mardi 28 avril 2015

Marloe - 75 008 Paris




Ni vu, ni connu !

C'est sur le principe de la rigolade entre un patron et son chef, au coin d'une table, que l'association « compressée », de leur deux patronymes donnera naissance à l'enseigne qui nous accueille aujourd'hui ! 
Éric Martins et Thomas Boullault, les deux « inséparable » de l'Arôme (un étoilé de la rue Saint-Philippe du Roule, juste à côté) auront décidé d'encanailler les papilles de leur clientèle avec une table bistronomique à deux pas du « navire amiral », un espace qui, de la devanture à la déco intérieure, laissera, somme toute, assez songeur. En un mot, on s'attendait à tout autre chose ! Non pas que le côté bois blond, machine à trancher Berkel, console en desserte centrale (ingénieuse), banquettes de simili bleu d'outre mer, globes chromés en suspension, et portrait du cinéma des années fastes, Louis de Funes (dans Ni vu ni connu) ou Bernard Blier et Lino Ventura en aparté (dans les Tontons Fingueurs) décevra ! Non, mais que l'on se serait attendu à quelque chose de beaucoup plus raffiné ! 
Fort heureusement, le médaillon de foie gras de canard, marmelade d'orange sanguine, et gingembre rafraîchi à la menthe, les asperges vertes du Domaine Saint-Vincent, et l'assiette de Paletta, Ibérico Bellota Cinco Jotas, beurre fumé et toast grillé, feront chaud aux papilles avec toutefois un (léger) manque de magnanimité, regrettable eu égard à la qualité des produits !
L'entrecôte de bœuf, environ 350 gr, ses frites maison, le paleron Black Angus émincé, ses légumes frais du jour, carottes affinées, et petits navets, environ 250 gr, jus au cassis, et le burger-frite du Marloe, un poil trop saisi (pourtant commandé bleu), quant à eux, confirmeront la quête de qualité que le chef, Jérôme Salmagne, et son boss, se seront imposés. Côté douceurs, la tarte meringuée aux deux citrons, coulis de fromage blanc, le millefeuille caramélisé, crème vanille Bourbon, coulis de framboise, et le Finger chocolat Guayaquil à la fève de Tonka, chantilly café et noisette, s'inscriront dans le respect d'une charte pâtissière, malgré tout, (très) répandue. Une pointe d’inventivité ne serait-elle pas la bienvenue ?
Notre dégustation de vins au verre : Domaine de la Ferté Givry - 2013, Domaine Merlin François - Condrieu - 2013 et Saint-Romain - 2013 - David Moret.
Menus (au dîner uniquement) 36 et 44 €. Suggestion du jour 23 €. Carte : En tapas ou en entrée à partager (ou pas !) de 12 à 25 €. Entrées de 13 à 18 €. Poissons de 21 à 39 €. Viandes de 19 à 36 €. Fromages affinés de chez Dubois de 11 à 17 €. Pour finir en douceur de 9 à 11 €.
Ouvert du lundi au vendredi de 12h à 14h30 et de 19h30 à 22h30.

Restaurant Marloe
10, rue d'Artois
75 008 Paris
Tél. : 01 53 76 44 44
Note : 13/20


Les Soufflés du Récamier - 75 007 Paris


Soufflé n'est pas joué !

L'« ex » Cigale Récamier, de ses années fastes aurait-elle conservé l'aura ? On serait en mesure de pouvoir l'affirmer depuis que Gérard Idoux avec sa fille Estelle, se sera installé (il y a près de 10 années) aux commandes (idem pour les fourneaux). 

Il ne cessera de bichonner, avec ses codes et ses rituels, une clientèle venue, ici, pour sa bonhomie expansive, son sourire carnassier, et les 45 places de sa terrasse dés que les premiers rayons de l'astre suprême se seront déployés ! Si l'ambiance de l'espace fera (un tantinet) dans la froideur, pour ne pas dire plus avec ses murs, ses globes lumineux blancs, façon « hôtel de glace » au Québec, ou Ice hôtel en Suède (à Jukkasjärvi), c'est surtout l'aspect « piano » mené par Gérard, qui prévaudra !
La rosace (revisitée) de champignons de Paris, haricots verts et pousses d'épinards à l'huile de noisette, un bonheur d'humilité, la terrine de foies de volaille maison, sa confiture d'oignons rouges, et le soufflé (chaud) d'asperges vertes et blanches, pousses d'épinards, cœur d'avocat et coulis de mangue fraîche, sans gluten, signé Gérard Idoux, se caleront entre séduction et jolie perfection !
Le tartare de bœuf préparé par le chef, son confit de légumes Niçois, ou à l'Italienne, simplifié, huile d'olive, fagot d'haricots verts, et le rognon de veau à la plancha, moutarde à l'ancienne, ses pommes rôties, comment pourrait-on hésiter face à autant de sincérité et de perspicacité ? Je doute (très) sérieusement quant aux quelques commentaires destructeurs émis sur Tripadvisor ! 
Les aficionados (que nous sommes tous, peu ou prou) réagiront épidermiquement, j'en suis sûr !
Mais, ici, si vous ne terminez pas sur un … soufflé, ce ne serait pas joué ! Le soufflé au Grand Marnier, sa confiture d'oranges confites, celui à la vanille de Madagascar, sa concassée de fraises fraîches, tuile de chocolat amer (sans gluten) et celui au Rhum ambré, cassonade, sa compotée d'ananas Victoria, nous « tomberons » dessus, tel un feu d'artifice toujours plus détonnant, toujours plus éclatant, un véritable coup de foudre !
Notre dégustation de Champagne et vins au verre : Champagne Ruinard Brut Rosé, Puligny Montrachet - Domaine Borgeot - 2012 et Château Maïmé Cote de Provence - 2014.
Carte : Salades de 8 à 9,50 €. Nos incontournables de 24,90 à 25,90 €. Brochettes marinées de 12,50 à 15 € (en entrée, ou en accompagnement d'un soufflé par paire) ou en plat (2 paires au choix) 25 €. Entrées de 8,50 à 9,50 €. Soufflés salés de 19,50 à 24,50 €. Foie gras maison 14,50 €. Les soufflés sucrés de 12,50 à 14,50 €.
Ouvert du lundi au samedi de 12h à 15h et de 19h à 23h.

Les Soufflés du Récamier
4, rue Récamier
75 007 Paris
Tél. : 01 45 48 86 58
&
30, Beauchamp Place
London SW3INJ
tel. : +44 (0) 20 395 9697
Note : 13,5/20


Ma Bourgogne - 75 004 Paris


Impossible d'y résister !

La bonhomie, l'affabilité et la sincérité, seraient-elles déclinées en concentré ! Place des Vosges (ex place Louis XIII), chez Aimé et Thérèse il semblerait que l'on ne fasse même plus le distinguo d'autant que cela serait on ne peu plus naturel !
Ici, c'est l'esprit bistrot qui dominera depuis 1930, Aimé et Thérèse, ayant emboîté le pas, depuis 31 ans, à leur prédécesseur. Exit, donc, le formica et les clous sur le comptoir ! Un ébéniste (très) doué (de 75 Printemps tout de même) aura fourni l'essentiel du comptoir aux grappes sculptées, et le meuble desserte vieilli. La pierre de l'Aveyron se « déroulera » sous vos pas. Les œufs en gelée maison (deux spécimen), le saumon frais bio, façon les païens, filet d'huile d'olive, et le foie gras de canard sur toast tranché, question produit ce sera du bien pesé. 

La côte de veau origine France, 400 bons gr, rosée à cœur, ses haricots verts, le filet de bœuf sauce Béarnaise, ses frites maison, et le tartare, 250 bons gr, une spécialité d'Aimé qu'il se plaît à préparer personnellement, ne mériteront que des éloges. La fourme d'Ambert, et le Camembert, leur emboîteront le pas non sans succès. La tarte Tatin flambée au Calvados, les crêpes Suzette à la mode Aimé, la crème brûlée onctueusement révélée, et la Charlotte au chocolat, camperont à eux seuls un instant pâtissier, chaleureusement engagé. Impossible d'y résister !
Notre dégustation de vins : Saint-Véran - Collovray Saint-Terrier - 2013. Gewurztraminer Schoessel Mühle - 2013 - Schmitt & Carrer.
Menu 38 €. Plat du jour de 20 à 32 €. Carte : Hors d'œuvres de 8 à 22 €. Salades de 6,50 à 14 €. Charcuterie de 9 à 16 €. Poissons de 20 à 22 €. Spécialités de 19,50 à 68 €. Grillades de 19,50 à 31,50 €. Fromages affinés de 7 à 8 €. Desserts de 8 à 10 €. Glaces Berthillon 8 €.
Ouvert tous les jours midi et soir.

Ma Bourgogne
19, Place des Vosges
75 004 Paris
Tél. : 01 42 78 44 64
Note : 13,5/20


dimanche 26 avril 2015

Marco Polo - 75 006 Paris


La Commedia Dell'Arte !

D'un ancien (petit) Bougnat d'à peine une vingtaine de places, ses casseroles de cuivre, ses abats-jours plissés, sa mini cuisine et son comptoir « recroquevillé » derrière entre fenêtre et trappe d'accès au sous-sol, Renato Bartolone, le « parrain » de cette « institution » de la cuisine transalpine (qui « avouera » frapper ses employés chaque matin, pour les engager à travailler, non là, il plaisantait), aura gagné, peu à peu, sur la voirie, quelques 50 places l'hiver (sous véranda) et 70 à 80 l'été … 
Patricia, son (avant) bras droit, une jolie Réunionnaise, indispensable parmi les indispensables, nous octroiera deux petites tables sur banquettes, avec vue sur la terrasse, et le bar à Champagne. L'Insalata di Faglioni, freschi, haricots verts frais, champignons de Paris, huile d'olive et balsamique, la Burrata des Pouilles, et vitello tonnato, ses câpres, verseront dans le peaufiné, et surtout pas dans l'incivilité (gustative). Le Prosciutto e Burrata, jambon de Parme et des Pouilles, Gigliata di calamari e gamberi, un mixte de calamars et gambas grillés, tout en exhalaisons et saveurs ajoutés, et le ravioli sarati agli asparagi al pesto alla genovese maison, fait main, il ne nous en faudra pas plus pour lui accorder une considération hors norme. 
La panna cotta ai frutti di Bosco, et le tiramisù della casa clôtureront un instant riche en « coups de cœur » où la renommée du lieu ne l'emportera pas sur l'intérêt gustatif !
Notre dégustation : Prosecco Zardetti DOC
Suggestions du jour de 10 à 26,50 €. Formule rapide (uniquement le midi) 20,50 €. Formule Marco Polo 36 €. Carte : Antipasti de 9,50 à 23,50 €. Primi Piatti de 16 à 19,50 €. Specialita della casa 22,50 €. Carni de 20,50 à 24,50 €. Pesci de 25,50 à 26,50 €. Fromaggi de 9 à 10,50 €. Dolci de 9 à 12,50 €.
Ouvert tous les jours de 12h30 à 15h30 et de 19h à 23h. Terrasse à l'année. Voiturier.

Marco Polo
8, rue de Condé
75 006 Paris
Tél. : 01 43 26 79 63

Note : 14/20

Bistrot de la Porte Dorée - 75 012 Paris


Ne le jugez pas là-dessus !

Si l'on devait « résumer » l'attrait du lieu en un seul mot, ce serait, gentillesse ! 
La Porte dorée (sortie Porte de Charenton, juste avant de prendre l'Avenue Daumesnil), un bistrot à l'ancienne, devanture classique si ce n'est banale, mais, une fois le seuil franchi, changement d'ambiance, le rustique, le trompe l’œil, et la chaise bistrot s'imposeront en une délicieuse atmosphère empreinte, tout à la fois de kitch et de volupté appréciée, à n'en point douter, par une clientèle de retraités et d'habitués … Les six huîtres de Blainville toutes en délectation, le foie gras de canard maison, et le saumon fumé à l'aneth, idéalement proposé, nous conforteront dans l'idée qu'à ce stade de table difficile d'être déçu ! 
Le carré d'agneau, si « affiné » soit-il (un modèle un tantinet lilliputien), rosé on ne peux mieux, sa sauce au miel, ses épinards en branche, le pavé de rumsteck, ses pommes sautées et le magret de canard, un poil trop saisi, sa sauce foie gras, se laisseront assimiler non sans un certain plaisir. Non pas que nous fussions chez un étoilé, mais que l'intimité, la jovialité et l'atmosphère calfeutrée, seront associés à une cuisine en adéquation avec le lieu. Le Camembert au lait cru entier, s'il vous plaît, pour deux, son pain grillé aux raisins, donnera lieu à une dégustation en règle … La crème brûlée à la vanille, la tarte Normande aux pommes, le chausson aux fruits flambé, et les crêpes flambées au Grand Marnier, sur guéridon, en poêle de cuivre, avec fond de beurre, orange pressée, et sucre en poudre (mais, regrettablement, pas devant nous, ce qui ôtera au charme de la prestation), se caleront non pas dans l'excentricité ou le don pâtissier, mais plutôt dans la qualité de modèles bien appréhendés.
Notre dégustation de vin : Domaine Maison Père et fils Cheverny - 2013.
Formules 31 € (vin inclus) ou 40 € (vin inclus) week-end et jours fériés.
Ouvert tous les jours midi et soir.

Bistrot de la Porte Dorée
5, boulevard Soult
75 012 Paris
Tél. : 01 43 43 80 07

Note : 13/20

Royal Jussieu - 75 005 Paris


De la tête à la queue !

Si le bœuf était à la fête pour Pâques, c'est bien au Royal Jussieu, à deux pas de l'institut du Monde Arabe, et du Paradis Latin ! 
D'autant que Sylvie Telhol, la patronne, toute en affabilité, nous confiera que le bœuf gras de l'Aubrac acquis sur place par ses soins lors d'une vente aux enchères, lui avait été livré de Laguiole, un bœuf qui aurait manqué, dit-on, de disparaître faute de bêtes ! ! ! Quel scandale ! 
La France en serait-elle rendue si bas ? Depuis qu'en 2000 le premier festival des bœufs gras de Pâques de Laguiole sera né il se révélera une occasion unique pour les éleveurs de présenter leurs plus beaux spécimens. Le lieu de prédilection pour une dégustation en règle ? Une brasserie revisitée façon lounge ! Plafond de poutraisons, coins banquettes de velours rayé, rideaux en tombée, lampadaires sur pied dorés, colonnes dressées, caves vitrées, et chaises bistrot veloutées …
Le chef, Ludovic, un solide gaillard, prêt à toutes les audaces pour « immortaliser » des produits frais de 1er choix ! 
Sa terrine de foie gras maison, chutney, son cannelloni de bœuf d'Aubrac au foie gras, une réelle séduction, et la terrine en verrine, foies de volailles et cèpes, se révéleront dans la grande conviction de mets certes simples, mais bons ! L'entrecôte XXL, environ 350 gr, ses pommes sautées persillées, le filet de bœuf, beurre maître d'hôtel, le tout « signé » Aubrac et la côte de veau de Ségala, rosée à cœur, poêlée au thym, ses haricots verts frais, raviront nos papilles comme s'il s'agissait d'un doux instant passé au cœur de l'Aubrac ! Le plateau de pâtisseries maison, en version XXXL, tarte citron meringuée, Tatin sa crème fouettée, mousse au chocolat « façon » Pierre Hermé, tiramisù au Nutella, et Île flottante démesurée, tout cela ne supportera dans le (petit) monde de la bistronomie que de rares comparaisons. Bravo Ludovic pour cette belle réalité 
Notre dégustation de vins au verre : Hautes-Côtes de Beaune - Domaine Delagrange - AOC, Brouilly - Crêt des Garanche - AOC, et Chablis - Domaine A. Geoffroy - AOC.
Ouvert tous les jours midi et soir de 7h à 00h en service continu. Maître Restaurateur.

Royal Jussieu
1, rue des Écoles
75 005 Paris
Tél. :01 46 33 51 95
Note : 13,5/20


Le Titi Qui Tonne - 75 002 Paris


Victime de son succès ?

Une table atypique pour « grignoter », ou pour « s'amuser les papilles », pour fêter un anniversaire, ou même pour participer à une vente de Nike d'occaz (le style d'événement qui se reproduira ici une fois le mois), Karim saura y faire avec son « faux » air de Grucho (du « couple » d'animateur des années 80, Les Enfants du Rock, et le Top 50) pour « animer » son petit espace de 26 places de la rue Riquetonne. Titi, pour les intimes (du quartier), vous expliquera son appartenance au secteur (et le jeu de mot eu égard à la rue) avant que de vous prendre la commande pour un œuf mayo, et un tartare de saumon qu'il oubliera, d'ailleurs, en chemin ! Impossible, donc, de vous en dire du bien ou du mal, lui qui affichera sa (grande) absence ! Côté tartare, huile d'olive et viande hachée, ses pommes grenailles, (ham)burger, pain choisi, et entrecôte environ 300 gr, ses pommes grenailles, vous nous verrez quelque peu embarrassé, soit de critiquer, soit d'encenser la « prestation » se situant dans le mitigé ! L'aspect desserts, crème brûlée, crumble aux pommes et cheesecake, ne parviendra pas à nous convaincre du bien fondé de nous extasier ! Rien que du simple, certes (assez) bon, mais pas suffisant pour vous délecter …
Notre dégustation de vin au verre : Chardonnay.
Grignotages de 14 à 19 €. Plat du jour 12 €. Entrées de 5 à 12 €. Plats 14 €. Desserts 6 €.
Événements 1 fois par mois, voir sur Instagram.
Ouvert du lundi soir au samedi.

Le Titi qui tonne
7, rue Tiquetonne
75002 Paris
Tél. : 01 44 76 00 98
Instagram letitiquitonne / Facebook Le Titi qui tonne
Note : 12/20


vendredi 24 avril 2015

La Pâtisserie des Rêves fête les mamans avec le Bavarois Verveine Citron vert !


Pour la fête des mères, Philippe Conticini revisite un nouveau grand classique de la pâtisserie : le bavarois ! 

Composé d’un biscuit au citron vert épais et très fondant, d’un craquounet au citron vert, d’un confit de citron vert et de verveine, d’une crème moelleuse et d’une bavaroise mousseuse toutes deux parfumées à la verveine et d’un glaçage translucide et marbré aux zestes de citron vert, cet entremets présente un agréable jeu entre moelleux et biscuité d’un côté et fraîcheur et acidulé de l’autre.

Avec l’arrivée des beaux jours, cette création unique offre une sensation de fraîcheur absolue où la douceur lactée du fromage blanc côtoie les parfums de citron vert et de verveine pour le plus grand bonheur des mamans … et des enfants !

A découvrir dès le 21 mai dans les Pâtisserie des Rêves
Prix du bavarois individuel : 6,20 euros
Prix du bavarois pour 5/6 personnes : 38 euros 


mercredi 22 avril 2015

Siamin' - 75 008 Paris


Angkor ou encore !

S'y croirait-on vraiment ? Mais où que diable ? Au temple d'Angkor bien sûr ! En tout cas, ce sera l'argument de référence de ce lieu exotique à souhait en version Siam révélée, reprenant tous les « critères » Thaïlandais d'hier (surtout) et (un peu) d'aujourd'hui …
Au point que l'on affirmera, ici, un côté exotique dans la « reproduction » (là, j'avoue ne pas partager) ! Le mur végétalisé, les pierres taillées (en imitation), les coins banquettes aux coussins « agrippés », les fauteuils de rotin et d'osier tressés, et, sur le bar, des danseuses qui en appelleraient aux « divinités » de la gustativité, voilà une ambiance qui invoquera la mysticité ! Certes, Madame Chao, la directrice, veillera à ce que « ses » convives tombassent sous le charme ! Pourtant, Dim Sum (huit pièces), ou Louam vapeur, un assortiment de ravioles, et « à la découverte du Siam », des nems croustillants aux crevettes, brochettes de poulet à la sauce Satay et Rai Baitey, montreront des limites dans les saveurs et la fraîcheur qu'on ne leur aurait pas envisagé ! Le filet de bar d'élevage à la vapeur au citron vert, nous imposera quelques doutes côté chair et cuisson, même si l'on aura quelques difficultés à imaginer du surgelé ! 
Kang Pad King, une queue de langoustine origine Caraïbes, sautée au gingembre, n'engagera pas à plus de respectabilité ! Quant au Mam Man Hoy Nua, un filet de bœuf caramélisé à la sauce d'huître, ses nouilles de riz, et crevettes sautées,il ne parviendra pas à s'imposer comme le défenseur d'une cuisine, à notre avis, assez galvaudée faite pour les touristes et les bureaux environnants ! Côté desserts, la glace au sésame noir ou au thé rouge (très bof), le flan Thaï au coco et les perles de coco (qui ne sont plus à présenter), confirmeront bien que ce n'est pas dans les restos Asiatiques qu'il faut s'attendre à du don pâtissier ! Rien que de la banalité qui ne semble pas les choquer !
Notre dégustation de vin au verre : Chablis - 1er cru - Fourchaumes.
Menu Siamin midi 22,50 € (entrée/plat/dessert). Suggestions grandes salades de 16 à 19 €. Formule midi 26 €. Menu dégustation 38 €.
Carte : Suggestions du chef (du jour) de 16 à 56 €. Salades de 13 à 17 €. Soupes de 11 à 24 €. Entrées de 11 à 30 €. Poissons de 19,50 à 26 €. Accompagnements de 3,50 à 15 €. Viandes de 19 à 26 €. Volailles de 16 à 21 €.
Ouvert du lundi au samedi de 12h à 15h et de 19h30 à 23h30.

Siamin'
19, boulevard Bayard
75 008 Paris
Tél. : 01 47 20 23 70
Note : 12,5/20



Domaine de Lintillac - 75 002 Paris




De la basse cour à votre assiette …

Ici, on affichera clairement au-dessus de la porte que les plats faits maison seraient élaborés sur place à base de produits « brut » annonce qui pourrait interpeller tant il est vrai que les produits bruts ne sont pas nécessairement frais !
Mais, ici, point de nappe à carreaux, de tonneaux ou de détails rustico-touristiques ! Juste de la pierre sèche sur les murs, des coins box, et des photos en noir et blanc de la campagne Française … Arnaud de Broglie, l'heureux propriétaire de ce bistrot (très) orienté sur les produits du Sud-Ouest, en tablier noir derrière le comptoir, ou plat en main pour assurer lui-même le service, s'affichera bonhomie et disponible. Son « accroche » gourmande, le menu Périgourdin « Brive la Gaillarde » à 37 € (entrée/plat/dessert), une formule pour les accrocs de foie gras de canard ou d'oie décliné en neuf versions, les cassoulets, confits, magrets, boudins, poulet, et autre chou farci déclinés en dix propositions différentes. Le foie gras entier mi-cuit, mariné au Sauternes, et l'arlequin de foie gras de canard au magret, à la truffe, ou aux cèpes, sa gelée au Monbazillac Château Haute Fonrousse, ne désarmeront pas, ils s'imposeront en ordre de bataille ! Côté desserts, la crème brûlée maison à la gousse de vanille de Madagascar épaisse, et le gâteau aux noix maison, sa nuée de chantilly, ne révolutionneront pas le microcosme pâtissier, mais ils auront l’honnêteté de ne pas déclarer forfait !
Notre dégustation de vin au verre : Sauternes AOC - Château d'Argilas Le Pape.
Menu Périgourdin « Brive la Gaillarde » 37 €. Formule déjeuner « Collonges-la-Rouge » 15,50 €.
Entrées de foie gras de 11,45 à 40,70 €. Les pâtes de 4,90 à 9,90 €. Les salades de 6,75 à 15,95 €. Plats de 12,30 à 16,85 €. Desserts et fromages de 4,75 à 6,95 €. Le plaisir du café de 2,20 à 3,90 €.
Ouvert tous les jours midi et soir.

Domaine de Lintillac
10, rue Saint Augustin
75 002 Paris
Tél. : 01 40 20 96 27
Note : 12/20


Hôtel Saint-Paul Rive Gauche *** - 75 006 Paris


Une jolie personnalité !

Et s'il fallait remonter jusqu'en Angleterre pour retrouver les « racines » des propriétaires de cette ancienne annexe du Grand Couvent des Cordeliers, situé sur le tracé même de l'ancienne enceinte du Roi Philippe Auguste, transformé en un hôtel*** de la rive gauche, la famille Hawkins, nous en extrairions quelques belles surprises notamment qu'il fut, durant la dernière guerre, un abri, et qu'il s'appelait, fut un temps, l'Hôtel du Réservoir par référence, certainement, au puits qui trône dans l'actuel salle des petit-déjeuners …
Côté accueil, à la réception, on ne pourra que se féliciter d'une certaine discrétion, et force sera de relever qu'on prendra, ici, rapidement ses « marques » à peine franchi le seuil de « sa » chambre. Les nôtres, la 21 et la 22, deux espaces mesurés d'une petite douzaine de mètres carrés, bien pensés, et redécorés par les propriétaires en version fleurie, ambiance moquette rayée façon Paul Smith, tissu jaune bouton d'or (style) Pierre Frey, rideaux et fauteuils gris acier, mobilier de bois naturel « revisité », et salle de douche toute de faïence immaculée, quelques touches de couleurs pour égayer, il s'en dégagera une jolie personnalité, révélant une certaine zénitude. Comment pourrait-on ignorer l'aspect poutraisons de chêne, pierres apparentes, cheminée et meubles d'époque, affiché au rez-de-chaussée et notamment dans la salle voûtée du petit-déjeuner ? Bien au contraire, puisqu'il demeurera, oserais-je dire, la « marque de fabrique » de la maison ! Et si l'aspect literie mériterait d'être, lui aussi reconsidéré côté dimension, il est vrai que côté mini-bar, coffre-fort, bouilloire et écran plat mural, outre un wifi à haut débit, on ne pourra rien lui reprocher, pas même un service petit-déjeuner, soit en salle voûtée, soit en chambre sur plateau amené, sachant qu'il « pavoisera » largement à hauteur des **** que nous aurons pu fréquenter !

Hôtel Saint-Paul Rive Gauche***
43, rue Monsieur Le Prince
75 006 Paris
Tél. : +33 (0)1 43 26 98 64
www.hotelsaintpaulparis.com / contact@hotelsaintpaulparis.com


dimanche 19 avril 2015

La Petite Cour - 75 006 Paris


Totalement sous le charme !

On vous aura très certainement rabâché l'inévitable « famille formidable », et son lieu de tournage ! 
Quant à nous, nous préférerons nous imprégner du lieu, et de son charme indéniable, avec sa vieille passerelle, ses quelques marches de pierres usées par les décennies, et sa cour-terrasse en contrebas incomparable de fraîcheur dés que les beaux jours pointeront « le bout du nez » !
Bruno, le maître d'hôtel, toujours aussi affable et discret, les tons or et pourpre (il serait peut-être temps d'envisager une refonte décorative), les corniches staffées, les fauteuils de velours et cette ambiance feutrée, il ne faudra pas trop nous bousculer pour nous faire basculer du côté « charme » de la force !
 L'asperge blanche, œuf Onsen (un œuf cuit selon une technique Japonaise), poutargue, le marbré de foie gras de canard au vin rouge épicé et le croustillant de boudin noir, sa compotée de pommes, ce ne seront pas des « hostilités » que l'on aura lancé, là, mais bien une « salve » de saveurs ininterrompues, œuvre d'un chef Japonais, Kampei Hisaoka, nouveau venu derrière les fourneaux depuis un an, un ancien du Sofitel, de la Maison Blanche avenue Montaigne, de la Réserve de Beaulieu et de l'Oasis à Mandelieu, sur la Côte d'Azur. Le clou du spectacle, le rôti de veau Français fumé au thym (sous cloche), pour deux, tout en exhalaisons, la pièce de bœuf Black Angus, son foie gras de canard, gâteau de pommes de terre et magret fumé, se caleront dans une jolie exception ! Sous le charme, vous dis-je, sous le charme ! Ce n'est certainement pas l'aspect gourmandise qui nous en détachera ! La crème brûlée à la cassonade, le millefeuille à la crème poire-Cognac et le gâteau du jour, chocolat fruit de la passion, œuvres du chef pâtissier, Kamel Hamzaoui, combleront tous les initiés à l'art pâtissier !
Notre dégustation de vin : Meursault - Génot-Boulanger - Clos du Cromin - 2009.
Ouvert tous les jours de 12h à 15h et de 19h à 00h. Fermé samedi midi.

La Petite Cour
8, rue Mabillon
75 006 Paris
Tél. : 01 43 26 52 26
Note : 14,5/20