dimanche 28 avril 2013

Le Scaramouche - 60 300 Senlis



Une « vraie » commedia dell'arte …

« Petit Batailleur » ou escarmouche, tel le capitan tout à la fois fanfaron, peureux et vantard, il fuira toujours les situations les plus « désarmantes », voire les rixes ! Mais, ici, face à la Cathédrale Notre-Dame de Senlis (la seconde bâtie en France après Saint-Denis), c'est d'une table naturelle, sincère, quasi « Royale », l'antenne « bistronomique » de la Porte Bellon, le « navire amiral » de Jean et Céline Bataille , dont il sera question, un lieu tout en disponibilité, généreux, et finalement (très) accessible. Devanture taupe, comptoir en retrait, rideaux de velours écarlate et puis une succession de petits salons dont l'un (celui où nous « séjournerons ») façon bibliothèque pour les déjeuners en solitaire, ou les dîners en intimité associée … Accueil « mesuré » mais bien dispensé, la salle du fond tout en gris et framboise, chaises bistrot, et lithos de la Cathédrale « intramuros » une ambiance un poil « spiritualisée », mais pas « momifiée » … 
Le foie gras de canard maison en gelée, dévoilée sur ardoise, sa brioche « dorée », et les nems de boudin noir condiment aux pommes tout en suavité, s'imposeront avec des produits (très) suggestifs. La côte de bœuf, environ 1 kg, pour deux, ses pommes au four à la crème de ciboulette, et l'andouille du Beauvaisis, moutarde et Brie, sa purée maison, exulteront d'authenticité ! Rien que du vrai, de la chaleur et de la convivialité. Une pérennité sublimée ! Côté desserts, la meringue Française à la chantilly vanillée, son coulis de fraises, le clafoutis aux framboises fraiches, la tarte au citron meringuée, tout en parfum exacerbé et la mousse au chocolat au lait à la jatte, à volonté (ou presque), il ne nous en faudra pas plus pour exulter !
Notre dégustation de champagne et vins au verre : Louis Barthélémy Brut Améthiste, le Beaune du Château, Bouchard et fils, Beaune 1er Cru, et le Genevrières, Bouchard et fils, en Meursault.
Menus (uniquement pour le déjeuner du mardi au vendredi) 16 et 19 €. Formule bambin 10 €.
Menus 18 et 22 €. Hors d'œuvres 7 €. Plats 13 €. Le coin gourmands de 14 à 21 €. Viandes rouges de 17 à 58 €. Les ardoises de 16 à 19 €. Les salades de 11 à 19 €. Fromages et desserts 7 €.
Ouvert du mardi pour le déjeuner et samedi pour le dîner de 12h à 15h et de 19h à 23h.

Le Scaramouche
Bistrot gourmand
4, place Notre-Dame
60 300 Senlis
Tél.: 03 44 53 01 26
Note : 12,5/20

Al Dente - 75 007 Paris



Il ne vous le jouera pas alambiqué

De Vincent à Sylvain Lindon, il n'y aura pas qu'une simple homonymie, mais un lien on ne peut plus fraternel qui ferait du premier l'ainé du second ! L'un, l'acteur que vous connaissez certainement, et l'autre le restaurateur qui, à l'encontre de nombre de tables Italiennes, ou supposées telles, ne fera pas que d'afficher l'enseigne. Car ici, point de Portugais en cuisine mais un vrai rital passionné, Elcio ! Côté déco, les tons coquille d'œuf, orange et écarlate seront de mise, et ce n'est pas la « dernière séance » de Marilyn Monroe (une affiche du Musée Maillot), l'aérateur à hélice où les appliques globuleuses très sixties, qui nous feront délirer, non pas à ce point, mais plutôt la grande gentillesse, et disponibilité, de Sylvain, et de sa femme Marie. Pas le moindre pédantisme, ni même une quelconque allusion familiale mais une bonhommie sincère fort appréciée. 
Côté cuisine, le carpaccio de Saint-Jacques, râpé de Poutargue, filet d'huile d'olive de Toscane, le jambon San Daniele, boule de mozzarella di Bufala, et la Burrata Pugliese (des Pouilles), tomates cerises et basilic, ne désarmeront pas. Fraîcheur des produits, huile d'olive hyper expressive, et humilité d'un chef qui ne vous la jouera pas alambiqué ... La pizza (bien qu'ici ce ne soit pas une pizzeria précisera bien Sylvain), une Régina bien enlevée et légère à souhait (autant que pourra l'être une pizza), le carpaccio de bœuf, son dôme de roquette, fins copeaux de Parmesan, filet de Balsamique, et les fusilli à la chair de saucisse, sauce tomate et pécorino, on ne pourra pas dire que le chef se sera égaré en chemin, comme chez certains ! Pas trop de saveurs et l'essentiel du produit ! Rien de mieux. La panna cotta coulis de fruits rouges, la salade d'ananas, sirop vanille, et le café gourmand dit des Rêves, mini tarte au citron, Grand Cru vanille-chocolat, et un petit choux façon Paris-Brest, auront, il est vrai, pardonnez-nous Sylvain, un peu de mal à nous convaincre, hormis, bien évidemment, les mignardises de la Pâtisserie des Rêves toujours aussi aguichantes !
Plat du jour 21,50 €. Entrées de 8 à 16 €. Carpaccio de bœuf de 16,50 à 17 €. Pasta de 19 à 22,50 €. Pizzas de 12,50 à 15 €. Plats de 22,50 à 26 €. Fromages 8,50 €. Desserts de 7 à 9,50 €.
Ouvert du lundi au samedi.

Al Dente
Pasta et Pizza
38, rue de Varenne
75 007 Paris
Tél.: 01 45 48 79 64
Note : 13/20

Les Crocs de l'Ogre - 75 007 Paris



Du sensé, du bien pesé

S'il est un « temple » dédié aux carnassiers, et autres Aficionados de la viande maturée, là, dans leur « murissoire », par 1 à 4° et 20 à 25 % de taux d'hydrométrie, un concept qui évacue l'eau et restituera la tendresse de la viande, c'est bien chez Nicolas, l'heureux et talentueux initiateur d'un lieu atypique, et généreux, fait pour vous ! Les « commentaires » de Nicolas et son interprétation de l'ardoise de Mr L'Ogre, vaudront leur pesant de bidoche ! De la virtuosité dans l'âme, de la sincérité dans le cœur et puis une honnêteté à foutre la frayeur à nombre de tables Parisiennes (et pas que). L'œuf Espagnol poché, crème de chorizo, piquilos confit, la tête de « Vo », sauce mi-gribiche, mi-Béarnaise (une tuerie !) en mi-portion pour l'entrée, et le sashimi de bison, nous chambouleront (toute proportion gardée, bien sûr) les sens. 
Mais, c'est du côté viande que la « cavalerie » sonnera la charge ! L'outside Skirt, bleue, toute en suavité, l'entrecôte sélectionnée a l'étal, avec le « boucher », environ 350 gr, Normande ou Black Angus, maturée 6 semaines (comme la côte de bœuf ), ses pommes de terre grenailles, et le tartare (environ 300 gr) à l'Italienne au couteau, huile d'olive, copeaux de Comté (histoire de changer), tout cela nous « parlera », nous interpellera, sans la moindre parcelle de délire, rassurez-vous ! Du sensé, du bien pesé, et, allons-y gaiement, du respecté ! Pour les desserts, tous maison comme le précisera Nicolas, avec sa verve d'ancien représentant négociant en vins, le profiterole « géant » sauce chocolat chaud, le baba au Rhum (pas maison, précisera Nicolas), crème fouettée, et la crème brûlée, prouveront que même une table vouée à la viande, pourra ne pas démériter côté douceurs, loin s'en faut !
Notre dégustation de vin : Un « Atypique » Reynald Héaule – Saint-André – 2010.
Ardoise des Crocs de l'Ogre : Mise en bouche de 6,50 à 13,50 €. Entrées de 9 à 14 € … plats de18 à 24 €. Les choses sérieuses de 16 à 32 €. Poisson du marché 18 €. Les pour 2 … ou plus de 65 à
75 €. Les gourmandises de 9,50 à 12,50 €. La boucherie d'Éric de 7 à 13 €.
Ouvert du mardi au dimanche (service voiturier le soir).

Les Crocs de L'Ogre
« Le resto de quand t'as les crocs »
81, avenue Bosquet
75 007 Paris
Tél.: 01 45 56 96 29
Note : 14,5 /20


mercredi 24 avril 2013

Hostellerie de la Porte Bellon - 60 300 Senlis



Oyez, oyez braves gens !

S'il est une table qui dominerait la région Senlisienne (un peu) à la manière d'un Georges Blanc sur Vonnas, c'est bien cet ancien monastère devenu au fil des siècles un relais de Poste puis une étape gourmande (assez) renommée portant haut le nom de Porte Bellon. Depuis prés de trois ans, c'est un jeune chef au parcours atypique (notamment chez Guy Martin au Grand Véfour, ou chez Gérard Vié l'ex du Trianon Palace), l'un de ces chefs qui sait ce qu'expérience veux dire, un personnage tout en discrétion et humilité, mais néanmoins suffisamment pugnace pour être passé de son (petit) bistrot Parisien du VIIIe arrondissement à Senlis, son « terroir » à lui, celui de ses origines … 
La mèche dans le sens de la marche, les rides naissantes, le sourire malicieux, il vous expliquera par le détail son cheminement, et vous exposera sa philosophie tout en vous entraînant vers « sa » cave, une cave Gothique de toute beauté où il entreposerait, que dis-je où il bichonnerait, comme s'il s'agissait de ses petits « protégés », tous les crus assemblés là avec l'amour du connaisseur qu'il se défend d'être. Le jour de votre visite, n'omettez (surtout) pas d'y faire un tour ! La (grande) salle de cinquante couverts, très bcbg, pierres apparentes, tons gris perlés et paravents éparpillés, aura le mérite de recevoir, en ce dimanche de début Avril, toute la clientèle de la région … Oyez, oyez, braves gens, ici exerce un chef talentueux, Jean Bataille ! Le saumon fumé par ses soins (dans son fumoir), blinis à la graine d'aneth et crème au Vermouth méritera moult accessits. Rondeur en bouche, souplesse de la chair et fumet inimitable. La terrine de foie gras, betterave glacées à la saveur d'érable et le demi homard tiédi aux asperges, sauce mousseline au pamplemousse, feront montre d'un talent indéniable, esthétiquement favorable et gustativement inattaquable. 
Maintenant, tous les goûts étant soumis à l'appréciation de celui qui les perçoit, la sauce du demi homard pourra interpeller … La porchetta de cochon d'antan, chantilly de boudin, sauce Soubise, parfaite en tous points, et la sole aux palourdes, sauge et primeurs sautés au sésame, stratégiquement sublimée, s'imposeront comme de (très) belles références à la vraie cuisine Française. La côte de veau rôtie, origine Picarde, ronde avec os, ses asperges vertes en gratinée au brebis Basque, et son fameux jus de veau, nous posera quelque interrogation, la faute, véritablement, au jus de veau. Une « expérience » qui engagera le dit jus vers une saveur de bisque de homard (beaucoup trop) prononcée ! De quoi « réduire au silence » un veau pourtant parfait (issu du fournisseur d'Alain Ducasse), qui n'avait rien demandé d'autre que de s'exprimer ! Le Brie de Meaux, le Rollot, la tomme affinée au cidre, et le Bray aux graines de lin, favoriseront la transition … 
Côté desserts, le tiramisù aux biscuits de Reims, confiture de pépins de framboises, un poil timide, mais néanmoins savoureux, la barre croustillante chocolat-cacahuète, glace caramel (un poil fade) et le cheesecake à la gelée de fruits rouges, caramel au beurre salé et zestes de citron n'auront certes pas la prétention de mener une révolution dans le petit monde pâtissier, mais ils auront, au moins, le mérite d'innover en toute discrétion !
Notre dégustation de vins au verre : Chassagne Montrachet Amiot Guy et Fils « Vieilles Vignes » 2008. Chinon vieilli sous bois P. Buisse 2011. Château Mac Carthy Saint Estèphe 2008.
Menu du marché (sur l'ardoise, du lundi au vendredi midi, sauf jours fériés) 25 €. Entrée du marché 8 €. Plat du marché 15 €. Dessert du marché 8 €. Menu enfant 12 €. Dégustation de notre carte 65 € (pour l'ensemble des convives avant 13h30 et 21h). Menu gourmand 42 €. Menu plaisir 55 €. Menus affaires 25 et 29 €. Carte : Entrées de 9 à 16 €. Poissons de 21 à 36 €. Viandes de 19 à 36 €. Fromages de 7 à 9 €. Desserts de 9 à 12 €. Café et thé gourmand de 7 à 12 €.
Ouvert tous les jours de 12h à 14h et de 19h à 21h.

Restaurant de l'Hostellerie de la Porte Bellon
51, rue Bellon
60 300 Senlis
Tél.: 03 44 53 03 05
Note : 13,5 /20

mardi 23 avril 2013

Passy Mandarin Palais Royal - 75 002 Paris



Il « assure » Charles !

Si vous détestez les musées et la cuisine Chinoise, un conseil, passez votre chemin ! Car ici, depuis sa création en 1989, c'est à un véritable temple dédié à l'art de la Dynastie Qing (dite Tsing ou Ch'ing, ce sera selon), la dernière à avoir régné sur la Chine (de 644 à 1912) après la Dynastie Ming, imaginé par deux amoureux de la Chine, Mister Ho et Mister Vong, associés pour l'occasion en une initiative (très) heureuse, le Passy Mandarin, un petit bijou de quatre salles emplies de véritables trésors, que vous aurez affaire ! Des tableaux « Confucéens », des panneaux, ou tableaux, de nacres et autres préciosités, un oreiller de porcelaine (bonjour le confort pour les cervicales !), des vases Ming et une adorable fontaine conçue durant six mois avec force patience, fonction de sa philosophie ! Au jour d'aujourd'hui, en ce lieu, point d'Empire du Milieu, mais un souvenir du temps où ils se « dévouaient » pour l'esthétisme, une notion dont certains Français abuseraient à l'excès. 
Charles Vong, le fils de Vai Pui, l'affabilité faite homme, ne tarira pas d'éloges sur l'œuvre de son père transmise à sa propre personne dés lors qu'il n'avait que 20 ans ! Lourde responsabilité, fabuleux héritage que celui émanant d'un passionné d'écriture (il s'apprête à éditer ses propres réflexions sur l'enfance) ! Avec son air un tantinet timide, négligemment, il assure Charles ! Et son personnel ne sera pas de reste, François et Alan, ses fidèles collaborateurs, Français d'adoption, mais Chinois dans l'âme (?), un bel exemple d'intégration venu de l'Empire du Milieu !

Mais revenons en à l'objet de votre future préoccupation, la cuisine du chef Wong Man Sze, un amour de cuisine toute en spiritualité et (relative) simplicité. Après les pommes d'amour, mini ravioles de crevettes ou de poulet, de « simples » amuses-bouche, le king crabe mariné au brocolis, la salade de mangue aux crevettes et noix de Saint-Jacques (cuisine Thaï), et l'assortiment de « vapeurs », ravioles de coquilles Saint-Jacques, crevettes, et poulet, la joueront telle une « cavalerie » gustative appelée en renfort ! Le canard laqué à la Pékinoise (l'un des deux meilleurs de Paris dirons certains aficionados) en trois services d'exception, n'aura pas de gros efforts à fournir pour nous persuader de ses qualités.

En premier service, la peau caramélisée et sa crêpe associée, en second, la chaire du canard sautée aux légumes, puis, en troisième service, aux nouilles croustillantes, une façon de s'allonger sur un lit moelleux, mais ferme à croquer ! 
Quant on parle d'un « Chinois » on écarte aisément l'aspect desserts qui apparaît un peu galvaudé. Ici, point de galvaudage mais une approche raffinée des beignets de banane flambées au Cointreau, d'un flan tiède maison, de gâteaux Cantonnais aux œufs  et de perles de coco parfaitement envisagées et révélées. De quoi remettre (sérieusement) en question le plus élémentaire des a priori !

Notre dégustation de thé, et de vin : Thé au jasmin et Sancerre blanc.
Formule déjeuner : Menu Thaïlandais 21,50 €. Menu canard laqué à la Pékinoise 92 € (pour 2 pers.). Potages de 9 à 42 €. Hors-d’œuvre de 8,50 à 16 €. Spécialités à la vapeur de 9 à 16 €. Suggestions du chef de 19 à 40 €. Poissons et crustacés de 23 à 40 €. Poulets 17,50. Canards de 18,50 à 19,50 €. Viandes de 17 à 24 €. Riz, légumes et nouilles de 3,50 à 18 €. Spécialités Thaï de 13 à 26 €. Cuisine Thaï : hors-d’œuvre de 9,50 à 30 €. Potages Thaïlandais de 11 à 13 €. Desserts de 7,50 à 13,50 €.
Ouvert tout les jours midi et soir.

Passy Mandarin Palais Royal
6, rue d'Antin
75 002 Paris
Tél.: 01 42 61 25 52
Note : 15/20

jeudi 11 avril 2013

La Petite Tour - 75 016 Paris



Ici, pas d'à peu près !

En resto de quartier convivial et personnalisé, il se posera là ! Un emplacement de premier ordre dans une rue (très) passante, du côté du Trocadéro, un style bistrot (revisité) bien affirmé, des tons chauds dégradés café au lait, une carpette Union Jack, une expo permanente de toiles que Gary Palanque affectionnera tout particulièrement, et vous voilà prêt pour le grand « voyage » des goûts et des saveurs naturelles voulu et orchestré par le maître du lieu. Le foie gras de canard au Porto et Cognac, rosé à cœur, savoureux en diable, et le saumon fumé de Norvège, tranché à la main, un caviar Volga, son blinis, et sa crème à l'aneth, nous confirmeront qu'ici on ne lésignera pas sur la qualité ! 
Pas d'à peu prés, rien que du sélectionné ! L'entrecôte environ 350 gr, origine Black Angus d'Écosse, et l'andouillette AAAAA, tirée à la ficelle, du marché de Rungis, tout cela procédera d'une très heureuse initiative, et d'une quête permanente dans la satisfaction du client. Et puis, l'instant tant convoité celui des douceurs que nous avions, la dernière fois, un peu « épinglé », celui-là même nous interpellera joyeusement avec un (gros) baba bouchon, son Rhum mariné (vanille-banane et kiwi) par Gary, et un Continent flottant (des oeufs en neige, simplement) mais made in Gary, donc concoctés maison, en Charlotte, coupé, tranché, sa crème Anglaise, de quoi se laisser aller en une orgie pâtissière incontrôlée ! Nous, on aura aimé !
Menu du jour 25 €. Entrées de 9 à 22 €. Plats : Poissons de 20 à 27 €. Viandes de 10 à 22 €. Pâtes de 17 à 18,50 €.Desserts de 7 à 8,50 €.
Fermé samedi midi et dimanche.

La Petite Tour
11, rue de la Tour
75 016 Paris
Tél .: 01 45 20 09 31
Note : 13/20

mercredi 10 avril 2013

Le Mathusalem - 75 016 Paris



De quoi « dérider » les angoissés …

Entre le Mathusalem et nous, c'est comme une « histoire d'amour », une histoire qui remonterait à l'année passée, une belle histoire de sensibilité. Treize heures (presque) pétantes, et nous voici en train de tourner pour une place même si le voiturier s'affichera ostensiblement sur le pas de la porte. L'ambiance inimitable de ce lieu dédié à la « vraie » cuisine s'inscrira dans la continuité. Luminaires années folles, colonnades, et staffs vert olive, de quoi « dérider » les angoissés ! 
La tête de veau façon « fromage de tête », toute en authenticité et rusticité, et le foie gras de canard mi-cuit, chutney de clémentine, envieux mais pas obséquieux, la souris d'agneau aux fruits secs, façon Tajine, sa semoule aux « vapeurs » d'Orient, le tartare de bœuf à l'Italienne, huile d'olive et copeaux de Parmesan (bien sûr), tout de modestie « forgé », et le risotto de coquillettes au jambon et à la truffe, le second meilleur de Paris pour tout vous dire, combleront tous les enragés de mets sincères et révélés. L'instant des desserts ? C'est pour ça qu'on l'aimera si passionnément ! Son pain perdu brioché, glace caramel beurre salé, à damner non pas un Saint mais tous les Saints, le baba au Rhum vieux Mathusalem (cuvée spéciale), tranché (très) généreusement, et la poire pochée au vin rouge, glace au lait d'amande, forceront l'admiration des initiés, et l'on ne pourra pas dire que l'on se sentira « spolié » !
Notre dégustation de champagne, et vin au verre : Mumm, et Château Valguy Guy Loubrie-Sauternes 2009.
Menu 28 €. Entrées 10 €. Plats 18 €. Plat seul 18 €. Entrée seule 10 €. Desserts seul 10 €.

Le Mathusalem
5 bis, Boulevard Exelmans
75 016 Paris
Tél.: 01 42 88 10 73
Note : 13,5/20

mardi 9 avril 2013

La Parizienne - 75 001 Paris



Des paillettes plein les yeux ...

« Non je n'ai pas changé » pourrait-elle nous confier ! Mais qui donc ? L'une des seules tables qui ait un quelconque intérêt autour du Marché Saint-Honoré, bien sûr ! Avec son petit air baroque, ses canapés de velours, ses miroirs, et ses multiples portraits de célébrités comme « sorties d'un film muet » en version noir et blanc, il vaudrait mieux compter avec lui ! Cédric Gérard, le boss, et chef exécutif, ne ménagera pas sa peine pour « driver » tout son petit monde, avec une (trés) appréciable dextérité. Seule son absence, lors de nos
deux « visites » nous surprendra un peu, mais …) Résultat, une machine côté cuisine bien huilée, peu d'hésitation, une affabilité (assez) spontanée, et pas le moindre stress (apparent) ! Pour le chef en second, ce jour-là, pas de gros reproches à formuler, une simplicité expressive, et une gestuelle efficace exprimée au travers d'une tomate à l'ancienne cœur de bœuf finement émincée, filet d'huile d'olive, et fleurs de sel, un foie gras de canard, confiture et chutney de figues, et un caviar d'aubergine en verrine (somptueusement) onctueux. Le confit de canard, l'entrecôte environ 300 gr, leurs pommes de terre frites maison, et le tartare à l'Italienne avec huile d'olive, sans tous les autres « accessoires », nous prouveront que l'on peux faire de la qualité sans se croire obligé de verser dans l'alambiqué ! On ne badinera pas vraiment non plus, du côté des desserts, avec un tiramisù aux trois saveurs, gelée de café, Nutella et spéculoos, et un fondant au chocolat-noisette, et glace caramel beurre salé, à commander au début du repas histoire de laisser le temps au temps, et au chef celui de s'exprimer ! Conclusion, aucun regret, et des paillettes plein les yeux !
Entrées de 14 à 140 €. Plats de 19 à 28 €. Desserts de 10 à 12 €.
Du lundi au dimanche de 10h à 02h.

La Parizienne Paris
42, Place du Marché Saint-Honoré
75 001 Paris
Tél.: 01 42 61 48 43
www.laparizienneparis.com / facebook.com/laparizienneparis
Note : 13,5/20

dimanche 7 avril 2013

Grancaffè Convivium - 75 008 Paris



Fais toujours ce que tu sais faire …

Giulio pénétrant dans son (tout) nouvel espace de la rue Marbeuf, et saluant les quelques (rares) tables occupées en ce lundi de Pâques, voilà (presque) notre première approche d'un lieu, innovant à plus d'un titre, dont les « racines culinaires » plongeraient (propagerait la rumeur naissante) en Sicile, tout comme celles de Giulio d'ailleurs lui qui serait originaire de Catania au pied de l'Etna (on comprendra mieux son tempérament « explosif »). Ici, point d'ostentation inutile, mais un goût assez prononcé pour le beau, et le raffiné ! Dorure façon Park Hyatt, plafond en dénivelé, appliques Led façon cadran solaire, fauteuils tulipes nacrés, et bois de cerisier plaqué de partout, sur un répertoire Franco-Italien (Claude François en tête), une ambiance sans (trop) de prise de tête, propice aux délibérés … Alfio, fils de pâtissier, le chef exécutif, drivant quinze cuisiniers, pizzaiolos, et pâtissiers, une brigade hyper entraînée, maître d'œuvre d'une carte « haute en couleurs » tout à la fois légère, simple et peaufinée, un exercice dans lequel il excellerait, celui-là même envisagerait, concevrait, et exécuterait de petites merveilles. 
Proscuitto de Parme e Burrata, quatre fines tranches d'un Parme 24 mois, et une Burrata des Pouilles crémeuse à souhait. Calamari fritti dorés tout en légèreté, et Fantasia di Verdure, le must pour les végétariens que nous devrions être, légumes grillés, et Burrata, nous susurreront de doux accents du Sud de la Sicile. Le filet Shalimar, une initiative de la Princesse Shalimar qui souhaitait une recette particulière pour elle et les siens, un filet endossant une sauce crème tomate, le Spada alla Palermitana alla friglia, un espadon frais pané dans la chapelure, cuit au four, et Poker di Pasta, une martingale de pâtes, ravioli créma, Penne broccoli, fusilli Bosco et Maccheroni Norma façon Alfio, rien quand du « beau monde », pour les fines « gueules » et les initiés, sauront se faire apprécier ! 
Dolci, dolci quant tu cherches à nous tenir … Ici, ce ne seront pas de veines paroles, et la panna cotta alla fragola coulis (un poil trop liquide) et fraises fraîches, il Semifredo au café, un parfait mi-gâteau, mi-glace, le cannioli, « le » gâteau Sicilien par excellence façon Alfio, fruits confits, farci d'une riccota onctueuse, vaporeuse mais pas doucereuse, et le tiramisù biscuit à la cuillère au café, crème de Mascarpone montée minute, pluie de pistache pilée, nous conforteront dans l'idée que ce café là aurait des « comptes à régler » avec tous les cafés du quartier ! 
M'est avis qu'il serait bien « armé » pour réussir !
Notre dégustation : Roederer Brut, et Lighea blanc – 2011.
Antipasti e Piatti Freddi (entrées et plats froids) de 7,80 à 24 €. Antipasti Caldi (entrées chaudes) de 9,50 à 18 €. Zuppe (soupes) de 10 à 12 €. Le Pizza (les Pizzas) de 12 à 20 €. Le carni (les viandes) de 18 à 28 €. Il Pesce (les poissons) de 18 à 100 €. La Pasta (les pâtes) de 10,50 à 28 €. Il Riso (les risottos) de 13,50 à 18,50 €. Dolci (pâtisseries) de 7 à 12,50 €. Gelati Fatti in casa (glaces faites maison) de 9 à 12,50 €.
Ouvert 7j/7 du mardi au samedi pour Lanotta de 7h à minuit pour le Grancaffè et de 23h à 3h du matin pour Lanotte. Service voiturier.

Grancaffè Convivium
28, rue Marbeuf
75 008 Paris
Tél.: 01 45 63 53 53
Note : 14/20


jeudi 4 avril 2013

Le Comptoir d'Alain - 75 004 Paris



Tout dans la délicatesse …

Et c'est Alain Gianotti, sommelier par passion, et ancien de nombreux étoilés Parisiens, qui vous le dira, lui qui n'aura d'yeux que pour l'authentique, le vrai et le frais. Un trublion de la bistronomie, un anticonformiste de l'art culinaire, un passionné qui n'hésitera pas à s'engouffrer dans sa (petite) cuisine dés 7h30 le matin ! Résultat, un foie gras de canard en mi-cuit maison, son chutney de mangue, révérencieux et studieux, des rillettes de poisson (du bar et du lieu jaune), encore une fois maison, une côte de bœuf d'environ 300 bons grammes, sa purée maison, et nous voilà sur un petit nuage « empli de curiosité et de simplicité ! Rien que de la sincérité, de l'honnêteté et pas la moindre virtualité ! Une déco « chocolatée », une expo photos d'Edouard Pecheteaux, des banquettes de nubuck, des chaises bistrot toutes artisanales, une atmosphère qui collera à l'âme et au corps d'Alain. 
Côté desserts, « la » révélation, celle d'un chef qui ne se la jouera pas, d'une approche objective, d'un marronnier bluffant d'onctuosité, d'une panna cotta caramel beurre salé délirante et d'un tiramisù renversant, mais pas renversée ! Scotchant pour une « petite » table un peu paumée du côté de l'arsenal, à la « pointe », prés du Boulevard Henri IV, de quoi dynamiser l'intérêt pour les vraies adresses « bistrot » …
Notre dégustation de vins au verre : Louis Latour VDP Ardèche Chardonnay 2011 (blanc). Domaine Catarelli Muscat du Cap Corse (blanc). Les Caprices d'Antoine 2010 Ogier Côte du Rhône (rouge).
Formule déjeuner du marché (du jour) : plat du jour 11,50 € (avec verre de vin) 14,50 €. Entrée + plat ou plat + dessert 16 €. Menu complet 21 €. A la carte : Entrées de 9 à 13 €. Plats de 17 à 19 €. Desserts de 7 à 8,50 €.
Une fois par mois concert de jazz, soirées œnologie. Autres soirées sur demande.
Ouvert le midi de lundi au vendredi. Le soir du jeudi au vendredi.

Le Comptoir d'Alain
Le Sommelier
5, rue Crillon
75 004 Paris
Tél.: 01 42 78 50 93
Note : 13/20

mercredi 3 avril 2013

Rossi & Co - 75 002 Paris



Une cuisine émotive et expressive

En ce mois de Janvier, on parlera de quoi ? Mais de la température, et des intempéries, que diable !
Nous, on en profitera pour aller chez Marco, notre « rital » préféré, celui qui mérite d'être dorloté, un chef à fleur de peau comme on les aime, l'une de ces âmes sensibles qui se font (trop) rares ! Temps maussade, rue désertée, et laverie ouverte (juste en face) histoire de « soulager » notre retard de nettoyage, voici notre « plan » pour ce midi ! Marco s'extraira de son « labo », et nous de lui remarquer une légère fatigue. 
Mais Marco, c'est de l'explosif, de la nitro à l'état pur, et du génie qui se soulève à volonté ! L'ortie carré de gorgonzola Butternut, et sauce yuzu, favorisera, d'entrée de jeu, les délires gustatifs ! Le cappuccino di Bufala, truffe et écume de poire, s'exprimera en « panavision », du tactile sur grand écran. La grosse Saint-Jacques snackée au Butternut et crème de carotte, cuisson idoine, rassurante et enjôleuse, le poulpe-bœuf en sucette, son huile essentielle d'avocat, émotive et expressive, et le risotto au lait de chèvre, poudre de réglisse et mouron pour les « petits oiseaux », nous confirmerons que Marco est un cas à part ! « The chef on Paris », un vrai sensible, un réceptif, un explosif, de quoi déboussoler plus d'un épicurien bourré de certitudes ! Le filet de bœuf laqué, sauce soja, chocolat et truffe noire, pour conclure cette narration, délicat et révélateur, s'inscrira tout en superlatif et convictions ! Mais, c'est du côté des créations sucrées que Marco forcera l'admiration de tout un chacun ! Son aubergine, chocolat et glace à l'hibiscus (couleur Malabar), sa panna cotta, fraise, fève de tonka, glace praliné et son baba au Rhum, poire et goyave, ébranleraient Christophe Adam, Michalak et Pierre Hermé eux-mêmes ! A vous d'apprécier !
Notre dégustation de vins au verre : Verde ca'ruptae « Verdicchio » Classico superiori 2011 (blanc).
Menu dégustation 45 € (hors boissons). Menu gourmand 24 € (hors boisson). Carte : Entrées de 15 à 18 €. Plats de 21 à 27 €.

Rossi & Co
10, rue Mandar
75 002 Paris
Tél.: 09 54 96 00 38
Note : 15,5/20

La Compagnie de Bretagne - 75 006 Paris




Un souci d'expression poussé à son paroxysme

Par -1°, et la neige de partout, il était logique que nous souhaitions nous « abriter » mais pas n'importe où ! Le quartier de l'Odéon, du Luxembourg, et de la Fac de Médecine, nous en donnera l'occasion. Un lieu à nul autre pareil, comme je l'exprimais déjà lors de notre précédent passage, un lieu empli d'histoire et pas des moindres ! 1789, la révolution, Danton, le Club des Cordeliers, vous vous souvenez ? Eh bien, sachez que la magie opérera tout autant, et que nous nous laisserons happer par l'atmosphère sous « influence » Bretonne. Direction le premier niveau, une table près de la fenêtre, et puis une lente « ascension » dans les délices Bretons s'engagera ! La galette saucisse grillée au feu de bois, compotée d'oignons blonds de Roscoff (AOC) en acidulée, et jeune salade majestueuse, et pas soucieuse, et les six huîtres n°3 de Quiberon goûteuses mais pas (trop) envieuses, suffiront amplement à notre bonheur.  

 Le kig-ha-Farz d'antan, une spécialité originaire du Léon (en breton viande et far), autrefois un « met du pauvre » à base de farine de blé noir, bœuf, jarret de porc salé, carottes et choux, sa sauce de beurre salé fondu, « le » pot au feu Breton, s'inscrira dans la générosité, et l'authenticité. La galette noix de Saint-Jacques Kregin-sant-Jakez, mousseline de choux-fleur à la vanille de Madagascar, émulsion de corail, nous la jouera expressive et sensible, une approche très intuitive de la galette de Sarrazin. Le turbot poché, turbodenn gouvervet, pulpe de panais et radis noir glacé au thym-citron, sa cocotte de purée maison au beurre de baratte, ne m'engagera pas vraiment à succomber à ses charmes.  

 Peut-être bien à cause de cet aspect « gluant » de la « bête » ! Côté crêpes, la caramel beurre salé de Guérande, et la crème de pralin de grain de vanille, un trésor de bienfait pour les sens, le far breton, et le kouign amann, les trois « sources de vérité » du savoir-faire Breton, tout cela procédera d'un souci d'expression poussé à son paroxysme.
Notre dégustation de cidres : Domaine de Kerveguen cuvée Carpe Diem et de Rhuys Royal Guillevic Label Rouge, Surzur.
Menu 16,50 €. Les galettes : Classiques de 3,50 € (entrée) ou 5,50 € (plat) à 12 € (entrée) ou 15 € (plat). Les saisonnières de 11 (entrée) ou 14 € (plat) à 16,50 € (entrée) ou 19,50 € (plat). Le homard et les huître de Bretagne 12 € (entrée) ou 19 € (plat) à 31 €. Plat traditionnels 25 €. Plats saisonniers de 22 à 29 €. Accompagnements 5 €. Les crêpes classiques de 5,50 à 8,50 €. Les saisonnières 10 €. Pâtisseries Bretonnes maison 8 €.
Ouvert tout les jours, brunch le dimanche.


La Compagnie de Bretagne
9, rue de l'école de Médecine
75 006 Paris
Tél.: 01 43 29 39 00 (réservation conseillée)
Note : 14/20


mardi 2 avril 2013

Floquifil - 75 009 Paris



La « dernière », ou on ne se connait plus …

Un (nouveau) Bar à vins, ça vous brancherait ? Un totalement à l'ouest, l'un de ceux que l'on imagine pas en songe, un « spécimen » voulu, imaginé et « orchestré » par Philippe, avec la « main » professionnelle d'Hervé Labarre, son décorateur, un « œil » qui aurait tout finalisé, du sol au plafond, et qui, d'un vieux Bar à vins né en 1939 où Jean Vilard, Nicoletta et Guy Marchand auront fait leurs premières armes, aura su provoquer « la » mutation ! Exit l'horreur absolu d'une déco poussive, et bienvenue aux tons bleutés et chocolatés, aux tableaux chinés, fauteuils Louis XVI disséminés, tables et guéridons, portes récupérées, et poncées, meubles glanés, et puis moult souvenirs rassemblés ici selon le bon vouloir (ou presque) du maître de maison. L'ardoise de charcuterie Italienne et le foie gras, pain Poilane toasté et sa confiture maison, prouverons qu'il n'est nul besoin d'affronter la bistronomie pour savoir apprécier un lieu déconnecté, à la mode XIXème. Le tartare à l'Italienne (c'est devenu une manie de le requérir sous cette forme là), huile d'olive, au couteau, copeaux de Parmesan, et roquette, la Burrata crémeuse (mais vraiment crèmeuse) et le club-sandwich au poulet, ses chips, ne décevront pas (trop), mais on leur souhaiterait, pour le premier, une découpe (beaucoup) plus affinée, et, pour le second, un pain un peu moins desséché. Alors, puisque vous me demandiez d'être honnête, Philippe, je serais direct ! Question desserts, ce sera vraiment du (très) light ! Un banal carpaccio d'ananas, menthe hachée, et coulis, cela aurait pu me séduire, mais ... Quant à la soupe d'agrumes, excusez du peu, je ne me sentais pas l'âme d'explorer autant de fraîcheur rassemblée, mais plutôt de me vautrer (toute proportion gardée) sur un plateau de pâtisseries soit maison (mais n'exigeons pas l'impossible) soit, par exemple, de chez Philippe Conticcini de la Pâtisserie des Rêves ...
Le midi 14 € (plat du jour & verre de vin (14cl) & café. Salés de 12 à 16 €. Sucrés 8 €.
Ouvert du lundi au samedi de 11h à minuit.

Floquifil
Cave à vins – Table
17, rue de Montyon
75 009 Paris
Tél.: 01 42 46 11 19
Note : 12/20

lundi 1 avril 2013

Les Papilles - 75 005 Paris



Papilles quand tu nous tiens …

Si ce n'est un hymne à la gloire de nos muqueuses cela y ressemblerait sérieusement ! Toutefois, cette ancienne échoppe de caviste, transformée, que dis-je métamorphosée (on aura conservé que les murs, et le plafond) il y a neuf ans, en « antre » dédiée à la bistronomie par Bertrand Bluy, se sera vue gratifiée d'une déco début XXème, à la limite de la vieille pharmacie et du bistrot de quartier avec étagères et vitrines de produits régionaux, vins et autres champagnes, ou Armagnacs. Un véritable « chapelet » de crus sélectionnés par le maître de maison, une maison conçue avec le cœur, rien que pour le plaisir de ses convives ! Son foie gras de canard à l'ancienne, version 180 gr (ou 330 gr), sous verrine, et son ardoise de jambon cru de chez Arosagaray, mériteront tous les louanges. 
Du naturel, sans esbroufe ! Le magret de canard (un poil trop saisi), ses légumes frais du marché, en poêle de cuivre « fumante », le ris de veau poêlé au beurre, ses légumes frais, et le boudin blanc poêlé (assez rarement proposé, soit dit en passant), son bol de purée « montée » à l'huile d'olive et à la mousse de lait, tout ça nous convaincra jusqu'au plus profond de nos entrailles avec une authenticité touchante, et non feinte. Côté desserts, la panna cotta au Carambar et spéculoos et le riz au lait façon Grand-Mère, son émulsion caramel et sa pomme fondante, raviront nos sens avec, toutefois, un léger (mais très léger) bémol, un manque de rêve, et de conviction !
Menus Retour du Marché (annoncé à votre table) 33 € (entrée, plat, fromage, et dessert) et 18 €. La Marmite du Marché. Le Panier du Marché 26 € (entrée, plat) ou 25 € (plat, dessert). Entrée ou en plat de 18 à 60 €. Fromages et desserts de 8 à 10 €. Carte vins sur étagère : choisissez une bouteille, un droit de bouchon de 7 €, verre 4,50 €, pot 15 € (50 cl). 400 références de vins.
Ouvert du mardi au samedi.

Les Papilles
Restaurant et vente à emporter
30, rue Gay Lussac
75 005 Paris
Tél.: 01 43 25 20 79
Note : 13/20  

L'Absinthe Café - 75 003 Paris



Ne pas se fier aux apparences …

Vous allez dire que nous sommes « obsédés » par le quartier du Temple, mais il est vrai qu'avec le Marais, et l'Ile Saint-Louis, notre « coup de cœur » serait quasi permanent ! Là, c'est du côté de Réaumur, à l'angle de la rue de Turbigo, qu'une brasserie somme toute (assez) lambda, mais pas ra-dada, nous convaincra qu'il ne faut (surtout) pas se fier aux apparences ! D'ailleurs, chez Alain, tout sera « taillé au cordeau » dans un style volontairement décontracté, non figé, mais sans laisser aller. Et ce n'est pas l'aspect guéridons, mur encollé (de veille pages de journaux), blocs de pierres taillées, colonnades poncées et « rouillées », miroirs publicitaires, appliques de fer forgé, et parquet d'origine (ou récupéré), qui nous dissuadera. Le foie gras mi-cuit maison, sa confiture d'échalotes, interpellera de sa générosité et de sa philosophie, suave et optimiste ! Côté plats du jour, le magret de canard aux girolles, et le sauté d'agneau aux pruneaux et riz Basmati, respecteront les soucis de sveltesse. Mais c'est l'aspect gourmandises qui s'imposera avec une Tatin comme on en fait plus (beaucoup), caramélisée à cœur, ses pommes tièdes et son pot de crème fraîche, un tiramisù crème de mascarpone montée tout en onctuosité, son biscuit au café, et un cheesecake, biscuit spéculoos, plus que respectable, d'autant plus respectable que l'effet de surprise sera total !
Formules midi 13 et 16 €. Plats de 10,50 à 13 €. Entrées 6 €. A toute heure de 8 à 15,50 €. Carte : Salades de 12 à 14,50 €. Plats de 13 à 19,50 €. Fromages de 6,50 à 10 €. Desserts 6,50 €.
Ouvert du lundi au samedi.

L'Absinthe Café
Bar – Resto
54, rue de Turbigo
75 003 Paris
Tél.: 01 48 87 79 30
Note : 12,5/20