dimanche 23 février 2014

Le 111 - 06 000 Nice


Ça vaut le changement !

Si j'osais, je dirais le chef est « parti », vive le nouveau chef (ce ne serait, par contre, pas très sympa pour le prédécesseur). Seulement, voilà, d'une table qui « ronronnait » gentiment (et que nous avions déjà testée par deux fois), le chef, Jérôme Lerondeau, aura (presque) fait table rase sauf côté déco (hormis les chaises rouges remplacées pas des mauves et des grises) pour recentrer le « débat gustatif » autour d'une ardoise du jour uniquement basée sur du produit (archi) frais issus de petits producteurs locaux, mais pas que … Julien, un « baroudeur » tout à la fois sommelier et serveur (selon l'humeur du jour), se fera le « chantre » d'une cuisine instinctive et naturelle, sans fioriture aucune. 
La salade d'artichaut épineux d'Albenga (de chez Mario), roquette et Parmesan finement émincé, et le superbe tartare de saumon frais, échalotes et herbes fraîches, confirmeront la subtile et généreuse orientation. Le magret de canard, taillé comme un « chuck flap » (tranché dans la longueur), rosé à cœur, panais et rutabagas, sauce à l'orange (en zestes), la pièce du boucher (une poire, ce jour- là), tranchée dans l'épaisseur, ses pommes grenailles, et le risotto à l'encre de seiche, ses gambas poêlées, honoreront un jeune chef passé par chez Sanderens à Paris ou Christian Plumail à Nice lorsqu'il était tout jeune apprenti, et chez nombre de milliardaires Russes à Courchevel en tant que chef « privé ». 
Question desserts, tous faits maison (sans les guillemets de certains) précisera Jérôme venu nous saluer, le pain perdu, le vrai (pas de la brioche), épais, ambitieux et pas honteux (mon préféré), le tiramisu au café vaporeux et voluptueux, la tarte aux pommes crème d'amandes sur lit de pommes poêlées, son caramel beurre salé, et la Pana Cotta aux fruits rouges, n'auront que des sentiments bienveillants à nous révéler, sans la moindre ambiguïté. Un chef bourré de sincérité, à recommander !
Notre dégustation de vins au verre : Syrah Domaine Faury Chavanay – 2012 (rouge), Domaine de la Cadette – La Châtelaine Bourgogne Vézelay – 2011 (blanc) – et la Roche Redonne – Bandol – Cuvée la Lyre – 2008 (rouge).
Plat du jour 11 €. Risotti de 13 à 17 €. Ardoise : Entrées de 9 à 14 €. Poissons de 14 à 15 €. Viandes de 14 à 18 €.
Ouvert du lundi au samedi. Fermé dimanche, lundi soir et mardi soir.

Restaurant Le 111
1, rue Gioffredo
06 000 Nice
Tél. : 04 93 13 42 57
Note : 13/20



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