lundi 14 janvier 2013

Steakhouse - 75 008 Paris



Le « temple » de la viande grillée

Au top de la « plus belle avenue du monde » (bonjour la mégalomanie), le Drugstore Publicis (que j'affectionnais tant quant j'étais petit et où je déambulais dans les rayons, fasciné par les nouveautés) l'œuvre de Marcel Bleustein-Blanchet, et son acolyte Jacques Ségéla, vous savez le fils de pub, et bien ce lieu, pour certains totalement dépassé, et, pour d'autres, parfaitement hype, un trait d'union évident entre les années 60, et le XXIème siècle, nous obligera à passer par l'épicerie fine, la librairie, et nous faire accompagner au « compartiment » Steakhouse, pour comprendre qu'ici on ne plaisantera pas avec la qualité. Sièges de cuir écarlate, fibres optiques, moquettes gris acier, et vitres opaques, marqueront ce territoire totalement dédié aux viandes du monde entier ! Côté carte, le jambon Ibérique Bellota, pain grillé à la tomate, 36 mois de maturation, délirant de saveurs, de souplesse, et de respectabilité, avec une noix de beurre Bordier, ce sera « the » délice ! Le pâté en croute by « Gilles Vérot » ravira (presque) la palme à celui d'Éric Desbordes du Bristol ! 
C'est tout dire ! Mais, le « Saint des Saints », le « temple » de la viande grillée, avec chefs en batterie derrière le comptoir, face aux rôtissoires, nous offrira un panel de viandes sélectionnées chez de grands artisans boucher, la cote de veau bio « élevé sous la mère », issu du Limousin, de chez Marie-Claire Poirier (ne pas confondre avec la toiletteuse du XVIIe arrondissement), et la côte de bœuf d'un kilo deux, Black Angus Prome, pour deux, origine U.S, de chez Olivier Metzger, un intuitif de la viande (bouchers et marchands de bestiaux depuis 1930, originaires d'Allemagne), tout cela fera beaucoup mieux que séduire ! Et si l'on nous découpera la côte sur guéridon (et quelle côte), que l'on nous apportera la purée maison, les pommes pailles (toujours maison), et la pomme au four en papier alu, les sauces Béarnaise, Savora, Barbecue et poivre revisitée, il transpirera ici un superlatif permanent que nombre de tables Parisiennes, même étoilées, seraient bien inspirées d'imiter ! Même l'assiette du maître fromager Bernard Anthony, fera référence ! 
Son gruyère affiné de 2010, son moelleux du Revard, ou son Colombier, marqueront les sens même les plus affinés ! Pierre Hermé se sera saisi de notre « instant préféré » avec un 2.000 feuilles, pâtes caramélisée, praliné feuilleté, crème mousseline au praliné, un Ispahan, biscuit macaron à la rose, crème aux pétales de rose, framboisier et litchis, un Infiniment citron, pâte sablée, crème au citron, zestes confits et gelée, et le même à la vanille, jus de vanille, ganache au chocolat blanc, et crème de mascarpone à la vanille, de quoi vous faire « dévisser » les papilles, et chambouler les sens...
Notre dégustation de champagne, et vins au verre : Pomery rosé, Billecart-Salmon blanc, Puligny-Montrachet – J.M Boillot 2010, et un Hermitage La Petite Chapelle P. Jaboulet ainé 2001.
Petites entrées de 9 à 16 €. Viandes sélectionnées de 24 à 98 €. Et toujours (poissons) de 26 à 39 €. Fromages 16 €. Pâtisseries Pierre Hermé Paris 15 €.


Steakhouse Publicisdrugstore
133, avenue des Champs-Elysées
75 008 Paris
Tél.: 01 44 43 77 64
Note : 15/20


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