samedi 31 janvier 2015

Brunch Hôtel Royal Monceau - 75 008 Paris


Haut les cœurs !

En ce deuxième dimanche de Janvier (jour de « mobilisation » sur Paris), le Royal Monceau se verra « pris d'assaut » par un « esprit familial » qui « réjouira » les cœurs et favorisera les ententes ! De tension, ici, il ne sera point question, d'autant que le lieu n'y engagera pas du tout ! L'atmosphère toujours aussi séduisante se révélera, aujourd'hui peut-être, fonction de « la » formule Brunch proposée, très différente. Les multiples coins et recoins, les rideaux « plongeants », les tableaux animaliers, et les banquettes de cuir caramélisés, le tout engagé face aux « cuisines » fièrement dressées (pour l'occasion) sous les six lustres de Murano, il faudrait être vraiment stressé pour ne pas apprécier ! 
Le service se calquera sur la nécessité du moment avec une efficacité qui laissera songeur notamment comte tenu de la progéniture de certains clients qui gambadera entre leurs « pattes » ! Assiettes en main, la sélection se fera certes hésitantes, mais judicieuse, et même si l'on aura l'intention de demeurer raisonnable, force sera de relever que les « bonnes résolutions » s'envoleront comme ces lanternes célestes qu'on lâche en Thaïlande lors d'un mariage ! La mozzarella, filet d'huile d'olive Royal Monceau, l'avocat, le jambon cru San Daniele, la mortadelle aux pistaches, le foie gras, le pâté en croûte, le homard, le taboulé, le saumon fumé, les makis, les sushis, les huîtres, le Tzatziki, le jarret à l'os (d'une tendreté exceptionnelle) et l'entrecôte rôtie façon roast-beef tranchés devant vous, leur sauce jus de veau, les légumes du moment, purée maison, et autres gratin Dauphinois, et les pâtes minute à déguster al dente, à volonté, avec la sauce de votre choix, comment résister à autant de générosité ? Sachez succomber, que diable ! Le « rayon » des fromages, Mont d'Or, Camembert à cœur, Chèvre, Saint-Nectaire, Fourme d'Ambert, Bleu, et Motte de Parmesan à la pince, fera honneur au chef, et l'on se prendra à se laisser aller quelque peu …
Pierre Hermé, représenté ici par l'une de ses chefs, exposera tout ou partie de son savoir-faire, l'Ispahan, l'Infiniment Vanille, l'Opéra, l'éclair caramel beurre salé, le mini Kouglof, la galette des Rois, et le cake citron. Les crêpes se feront à volonté, en version nature, confiture ou pâte à tartiner, histoire, peut-être bien, d'épuiser vos papilles !
Notre dégustation de Champagne et vins : Krug Grande Cuvée, Mercurey - Château de Chamirey - 2005 et Saint-Joseph Amarybelle - Yves Cuilleron - 2011.
Brunch du samedi (12h30 à 15h30) 78 €/pers. Et Royal Brunch dimanche (12h à 15h30) 120 €/pers . Hors boissons (gratuit pour les enfants de -6 ans et réduction de -50% pour les enfants de 6 à 12 ans)

La Cuisine*
Hôtel Royal Monceau Raffles Paris
37, Avenue Hoche
75 008 Paris
Tél. : 01 42 99 88 00
Note : 15/20


Brunch Buddha Bar Hôtel - 75 008 Paris


Ne reste plus qu'à espérer ...

Aujourd'hui, à quatre jours de Noël, c'est l'aspect Brunch du Buddha-Bar que nous appréhenderons !
Si l'aspect décoratif n'aura pas varié d'un iota, que le service se révélera toujours aussi attentionné, et que la musique « estampillée » Buddha-bar planera de table en table, il est évident que ce n'est pas vraiment de ce côté que l'on pourra relever les points faibles d'un lieu qui mériterait pourtant la quasi perfection !
Le buffet ce sera pour les entrées, et les desserts, et le plat se choisira « à la carte » selon cinq plats au choix que vous pourrez déguster de 12h à16h, sans discontinuer. Les boissons, café, thé, chocolat chaud, et jus de fruits frais, seront, bien évidement, inclus dans la formule à 55 € (25 € pour les moins de 12 ans) une formule qui se révélera raisonnable du point de vue tarif, mais un peu light côté disponibilité des produits ! La mozzarella, la roquette, le saumon fumé, le gaspacho, la brochette poulet-artichaut sauce curry, ou celle à la sardine, le taboulé, et la planche de charcuterie, formeront l'essentiel d'une « offensive » un peu désordonnée et par trop clairsemée ! Le cheese burger BBH, viande hachée, oignon rouge, tomate, cheddar, et sauce BBH, et le gratin de macaronis à la truffe noire et jambon, s'inscriront dans le fort honorable sans atteindre, toutefois, la grande séduction ! L'aspect fromages Brie, Camembert, Comté, et chèvre, se conformera « à l'esprit » de ses prédécesseurs, tout comme les desserts qui en tiramisù passion-banane, mousse au chocolat, guimauves violette et passion, tartelettes au citron ou aux fruits rouges, cake au citron ou au chocolat, pain d'épices et cheesecake aux fruits rouges, n'afficheront qu'un panel en réduction du savoir-faire d'un chef pâtissier pourtant assez doué, Guy Dorcel. Ne reste plus qu'à espérer que le « petit » brunch devienne grand, et que le chef pâtissier puisse un peu « délirer » !
Le Brunch 55 €. Mini Brunch 25 € (jusqu'à 12 ans). Le dimanche de midi à 16h.

Buddha-Bar Hotel Paris****
4, rue d'Anjou
75 008 Paris
Tél. : +33 (0)1 83 96 88 88
Note : 12,5/20


mercredi 28 janvier 2015

La Table du Prieur - 78 720 Cernay La Ville


Faudrait-il soigner le corps pour que l'âme s'y plaise ?

S'il devait y avoir une réponse à apporter à la philosophie de Saint François de Sales, c'est, indiscutablement, cette abbaye rattachée à l'ordre des cisterciens en 1147 où le Roi Saint-Louis et Marguerite de Provence se « recueillirent » à la fontaine de Saint Thibaud, dite fontaine « miraculeuse », eu égard à la descendance Royale qui faisait alors bien défaut, qui nous l'apportera ! 
Et si, aujourd'hui, une Austin Healey et une MGA, sur plateau, amenées pour l'émission Direct Auto, se profileront à l'horizon, que le chef, Xavier Désiré, viendra à notre rencontre pour nous saluer, avant que de s'en retourner en ses cuisines, c'est que nous aurons indéniablement changé d'époque ! L'escalope de foie gras poêlée, bouillon de poule, champignons de Paris Montesson, coulis de truffe, impeccablement saisie, les noix de Saint Jacques au Yuzu, bisque de homard, endives et marmelade d'orange, généreuse on ne peut mieux, et les huîtres n°2 perles Impératrice Joël Dubuche toutes en fraîcheur et saveur, nous évoqueront l'excellence de produits hyper bien appréhendés par un chef (et sa brigade) déterminé, et (très) inspiré ! 
Le ris de veau piqué à la réglisse Frégola aux citrons confits, impétueux et révérencieux, la volaille bio black au beurre de cardamone, suprême rôti, cuisse braisée, potiron à l'orange, fenouil, en exposé de sensualité, comment succomber à autant de magnanimité et de sincérité ? Le chariot de fromages frais et affinés, camembert, Chèvre cendré, Mont d'Or, Comté, Cantal, Pont l’Évêque, et Epoisse, s'exprimera dans le raffinement et la sobriété. La pomme et la noisette, pomme rôties sucre vanille, lovés sur son sablé noisette à la fleur de sel, crème glacée à la vanille de Tahiti, éclats de noisettes caramélisées, l'œuf à la neige en millefeuille de tuiles et chutney de mangue fraîche, Passion-basilic, sa sauce caramel-Passion, et le chocolat, biscuit moelleux amande-chocolat, croustillant noisette, onctueux chocolat tonka, crème glacée au Whisky Bailey's, œuvres du chef-pâtissier, Andy Jeanson, ne se conformeront à aucune tradition, mais à la pure réflexion et imagination. Une remise en question de l'art pâtissier qui ne saurait nous effaroucher !
Notre dégustation de Champagne et vin : Champagne de Lamothe, et Saumur AOC Clos Rougeard-Foucault Brezé - 2010, et Domaine de l'Horizon - T. Teibert.
Menu des Convers 55 €. Menu du Prieuré 65 €. Menu du Père Abbé 85 € (en 6 services). Carte : Entrées de 28 à 60 €. Plats de 31 à 39 €. Fromages 12 €. Desserts 14 €.

Restaurent La Table du Prieur
Abbaye des Vaux de Cernay
78 720 Cernay La Ville
Tél. : 01 34 85 23 00
Note : 15/20



A la Châtaigne - 75 008 Paris


Une conviction persistante

La « tête de Maure », adoptée en 1755 comme emblème de la Corse par Pascal Paoli, s'affichera des l'entrée de cette table dédiée à la cuisine de l’Île de Beauté, une table initiée, il y a six ans, par Vesna Grimaldi. Le rideau blanc à anneaux marquera d'entrée de jeu le « territoire », et le répertoire d'I Muvrini de charmer (ou d'agacer, ce sera selon), dans une ambiance de fauteuils tressés et peintures sur carton en couverts, sceau et coupes à champagnes, signées Yannick … L'assiette de charcuterie, jambon, coppa, Lozo et saucisson Corses of course, et la terrine de sanglier, pain grillé, oignons confits au miel et moutarde à l'estragon, se caleront dans la séduction de produits labellisés. 
La côte de veau, hyper rosée, au miel, pommes miettes et compotée de figues, la côte de cochon fermier, dorée à la Pietra, poêlée de crosnes à la sariette, et le poêlon de Saint Jacques, ses gambas aux légumes, aubergines, courgettes et pancetta grillée, tout cela procédera d'un joli tour de main et d'une conviction persistante, la satisfaction du client. L'aspect desserts, fiadone au Brocciu, une (sorte de) flan tiède à la mode Corse, la variation autour de la châtaigne en moelleux, en confit, en crème, et le pain perdu des Maures, sur base de brioche aux noix et raisins secs, ne risquera pas de décevoir, mieux encore, il pourrait bien surprendre les âmes totalement « dévouées » aux plaisirs pâtissiers !
Notre dégustation de Champagnes à la coupe : Bollinger Brut rosé et Spécial Cuvée.
A l'apéritif ou à partager de 22 à 24 €. Les entrées de 10 à 22 €. Les plats de 19 à 26 €. Les fromages 10 €. Les desserts de 9 à 11 €.

A La Châtaigne
22, rue de Miromesnil
75 008 Paris
Tel. : 01 40 07 90 85


Note : 13/20

Le Gallièra - 75 116 Paris


Une valeur sûre !

Un chef qui aurait fait ses « classes » au Fouquet's, chez Robuchon, Ladurée, et me dira-t-on, chez Hélène Darroze, méritera que l'on s'y intéressât ! 
Serge Boyer, le boss depuis trois ou quatre années, ne s'y serait pas trompé ! Dans son décor de brasserie design, une brasserie-hybride comme il se plaira à la qualifier, aux « relents » cinématographiques par photos en noir et blanc interposé, du noir, du gris, du mauve, du rouille, des fauteuils cloutés, et des guéridons alignés, on ne se laissera pas emballer sans avoir à sa cuisine goûté ! Le pâté en croûte maison, impeccablement interprété, tout en tiédeur et volupté, et le foie gras de canard mi-cuit maison aux fruits secs, ne s'inventeront pas, ici ils se découvriront dans toute leur sensualité. La côte de veau sous la mère, environ 350 à 400 gr de chair, (pas assez) rosée, son jus réduit, ses légumes frais du jour, sa purée, l'entrecôte de Salers, pas trop imposante avec ses 250 gr, ses frites, sa sauce Béarnaise et le carré d'agneau rosé à cœur, tout cela nous laissera à penser qu'une brasserie peut s'inscrire dans la durée. L'assiette de fromages, Sainte Maure, Camembert, Comté, et Saint Nectaire, se forgera une belle place dans cet instant de convivialité. Le mi-cuit au chocolat noir, glace crème brûlée, la crème brûlée à la vanille Bourbon, la mousse au chocolat du Gallièra et le crumble aux pommes développeront de beaux efforts pâtissiers sans toutefois nous faire basculer dans le délire, un instant révélé qui, malgré tout, aura quelque peine à s'inscrire dans la totale séduction !
Notre dégustation de vin : Meursault - Les Corbins - Michel Picard - 2007.
Suggestions du jour de 7 à 19 €. Carte : Entrées gourmandes de 7,50 à 18 €. Salades composées de 14,50 à 16,50 €. Les saveurs de 14,50 à 24 €. Viandes de 17 à 24 €. Desserts de 6 à 9 €. Menu enfant 11 €.

Le Gallièra
15, avenue Pierre 1er de Serbie
75 116 Paris
Tél. : 01 47 20 82 06
Note : 12,5/20


lundi 26 janvier 2015

La Gazette - 75 116 Paris


Un kitch très eighties !

Depuis le temps qu'ils en rêvaient, Hugo et François, deux « inséparables » issus du (petit) monde de la restauration (Costes, notamment), auraient pu se décourager !
Ici « régnait » un resto Thaï, Madame Shawn, et avant lui le premier bistrot de Guy Savoy, et depuis l'appartement d'en face, chez son ami, François se plaisait à rêver qu'il pourrait l'acquérir un jour ! Les dieux de la gastronomie les auront finalement exaucés ! Côté déco, du bleu pétrole, du doré, des fauteuils de velours, d'autres façon corail, des colonnades, et une moquette façon « plume d'autruche », l'ambiance se calera entre un kitch très eighties et les références du XXIème siècle …
Le risotto de perles du Japon, champignons de saison, onctueusement révélé, le foie gras poêlé au verjus, et le mi-cuit de thon au graines de sésame, s'inscriront dans l'excellence de produits frais (très) bien appréhendés ! Le « Château » de bœuf, sa Béarnaise, ses frites maison, le Home burger, sa galette de fenouil, sa poire pochée, il ne nous en faudra pas beaucoup plus pour apprécier à leur juste valeur, les qualités d'un chef expressif et non répressif. Côté desserts, la brioche perdue aux framboises, sa glace pistache, le plus abouti, le Pavlova passion et framboise, et le baba au Rhum, tout cela nous évoquera un savoir-faire indéniable et un souci de la mise en scène pour le moins apprécié.
Notre dégustation de vins au verre : Chablis Michel Laroche - 2013 et Viognier - Domaine des Salves Pays d'Oc - 2013.
Ardoise le soir de 9 à 28 €. Menus déjeuner 19 et 24 €. Menu déjeuner de 19 à 24 € (changement tous les jours). Carte : Entrées de 11 à 18 €. Plats de 19 à 39 €. Fromages du Marché 12 €. Desserts de 4 à 12 €.

La Gazette
28, rue Duret
75 116 Paris
Tél. : 01 45 00 45 20
Note : 13,5/20


La Bonne Heure - 75 017 Paris


Dans le (bon) sens des aiguilles !

Décidément, ce quartier des Batignolles nous surprendra toujours ! L'essentiel de notre démarche, ce bistrot « calé » au coin de la rue Brochant, qui, depuis Claude, son initiateur, vivra à la bonne heure et au bon rythme ! 
L'ambiance ? Des murs de briques, des photos en noir et blanc, des chaises bistrot, des ardoises pour les « offres » du jour, et puis des pendules de partout, année 70, en formica, de gare, de bateau, ou de Mairie ! Une collection à faire (presque) pâlir de jalousie Big Ben ! Édouard, le fils (sa sœur Camille ayant pris les rennes de la « version » Londonienne), mènera, en l'absence de son père, l'affaire dans le « bon » sens des aiguilles de l'horloge ! L'œuf au plat façon Piperade, le foie gras mi-cuit, caramel au Porto, et la terrine (à volonté) de foie de volaille maison, prescriront l'esprit de la maison, générosité et sensibilité !
Le gratin de Macaronis au vieux jambon et Beaufort, en poêlon, s'il vous plaît, le tartare de bœuf au couteau, ses pommes grenailles, et les Saint Jacques, et gambas poêlées, sauce Homardine, riz Basmati, pas le plus séduisant soit dit en passant, ne désarmeront pas côté saveurs, et produits ! 
Rien à redire, et surtout, (presque) rien à reprocher ! Et si le bonheur, c'est de savoir que la bonne heure existe, la boîte à fromage de la Mère Dubois (joliment reproduite), et tous les desserts, crème brûlée à la vanille, tarte au chocolat aux noix de Pécan, clafoutis aux fruits de saison, et baba au Rhum, caramel à l'orange, dévoileront d'indéniables qualités, mais non sans une certaine instabilité notamment côté baba (en nette régression depuis notre précédent passage), et clafoutis, pas franchement désarmants !
Notre dégustation de Champagne et vins au verre : Deutz, Touraine Petiot Domaine Vincent Ricard - 2013 et La Demoiselle de Sigalas - Bordeaux - 2010.
Formules 29,50 et 36,50 €. Formules déjeuner 19,50 et 24 €. Entrées 10 €. La plancha 12 €. Plats
21 €. Desserts 10 €. Menu enfant 12 €.
Ouvert tous les jours midi et soir.

La Bonne Heure
11, rue Brochat
75 017 Paris
Tél. : 01 46 27 49 89
Et 31, Abbeville Road
SW4 9LA Londonienne
Tél. : 020 34173056
Note : 12,5/20


dimanche 25 janvier 2015

Miam - 75 008 Paris


Plutôt expressif

Alexandre et Hugo, Hugo et Alexandre, un binôme qui se serait rencontré au Pershing Hall, un hôtel***** à la mode U.S du quartier des Champs, où l'un œuvrait en tant que Directeur de salle et l'autre en second de cuisine (après un passage chez Lignac dans le XVème). 
Des velléités d'indépendance, et l'opportunité qui se présentera (la cessation d'une licence d'établissement de nuit) les engageront à l'ouverture d'une table « raisonnable » (surtout niveau prix) basée sur la qualité et la simplicité. De l'ambiance actuelle de tons gris, noir et mauve, banquettes de velours rayé, fauteuils imprimés et petits spots disséminés, il ne restera bientôt plus grand chose, puisque leur architecte aura (sur le papier) revu et corrigé le lieu pour l'alléger et l'éclairer, projet qui devrait bientôt s'exprimer pour le plus grand plaisir de la clientèle ! Côté carte, du light apparemment, mais peaufiné et bien emballé ! 
Un velouté de topinambours, sa mouillette de foie gras poêlé, un œuf mollet frit, ses champignons des bois (en ce moment des pleurotes), et une tartare de daurade à l'huile de vanille pas vindicatif mais plutôt expressif. L'entrecôte, environ 300 gr, origine Française, sa purée maison, les Saint-Jacques, origine Bretagne, purée de patate douce à la citronnelle, et les coquillettes au jambon, leur crème de Comté, confirmeront l'humilité et la sensibilité d'un chef (réellement) bien intentionné ! Et bien que la mousse au chocolat fût maison, la tarte citron (non meringuée) à la (pointe de) citronnelle et, le Paris-Brest, quant à eux issus d'un pâtissier voisin, ne sauront imposer une vraie personnalité ! Dommage que de n'y avoir pas pensé !
Notre dégustation de Champagne et vin : Janisson et Fils, et Chablis - La Marche du Roi - blanc- Jean Durup - 2013.
Entrées de 12 à 15 €. Planches de 13 à 17 €. Plats de 13 à 27 €. Desserts de 9 à 11 €.
Menu midi en semaine 19 € (entrée/plat ou plat/dessert) et 24 € (entrée/plat/dessert).
Ouvert du lundi midi au samedi soir.

Miam
72, boulevard Malesherbes
75 008 Paris
Tél. : 01 45 63 22 62
Note : 12,5/20


Les 4 Saisons - 75 008 Paris


Des projets plein les yeux …

Du haut de ses « quatre saisons » cette brasserie-bar à vins n'aura pas historiquement la capacité de remonter au-delà de 1998 ! Dommage qu'« ils » n'aient pas fouillés jusqu'aux origines du lieu ! Pascal et Christophe, des projets plein les yeux, deux anciens d'Hélène Darroze (il y a longtemps, préciseront-ils), bien « forgés » à l'art de la restauration, s'investiront suffisamment pour que l'on comprenne qu'il y aura là du « vécu » ! Le panier de nems au poulet, de samoussas au bœuf, au poulet et aux légumes de la mère de Christophe, vaudra, à lui seul, le détour ! Le foie gras de canard « maison », compotée d'oignons roses (très) généreusement servi, se conformera aux critères des plus aboutis, tout comme le parmentier de canard, et le lapin aux olives vertes, gratin Dauphinois. 
Quant au tartare à l'Italienne revisité par le chef, ketchup , oignons, jaune d'œuf (une belle erreur en somme !), copeaux de Parmesan, une version très personnalisé mais pas (trop) conforme, il se verra renvoyé à son initiateur sans trop de ménagement ! La coupe au couteau, les tomates séchées et l'huile d'olive, en seront totalement absents ! Côté pâtisseries, pour le plateau présenté par Marinette, notre serveuse, l'on se prendra à rêver qu'il pourrait se dévorer en quelques coups de cuillère ! La Tatin, le tiramisù, la mousse au chocolat et la crème brûlée (un poil liquide), n'auront pas franchement besoin de se contorsionner pour nous séduire !
Notre dégustation de champagne et vin au verre : Nicolas Feuillate Grande Réserve et Petit
Chablis - 2008.
Plats de saison : Entrées de 7,90 à 17,90 €. Plats de 16,90 à 24,90 €. Carte : Entrées de 6,50 à 21 €. Salades gourmandes 15,50 à 17,20 €. Pâtes 15,90 €. Viandes de 16,90 à 24,90 €. Burger maison de 16,50 à 18,50 €. Poissons de 17,80 à 19 €. Snack de 12 à 13 €. Fromages de 6 à 16,50 €. Desserts de 6,50 à 9,50 €.
Ouvert tous les jours midi et soir. Happy Hours de 16h à 19h.

Bistro les 4 saisons
268, rue du Faubourg Saint Honoré
75 008 Paris
Tél. : 01 42 12 99 15


Note : 12,5/20

Dix-Huit - 75 017 Paris


Une identité bien appréciée

On aura, ici, eu soin de passer le « passé à la trappe », et de revisiter l'espace qui, du Giorgio (le prédécesseur fort apprécié avant qu'il n'appliquât une politique tarifaire suicidaire), ne se sera pas franchement inspiré ! 
Les tons jaune, gris et blanc, s'effaceront derrière un mikado géant, des miroirs en soleil d'osier, ou sous des suspensions prêtes à s'envoler, une manière d'associer des tons pas très gais à une ambiance un poil aseptisée, manquant, à mon goût, quelque peu de personnalité !
L'œuf à basse température (presque au plat, pour être clair), ses champignons de saison et son émulsion de chanterelles, une alchimie (très) positive, et l'assiette de charcuterie dite « à partager », bœuf Wagyu séché, porc Ibérique (elle eut été parfaite pour une seule personne), s'inscriront dans le bien pensé voire le peaufiné. La canette de Challans, jus aux cinq épices, sa tombée d'épinard frais sautés, rosée à cœur, et la pluma Ibérique mijotée pour deux, légumes de saison en poêlon couvert, dévoileront des produits recherchés, justement saisis, et une identité bien appréciée, celle d'un chef, Aaron Isim. 
Côté desserts, le domaine privilégié du pâtissier, Nicolas, le second de cuisine, le moelleux aux marrons, crème de châtaigne, et puma miso, un délice de saveurs mêlées, la galette au potimarron, espuma miel et cardamone, sa glace au pain d'épices, et la crème citron et kalamansi, physalis et meringue Italienne en touches dispersés, il ne faudra pas s'étonner si vous décidiez de prolonger l'effet et d'en requérir une autre « tournée ».
Notre dégustation de vin : Château Carbonnieux - Pessac Léognan - Grand cru classé de Graves - 2010.
Menus déjeuner 19 et 24 €. Carte : Entrées de 9 à 24 €. Plats de 19 à 55 €. Desserts de 9 à 13 €.
Fermé samedi midi et dimanche toute la journée.

Dix-Huit
18, rue Bayen
75 017 Paris
Tél. : 01 53 81 79 77
Note : 13/20


Diner Bedford - 75 007 Paris


Révélateur et pas frondeur

L'«  heure Américaine » aura sonnée (en ce 5 Janvier) en plein VIIème, à deux pas de l'Avenue Bosquet, un Dener au parquet gondolé, comptoir planché, coins banquettes style tram de seconde classe alignés, et musique de Juicy J envahissant à souhait ! 
On lui préférera, quant à nous, le coin « salon » beaucoup « aisé », banquette de simili, table basse, et distributeur de serviettes en papier, le tout « arrosé » de Viognier, et Petit Chablis (presque) à volonté ! Le mix tapas, sticks, mozza, onion rings, fried chicken et sauce BBQ, pour deux, mais « étendu » à trois, fera référence en la matière. 
Le bacon cheese Burger, buns, bacon, cheddard, tomate, oignons, french fries, révélateur et pas frondeur, la salade little Italy, mozza, roquette, jambon de Parme, Parmesan, et tomates cerises, et le fish & chips, ses frites, acceptable et raisonnable, n'atteindront certes pas la recette de la vérité, mais il nous faudra bien reconnaître qu'elle fonctionnera avec une clientèle plus soucieuse de l'atmosphère à la mode U.S que de la perfection côté mets ! Côté desserts, le cheesecake de chez Rachel's (un choix judicieux), le crumble de fruits rouges, le French toast (une sorte de pain perdu) et la tarte au citron meringuée, s'inscriront en s’imprégnant de l'ambiance dans la séduction de papilles pas trop exigeantes.
Tapas de 4 à 10 €. Burger de 7 à 15 €. Soup of the day 6 €. Fish & chips 14 €. N.Y Hot Dog 5 €. Baggels de 5 à 15 €. Eggs de 10 à 13 €. Salads de 12,50 à 15 €. Smothies 5 €. Desserts de 3,50 à
7 €.
Happy Day 17h-20h. Saturday & sunday Brunch 20 et 22 €.

Diner Bedford
12, rue du Champs de Mars
75 007 Paris
Tél. : 098-385-0653

Note : 12,5/20

vendredi 23 janvier 2015

Un Dimanche à Paris - 75 006 Paris


Une cuisine hautement inspirée !

Notre « aventure » culinaire du jour passera par le cour du Commerce Saint André, au cœur de Saint Germain-des-Près, face au « mythique » Procope (de sinistre mémoire, tout de même), ses pavés « défoncés » et ses touristes « égarés » en quête de découvertes « commandées » ! 
Mais, entre deux cours à découvrir, un salon de thé, et le quartier Odéon on ne peut plus vivace, il est une table que nous affectionnerons tout particulièrement, celle du fils d'un chocolatier de renom, Pierre Cluizel, son initiateur, qui, avec un grand bonheur, aura su se saisir de l'opportunité d'un Paris historique, une enceinte datant de 1210, et du Roi Philippe Auguste, pour créer « son » espace tout à la fois restaurant, lounge, boutique, et école de cuisine ! Ici, la cuisine inspirée par l'épice de cacao, œuvre de Jean-Pierre Julien, le nouveau chef Réunionnais (qui se sera éclipsé au moment de la photo), tout en inventivité, fidèle au rythme des saisons, donc évolutive, nous aura convaincu que l'on ne saurait l'ignorer ! 
Le cru et cuit de champignons, sa roquette toute en générosité, œuf mollet, vieux Comté, chips de pain au cacao, la tourte de gibier, son jus de viande épicé au chocolat pur Ghana, pousses de salade dites amères, carottes croquantes, et la crème de châtaignes, sa mousse de lait aux noisettes, sa brioche à la fleur de sel et copeaux de chocolat, façon cappuccino, l’œuvre du chef, ravira nos papilles bien au-delà de nos attentes ! Les gambas rôties au grué de cacao, ses légumes Bretons en infusion de thé au chocolat, la noisette de biche poêlée, purée de céleri et (lamelles de) truffe noire et le trio de pavé d'espadon à la plancha, ananas en confit (un peu trop présent), et fondant à l'anis, perpétueront l'effet. Mais ici, c'est l'aspect desserts pour lequel il faudra se réserver, celui du chef Nicolas Bacheyre, qui vous obligera à vous déplacer vers l'espace boutique pour sélectionner les « modèles » pâtissiers tous plus « pervers » les uns que les autres, des modèles près à vous faire succomber ! Ainsi le Paris-Brest, le millefeuille vanille façon pyramide Mexicaine, l'éclair caramel, et le lacté, une Daquoise noisette, crème noisette, mousse chocolat et caramel beurre salé, dévoileront-ils tous leurs atouts sans révéler pour autant leurs secrets !
Menu du Marché : Entrées 13 €. Plats 23 €. Carte du déjeuner : Menus du marché 25, 27 et 31 €. Carte : Entrées de 13 à 19 €. Plats de 22 à 28 €. Desserts de 7 à 11 €.
Brunch le dimanche.

Un Dimanche à Paris
4-6-8 cour du Commerce Saint André
75 006 Paris
Tél. : 01 56 81 18 18

Note : 14/20

mardi 20 janvier 2015

François Félix - 75 008 Paris


Il l'aura à ce point inspiré !

Et dire qu'il faudra remonter (quasiment) au temps de la révolution, en 1788 très précisément, où l'hôtel d'Aumont se verra acquis par François Félix Dorothée de Berton des Balbes de Crillon, 4ème Duc du nom, et 3ème de Mahon, pour voire engager la « folle aventure » du François Félix qui, en 2011, fera table rase du passé et se « vêtira » d'une nouvelle robe « taillée » par Richard Lafont, le décorateur révélé.
Le proche voisinage du Crillon l'aura, à ce point, inspiré qu'il se sentira pousser des ailes et aura souhaité lui ressembler ! Les six escargots, des gros (de Lyon ?), faits maison, leur persillade, l'assiette de jambon Ibérique Bellota, 36 mois d'affinage, un super Pata Negra « sous la chandelles » (pour le réchauffer ?), et le foie gras de canard mi-cuit maison, généreux on le serait à moins, sa confiture d’Églantine, tout cela augurera d'un soin bien particulier. L'entrecôte, environ 300 gr, juste grillée, le fish & chips, sans le journal, sa sauce tartare, ses frites maison en panier, et le burger Californien, travers de porc confit, coleslaw, ne désarmeront pas d'une offensive culinaire menée tambour battant ! De quoi réveiller les papilles les plus aseptisées ! Côté desserts, la crème brûlée vanille Bourbon cuite au four, la galette des Rois, et le baba au Rhum, sans vraiment marquer le pas, n'auront pas cette opiniâtreté, ce petit supplément d'âme, que l'on aurait pu imaginer eu égard à tout ce qui précédait !
Notre dégustation de champagne et de vins au verre : Louis Roederer, Chassagne Montrachet - Vincent Girardin - 2011 et Châteauneuf-du-Pape - Les Mémentes - 2012.
Suggestions du jour de 10 à 24 €. Petits festins à partager à partir de 16 h de 10 à 24 €. Entrées de 10 à 24 €. Grandes salades de 17 à 22 €. Burgers de18 à 21 €. Plats chauds de 19 à 31 €. Clubs sandwichs de 18 à 20 €. Desserts de 9 à 12 €.
Du lundi au dimanche de 07h00 à 2h00.

François Félix
9, rue Boissy d'Anglas
75 008 Paris
Tél. : 01 42 65 04 05
Note : 13/20