vendredi 28 juin 2013

La Terrasse Mirabeau - 75 016 Paris


Un « impétrant » sublimé …

Le pont Mirabeau à peine franchi, La Terrasse Mirabeau en « ligne de mire », ce nouveau Maître Restaurateur, ancien de chez Rostang, inexplicablement « ignoré » de l'intelligentsia des chroniqueurs, et autres critiques gastronomiques Parisiens, aura intégré, avec sa toute nouvelle plaque dorée (qu'il n'aura pas encore perçue), l'honorable « confrérie » des « Maîtres queues », « le » label qui garantirait l'intégrité de ses « impétrants » ! Les sardinillas Real conservera Espanola de chez José Renà, en canapé affiché, le foie gras de canard Français en terrine à la Cazette, sorbet à la pomme Granny Smith (l'un des meilleurs sur Paris), onctueux, généreux et ambitieux, et les asperges vertes des Alpilles – Domaine de Roques - Hautes de chez Sylvain Erhardt, toute en finesse et croquantes à souhait, nous narrerons une « belle » histoire, celle d'un chef doué, empli d'humanité et d'humilité. Les gambas rôtie Black Tiger, et asperges vertes, émulsion « montée en girafe », risotto arborio crémeux aux asperges vertes, les ris et rognon de veau Français, rôtis aux lardons, pleurotes et légumes de la ferme de Blot d'Annie Bertin, et la poire de chez Alexandre Polmard, boucher-éleveur à Saint-Mihiel, une crème d'éleveur, l'un des meilleurs du moment pour les connaisseurs, nous convaincrons qu'ici on ne badinera pas avec les produits et la rigueur côté fraîcheur. 
Le chabichou du Poitou, du père Bagien, mariné à l'huile d'olive et aux herbes, sa salade frisée, s'inscrira dans l'expressif mais pas le dissuasif. Quant aux desserts ne vous désespérez pas, ici c'est à un « vrai » chef pâtissier que vous aurez affaire, non pas une de ces notoriétés qui œuvreront plus volontiers devant les caméras, mais à un passionné … Son soufflé caramel au beurre salé maison en cassolette de cuivre Mauviel, son Paris-Brest cuit à la minute, sauce caramel à la Cazette, en habit d'éclair, et sa Tropézienne « revisitée », crème onctueuse à la fleur d'oranger, sorbet maison à la fraise Gariguette, tout cela nous confirmera que le maître des lieux, Pierre Negrevergne, s'exécutera non pas tel un enfant gâté, mais un professionnel déterminé et expérimenté...
Notre dégustation de champagne de vin : Champagne Michel Mailliard rosé. Savigny-les-Beaune - 1er Cru aux Vergelesses - François de Nicolay – 2000.
Midi et soir formules 29 et 39 €. Menus 49 et 69 €. Menu carte 89 €. Menu dégustation 6 plats 49 €. Menu accord mets et vins 150 €. Carte midi et soir : Entrées de 16 à 23 €. Plats de 29 à 43 €.
Ouvert du lundi au vendredi. Service voiturier.

La Terrasse Mirabeau
5, place de Barcelone
75 016 Paris
Tél.: 01 42 24 41 51
Note :15/20




jeudi 27 juin 2013

La Cuisinière Lyonnaise - 75 017 Paris


Convivialité oblige !

Le bistrot le plus sympa du XVIIème, c'est place Saint-Ferdinand que vous le trouverez ! Fabrice, l'heureux propriétaire, ne se la jouera pas lui qui œuvrera toute la sainte journée derrière son comptoir, et sa machine à café ! Convivialité oblige ! L'esprit du lieu, une simplicité imposée pour le plus grand bonheur de la clientèle. Et ce n'est l'ambiance de colonnades, pierres de taille, chaises et guéridons bistrot, et vieux papier peint relooké, qui nous distraira de l'essentiel, une assiette généreusement garnie de produits frais du marché concoctés par un chef, Mathieu, un chef sans fard, ni flagornerie. La salade de tomates d'hier et d'aujourd'hui, mâche et cœur de laitue, le coussin d'escargots en feuille de brick, persillade et pleurotes, et le foie gras de canard poêlé, son bottillon d'asperges vertes effilées, ne pourront que conforter une opinion indiscutablement encouragée par autant de perspicacité. 
La paupiette de veau cuisinée à la Lyonnaise, ses gnocchis, le tartare à l'Italienne, huile d'olive, ses pommes sautées et l'entrecôte environ 250 gr, beurre des vignerons, ses pommes grenailles, auront retenus la leçon pour mieux l'appliquer, et la révéler à notre sensibilité exacerbée, signe d'une intégrité incontestable. Le Saint-Marcelin frais, affiné à souhait, ne fera pas franchement offense au maître de maison. Seuls les clafoutis au chocolat noir, glace à la banane flambée, la tarte au fromage blanc, et pralines roses, et le baba au Rhum, crème chantilly, le surpasseront d'une courte cuillerée en s'octroyant la fantaisie d'égaler, n'en déplaise à certains, le don pâtissier de nombre de tables beaucoup plus renommées !
Notre dégustation de champagne et vin au verre : Moët et Chandon Brut Impérial, vin blanc Domaine Beisson Côte du Rhône village Cairanne 2012.
La carte du Printemps : Entrées de 6,50 à 13 €. Plats de 16 à 20 €. Fromages 6,50 €. Desserts de 6,80 à 8 €. Formule 18,50 €.
Ouvert du lundi au samedi.

La Cuisinière Lyonnaise
37, rue Saint-Ferdinand
75 017 Paris
Tél.: 01 45 74 69 20
Note : 12,5 /20


La Place Royale - 75 004 Paris


Pas de place pour le tralala !

Les arcades de la Place Royale, dite des Vosges, auront toujours ce charme indescriptible, cette « odeur » du passé qui vous capturera les tripes pour ne plus les lâcher. Et là, près de la porte, une table (très) discrète, bourrée de qualités, qui, depuis quelques mois, se serait glissée en une nouvelle « peau » plus hype, beaucoup moins rustique, dans les tons gris perle, lustre de fer forgé alambiqué, ancien plan de Paris mural fractionné et illuminé, et toujours cette ambiance feutrée qui séduira (surtout ?) les étrangers ! Les gnocchis à la crème, gratinés au Parmesan, le pressé de foie gras en mi-cuit sur ardoise, sa confiture d'olives noires et la terrine du jour, maison évidemment, n'auront nul effort à fournir pour nous divertir, et confirmer ce que nous savions déjà, ici pas de place pour le tralala ! Le filet de bœuf, son gratin Dauphinois, le tartare à l'Italienne, filet d'huile d'olive, copeaux de Parmesan, et l'andouillette grillée AAAAA, ses pommes grenailles sautées, et sauce moutarde à l'ancienne, ne tomberont pas sous le coup d'une quelconque négligence, mais plutôt d'une belle appréhension. Du simple, du frais, du bon, à regretter de ne pas être Gascon ! Côté desserts, la Tatin crème fraîche, la crème brûlée à la pistache, le tiramisù au café et Amaretto, et les madeleines en profiteroles, feront montre d'une dextérité sans faille, et d'une sincérité indiscutable.
Notre dégustation de vins au verre : Croze-Hermitage rouge, Brouilly Courcelles et Saint-Joseph Jaboulet blanc.
Suggestions du jour de 8,50 à 26 €. Le menu de la Place 39 € tout compris (menu hors boisson 31,70 €). Autour d'un vin 23 €. La carte : Entrées de 8 à 17,80 €. Plats de 15,50 à 25,50 €. Salades et les planches de 13,50 à 16,80 €. Desserts de 7,50 à 10 €. Glaces de 9,50 à 11 €.
Service continu, ouvert de 8h à 1h du matin.

La Place Royale
Restaurant – Terrasse
2 bis, Place des Vosges
75 004 Paris
Tél.: 01 42 78 58 16
Note : 13/20



Le Courcelles - 75 017 Paris


Garçon, s'il vous plait !

De la fin du XIXème, il nous resterait quelques brasseries à l'ancienne, certes revisitées, « revivifiées » dirons certains, souvenir du temps où l'on savait (encore) vivre, et apprécier ! L'une d'elles, dans le XVIIème arrondissement, non loin du Parc Monceau, aura su conserver tout à la fois l'esprit de la tradition, une déco « originale » et un service à l'ancienne en tablier blanc et gilet noir ! A peine restauré, le lieu restituera ses états d'âme, ceux d'une histoire assez glorieuse et d'un vécu mouvementé. Le défilé de « garçons » au masculin, comme au féminin (grande nouveauté du siècle), s'intensifiera au cour du service de midi. Jean-François, l'heureux propriétaire, et successeur de ses parents, costume rayé, s'affichera derrière le comptoir, et son staff de « virevolter » de table en table. Malheureusement, question efficacité, ce ne sera pas la panacée ! Le sourire ne suffisant pas, on aurait aimé que l'attention fut de mise ! Calés en un box de simili rouge, carte en main, le doigt sur le starter, il nous faudra imaginer tout le reste car l'optimiste affiché du personnel ne restituera vraiment pas la réalité des produits proposés ! 
Les tomates à l'ancienne, mozzarella di Bufala, ananas, Green Zebra, en émincé avancées, filet d'huile d'olive en aparté, l'œuf mayo et le foie gras maison Divay, sa gelée, s'annonceront comme des valeurs sûres. L'entrecôte US X large (allez, bombons le torse), annoncée à 400 gr, ne respectera pas franchement nos attentes ! A peine 250 à 300 gr, une cuisson « optimisée » et des frites « minimisées ». Le Chateaubriand de 180 grs, tout saucé, ne fera guère mieux ! Quant à la salade César, elle fera bombance de salade, mais piètre référence côté accessoires. Un modèle passablement éludé … Pour les desserts (en vitrine réfrigérée), le millefeuille de la veille, ou de l'avant veille (la crème et le feuilletage ça ne trompe pas), le riz au lait, et la tarte fine aux pommes, auraient pu quelque peu rattraper ce (relatif) ratage ostensiblement affiché, et, fort malheureusement, ignoré par un patron trop préoccupé ! Mais l'ignorera-t-il vraiment, là est la question ?
Notre dégustation de vins au verre : Sauternes Le Dauphin de Guiraud, Crozes Hermitage – Domaine de la Ville Rouge – 2010, et Lalande de Pomerol - Château Chatain Légard – 2009.
Semainier 16 €. Menu Marie & Louise for kids 12 €. Brunchs 23 € (samedi, dimanche et jours fériés de 11h à 16h). Cartes de Printemps 2013 : Entrées de 7 à 14 €. Tradition & snack de 6 à 14 €. Poissons de 18 à 22 €. Viandes de 16 à 28 €. Fromages de 8 à 14 €. Desserts de 8 à 12 €.
Ouvert tout les jours.

Brasserie Le Courcelles
94, Boulevard de Courcelles
75 017 Paris
Tél.: 01 47 63 23 52
Note : 10 /20



mardi 25 juin 2013

Le Petit Céladon - 75 002 Paris


Un sentiment (très) mitigé !

Il est des instants dans la vie (de tous les jours, bien sûr) où l'on prend plus que plaisir à les
savourer ! Celui d'aujourd'hui, un samedi de mi Mars, ciel gris perle et Paris au repos, nous voici à confier notre (simple) Peugeot au voiturier de chez Cartier. Ne vous méprenez pas, point de bijoux, point de montres, ni de maroquinerie à l'horizon, notre CB ne le supporterait pas ! Tout simplement, son voisin d'à côté, le Westminster, une maison de famille sur Paris, avec sa table-salon du week-end, le « petit » Céladon. Une traversé du Bar Hemingway plus tard, quelques bonjours, et le charme discret de cette succession de petits salons jouera à fond ! Table juponnée, cadre raffiné, que dis-je, intimiste, et seulement cinq à six tables occupées, de quoi favoriser le sentiment de félicité à l'horizon ! La carte version « petit » Céladon, les saveurs du week-end, nous engagera en une séduction toute en simplicité. L'œuf mimosa, salade de sucrine au parfum de truffe, le lapin du Poitou en gelée d'aromates, et thym citron, et les moules d'Espagne cuisinées aux perles du Japon et citron vert, nous conforteront dans l'idée que le chef, Christophe Moisand, avec cette formule à 61 € (vin et café compris), disposerait de tous les atouts sauf que le second en place ce jour-là ne suivra pas franchement les préceptes de son maître ! Mais, en était-il seulement responsable ? Car, si pour les entrées le niveau sera au rendez-vous (hormis les moules d'Espagne un poil déconcertantes), si les Saint-Jacques rôties au beurre de persil, crémeux de panais grillés, et la poitrine de cochon confite, mousseline de soka à l'orange, ne s'inscriront pas réellement dans le dithyrambique, force sera de constater que l'entrecôte, quant à elle, sauce au Bleu des Causses, ses grenailles rôties, s'affichera affligeante à souhait ! A peine 150 à 180 gr, toute saucée, et d'une provenance discutable (parait-il Simmenthal) ! Une petite brasserie de quartier, à coup sûr, aurait été (beaucoup mieux) intentionnée ! Un ratage consternant, choquant même, pour une table habituellement raffinée ! L'assiette de fromages, Maison Antesse, ré-haussera quelque peu le débat sans toutefois nous engager vers des délires laitiers ! Côté desserts, exit (fort malheureusement) Conticcini, de la pâtisseries des Rêves, et son plateau d'éclairs, Saint-Honoré (presque le meilleur de Paris), et autres tarte Tatin, et nous voici confrontés aux pâtisseries « maison », un triptyque de Saint-Honoré pas franchement affriolant, et une tarte au citron démoralisante, un coup à vous fâcher avec le monde pâtissier !
Notre dégustation de vin : Puligny Montrachet B. Leroux 2010.
Menu « les saveurs du Week-end » 61 €.

Le Petit Céladon
Hôtel Westminster****
13, rue de la Paix
75 002 Paris
Tél.: 01 42 61 77 42
Note : 11,5/20



Léo Dupont - 75 006 Paris


Mon poussin …

C'est, là, le (petit) bar à vin (design) par excellence, à la limite de l'atelier d'art pictural, et de la cave, l'antre conviviale d'Armand et Amélie, un nouvel espace ouvert depuis l'été 2012 du côté de la Tour Montparnasse, à deux pas des crêpiers, d'Hippopotamus et du (fameux) Bar à Huîtres, un souffle d'air frais sur le microcosme bistronomique ! En ce week-end de Pâques, foulard et caban de mise (à peine +4° sur l'iPhone), nous voilà en train de tourne-virer pour chercher une place et, 1/4 d'heure plus tard, « the » miracle ...Une opportunité qui nous propulsera illico vers la façade jaune poussin de cette ancienne boutique, un modèle dédié, dorénavant, au talent d'un chef qui semblerait dores et déjà ... en voie d'expulsion (une décision des propriétaires que nous ne partagerons vraiment pas) ! 
Le fromage de tête de chez Gilles Vérot, et le foie gras de canard au torchon, dattes et compotée d'oignons, feront mieux que de nous dorloter les papilles. Le suprême de poulet fermier au soja et gingembre, écrasé de pommes de terre à la ciboule, l'onglet de veau poilé au poivre de Séchouan, pommes sautées, lard fumé et champignons, et les (vraies) coquillettes au jambon de Paris, vous transporteront comme lors d'un voyage dans le temps, une transportation « culinaire » réussie sans effets de « manche », ni exhortation. La tuile au sésame, crème légère à la fleur d'oranger, cerises Amaréna, le moelleux au chocolat coulant à cœur, caramel au beurre salé et le sablé Breton aux poires caramélisées, crème vanille, caramel aux poires et gingembre, boucleront là un instant riche en jolies sensations et surprises esthétiques …
Notre dégustation de vins au verre : Viognier - Côteaux de l'Ardéche (2012). « Manoir de la Tête Rouge » Chapitre 2009 Anjou en blanc. Quincy Jacques Rouzé 2011 en blanc.
Entrées de 8,50 à 18 €. Plats de 16 à 21 €. Fromages de 4,50 à 5,50 €. Desserts 9 €.
Ouvert du lundi au samedi.

Léo Dupont
marchand de vin – Restaurateur
16, rue de la Grande Chaumière
75 006 Paris
Tél.: 01 43 29 43 31
Note : 12,5/20



La Cantine République - 75 011 Paris


Ce n'est déjà pas si mal …

Si ce n'était déjà votre Cantine, cela pourrait bien le devenir à condition toutefois que vous soyez du côté de l'avenue de la République en permanence, ou ne serait-ce que de passage ! Avec sa véranda écarlate, ses tons gris clairs, sa banquettes de simili tressé, et son expo de photos d'Art, il se sera fait une place à part dans le cœur des habitués. Cédric Boustika, le maître du lieu, aussi discret qu'efficace, ne se ménagera pas, participant activement au service au même titre que ses proches collaborateurs. Côté carte, la formule du midi à 16 € (entrée + plat + dessert) s'aventurera sur le raisonnable, l'équilibré mais pas le superflu. En un mot du (très) simple, astucieusement concocté et coordonné. Émincé d'artichaut tiède, œuf poché, millefeuille de foie gras au pain d'épices, et charlotte de crabe et haricots verts frais. 
Rien de dithyrambique en somme, mais du parfaitement honorable, en tout cas bien mieux que dans nombre de brasseries, et autres bistrots soit disant « côtés » ! L'onglet sauce poivre, la plume de cochon ibérique laquée, sa polenta, et le tajine d'agneau au légumes, prolongeront le constat avec des produits frais, parfaitement appréhendés. Seule l'écrasé de pommes de terre aurait mérité un peu plus de chaleur ! Les desserts auront le mérite de ne pas sortir (tout du moins, je le pense) de chez Brake (ou similaire), et ça se verra ! L'éclair à la mangue ne pourra certes pas concurrencer celui de chez Fauchon, et son baba celui de Ladurée, mais c'est surtout la volonté du bien faire qu'ils exprimeront et ce n'est déjà pas si mal quand on réfléchit au 16 € requis par convive !
Formules midi 12,50 (entrée + plat ou plat + desserts) et 16 € (entrée + plat + dessert). Formules du soir 20 et 25 €.

La Cantine République
32, Avenue de la République
75 011 Paris
Tél.: 09 53 33 56 06
Note : 12,5/20


lundi 24 juin 2013

Le Grand Méricourt - 75 011 Paris


Merci Monsieur l'artiste !

Une table gastronomique, il y a trois décennies (à l'époque le Petit Méricourt), par un cheminement un peu « hasardeux » (pizzeria, resto Corse, etc), se sera vu propulsée au rang de « Grand », non pas d'Espagne, mais de la gastronomie Française … L'un des quelques 2.500 Maître restaurateurs affichera sur sa porte (ou presque), la fameuse plaque dorée, consécration « suprême » de l'intégrité et du savoir-faire d'un chef … 
Celui qui nous préoccupera aujourd'hui, Alexis Jordan, l'un des disciples de la « grande famille », « œuvrera » en toute humilité, sans aspérités, en une ambiance « marbrée », colonnades gris acier, chaises fleurie, paravent vaporeux, assiettes artisanale au Raku, et travers de table « spaghettis », un espace d'une petite trentaine de places en toute intimité. A la carte de saison, les Saint-Jacques d'Erguy, à la plancha, crème de courge Butternut, et émulsion amande, la galantine de volaille au foie gras, crème d'artichaut et pain toasté à l'ail, et le mi-cuit de foie gras de canard maison aux épices, Balsamique réduit, ne feront pas de quartier ! 
Du simple, mais stratégiquement bien élaboré ! Les cromesquis de canard confit au jus de six heures, purée de pommes de terre maison, jus au thym, et le carré d'agneau (huit côtes, origine Lozère) sur planche, rôti à l'ail, pommes paillasson et poêlée de champignons des bois, sauce au poivre (pour deux), s'inviteront en toute générosité et surtout félicité. De quoi décontenancer les plus exigeants. Côté douceurs, la tarte aux pommes, caramel à l'orange, et crème fraîche épaisse, la poire pochée façon « Belle Hélène », glace au caramel beurre salé, et amandes torréfiées, et la feuillantine au sucre pétillant, ganache aux deux chocolats, noir et amer, glace noisette caramélisée, déconcerteront des papilles pourtant rompues à résister, car l'exercice n'était pas si aisé … Merci Monsieur l'artiste, et bon vent !
Notre dégustation de vins au verre : Vin blanc, Colombelle Cœur de Gascogne – La Belle Vie – 2012, et Saint-Amour de chez Drouhin.
Menus Express 19 et 21 €. Plat du jour seul 17 €. Menu dégustation « 6 saveurs » (selon l'inspiration du chef et servi pour l'ensemble de la table) 50 €/ pers.
Pour commencer de 12 à 18 €. A suivre de 29 à 35 €. Et pour finir de 8 à 12 €.
Ouvert du lundi soir au vendredi et samedi soir. De 12h à 14h et de 19h30 à 22h.

Le Grand Méricourt – Maître Restaurateur
22, rue de la Folie Méricourt
75 011 Paris
Tél.: 01 43 38 94 04
Note : 14/20


Le P'tit Canon - 75 017 Paris


Une valeur sûre ?

En hommage au verre de vin que l'on prendrait sur le bord du zinc, ce lieu conçu en 2008 par Christophe et Isabelle, dans l'esprit bistrot d'antan, dédié aux vins de (petits) producteurs, et à la bonne chair, ne fera pas dans la demie mesure. Cèpes de vignes grimpants, grappes figées, vieille horloge, caisses de champagnes labellisés, miroirs en proximité, aérateurs à pales, sol faïencé,
appliques et plafonniers (très) années 20 et nappes à carreaux, tout cela s'inscrira dans le traditionnel bon teint. L'inévitable ardoise sur chevalet, et la déclinaison d'entrées du jour, de salades, de plats roboratifs et autres desserts, fera son petit effet ravageur sur des esprits bien formatés ! L'œuf cocotte au foie gras, ou le foie gras de canard mi-cuit, sa figue et sa gelée, prouveront qu'ici on ne badinera pas avec la qualité, sauf, malheureusement, pour le poireau blanc vinaigrette (signalé au patron comme « piquant » sans qu'il ne s'émut aucunement) qui semblera obsolète. La côte de bœuf, servie sur planche et guéridon, environ 1,2 kg, ses frites maison (un poil tiède), et ses pleurotes au naturel, pointes d'ail et persil, nous convaincrons que la générosité demeura, comme toujours, une valeur sûre ! Côté douceurs, la tarte Tatin celle aux quetsches, la crème caramel, et le tiramisù (en part), ne décrocheront certes pas la « palme » pâtissière, mais ils auront le mérite de conclure un instant assez mitigé sur une note pas franchement bâclée !
Notre dégustation d'eau et vins : La Badoit de 1778 et le Menetout Salon-Côtes de Morogues rouge 2008 et blanc 2011.
Plats du jour 13 et 65 € (côte de bœuf pour deux personnes). Entrées de 6,50 à 14 €. Salades de 12 à 15 €. Plats de 14 à 23 €.

Le P'tit Canon
Le Bistrot
36, rue Legendre
75 017 Paris
Tél.: 01 47 63 63 87
Note : 11/20


Hostellerie du Royal-Lieu - 60 200 Compiègne


Je n'aurais pas parié !

« Au lieu où la Rivière Oise et la Rivière d'Ede se joignent ensemble afin de venir d'une pareille course perdre leur nom dans la Seine surgit une belle et gaillarde ville nommée Compiègne » … Et si je vous disais que, de notre villégiature en terre de chasse des Rois de France, je n'aurais pas parié que nous fussions autant charmé ! Notre arrivée en ce Relais de Poste devenu, dans les années d'après guerre, un « incontournable », « la » table du moment, celle où œuvrait un chef qui au jour d'aujourd'hui serait qualifié de médiatique, colombages, et rusticité assurée, mais entièrement « réactualisée », se fera sous les meilleurs hospices … Pas de quoi déplacer les foules me diriez-vous ? Détrompez-vous, gentes Dames, gentils Messieurs, car ce petit air désuet, un poil passéiste, lui ira comme un collant Dim ! Et puis, un chef, Éric Ropital, vous suggérera un art, celui d'une cuisine intelligente, peaufinée mais pas (trop) alambiquée, du genre de celle que l'on retiendra et qui ne s'évaporera pas dés la prochaine table rencontrée. Son foie gras pain d'épice, et bananes caramélisées en canapé, pointes chocolatées, les langoustines en carpaccio, crème à l'huile de pistache et la salade mêlée, tomates cerises et filet d'huile d'olive vierge, ne désarmeront pas, mieux encore, ils s'imposeront dans la cour des « grands » … 
Le filet de bœuf (grosses) échalotes confites et churros de pommes de terre (une rareté), le saumon mi-cuit en tournedos, asperges vertes et blanches, et la sole dorée façon meunière, ses pommes vapeur, confirmeront une authenticité dont celui d'un chef sans perversion, ni prétention ! Le chariot de fromages, Brie de Meaux, Sainte Maure, Livarot, Roquefort, Maroilles, et Morbier de chez Gilloteaux à Pont Saint Maxence, méritera l'attention des passionnés. Pour les autres, abstenez-vous, cela ne vous concernera pas ! Ce ne sont, certainement, pas les desserts nougat glacé en sphère affichée, fine gelée de goyave, financier framboise, mousse éponyme et omelette Norvégienne en tête qui nous dissuaderont de vous encourager à venir, ici, vous « dévergonder » les sens …
Notre dégustation : Château Haut Marbuzet – Saint Estèphe H. Dubosq & Fils – 2008.
Menu Royal-Lieu 23 € (inclus un verre de vin et une demie bouteille d'eau minérale). Menus carte 30 et 39 €. Les classiques de 29 à 36 €. Les entrées 18 €. Les poissons et viandes 25 €. Chariot de fromages 12,50 €. Desserts de 9,90 à 12,50 €.

Restaurant de l'Hostellerie du Royal-Lieu***
9, rue de Senlis
60 200 Compiègne
Tél.: +33 (0)3 44 20 10 24
Note : 14/20


Le Coin d'Edith et Thierry ... - 75 008 Paris


La plus petite cuisine de Paris (tout de même 3m²) !

C'est « le » bistrot qui monte, presque autant que l'inflation, et la colère du peuple ! Mais, là, point de colère, d'ailleurs Thierry et Édith en seraient bien incapables ! Depuis notre dernière visite en 2012, ils auront adoptés le plafond « paysagé » (vignes, chais et grappes de raisin), et illuminé, une exclusivité sur la capitale (il n'y aura que Mercedes sur les Champs pour avoir - presque – le même, dira Thierry), un effet visuel (assez) saisissant dont ils ne seront pas peu fiers ! 
Côté ardoise du jour, le poireau vinaigrette mimosa « impérial » de modestie, le foie gras de canard maison tout en majesté et la terrine de lapin, confiture d'oignon, en robe de suavité, suffiront à combler les plus extrêmes de nos souhaits. Le faux-filet de Salers, environs 350 gr, ses grosses coquillettes, « du beurre » (de premier choix), le gratin de pâtes aux Saint-Jacques, fumant et aguichant, et les coquillettes à la Bolognaise, un modèle d'exemplarité, et de simplicité, confirmeront qu'un bistrot de cette qualité ça ne s'invente pas, ça se « goûte », ça se « vit » ! Même son riz au lait fait le matin même tiède, son caramel coulant, sa panna cotta coulis de fruits rouges et son baba au Rhum, crème fouettée, n'aurons nul besoin d'affabuler pour nous convaincre de leurs vertus ! Trois coups de cuillère et nous voilà transportés !
Notre dégustation de vin au verre : Vendanges d'Or du Château de la Preuille 2004. Côte de Nuits Village Domaine de la Poulette 2009.
Ardoise : Entrées 7,50 €. Plats 14 à 19,50 €. Desserts de 6 à 8,50 €.
Ouvert du lundi au samedi.

Le Coin d'Edith et Thierry ...
Bistrot à vin gastronomie de tradition
88, rue du Rocher
75 008 Paris
Tél.: 01 43 87 58 96 / 09 62 10 57 65

Note : 13,5/20

Le 3C - 75 011 Paris


Petits prix et compromis

La Folie Méricourt, le Canal Saint-Martin et le 3C un (tout ch'ti) bar-resto objet, tout récemment, d'un changement de propriétaire, une ré-orientation studieuse oserais-je affirmer, pas de celles qui feront dans l'illusion … Pierres apparentes, banquettes et chaises hautes, mauves, turquoises ou orangées, colonnades brossées, tonneau décontracté et bar pour les soirées cocktails. A l'ardoise que des entrées et plats du jour, du fraîchement concocté, et surtout pas de surgelé, ou d'industrialisé … Le croustillant de tomate-mozzarella, salade mêlée, tout en légèreté, et la planche de charcuterie en déclinaison de saucisson poivré, chorizo, jambon Espagnol et Serrano, s'inscrira dans le peaufiné pour un tarif hyper modéré. Le tartare huile d'olive, le hachis parmentier de Panais et le gratiné de saumon, ne décevront pas, mieux encore, ils afficheront une jolie personnalité. Côté desserts, maison indéniablement, le riz au lait, la tarte à la rhubarbe, ou à la pomme, procéderont d'un soin tout particulier, celui d'un chef, Sébastien Rominger, certes pas un étoilé, mais un que l'on aimerait à rencontrer plus souvent, même en des maisons beaucoup plus renommées !
Formules midi 9 et 12,50 € (entrée/plat ou plat/dessert). Ardoise de 6 à 8 €. Desserts de 5 à 6 €. Happy hours de 18h à 21h. Service continu de 11h à minuit.

Le 3C
Cocktail – Cuisine – Création
24, rue de la Folie Méricourt
75 011 Paris
Tél.: 01 43 38 58 32
Note : 12/20


dimanche 23 juin 2013

Zen Garden - 75 008 Paris


J'ai eu mes « vapeurs » …

Toute la « nouvelles » Chine semblera s'être donnée rendez-vous ici, du côté (de la rue) Marbeuf face à « Chez André », et à la « Maison de la Truffe », quant à eux fervents défenseurs de la vieille gastronomie Française (on en aura pas honte, rassurez-vous). Ici point de cocorico outrancier, ou de sentiments cocardier, mais une ambiance emplie d'une séduisante philosophie … Seul le décor repensé et réactualisé, façon zen attitude, ses colonnes et ses murs frisés ou faïencés d'argent et de doré, sa jonque affichée, ses boiseries et ses bouddhas superposés en une tour zen élancée, sa toile Italienne en noir et blanc, et ses voilages sur des thèmes bien affirmés. Les délices vapeurs, Dim-Sun, tout en légèreté, et le plateau Zen Garden, beignets d'aubergines, légumes croustillants, nems crevettes Phénix, beignets de noix de Saint-Jacques et panier vapeur, nous combleront d'aise au point de n'en point laisser. 
Long Li (médaille d'or Dalian 1998, précisera la carte et le maître d'hôtel), des noisettes de sole façon wok, sur une sole entièrement frite façon jonque Chinoise, le poulet sauté au curry rouge Thaï (un poil trop relevé) et Yang Ming Sha, un filet de bœuf prédécoupé au poivre vert, oignons, ciboulette et basilic, sauce « extrême », ses nouilles sautées, ne nous dissuaderons pas de cette cuisine pour le moins décalée, mais si attachante ! Deux ministres Chinois au premier étage, il n'en faudra pas plus à Shinning Chen, le maître des lieux, pour monopoliser toute son attention et sa présence, un homme affable mais un poil distrait si ce n'est inattentif (le comprendra-t-on ?), qui laissera à penser que la Chine sera bien (trop ?) « présente » à Paris ! Et comme un déjeuner ne serait pas grand chose sans les desserts, les beignets de banane flambée, les mi-mi, boulettes de riz gluant sauce miel, malheureusement en abondance sous-estimée, sa glace vanille au lait de soja (une côte d'or eut été aussi efficace) et le panier de Bambou, ses boules de coco à la vapeur, nous la joueront amoureux transis mais pas pervertis !
Notre dégustation de thé : Thé vert au jasmin.
Menu bouchées gourmandes 49 € (servi jusqu'à 23h). Menu saveur (midi) 29 €. Formule midi 21 €.
Menu anniversaire (4 couverts) 47 €/pers. Menu dégustation les 4 cuisines régionales Sichuan – Shanghai – Canton – Pékin 32 € pour 2 pers. (midi et soir). Formule gastronomique (à partir de 3 pers.) 68 €/pers.
Entrées froides de 9,50 à 75 €. Potages de 9 à 14 €. Entrées chaudes de 10 à 30 €. Plats de 29 à 47 €. Pierrades de 27 à 29 €. Viandes et volailles de 22 à 125 € (canard laqué Pékinois). Accompagnements de 4 à 17 €. Desserts de 7 à 17 €.
Ouvert tout les jours, voiturier le soir.

Zen Garden
Art Culinaire
15, rue Marbeuf
75 008 Paris
Tél.: 01 53 23 82 82
Note : 13,5/20



La Bonne Heure - 75 017 Paris


Ne vous dérobez (surtout) pas !

Si le bonheur c'est de savoir que la bonne heure existe, il ne manquerait plus que vous loupiez le rendez-vous, celui que vous prendrez immanquablement une fois ces lignes parcourues. Le vrai bistrot, la vraie table à déguster de « vrais » mets se trouvera dans le quartier des Batignolles, non pas qu'il fera montre d'exception dans la présentation, ou d'un quelconque luxe ostentatoire, mais plutôt qu'il affichera une bonhommie de bon aloi, et une pointe d'excentricité décorative. Des pendules, des horloges de partout, celle de la Compagnie des Sauveteurs en Mer, d'une gare, de cuisines, en bois, en formica, en métal rouillé, de l'heure à tout prix … Une obsession qui friserait la psychose !
 Mais ici, il ne vous suffira que de quelques dizaines de minutes pour apprécier l'essentiel du lieu, la cuisine du chef, Emmanuel Timal, qui s'affairera là, juste derrière son passe-plat. Le foie gras mi-cuit, caramel au Porto, franc et massif, suave et besogneux, et la terrine de foies de volaille maison, à volonté, une institution sans perversion, ne mériteront que notre approbation. Le gratin de macaronis au vieux jambon et Beaufort, un crémeux mais pas prétentieux, dans son plat en fonte, le thon mi-cuit, caviar d'aubergines, sauce vierge, idoine niveau cuisson, et le tartare de bœuf au couteau, filet d'huile d'olive et pommes de terre sautées, un classique bien appréhendé sans perversité, tout cela nous engagera vers une belle conviction … Côté desserts, ne vous dérobez (surtout) pas, le « vrai » baba au Rhum, caramel à l'orange, son Rhum vieux, et les fraises, sablé et crème de Mascarpone à la Manzana, tout cela ravira même les plus désabusés d'entre vous !
Notre dégustation de vins au verre : Chablis W. Févre – 2011 et Crozes Hermitage blanc Domaine Fayolle – 2011.
Les formules 27 et 37 €. Formules déjeuner 18,50 et 22 €. Cartes : Entrées 9,50 €. Plats 19,50 €. Desserts 8,50 €.
Ouvert tous les jours.

La Bonne Heure
« Bistro de bonne humeur » Paris - Londres
11, rue Brochart
75017 Paris
Tél.: 01 46 27 49 89
La Bonne Heure
31 Abbeville Road
SW4 9LA London
Tél.: 020 34173056
Note : 13 /20


Le Mondrian - 75 006 Paris


Aller au charbon …

Nouveau chef, nouvelle carte, et 24° en terrasse, comment résister à de tels « arguments » ? (Métro) Odéon, une terrasse totalement rénovée aux tons acidulés, et dorure assurée, à l'angle de la rue de Seine, une atmosphère décontractée mais pas délurée, initiée par Mickaël et Thomas, les deux nouveaux propriétaires qui n'hésiteront pas à « aller au charbon » (de mouiller leur chemise, si vous préférez) et servir la clientèle en toute discrétion. La terrine de campagne, sa confiture d'oignon, l'assiette de foie gras, confiture de figues et toasts, et la salade fraîcheur, avocat, saumon fumé, pamplemousse, salade et haricot verts frais, créeront une jolie surprise avec une honnêteté d'appréhension et des produits convaincants ! Le tartare à l'huile d'olive, ses frites, le bacon Burger, cheddar, tomate, oignon, cornichon, salade, et la salade Niçoise avec riz ne mériteront, certes, pas des éloges outranciers, mais un encouragement à bien « œuvrer » ! Côté desserts, maison de surcroît, la Tatin crème fraîche, le tiramisù et le cheesecake crème Anglaise (pas franchement adaptée, soit dit en passant), s'afficheront en convictions inégales ! Tatin (assez) concluante, tiramisù banalisé, et cheesecake un poil desséché. Pas de quoi vraiment nous scotcher !
Formules Mondrian : La 3mondrian Express » 15,90 € (de 12h à 17h). La « Mondrian Burger »
20 €. Menu enfant 12 €.Plats du jour de 11,20 à 16,10 €. Entrées « la mise en bouche » de 5,50 à
16 €. Salades de 12,50 à 15,80 €. Grillades « le moment de vérité » de 14 à 26 €. Pâtes de 12,50 à 15 €. Burgers de 15 à 19 €. Poissons de 16,50 à 17 €. Sur le pouce de 10 à 15 €. Fromages de 8 à
15 €. Desserts « le final » de 7 à 8,50 €.
Ouvert tous les jours de 8h à 2h. Service continu. Happy hours tous les jours de 18h à 20 h.

Le Mondrian
Café – Bar – Brasserie – Cocktails
148, Boulevard Saint-Germain
75 006 Paris
Tél.: 01 43 26 24 06
Note : 12 /20


Le Chansonnier - 75 010 Paris


J'aurais voulu être un artiste ….

D'un café billard dans les années 20, Jean-Claude Lamoureux aura su, depuis 1984 qu'il l'aura repris, l'orienter non sans une certaine dextérité vers la bistronomie de quartier ! Une authenticité à « fleur de peau », des plafonds staffés, des miroirs encadrés, des lustres années 20 « rosés », des chaises bistrots, une pendule de bois ciselé, des ventilateurs à hélice, un buffet façon chambre réfrigérée de boucher, une EuroCave pour la note « ipadée », et des photos dédicacées du « maître » bien entouré (Patrick Bruel, Mireille Mathieu, une habituée, Paco Rabanne, Aznavour, les Vamps, etc., etc …) de quoi suivre l'évolution des ans et des rides sur les visages affichés ! Service bon enfant, mais pas sale garnement ! A l'ardoise du jour, asperges blanches des Landes, sauce vinaigrette toutes en tiédeur et saveur, un foie gras de canard au torchon maison, son verre de Montbazillac, et une terrine de chevreuil, sa confiture d'oignons, pas franchement « clonée », de quoi vérifier qu'ici on suivra les préceptes de vérité ! 
Le lapin chasseur en cocotte cuivrée, sa pommes de terre purée, la daube de sanglier, pommes vapeur et la tête de veau sauce gribiche, tout cela nous ravira les papilles, et nos sens d'envisager que demeurent encore sur Paris quelques petits « bijoux » de bistrots pas encore contaminés par le « préfabriqué ». Côté desserts, la crème brûlée (un peu light), la Tatin, la tarte fine (aux pommes) flambée et le tiramisù, quant à lui gargantuesque, dévoileront un tour de main pas du tout malsain, et j'oserais même dire révélateur.
Et Titi, le (gros) chat roux de la maison de s'étaler sur la banquette, en vous ronronnant dans les
oreilles …
Notre dégustation de vins au verre : Sancerre Domaine Girault – Le Grand Moulin – 2010.
Formule 11,60 €. Plat seul 9,40 €. Formule enfant 9,30 €. Formule carte 24 € (midi uniquement en semaine). Entrées 8,20 €. Plats 17 €. Sur le pouce de 8,20 à 17 €. Salades 14,50 et 15,50 €. Desserts ou fromages sur l'ardoise 8,20 €.
Ouvert tout les jours midi et soir.

Le Chansonnier
14, rue Eugène Varlin
75 010 Paris
Tél.: 01 42 09 40 58
Note : 13/20


Au Petit Marguery Rive Droite - 75 017 Paris


Rive Droite, ou Rive Gauche ?

Dorénavant, cette institution de la bistronomie Parisienne vous laissera tout le loisir d'hésiter !
Côté cœur ou côté passion, ce sera selon ! Et si celui de la Rive Gauche, dirigé par Suzanne, nous aura dévoilé tous ses « charmes » fin XIXème, celui de la Rive Droite, le plus récent, demeurait encore une inconnue. En ce jeudi de mi-Mai, le mystère sera levé ! Exit l'ancienne direction (absolument détestable), et bienvenue à Étienne Marzin, son « alter-opposé », tout en courtoisie quant à lui, (hyper) engagé dans le service à la clientèle (au point d'en mouiller sa chemise) …
La dégustation de « leurs » terrine de canard de boudin noir, et foie gras de canard maison, le foie gras, pain toasté aux abricots et son chutney, ou les asperges violettes d'Alsace, sauce mousseline, ne tariront pas d'éloges s'agissant d'un chef qui aura su les amadouer, et les peaufiner. 
 Le Saint-Pierre rôti entier (superbe), aux pointes d'asperges vertes, sauce Bisque, en sagacité affichée, les ris de veau dorés au sautoir, épinards en branche, et jus (plus zestes) au citron, et le quasi de veau doré,
émincé, à la moutarde de Brive, ses légumes frais de printemps, confirmeront que le (beau) classicisme culinaire ferait, encore, et toujours, loi ! Et ce n'est pas l'aspect desserts qui nous dissuadera d'éprouver l'effet des mets. Le coulant tiède au caramel salé, son sorbet à la poire, le gratin de fraises, son sabayon au Champagne, et sorbet fraises des bois, et le crumble aux pomme et rhubarbe, sa glace à la mascarpone, et le soufflé chaud au Grand Marnier (leur spécialité), un colossal, onctueux en diable, tout cela vous fera chavirer gentiment du côté voluptueux de la force !
Notre dégustation de vin : Corton Grand Cru – Domaine Louis Latour – 1998.
Menu du mois de Mai 39 € (tout compris). Menu Bonne Conscience (servi en moins de 45 min) 18,90 €. Menus bistro 23 et 26 € (tous les jours pour le déjeuner). La carte du Petit Marguery : Plat seul 20 €. Entrées + plat ou plat + dessert 30 €. Entrée + plat + dessert 35 €.

Au Petit Marguery Rive Droite
Cuisine Bourgeoise & tradition
64, avenue des Ternes
75 017 Paris
Tél.: +33 (0)1 45 74 16 66
Note : 13,5/20




L'Enoteca del Delitaly - 75 017 Paris


A l'Italienne …

Une ambiance tout à la fois lounge, bar à vins, trattoria et épicerie fine, il ne nous en faudra pas plus pour, « souvenir d'un précédent passage » en poche, venir là y (re)goûter ! Et ce ne sont pas l'aspect « bois brûlé », envolée lyrique de cru exposés, conduit d'aération en alu associé et banquettes de simili écarlate, qui dissuaderont de dévergonder nos papilles à l'Italienne. Le jambon San Daniele, sa mozzarella di Bufala, l'assortiment de légumes frais grillés, mozzarella, et la Burrata Pugliese, farcie à la crème de lait, forceront le respect mais sans excès. Les gnocchi alla Campidanese, sauce tomate, saucisse, pecorino et safran, les scaloppina di vitello Impanata, Burro d'Acciughe e pomodorini, et le carpaccio di Manzo Suprêmo, filet d'huile d'olive, s'afficheront généreusement mais pas pompeusement, une manière de vous séduire sans pour autant atteindre le délire ! Et puis si les dolci pouvaient parler, ils vous évoqueraient tous les (bons) « supplices » qu'ils nous auront fait subir ! Cheesecake al pistacchio, tiramisù (un poil) dégoulinant, et panna cotta au coulis de fruits rouge, lanceront une attaque en règle qu'il nous faudra bien accepter sans sourciller !
Notre dégustation de vins au verre : Chianti classico de Toscane, Bricco del Drago du Piémont.
Ouvert du lundi au vendredi.
Antipasti de 15 à 30 €. Insalate de 12 à 18 €. Pasta de 15 à 23 €. Secondie carpacci de 18 à 23 €. Dolci de 7 à 11 €.

L'Enoteca del Delitaly
Italian food & wine
21 rue Poncelet
75 017 Paris
Tél.: 01 42 27 52 19
Note : 13/20