dimanche 29 mars 2015

Le Dôme du Marais - 75 004 Paris


Chez ma Tante ?

Quel rapport, me direz-vous, entre la réouverture en 1777, par le Roi Louis XVI, du Mont de Piété initié au sein de bâtisses appartenant au Marquis de la Grange et à Joly de Fleury, procureur général, et le Dôme du Marais coiffé de sa coupole à décor de caissons, et rosaces, dont, « l'oculus diffusait un éclairage zénithal néo-classique » ? 
Tout simplement, le Dôme n'est que l'ancienne salle des ventes de « chez notre Tante » fermée sept décennies durant et rouverte il y a quatre ans à peine avec une ambiance revisitée et « allégée » toute de dorures sublimées, de fauteuils (à haut dossier) et banquettes de velours gansé bois brûlé, et d'une expo photos en noir et blanc signée Lee Geffries, qui, compte tenu de la précédente « empreinte » du lieu, n'affichera, par respect pour eux, que des « nécessiteux » !
Le carpaccio de daurade épais, recommandé par Yohann Aicardi (l'associé de Camille Jenton, l'initiateur du lieu), ses légumes croquants, citron vert et gingembre, sur ardoise exposé, tout en saveurs et légèreté, le foie gras de canard maison, son miso blanc rigoureux et pas soucieux, et la Burrata des Pouilles, ses grappes de tomates cerises confites, onctueusement initiée, ne décevront pas même les plus sourcilleux ! 
Le filet de bar de ligne à l'unilatérale, sa tombée d'épinards frais, impeccablement saisi, le tartare de bœuf au couteau façon « Lôc Lak », à la Thaï, ses pommes de terre grillées, une découverte non contestée mais plutôt appréciée, et la pluma de cochon Ibérique, espuma de pommes de terre ratte, son caramel de saké, vertueuse et cajoleuse, c'est toute la sensibilité d'Alexandre Boyenval, le chef, qui s'exprimera ici avec des produits dont la traçabilité fera la fierté du trio d'associés !
Le tiramisù au spéculoos, son caramel beurre salé, la tarte au citron, meringue légèrement mentholée et l'omelette Norvégienne flambée au vieux Rhum, sa pomme acidulée (on regrettera qu'elle ne fut pas plus envieuse), clôtureront un instant délicieusement interprété par un chef (très) prometteur …
Notre dégustation de vins au verre : Fruit défendu V.D.P Hérault Domaine Magelan, Chablis 1er cru cru Fourchaume la Chablisienne.
Déjeuner du jour : Plat du jour 18 €. Formules 25 € (entrée du jour/plat du jour ou plat du jour/dessert du jour) et 29 € (entrée/plat/dessert). Carte : Entrées de 9 à 19 €. Plats de 21 à 35 €. Desserts de 8 à 12 €. Formule brunch dimanche 30 €.
Ouvert tous les jours de 12h à 14h et de 12h à 22h . Salon de thé dans un jardin d'hiver de 12h à 18h.

Le Dôme du Marais
53, bis rue des Francs Bourgeois
75 004 Paris
Tél. : 01 42 74 54 17
Note : 14/20



Le Bistrot d'Yves - 75 017 Paris


Seraient-ils devenus fous ?

Exit le Yayin, et sa (bonne) cuisine Israélite (du casher pur jus), et bienvenue à Yves, un gourmet dans l'âme, « voltigeur » à ses heures (il saute en parachute, la preuve en est affichée dans ses toilettes), qui assurera toute la « maintenance » du service en salle, et, derrière le comptoir.
Côté déco, si l'ambiance se sera vu légèrement revisitée pour se recentrer sur les tons gris et Bordeaux (en attendant un plafond isolant pour les décibels), l'essentiel sera dans l'assiette. La poêlée forestière, des Eyregii (de la famille des cèpes), sur lit de brouillade d'œufs, toute en légèreté, le tartare de la mer, thon et saumon, au citron vert et Combava, et le gratin de courgettes et tapenade d'olives pimentées devraient combler les fans de cuisine simplement, mais efficacement exprimée ! « Du produit frais, et rien que » vous lancera Yves en évoquant notamment son maraîcher préféré … L'entrecôte, environ 250 gr, « Irish-cut » (une découpe dans la longueur) aux herbes, sa pomme paillasson, sauve Béarnaise, le confit de canard, ses pommes fondantes, et le tartare de bœuf (en forme de Dôme), ses frites fraîches, s'inscriront dans le soigné, sans toutefois verser dans la (grande) générosité ! Le mi-cuit caramel beurre salé, une « tuerie » selon Yves qui n'aura pas tort d'en être persuadé, la crème brûlée à la vanille des Îles et la tartelette citron et menthe (le dessert du jour) confirmeront l'idée selon laquelle un chef peux, même dans un (simple) bistrot de quartier, détenir une certaine maîtrise ! Il nous fallait vous le communiquer !
Notre dégustation de vins au verre : Menetou-Salon AOC Domaine Loye - rouge - 2012 et idem en blanc - 2013.
Marché du jour 21,50 € et plat du jour 16 €. Formules 24,50 € et complète 32,50 €. Entrée seule 8,50 €. Dessert seul 8,50 €.
Ouvert du Lundi au vendredi midi et soir, et le samedi soir.

Le Bistrot d'Yves
33, rue Cardinet
75 017 Paris
Tél. : 01 43 80 63 60
Note : 13/20


La Guinguette de Neuilly - 92 200 Neuilly-sur-Seine


Esprit (guinguette) es-tu là ?

Si les week-end vous ne supportez plus l'air vicié de Paris, si la foule des grands magasins (et pas que) vous ferait fuir les « jambes à votre coup », il est une méthode conseillée, que dis-je, recommandée, le déjeuner hors contexte sur une île, au beau milieu de la Seine, celle de la Jatte pour ne pas la citer, qui réunirait (presque) tous les suffrages, et les avantages ! 
Et même s'il ne sera pas (trop) compliqué de s'y garer, qu'ici le voiturier ne saurait s'imposer (simplicité oblige), force sera de reconnaître que le lieu se suffira à lui même ! Merci Marie-Noëlle, pour cette empathie naturelle et cette simplicité fort appréciée ! 
La terrine retour du marché campagne à la pistache, son chutney à l'oignon rouge, ses mini cornichons, le carpaccio de maigre, bar, huile d'olive et moutarde de Meaux, et la friture de crevette Torpedo (pas maison, précisera l'ardoise, une honnêteté pas si répandue au jour d'aujourd'hui), s'inscriront dans l'esprit d'un lieu dédié à la sincérité ! Pas de la grande volupté, certes, mais du bien pesé, de la rusticité et une pointe d'humilité ! La « recette » fera son effet ! L'entrecôte, environ 300 gr, ses frites (pas tout à fait maison, est-ce à dire préparées, découpées et lovées prêtes à cuire par un spécialiste), et sa Béarnaise maison, le foie de veau épais hyper rosé, sa tombée d'épinards frais, et le fish & chips de lieu jaune, ses frites, sa sauce tartare maison, suffiront amplement à suggérer l'esprit guinguette (quoi qu'en disent certains internautes mal léchés !). 
Le pain perdu, filet de caramel beurre salé, boule de glace caramel beurre salée, le baba (pas maison) au Rhum Saint-James, sa crème montée à la vanille, la mousse maison au chocolat Valrhona, et le sablé, sa crème montée à la mascarpone, ne manqueront pas de surprendre même les papilles les plus critiques !
Formule déjeuner de la Guinguette 22 €. Ardoise de 8 à 12 €. Plats de 16 à 70 €. Desserts de 7 à
13 €.
Ouvert tous les jours.

La Guinguette de Neuilly
Île de la Jatte
12, boulevard Georges Seurat
92 200 Neuilly-sur-Seine
Tél. : 01 46 24 25 04
Note : 13/20


Saperlipopette ! - 92 800 Puteaux


Commis d'office …

Ce devait-être le pari un peu fou d'un « trublion » cuisinier (un peu déjanté, avouons-le) issu de la téléréalité, et de son « associé » (côté médias, mais pas sur le papier) Hakim Gaouioui, qui, tout comme le temps d'une gestation, aura mûrement évolué pour « naître » à Puteaux le 16 Octobre dernier (inauguration le 17 Novembre). 
En terme plus explicites, Norbert Tarayre n'en sera pas le propriétaire, mais il aura « associé », dixit l'intéressé « son image, et son nom, en tant que consultant pour former et diriger la brigade » ! Un point, c'est tout ! Aujourd'hui, c'est à Yoanne Flament et Kévin Mateos, les deux chefs exécutifs, de « veiller » au choix du bon grain !
Côté déco, le style lounge appuyé, bibliothèque murales en casiers révélés, fauteuils de velours gris souris sur parquet vieilli, table massive veinées et craquelées et caves translucides éclairées, sera de mise. On « goûtera » tout autant l'accueil de Rebecca, une Bordelaise « déplacée » sur la Capitale, qui se fera le chantre raisonnable d'un lieu au charme indéniable !
La terrine de lapin au foie gras assez « fermement » appréhendée, mais gustativement affirmée,
l'œuf bio mollet, émulsion au sel fumé, onctueux si ce n'est voluptueux, et la marinade Galanga, chop suey de légumes, ses trois (mini) gambas, mériteront une appréhension réfléchie et mesurée sans toutefois, navré de vous décevoir, atteindre des sommets ! 
Après une longue (beaucoup trop, environ ½ heure entre chaque plat) attente (certains pourraient d'ailleurs s'en offusquer, d'autant que le personnel trop nombreux, et pas assez « participatifs », fera défaut côté efficacité), la côte de veau, origine France, hyper rosée, bien épaisse (environ 300 gr), sa sauce moutarde, sa « pomme mousseline », le parmentier de canard braisé d'Auvergne, sa salade au magret fumé, et la volaille jaune en « croûte de moelle » comme ils disent, légumes à la sauce poulette moutarde (un peu lourde, soit dit en passant, mieux aurait valu, par exemple, des frites de panisse ou une mousseline de panais), il n'en faudra pas plus pour se caler sur une conviction, l'âme de Norbert Tarayre ne planerait-elle plus que sur la une de la gazette ?
Le choux à la crème, sa (mini) boule de glace vanille (parfaitement improbable entre pâte à choux et crème), noisettes caramélisées et caramel beurre salé, la bavaroise mangue, cœur coulant passion, certainement la plus aboutie, et la sphère chocolat, banane et fruits de la passion, pas si passionnante qu'on aurait pu l'envisager, feront montre d'un manque de subtilité évidente, nous laissant quelque peu perplexe ! On aura compris que l'image du chef « consultant » médiatisé serait ici outrancièrement utilisée jusqu'à figurer sur toutes les tables du lieu ! Si vous ne l'aimez pas vous serez servi ! Et que penser, alors, de l'édito « signé » par le chef trublion du paf ?
Notre dégustation de Champagnes et vins au verre : Nathalie Falmet - Tentation Rosée - Rosée de Saignée et Thienot Brut Rosé, Viognier Louis Chèze - 2011, Châteauneuf-du-Pape - Mont-Redon - 2009 et Chablis 1er Cru - Domaine des Malandes - 2013 et Saint-Julien - Étoile de Bacchus - 2009.
Menu Saperlipopette 48 €. Carte : Entrées de 16 à 18 €. Plats de 24 à 72 €. Desserts 10 €.
Ouvert tous les jours de 12h à 23h. Voiturier.

Saperlipopette !
9, place du Théâtre
92 800 Puteaux
Tél. : 01 41 37 00 00
Note : 13/20


lundi 23 mars 2015

Le Café Pouchkine crée l'œuf Roza Yava pour Pâques



Les traditions russes du Café Pouchkine apporteront joie et festivité à vos célébrations de Pâques.


Damien Piscioneri, le chef pâtissier du Café Pouchkine crée cette année un œuf aux allures de fleur composé de chocolat noir avec fritures, d'œufs pralinés et de truffes.

Une inspiration printanière à déguster en famille pour célébrer la fête chrétienne la plus importante pour les russes et qui symbolise aussi le retour des beaux jours. C’est l’occasion pour les familles de perpétuer les traditions et de se réunir autour de grands mets. Gaité, réjouissance et régal s’entremêlent en ce jour particulièrement festif.


Prix: 39 €



L'autre incontournable des fêtes de Pâques sont les cloches. Le Café Pouchkine vous propose les cloches Vasily en référence au nom de la célèbre cathédrale de la place de Moscou.
Chocolat blanc, au lait ou noir avec fritures, les cloches du Café Pouchkine sauront satisfaire vos papilles.

Prix: 34€



Café Pouchkine
155 Boulevard Saint Germain
75006 Paris
09 67 28 58 44



Pâques 2015 - Qui de l’œuf ou de la plume… ?



Nicolas Bacheyre, Chef Pâtissier-Chocolatier d’Un Dimanche à Paris, a eu l’idée cette année de réunir Œuf et Plumes dans une composition artistique et contemporaine « Tout Chocolat ».

Œufs en Chocolat blond aux saveurs caramélisées, plumes en chocolat noir 70% de cacao, friture et petits œufs à l’intérieur.

4 tailles :

Petit :  154 g 29 €
Moyen : 209 g 37 €
Grand : 352 g 67 €
Maxi : 712 g 89 €


Un Dimanche à Paris
4-6-8 cour du Commerce Saint André
75 006 Paris
Tél. : 01 56 81 18 18
www.un-dimanche-a-paris.com




Crédit photo : Thuriès Gastronomie Magazine, Pascal Lattes



dimanche 22 mars 2015

Chez Françoise - 75 007 Paris


Autre époque, autre destinée !

Comment pourrait-on imaginer qu'en 1949, ce lieu fut la table de tous les voyageurs en attente (de départ) pour l'aéroport d'Orly ? Difficile de l'estimer, sauf que, lorsque j'étais gamin, mon père m'y déposait pour mon envol vers la Côte d'Azur !
Notre arrivée se fera « escortée » par des motards toute sirène et gyrophare dehors (pas pour nous, je vous rassure) jusqu'aux escaliers menant au « saint des saints », l'antre de Pascal Mousset, le maître des lieux, celui qui, depuis Mars 1993, veillera à la destinée d'une table qui était tombée en désuétude !
Velours chocolaté clouté, coin alcôve en discrétion lovés, fauteuils mastic, ou Mathusalem de Martini affiché (photographié par nos soins dans les bras de Yassine, le successeur d'Ali), et puis, Pascal Mousset s'activant et prenant commande, tout comme son chef, Philippe Leglise, toute toque dehors, qui donneront une réelle impulsion au lieu en venant s’enquérir du bien-être de leurs convives souvent, il faut bien l'avouer, des « politiques » (proximité de l'Assemblée oblige) !
Le carpaccio de noix de Saint-Jacques de Normandie, confiture de citron de Menton, impeccablement interprété mais, pardonnez-moi chef, un peu trop « chargé » en citron, les brouillade d'œuf à la truffe, voluptueuse et ravageuse en diable, et le tartare de thon rouge, sauce tonnato, piment d'espelette, auront, certes, les mots pour le dire mais, pareillement, les saveurs pour séduire ! La noix de ris de veau rôtie (un poil trop saisie), sa tombée d'épinards frais, le faux-filet de bœuf Limousin poêlé, sa sauce Béarnaise, ses frites maison, et la poule au pot farcie, bouillon, carottes, navets, pommes de terre façon pot-au-feu, confirmeront le don de ce chef tout en discrétion et révélation …
La panna cotta aux marrons glacés, la crêpe Suzette sur guéridon préparée par Yassine avec l'orange en fourchette pressée, fond de citron, beurre à la motte, et le millefeuille « effeuillé » (façon tombeau de Napoléon), à la vanille de Madagascar, une tuerie pâtissière, un petit quatre quart finement tranché pour le café, et nous voilà propulsés sur la planète des gourmandises concoctées par Arbib Sellim, le jeune chef pâtissier, un petit surdoué du millefeuille, notre préféré, faudra-t-il le préciser !
Notre dégustation de Champagne et de vin : Henri Abelé rosé et Baron de L Ladoucette - 2009.
Menu du jour : Entrées du jour de 28 à 36 €. Plats du jour de 28 à 32 €. Dessert du jour 12 €. Menus : Entrée du jour 10 €. Plats du jour 20 €. Dessert 10 €.
Carte : Entrées de 10 à 22 €. Huîtres de Marennes Oléron « la cabane de l'huître » de David Hervé 2,65 € (la pièce) à 29 € (10 pièces). La pâte fraîche 39 €. Poissons de 22 à 45 €. Viandes de 21 à
28 €. Desserts de 9 à 13 €.
Ouvert tous les jours de 12h à 15h et de 19h à 00h. Voiturier.

Chez Françoise
Aérogare des Invalides
75 007 Paris
Tél. : 01 47 05 49 03
Note : 14,5/20


Le Georges V - 75 008 Paris



Le souvenir est le parfum de l'âme !

Depuis la disparition de la Maison de l'Aubrac (juste à côté), face à Marius et Jeannette, il n'est que le Georges V qui demeure imperturbable ! Un lieu chaleureux pour des habitués qui n'en démordront pas. Florian, le directeur, bien conscient de la responsabilité qui lui incomberait, se calera en une affabilité de bon aloi ! 
Un « écritoire mural », ses citations, des lustres de fer forgé en expression de larmes, des appliques plissées, des banquettes de cuir rouge, et puis une table (parmi tant d'autres) en alcôve qui sera notre sélection. Les six huîtres de Cancales n°3, fraîches et iodées on ne peux mieux, le foie gras de canard maison, confiture de figues, expressif, et le saumon fumé, crème de ciboulette, volubile et pas versatile, nous suggéreront d'évidentes qualités ! Mais, dés l'entrecôte de Beron XXL annoncée à 350 gr, la déception pointera le bout de son nez ! 250 gr seront plus conformes à la réalité, et même si l'on ne se fiera pas cette « mesurette », force sera de relever que la manière de préparer un simple tartare à l'huile d'olive, copeaux de Parmesan, semblera totalement dépasser le chef ! Même ses épinards passés à la poêle manqueront d'authenticité ! 
Le burger, son pain de chez Kayser (pas le plus moelleux qui soit), ses frites, s'inscrira dans la (bonne) moyenne sans toutefois provoquer le moindre frisson ! Côté desserts, le Paris-Brest du jour ne fera pas dans l'esthétique mais plutôt dans le savoureux (et pourtant ce ne sera pas le préféré de Florian), la crème brûlée ne lui damera certes pas le pion, mais nous lui reconnaîtrons une certaine séduction tout comme pour la tarte fine aux pommes qui ne révolutionnera pas l'univers pâtissier.
Notre dégustation de Champagne et vins au verre : Lanson, Pouilly Fumé - Ladoucette et Côtes de Gascogne Domaine de Joy L'Elixir.
Carte : Entrée de 7 à 15 €. Salades de 14 à 16 €. Côté brasserie de 11 à 14 €. Pâtes de 13 à 16,50 €. Poissons de 15,50 à 20 €. Viandes d'Aubrac de 15 à 49 €. Plats de 15 à 18 e. Fromages de 7 à 15 €. Desserts de 5 à 8 €.
Ouvert tous les jours.

Le George V
1, avenue George V
75 008 Paris
Tél. : 01 47 23 85 35
Note : 12,5/20


Fenice - 75 017 Paris


Pas de grand frisson

Juste le lendemain de Noël « naissait » une nouvelle table transalpine aux abords de l’Étoile, une table à la « robe » écarlate, colonnades élancées, escalier à révolution de fer forgé, chaises laquées, petits pots alignés et banquettes de velours rosé. Benjamin, le directeur de salle, en toute affabilité nous apportera « son » ardoise du jour et nous de « piocher » au feeling ! La Burrata, tomates cœur de bœuf (un peu verte, à mon avis), basilic frais et filet d'huile d'olive, et tagliere di salumi, une assiette de jambon de Parme, jambon blanc, coppa, lardo di collonato, salami Milanese et roquette, s'exprimeront raisonnablement, mais pas superbement. Le carpaccio de bœuf, roquette, tomates cerises, Parmesan et crème Basilic, honorable et respectable, l'escalope Milanaise, pommes de terre rôties sautées, envisageable mais un peu banale, et la Calzone joufflue mais pas (trop) séduisante, ne provoqueront pas de sentiments excessifs ! Côté dolci, la panna cotta, le tiramisù, le strudel aux pommes et raisins, et la Cassata à la cuillère, ses fruits confits, prolongeront un effet qui ne nous engagera pas soyons francs, à l'euphorie !
Notre dégustation de Prosecco : Corte di Castello Valdobbiadene Extra Dry.
Formule 22 €. Suggestions du jour : Entrées de 10 à 12 €. Plats de 15 à 18 €. Desserts 7 €.
Carte : Antipasti de 13 à 22 €. Insalate de 13,90 à 15,90 €. Primi Piatti de 14 à 17 €.
Pizze tradizionali de 14 à 18 €. Pizze bianchi de 17 à 18 €. Dolci de 7 à 16 €.
Ouvert du lundi au samedi.

Fenice
5, rue Troyon
75 017 Paris
Tél. : 01 45 74 50 72
Note : 11,5/20


jeudi 19 mars 2015

Le Grand Colbert - 75 002 Paris


Un Grand Colbert, ou rien !

Le célèbre ,et très controversé, ministre du Roi Soleil, acquéreur en 1665 de l'hôtel particulier de la rue Vivienne, construit selon les plans de Le Vau, aura marqué de son empreinte un lieu, aujourd'hui encore et toujours, chargé d'amour et d'histoire !
Passé à Philippe d'Orléans en 1719, il allait en 1828 faire place à la galerie Colbert, ses « vitrines » de mode et de parfums, ses cabinets de lecture, pour, sous le Roi Louis Philippe, se muer en magasin (au Grand Colbert) et en 1900 s'engager sur la voie « Royale » de la restauration …
Les volumes architecturaux, les six mètres sous plafond, les pilastres sculptés, les consoles, les peintres de styles Pompéen, le sol de mosaïque (à l'identique de la galerie Vivienne), tout ici vous invitera à un voyage dans le temps !
Les gros escargots de Bourgogne de chez J.P Saint-Jean, le foie gras de canard, gelée au Sauternes, et les six Gillardeau n°3, Marennes Oléron, s'inscriront dans l'excellence de produits quasiment parfait et l'on se prendra à se convaincre que cela ne pourrait être autrement. Le rognon de veau grillé, sauce Béarnaise, ses pommes frites, le filet de bœuf, sauce Béarnaise, et la sole Meunière, ses épinards frais en tombée, ne mériteront, tout comme leurs prédécesseurs, que de profonds éloges. Bienvenue au pays du chef Steven Blondel ! Celui de la chef pâtissière, Delphine Lepoutre, ne versera pas franchement dans le monde des bisounours ! 
Ainsi, crème brûlée flamboyante en diable, tarte Tatin à la « cuisse toute en rondeur », crêpes Suzette flambées (certes pas minute, mais du matin), et crème caramel en lingot, s'imposeront dans le fait maison, une évidence que l'on ne saurait contester. Mais l'aspect omelette Norvégienne et Mystère à l'ancienne « sélectionnés maison » ne se pardonnera pas franchement. Comment envisager qu'un chef comme Delphine ne soit pas en mesure de les concocter elle-même ?
Notre dégustation de Champagne et vin : Jacquart et Larose de Gruaud - Saint-Julien - 2009.
Menu tradition (½ eau minérale et kir inclus) de midi à 18h30, 2 plats 47 €, 3 plats 55 €, à partir de 18h30 uniquement 3 plats. Menu Colbert (de 12h à 18h30 et le soir à partir de 22h30). Lundi au samedi 2 plats 30 € ou 3 plats 37 € boisson non comprise, et le dimanche et jours fériés de 12h à 18h30 3 plats uniquement 45 €. Menu enfant 16,50 € (jusqu'à 14 ans).
Ouvert tous les jours jusqu'à 1h du matin. Salle climatisée.Voiturier.

Le Grand Colbert
2, rue Vivienne
75 002 Paris
Tél. : 01 42 86 87 88
Note : 13,5/20


Carton Rouge - 75 009 Paris


Conjuguer les talents !

Un passionné (c'est peu de la dire) du ballon rond, et un « fou » de cuisine, qui unissent leurs passions respectives pour le meilleur (leur souhaitera-t-on), et pour le pire (oublions!), ça existerait non loin de la rue des Martyrs, au cœur du IXème arrondissement, et l'on ne s'en plaindra pas ! 
Jean-Guillaume Hazeaux, le boss, et David Gutman, le chef, les sus concernés, l'un tout en affabilité et l'autre en volubilité (apparente), auront su conjuguer à l'unisson leurs talents. Côté déco, les poutraisons revisitées, les fauteuils de cuir écarlate, le comptoir en « diamant taillé », les faïences immaculées, et la cave en distributeur avancé, ici l'esprit du vin régnera bien au-delà des convenances ! L'œuf mollet bio, son poireaux vinaigrette à l'ancienne, ses lardons de jambon cru, tout en douceur, le « canon » de foie gras de canard mi-cuit, coulis de betterave au vinaigre de xérès, tout en saveurs et fraîcheur associées, et les couteaux à la plancha, sauce vierge, en pyramide montés, la surprise sera au rendez-vous, et je ne vous dis que ça ! La noix d'entrecôte pour deux, environ 800 gr, « le Morceau du Roi », bleue of course, ses pommes allumettes maison, dans toute sa splendeur, et l'épaule d'agneau fondante à souhait, cuite façon 7 heures et confite, sa polenta crémeuse (oh la polenta !), et jus de viande déversé, un délire « Royalement » apprécié.
Je puis vous l'avouer, de quoi « recadrer » les idées reçues sur les plats traditions, il faudrait être insensible pour ne pas le propager ! Mais, ne vous méprenez-pas, l'instant se poursuivra avec des desserts maison, une Tatin excellentissime, sa cuillère de crème épaisse mais délicate, un tiramisù à l'Amaretto en ordre de bataille, un cheesecake aux zestes de citron confit, rondement interprété, et une poire pochée, sa crème à la praline Rose, « gentille » mais pas (trop) expressive, une prestation (très) aboutie que nous vous engageons à mettre à l'épreuve !
Notre dégustation de Champagne et vins au verre : Duval-Leroy et Château de la Liquière - Cistus - 2013. Manzanilla - Sanlùcar de Barrameda Ataloya-Bodegas Baron.
Marché du jour : Entrées de 7,50 à 15 €. Plats de 15 à 24 €. Le morceau du Roi 56 € (pour 2). Tapas 7 €. Fromages affinés de 6 à 16 €. Desserts de 7,50 à 9 €. Menu du jour 20 € (entrée/plat ou plat/dessert).
Ouvert du lundi au vendredi de 12h à 01h30 et le samedi de 18h à 01h30

Carton Rouge
6, rue de Maubeuge
75 009 Paris
Tél./ 01 45 26 89 41
Note : 13,5/20


dimanche 15 mars 2015

La Rucola - 75 017 Paris



Et si on l'inventait !

Et dire qu'il nous aura fallu courir de l'Opéra jusqu'à la porte de Clichy (au-delà du Boulevard Pereire) pour rencontrer Mickael, le « boss » depuis 14 ans de cette table aux forts accents transalpins, un « boss », en outre, issu de chez Sormani et Pascal Fayet, « l »'Italien gastro par excellence. 
Mais, ici, dans ce « petit » (sans être le moins du monde réducteur) espace de 46 couverts façon « fort Knox » (tout de dorure habillé), caves murales affichées et banquettes de velours chocolatés, l'esprit cosy sera de mise ! Le délice de la Rucola, bruschetta de tomate et scarmorza, roquette, artichaut, olives noires, poivrons grillés, mozzarella et copeaux de Parmesan, (la) Burrata e rucola, son pesto, et le carpaccio de poulpe, filet d'huile d'olive, tout cela procédera d'une belle dextérité, et l'on aura aucune surprise face à une escalope Milanaise, tranches de San Daniele et scarmorza, géante comme on les aime, rosée à cœur, ses orecchiette (en forme de petites oreilles, originaire des Pouilles) au Parmesan, et un filet de bœuf à la Génovese, épais et émincé, ses orecchiette (au Parmesan), feront honneur au chef. Côté dolci ce sera le feu d'artifice ! Le tiramisù au café, le sabayon au Marsala, un phénomène « sabayonnique » à lui tout seul, « géantissime », onctueux, savoureux, du superlatif à l'état pur, pour les initiés (mais pas que) une façon aussi de nous dire « vous n'êtes pas prêt d'arriver au bout » ! Le semiffredo, le « vrai », et la panna cotta au coulis de fruits rouges, feront le reste même si après le sabayon tout apparaîtra presque insipide !
Notre dégustation de vin : Collepaglia - Verdicchio dei Castelli di Jesi - 2012.
Ballade gourmande en Venetie : Entrée de 12 à 18,50 €. Plats 18,50 €. Carte : Antipasti de 10 à 16,50 €. Pasta e risotto de 18 à 25 €.La marrée 18,50 €. Les viandes de 18,50 à 20,50 €. Desserts de 8,50 à 15 €.
Ouvert du lundi au vendredi midi et soir. Service traiteur. Voiturier.

La Rucola
198, Boulevard Malesherbes
75 017 Paris
Tél. : 01 44 40 04 50
Note : 14/20