dimanche 18 octobre 2015

Le Montaigne - 75 006 Paris


La concurrence pourrait ne pas apprécier !

Mais quoi, seriez-vous à même de me rétorquer ? L'ouverture (en lieu et place de l'ancien Bistrot Romain) depuis Juillet dernier, d'un concept de restauration, tout à la fois pub-bistrot et After Work, une machine à séduction pour les « palais » initiés, en version petite ou grande faim ! 
Car, ne vous y trompez pas, sous d'anodines appellations, se cacheraient de petits « trésors » de produits, malheureusement encore à ce jour mal exploités ! L'ambiance toute en dénivellations, tapis déroulé dans l'escalier de noir affiché, coins salon, ou balcon, (immense) miroir doré, colonnades de bois satiné, mur matelassé (façon auditorium), toiles expressives, escalier en envolée, fauteuils de velours et rambardes dorées, s'exprimera dans le raffiné ! 
Peut-être même un peu trop, eu égard à une clientèle pas toujours éclairée ! Mais, sera-t-on enclin à confirmer ? Le carpaccio de bœuf, plutôt un jambon de bœuf d'ailleurs, de chez Franck et Olivier Metzger, gustativement très abouti, une révélation vraiment surprenante, les beignets de morue (sur un énorme) lit de salade (parfaitement inutile), et le foie gras de canard du Sud-Ouest (une évidence, mais il faudrait préciser), ses toasts tièdes noix et figues, pourront incontestablement s'inscrire dans le soigné, mais on sentira bien qu'en cuisine l'inégalité sera de mise ! 
Chef, réveillez-vous, y'a une clientèle à bichonner ! Pas le temps de vous laisser aller à des hésitations aussi prononcées ! L'entrecôte de chez Metzger l'Alsacien, environ 350 gr, sa purée à l'huile d'olive (excellente, mais un peu lourde), le filet (même provenance), environ 200 gr, ses haricots verts frais, et, la spécialité de la maîtresse de maison, Rosa, la paëlla aux gambas, un modèle revisité par une passionnée du genre qui n'hésiterait pas à se mettre derrière les fourneaux si le « coup de feu » résonnait aux oreilles d'un chef, à mon humble avis, quelque peu dépassé, tout cela pourrait, et devrait, se bonifier avec le temps ! Pour les desserts, le chef se contentera d'appliquer ici une « philosophie » maison, par certains côtés inégale, que l'on aimerait voir évoluer vers des spécificités et non de (relatives) banalités ! Ainsi, la tarte fine aux pommes, boule de glace vanille, le mi-cuit au chocolat, la crème brûlée à la vanille de Madagascar et la trilogie de panna cotta mangue, banane, ou fraise (que j'aurais, quant à moi, décliné en mangue, fraise et caramel beurre salé), ni ne décevront, ni n'emballeront ! Avec un peu de perspicacité, et un sens de la découverte, ce lieu somme toute raffiné pourrait bien devenir une référence dans le genre, mais encore faudrait-il que les choix fussent judicieux !
Notre dégustation de vin : Chassagne-Montrachet - 1er Cru - Clos des Murées - Domaine Fontaine -Gagnard - 2010.
Suggestions du jour : Plateau de fruits de mer 18 €. Huîtres 13 € (7 pièces). Formules « express » midi 16,80 € (entrée + plat + dessert). Formule du soir 23,90 € (entrée + plat + dessert). Menu Brasserie 39 € (tout compris). Carte : Entrées de 6,50 à 18 €. Plats de 14,90 à 26 €. Desserts 7 €.
Ouvert tous les jours, de 9h à 00h.

Le Montaigne
103, boulevard Montparnasse
75 006 Paris
Tél. : 01 42 01 84 31
Note : 13/20



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire