lundi 16 février 2015

Le Vieux Crapaud - 75 016 Paris


Le « Prince charmant sauteur » !

Si Thomas Boutin, l'heureux (et ça se voit) détenteur de cette enseigne tout à la fois atypique, et bistronomique, aura décidé de l'affubler d'une appellation (incontrôlée) faisant référence à un célèbre batracien, c'est, uniquement, nous narrera-t-il, parce que, tout petit, à l'âge de quatre ans à peine, « passionné » qu'il était du « Prince charmant sauteur », il « prédira » à sa grand-mère (toujours de ce monde) qu'un jour, s'il devait ouvrir un restaurant, celui-ci s'appellerait le crapaud !
Mis à part la taille, et les pustules, Thomas Boutin ne se sera pas franchement trompé ! « Speedy Gonzales », le fidèle collaborateur et barman qui nous confiera « être un peu débordé ce midi », n'aura pas même eu la patience (quelques secondes) d'attendre que nous l'interrogions s'agissant d'un accord mets et vin ! Mieux encore, le Lalande Borie à peine débouché, et trop impatient de passer à l'autre table, il déversera une rasade juste à côté ! L'incident passé, il reprendra du « poil de la bête » pour s'inscrire dans la belle attention !
Le jambon Noir de Bigorre, de l'élevage Grau, une spécialité, les cuisses de grenouilles en persillade, un poil « naines » mais cependant goûteuses, et le foie gras du Gers au piment d'espelette, nous convaincront ce que ce chef-là, saura ses produits choisir !
Casquette vissée (sur la tête), Thomas assurera également le service de plats concoctés par ses soins, comme ces oreilles de cochon croustillantes, salade de lentilles, qu'il nous placera sur la table aux fins de dégustation. Un régal, même si, chemin faisant, on pensera à ce petit cochon noir qui, petit, gambadait dans l'herbe ! Le choux farci au suprême de pigeon, foie gras et truffe, ses cuisses croustillantes, excellentissimes soit-dit en passant, l'entrecôte de Salers, environ 400 gr, sa tombée de « vrais » épinards en branche (jamais on ne nous les aura servis de la sorte), et « la » spécialité du chef, le cochon de lait farci, sa purée au four, nous combleront de bonheur, de quoi tordre le cou à toutes les idées reçues s'agissant des plats de (belle) tradition ! La tarte Tatin du Crapaud (que notre voisin, en plein interview avec le critique gastronomique, et son fameux camescope, François Régis Gaudry, critiquera niveau pâte), le baba tiède en pavé, et le riz au lait à la vanille Bourbon, sablé maison, ne feront pas de quartier, avec une approche sublimée des desserts de notre enfance. Quant Thomas cessera-t-il d'étonner ?
Notre dégustation de vin : Château Lalande-Borie - Saint-Julien - 2012.
Menu du marché (uniquement le midi) 28 et 33 €. Carte : Pour l'apéro de 8 à 10 €. Entrées de 11 à 17 €. Plats de 23 à 39 €. Les spécialités (Grenouilles, escargots, plats d'antan) : Entrées de 10 à 19 €. Plats de 24 à 38 €/pers. Gourmandises de 9 à 11 €.

Le Vieux Crapaud
18, rue Lauriston
75 016 Paris
Tél. : 01 73 75 70 10
Note : 14,5/20



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