


dimanche 16 décembre 2012

Rossi & Co - 75 002 Paris



Son « langage » ? Le cœur !

Un temps à ne pas mettre un chroniqueur dehors, trois parapluies, et un peu plus d'une demie-heure pour trouver une place, à part ça tout ira pour le mieux mais dans le meilleur des restaurants Transalpin ! Côté déco, rien n'aura changé, et Marco de nous accueillir (presque) sur le pas de la porte. Tablier vert, tee-shirt, et mèche en « rond-point », l'accent toujours en avant-garde, ce chef là nous impressionnera toujours, et encore plus par sa simplicité ! « Ma que » … non pas lui ! Lui, il saura ne pas se « caricaturer » ! Son « langage » ? Le cœur ! Ses pommo doro, spéciales Rossi, sel noir d'Hawaï, jusqu'au « craquement » en bouche, laisseront perplexe ! Mais après, Ouaaaah !!! Les Saint-Jacques snackées, réduction de betterave, chutney de poivron, et myrte, jeunes pousses, friseront le subliminal ! Sa crème de topinambour, giroles, noix et truffe noire d'Automne versera dans le délire d'un chef totalement « habité » par son art ! Son poulpe de roche, céleri, concombre, yuzu, et perles de tomates bicolores, en ligne d'accueil, révélera toutes les saveurs d'un monde (culinaire) oublié ! Son risotto Arborio aux cèpes, réduction de jus de veau (servie en théière), sésame noir, « respirera » la fraîcheur des bois. Riz mi-croquant, mi-moelleux, et saveurs exacerbées. Son thon rouge juste snacké, rosé, colvert fumé, fenouil à la cannelle, haricots verts, pignon de pin, pousses de betterave, boutargue de thon « Carloforte » et coulis tiède de moutarde de violette, s'inscrira dans le délire gentiment, et subtilement, maitrisé. L'alliance osée entre thon rouge et colvert fera des merveilles. Son carré d'agneau en croûte de moutarde réglisse, poêlée de girolles, rosé à cœur, fondant, et pas révoltant, sa « ligne » de tomate séchée, versera dans la promesse d'addiction ! La sublimation du côté sucré prendra toute sa mesure avec une ricotta di Bufala, poire canice, biscuit noisette, perle de lime, et jus de la passion, encore une « illumination » de Marco qui révélera des dons inépuisables.
La carte : Entrées de 12 à 18 €. Plats de 20 à 26 €. Suggestion du jour 18 € (hors boissons). Menu gourmand 24 € (hors boissons).

Rossi & Co
10, rue Mandar
75002 Paris
Réservation au 09 54 96 00 38
Note : 15/20


La Compagnie de Bretagne - 75 006 Paris



Du Wagner sauce Bretonne !

La « légende » propagerait qu'en ce lieu, et plus précisément dans les caves datant du XIIIe siècle, les « révolutionnaires » avaient été si « inspirés » qu'ils y auraient lancés leur fameuse devise : « Liberté, Égalité, Fraternité » … Le couvent des Cordeliers, l'une des plus anciennes implantations monastiques du Paris Médiéval, voyait Georges Jacques Danton y fonder, dans la chapelle, le fameux club éponyme ! La colère d'un peuple « manipulé », des « meneurs » disséminés dans le quartier, et puis, le verbe « haut et ordurier » incantatoire de l'horreur et les références sanguinaires du boucher Louis Legendre, feront le reste ! De l'édifice d'origine, seul le réfectoire aujourd'hui (restauré) s'imposera durant plus de deux siècles ! Depuis Juillet 2011, Stéphane, le « rejeton » de Pierre-Yves Rochon, l'architecte d'intérieur, connu et reconnu pour ses « superbes » réalisations, les suites du Georges V, le bar du Bristol, le Shangri-La, et les ateliers de Joël Robuchon, en Breton d'origine qui se respecte, aura décidé de donner à « sa » région une véritable « ambassade culinaire », une vraie, très éloignée des stéréotypes habituels ! Sur quatre niveaux, des fameuses caves où l'on aura eu l'idée d'exposer quelques 19 crus de cidres presque méconnus (issus de petits producteurs sélectionnés par Stéphane lui-même) au rez-de-chaussée et ses cuisines « révélées », du premier niveau, ses coins « salons » individualisés, sa véranda, ses maquettes de voiliers, sa desserte chromée, au 4e, sa cuisine pour le « côté sucré de la force », la Bretagne s'imposera ! Sur un air de « Be and you » (Biniou en Breton), la carte d'automne élaborée par Frédéric Lafleur, le manager, et Olivier Auffray, le chef « élevé » au « lait » de la famille Rochon, prendra des allures festives, communicatives oserais-je même préciser, de quoi vous faire envisager tout autrement la Bretagne gustative ! Les six huîtres Prat-ar-Coum d'Alain Madec, la galette saucisse grillée (sur feu de bois) compotée d'oignons de Roscoff (AOC) en acidulée, et le boudin noir, chutney de figues, pommes flambées à la Fine Bretagne, formeront le « fer de lance » d'une offensive (hyper) bien orchestrée, du Wagner … sauce Bretonne ! Pour le demi-homard grillé au beurre salé citron, et poivre de Sri Lanka, petites pommes de terre à la ciboulette, le travers de porc braisé au miel de châtaignier, purée maison au beurre de baratte, et l'onglet de bœuf, jaune d'œuf infusé au Whisky Eddu, crème de potiron, champignons et pommes de terre rattes, ils nous laisseront pantois d'admiration, une mission menée de main de maître. Côté Ar « c'hrompouezh », les crêpes version « réduit » Breton, la caramel beurre salé de Guérande, la crème de Pralin de « grain de vanille », la pomme façon Tatin, crème double fouettée à la vanille de Madagascar, la poire Mont-Blanc « Compagnie de Bretagne », et glace miel-nougat, dévoileront un savoir-faire au-delà de l'imaginaire, du « grand Art » crêpier, et, surtout, pas un mot d'objection votre honneur !
Les galettes de 3,50 à 14 €. Les saisonnières de 11 à 14 €. Homard et huîtres de Bretagne de 18 à
32 €. Plats de 19,50 à 25,50 €. Les crêpes de 4,50 à 10 €. Pâtisseries 8 €. Cartes des cidres de 5 à
24 €.
Ouvert tout les jours.

La Compagnie de Bretagne
9, rue de l'École de Médecine
75 006 Paris
Réservation conseillée au 01 43 29 39 00
Note : 14/20

MezzoMezzo - 75 003 Paris



Un ch'ti rital

Quartier du Marais, la rue des Archives, et puis un « titounet » resto, un ch'ti « rital », un tantinet rustique, un poil Vénitien, dans les tons or, banquettes de velours et ardoises de partout, histoire de vous faire comprendre qu'ici on ne plaisantera pas avec la cuisine. Munzio et Fulhesu, les deux têtes pensantes, l'un en cuisine, et l'autre en salle, associeront les idées et les initiatives aussi bien que la bonne humeur ! Joviales ils seront, joviales ils demeureront ! Côté mets, le Parma mozzarella di Bufala et roquette, la pizza Régina, tomate, mozzarella, épaule, champignons, et parmesan, et l'antipasti Toscano, Jambon de Parme, mozzarella di Bufala, poivron, aubergine, et parmesan, dévoileront des charmes typiquement Transalpins, et surtout des produits d'une fraîcheur indéniable ! Le cocktail de pâtes fraîches, sauce tomate, basilic, huile d'olive, et le pavé de bœuf (filet), poêlée d'artichauts, et jambon de Parme, ne manqueront pas leur objectif, surprendre les gourmets attristés. Côté desserts, le tiramisù, le millefeuille, et la Pastiera Napolitana, s'efforceront de nous jeter un sort ! Seule la Pastiera y parviendra à ce point que nous requérons son clone.
Notre dégustation de vin aux verres : Orivietto Classico.
Formule midi à 12,50 €. Menu à 24 €. Bruschetta de 6,50 à 7,50 €. Entrées de 7,90 à 10,50 €. Les grandes assiettes de 12,50 à 14 €. Salades de 3,50 à 4,50 €. Entrées chaudes de 9,50 à 10 €. Pâtes de 7,50 à 13 €. Viandes de 14 à 17 €. Poissons de 15,80 à 19 €. Pizze de 9 à 12 €. Fromages de 4,50 à
6 €. Desserts de 5,30 à 6 €.
Ouvert tous les jours sauf samedi midi et dimanche, de 12h à 14h30 et de 19h à 23h30.

Ristorante MezzoMezzo
75, rue des Archives
75 003 Paris
Tél. : 01 42 74 26 22
Note : 12,5/20