dimanche 31 octobre 2010

Il Peperoncino di Barbara


Ma, je n'ai pas de goût !

Ah, au fait, j'espérais pouvoir vous communiquer une troisième (bonne) adresse culinaire sur Orange (parce que le reste, il vaut mieux l'oublier !), une « tavolino » « fondue » dans le paysage, juste au bout d’une impasse. La maîtresse du lieu, Barbara, vous accueille avec son accent transalpin typique. « Ma che, je vais en Italie tous les week-ends chercher mes produits là-bas ! ». Charcuterie, mortadelle, jambon cru, coppa, mozzarella de Buffala, mascarpone, et toutes les pâtes fraîches qu'elle vous mitonnera personnellement. Le jambon de Parme et melon n'est pas trop mal, sauf que la salade émiettée m'apparaîtra totalement incongrue ! On lui aurait préféré un joli mesclun, mais pas çà ! L'assiette d'antipasti fera surtout dans  les crudités. Concombre, tomates, salade, etc.
 Le jambon de Parme et le melon se verront « escortés » d'un feuille d'endive nappée de chèvre frais (bof !). Le spaghetti à la puttanesca, sauce tomate, olives vertes et câpres, se révèlera fort acceptable sauf que j'avoue avoir eu un doute sur la sauce maison !  Les pâtes à la portofino, tomate, basilic, haricots verts, parmesan et huile d'olive pimentée, ne réussiront pas, non plus, à engager, soyons francs, notre enthousiasme gustatif ! Les pâtes aux herbes de son jardin, romarin, basilic, sauge, laurier, assez sympathique au demeurant, se révèleront, curieusement, lourds si ce n'est indigestes ! Côté desserts, ce sera un tiramisu, un capuccino délizioso, et son petit gâteau au chocolat, une panna cotta, et un gâteau au chocolat et sa boule de glace vanille. Le tiramisu ne sera pas mémorable, un peu « restrictif » mais suffisamment goûteux pour être dégusté en trois ou quatre cuillérées. La panna cotta jouera, à peu de chose près, le même registre !  Et puis, le cappuccino, certes joliment « concocté », laissera une impression d'absence. Le gâteau tranché au chocolat n’aura rien de révolutionnaire même avec deux boules de glace vanille en sus ! Notre « parcours » ne se sera donc pas déroulé selon nos espérances ! Il est regrettable que l’on n’ait pas prévu, ici, d'assurer franchement une cuisine plus généreuse, et plus authentique ! Il ne sert à rien d'aller toutes les semaines en Italie, pour ramener certains produits, si c'est pour en faire un tel usage !

Il peperoncino di Barbara
12, place du Parlement – 84 100 Orange – Tél. : 04 90 51 00 27

lundi 25 octobre 2010

Cube Hôtel - 30 400 Villeneuve-Lez-Avignon

Conviction et séduction

De l’autre côté du pont menant directement vers le village d’Angles, il n’est que de bifurquer sur votre droite, et de repasser sous le pont, pour vous retrouver face à cet hôtel, un tantinet kitch, très années « seventies ». Son aspect « Rubik’s Cube » convaincra certainement nombre d’entre vous, d’autant que l’accueil d’Olivier Teigell, et de son associé, se fait, d’entrée de jeu, fort affable et « personnalisé » que vous soyez issu d’une terre étrangère ou, plus simplement, de notre bonne vieille France. Ainsi, depuis trois ans qu’ils sont aux commandes de ce « petit navire » de l’hôtellerie affichant humblement deux étoiles, nos « comparses », toujours « complices », ont su lui insuffler une nouvelle « âme », un aspect séducteur qui accorde à ses 23 chambres toutes déclinées sur une couleur différente, un charme indiscutable. Maintenant, encore faut-il apprécier le style années 70 ! Ici, point d’ascenseur (ni de bagagiste), on gravit les étages à la « force » de ses gambettes, soit pour rejoindre sa chambre orange, rouge, bleu ou verte, soit pour accéder, le matin venu, à la terrasse, sur le toit, pour prendre son petit déjeuner, un petit-déjeuner soit-dit en passant exceptionnel de qualité pour un établissement qui aurait pu se contenter de vous « offrir » les services… du bar d’à côté !
 L’espace sommeil est, certes, assez réduit et l’on imagine bien que ce sont là les « anciens » mobiliers qui ont été astucieusement « réactualisés », et qu’avec des petits riens, un écran LCD et quelques touches de couleurs, nos deux « aventuriers-hôteliers » jouent la carte de la simplicité et de l’efficacité. Toutefois, la climatisation laisserait quelque peu à désirer avec une nette tendance au ronronnement (ou au chuintement) nocturne, comme diurne ! Les sanitaires devraient, j’en suis convaincu, faire l’objet d’une incessante réfection, d’autant mieux que cela représenterait l’une de leurs « faiblesses » ! Malgré tout, il est incontestable que la vision (de leur terrasse sur le toit) sur le Palais des Papes, les remparts et le pont d’Avignon apporte là un atout majeur dans leur stratégie de conviction et de séduction de la clientèle.
Tarifs de la chambre double supérieure 55 € en basse saison et 85 € en haute saison.

Cube Hôtel
Impasse du Rhône-30 400 Villeneuve-lez-Avignon
Tél. : 04 90 25 52 29/ Fax. : 04 90 25 68 90


Michel Peyaud - 84 000 Avignon

Une ancienne écurie

Au bout, du bout, non du monde, mais de la rue Joseph Vernet, et à quelques pas de l’hôtel d’Europe, il est une « belle » table, une table « classieuse » qui fait dans la discrétion comme son chef et propriétaire, Michel Peyaud, située dans les anciennes écuries de l’hôtel voisin, avec un puit tout au fond. L’espace (généreux) arbore, d’un côté, un mur en pierres apparentes et, de l’autre, un mur ciré couleur saumonée, outre un sol en parquet légèrement « rosé » et des poutraisons « revues et corrigées » en blanc cassé ! Ainsi, plus de quarante convives sont-ils en mesure de venir déguster le savoir-faire de notre hôte. Avec des menus à 25 et 30 € on demeure là dans le (très) raisonnable ! Les entrées à la carte sont à 12 €. Les plats à 18 € et les gourmandises à 6 €. Le risotto au safran et queues de gambas (en brochette) est assez révélateur de certaines capacités. A mi-chemin entre « le » risotto bien nommé et la paëlla (du fait de la couleur du riz) il se révélera goûteux et « séducteur ». La charlotte d’aubergines et chèvre frais, vinaigrette à la tomate confite, fait dans la finesse et une relative subtilité. Le carpaccio de melon, et jambon cru d’Avignon, dévoile un melon idoine mais également un jambon cru, certes, « méconnu » tout en demeurant « aguichant » en bouche. Le tournedos de pied de porc s’avèrera, quant à lui, (assez) surprenant. Désossé, il sera goûteux et légèrement poêlé. Les pleurotes seront bien « présentées », mais un poil « caoutchouteuses » ! Le filet mignon de veau ne pouvait être qu’hyper rosé ! Le produit est (assez) généreux et tendre. Quant à la bavette aux échalotes, elle ne devra sa « réussite » qu’à elle-même. C’est un plat classique mais sincèrement réalisé. Nous aurons optés, côté douceurs, pour une crème brûlée à la vanille Bourbon de Madagascar (correcte mais pas déshonorante !), une mousse aux chocolat pains d’épices toasté (consistante mais un peu « sèche ») et un sablé Breton au beurre salé, sorbet figues et fraises quelque peu « bronzé » ! L’ensemble se laissera déguster, cependant, sans déplaisir mais sans véritable enthousiasme gustatif !

Restaurant Michel Peyaud
20, rue Saint-Etienne -84 000 Avignon – Tél. : 04 90 85 27 56



METropolitan - 84 000 Avignon

L’instant du met(tropolitan)

Situé dans la « coursive » de la collection Lambert « le » musée d’art Contemporain d’Avignon, la table que cette fois-ci l’on nous avait chaleureusement indiquée (une fois n’est pas coutume), se « love » au cœur d’un lieu historique (l’hôtel de Caumont) « revisité » et décoré par Andrée Putman, elle-même, à l’ombre des platanes séculaires. Treize heures, le chant des cigales en fond sonore, des tables de terrasse en métal couleur taupe, et ses chaises pliantes assorties, impeccablement implantées en un pré-carré jouxtant les cuisines de Robain, le chef et propriétaire du lieu. Voilà pour l’ambiance. Côté cuisine, il nous réservera la primeur, comme pour tous les convives (toujours si nombreux qu’il est bien prudent de réserver à l’avance) de sa carte du midi avec d’entrée de jeu trois plats au choix, et trois desserts. Ici, on fait dans la simplicité (relativement) élaborée ! J’en veux pour preuve le thon en mi-cuit (aller-retour), tomate-mozzarella (avec sa branche), et filet d’huile d’olive Moulin de la Chartreuse (de Villeneuve-Lès-Avignon), généreusement « exposé », et tout aussi rapidement dégusté. Un (quasi) sans faute ! Le tartare de bœuf, purée de pommes de terre à l’huile d’olive, fera dans le très honorable, et même plus, d’autant que la purée en mini cocotte s’avèrera fort aguichante en bouche. Le dos de cabillaud servi en tronçons n’aura rien à lui envier côté générosité, mais la salade de mesclun, tomate et copeaux de parmesan ne nous apparaîtra pas la mieux adaptée, pour lui tenir compagnie ! C’est ainsi que nous requérons une seconde purée, à notre avis, mieux « assortie » ! Bien qu’ayant été commandés, dés le début du repas, le nougat au miel, une fois l’instant fatidique venu, fera défaut et nous serons dans l’obligation de reporter notre convoitise sur une tarte fine aux figues et abricots, et deux fondants au chocolat. La tarte fine s’avèrera (très) naturelle sans « fards » avec la pâte, les abricots légèrement dorés et de petites figues coupées en quarts. Une simplicité de bon aloi ! Le fondant, quant à lui, se situera dans les bons « éléments » de sa classe, avec une chantilly en verrine et une boule de glace vanille, certes pas artisanale. L’instant gustatif en ce lieu ne pourra qu’être apprécié parce que fort appréciable !

METropolitan
Cour de l’Hôtel de Caumont - Collection Lambert-5, rue Violette-84 000 Avignon
Tél. : 04 86 81 47 49

Hôtel de l'Horloge - 84 000 Avignon

Il demeure dans les temps…

Montez l’avenue de la République, via la place de l’Horloge, un poil en dessous du Palais des Papes, et, à votre gauche, un immeuble du XIXème siècle, comme il en existe tant sur Avignon et partout ailleurs, mais la (petite) chaîne « Ocre et Azur » a su donner à cet hôtel *** le charme fonctionnel qui lui sied si bien ! Au jour d’aujourd’hui, Gaëlle Le Louarn qui en détient les rênes, non sans un certain bonheur, n’a pas son pareil pour mettre sa gentillesse et sa disponibilité au service des clients venus du monde entier. Le jour de notre arrivée, la (petite) réception (quasi privée) du lieu verra un de ses collaborateurs nous accueillir et nous confier la carte, le « sésame » magnétique pour accéder aux chambres, et autres suites. Située au quatrième niveau, la 45, outre de se positionner à l’angle de l’établissement, face à la célèbre place, offre une jolie surface en L avec une entrée moquettée marron, desservant toilettes (indépendants) et salle de bains, fort honorablement équipée (séchoir à cheveux, robinetterie style « vieux » cuivre, savonnettes, crème hydratante pour le corps et shampoing, etc.), séparée de l’espace sommeil aux quatre (très) grandes fenêtres (c’est dire le taux de luminosité), grands rideaux marron à embrases, et écran plasma grand format reposant sur un mini frigidaire parfaitement garni. Le coin « dodo » se « lovera » au fond, à droite, en alcôve, avec tout juste la place pour se glisser dans les draps d’une literie extrêmement honorable et confortable. Les deux fauteuils nous inviteront, non seulement, à un repos (très) mérité, mais, également, le lendemain matin, à un « petit déj’ » très correct, assez complet (avec yaourt, viennoiseries, baguette fraîche, confitures en pot, petits beurres, thés en sachets, etc., etc.) sans représenter toutefois la panacée !
 Le lieu est fort agréable, et parfaitement fonctionnel, mais ne vous attendez surtout pas à voir débarquer une foule de serveurs, et autres femmes de ménage, sauf le matin, lorsque, quittant votre chambre, vous les croiserez au détour d’un couloir, avec leur petit chariot empli de produits ménagers, brosses, kleenex et autres aspirateurs. Ici, c’est surtout le séjour discrétion, le séjour sans contraintes, celui qui vous suffit amplement, d’autant que vous êtes venus là en touriste, pour affaire, ou, comme nous, pour préparer une rubrique d’ « appréciation » consacrée à la Cité des Papes, avec la ferme intention de ne pas être importunés, et encore moins, traités comme des « stars » ! De tout notre séjour, jamais nous n’aurons eu la chance de croiser Gaëlle Le Louarn ! Toujours trop tôt, ou trop tard, trop occupée ou véritablement absente, mais le « contact » se fera au téléphone et rien qu’au téléphone, et, là, je puis vous assurer que son affabilité n’est pas feinte ! Malgré tout, si vous le souhaitiez, l’hôtel de  66 chambres sert le « petit déj’ » en une salle conçue à cet effet mais aucune restauration n’est envisageable d’autant que, juste en bas, à quelques pas, tout un panel de cafés, il est vrai (très) touristiques, et de tables plus ou moins « bistronomiques », voire gastronomiques, vous « tendent » leurs tables ! L’un des meilleurs*** sur la place d’Avignon arborant un rapport qualité prix quasi exceptionnel.
Tarifs de la chambre Privilège de 150 à 200 € selon la saison.

Hôtel de l’Horloge***
Place de l’Horloge – 1, rue Félicien David – 84 000 Avignon – Tél. : 33 (0)4 90 16 42 00


Cloître Saint-Louis - 84 000 avignon

Monacal, vous avez-dit Monacal ?

Après deux nuits passées à l’Avignon Grand hôtel, il était, pour le moins, logique que nous « testions » le Cloître Saint-Louis, autre « navire » Avignonnais battant « pavillon » ****, et fleuron de la « flotte » Hôtels France Patrimoine. Avec ses 80 chambres et suites « lovées » au sein d’un authentique cloître de XVI ème siècle, il était, pour ce qui me concerne, évident que nous allions faire un voyage inoubliable dans le passé ! Or, force est de constater que, dès la cour franchie, on ressent comme un grand vide ! Le « vide » dans l’accueil, à la réception, où tout est « machinalement » orchestré, le « vide » lorsque l’on sort de l’ascenseur, au 3 ème étage (les couloirs ne sont, curieusement, pas climatisés) et que l’on parcourt ce couloir-passerelle métallique, mais cependant moquetté, menant à l’aile contemporaine où nous étions sensés passer la nuit en la chambre 203 ! Déjà, le « principe » des passerelles avec escaliers montant, ou descendant, vers des « chambrées » n’est pas franchement transcendant ! Celui des portes « vitrées » à volet vénitiens métalliques, pas vraiment « intimiste » ! Quant à la chambre, en elle-même, pourtant climatisée, on « friserait » quasiment la syncope ! Le mobilier est design, mais pas du meilleur goût ! Le tout reste assez fonctionnel (comme l’Avignon Grand Hôtel, mais en moins bien) et ce avec beaucoup moins d’espace (et de lumière !). D’ailleurs, j’avoue franchement ne pas avoir pu demeurer une seconde de plus dans cet espace (plus que) confiné et avoir requis une « seconde » option nocturne ! Pour la seconde « option », la chambre 216, dans la partie « ancienne » du lieu, au 2 ème   étage, malgré une porte à la jolie couleur rouge-orangé, il vous prend un (relatif) malaise ! 
En outre, la chambre ne possède pas de (véritable) fenêtre, hormis une (petite) lucarne sur le côté gauche et un mini velux au-dessus du lit ! La prise de vue qui présente cette chambre là sur le site de l’hôtel se révèle très, très « optimisée » ! Ce ne sont pas les quelques marches qui « grimpent » vers une sorte de salon à triple banquette avec fenêtre demi-lune, sans « ouverture », et vue sur les toits, qui vous engagerait à y rester ! Requête passée auprès de la réception, « on » comprend indéniablement que le « choix » n’est ni (très) judicieux ni « conforme » ! Et comme les clients de la 218 ne sont pas encore arrivés, « on » permute ! Fort heureusement, la « nouvelle » mais, malgré tout, troisième chambre se révèlera un poil plus spacieuse, mais surtout plus « respirable » ! C’est là tout ce qui nous décidera finalement à accepter d’autant qu’en ce 1er Août nous n’aurons pas vraiment le choix ! Il est dommageable, et regrettable, que ce cloître-là ait perdu d’une part son âme, mais également sa sérénité ! 
Par ailleurs, à part un mur de pierre apparente, on ne peut pas dire que la déco fasse dans la grande originalité ! Si l’on a souhaité reproduire une ambiance (relativement) monacale, c’est raté ! Exit donc l’authenticité du lieu, et bienvenue à un pseudo-modernisme d’un goût plus que douteux ! Là encore, le wifi n’est pas de mise et vous serez contraints de descendre dans le hall pour vous adonner à votre « passion » favorite !
 Il n’a pas, non plus, été prévu le moindre rideau, ce qui vous laisse supposer que dès que vous sortez de votre douche vous aurez tout intérêt à enfiler le peignoir que la direction de l’hôtel a,  fort opportunément, mis à disposition de sa clientèle ! Quoique, dans notre cas, les dits peignoirs avaient été oubliés, et qu’il nous aura fallu les requérir auprès de la réception qui mandera un employé afin de nous les monter prestement. Je passerais (façon de parler) sur l’épisode du 3ème lit, qui aura purement et simplement été occulté et du lit pliant (et quel lit !) que l’on nous apportera pour « compenser » ! Durant la nuit, outre l’inconfort évident et les 30 centimètres (au moins) qu’il lui manquait, il allait « perdre » deux lattes ! Côté poussière et ménage on n’est pas vraiment dans le top ! Je passerais (presque) sous silence la taille de la douche qui pour les 1.90 m et plus nécessitera des contorsions assez inhabituelles voire carnavalesques ! En ce 2 Août, 9 h 30 le petit déjeuner, dans la salle de restaurant, avec buffet, et service « by himself », c'est-à-dire que personne ne vous apportera, ni ne vous servira, quoique ce soit ! Constat donc, très, très mitigé ! Véritablement pas meilleur que dans un Ibis, la déception en sus !

Hôtel Cloître Saint-Louis
20, rue du Portail Boquier – 84 000 Avignon – Tél. : 33 (0)4 90 27 55 55




Les Filles au Piano - 84 000 Avignon

A l'attention de  nos papilles

Le « coin » gustatif que nous avons découvert en ce jour d’Août, car il s’agit bien d’un coin situé sur une placette du vieil Avignon, s’est tout récemment ouvert à la curiosité des « papilles » Avignonnaises. Dès que vous accédez à l’antre des trois « filles » (en fait, la mère et ses filles), Anne-Marie, Anne-Charlotte et Périne, vous voici « propulsés » (tout est relatif) en un bistrot voué aux grignotes, carpaccio, tartes salées, salades fraîcheur et autres assiettes de charcuterie ou fromages. Le sourire et l’affabilité de Périne aurons engagés notre sélection vers une grande assiette dégustation de Pata Negra (assez) « convaincante » avec un jambon maturé de 36 mois, un poil « clairsemé » ! L’assiette tarte révèlera une tarte poireaux, au chèvre et une Rist d’aubergine. Les entrecôtes (beau produit) se verront accompagnées d’un gratin de pommes de terre (manquant d’un poil de cuisson), d'un mesclun et d’un soupçon de tomate. La dégustation des vins se fera au verre avec, tout d’abord, un Côte du Rhône-Village-Domaine Piaufier-Sablet-2007, hyper élégant et tout en finesse, un argentin Petite Fleur de Lindaflor-Valle de Uco Mendoza au nez intense de cassis mûr et de cuir, et un Domaine Saint-Prefert-2008 en Châteauneuf-du-Pape, puissant, élégant, suave,  avec une pointe de cerise à l’eau de vie ! Côté desserts, ce ne sera pas franchement leur point fort, d’autant que le vacherin glacé se révèlera un poil rigide et difficile à couper ! Le duo de panna cotta caramel et chocolat n’aura pas ce côté séduisant, généreux, onctueux qui lui sied si bien habituellement ! Le gâteau au chocolat se dévoilera comme le seul des trois à mériter l’attention de nos papilles pas franchement enclin à se laisser « gruger » ! 

Les filles au piano
10, rue Galante-84 000 Avignon-Tél. : 04 86 65 48 54



La Table des Princes - 84 350 Courthézon

Un carrefour gustatif…

Située au cœur « stratégique » de Courthézon, cette table non pas (uniquement) destinée aux familles Princières, malgré une enseigne qui pourrait le laisser à supposer, mais à une clientèle appréciant la proximité des domaines de la région ou de professionnels « œuvrant » dans le secteur, vient de changer de mains depuis le mois de Juillet avec, dorénavant, à sa tête, Frank et Agnès. Le chef, et patron du lieu, nous expliquera que la carte étant en pleine mutation, il serait en train de préparer la nouvelle mouture. C’est donc à un florilège de son savoir-faire que nous aurons été « confrontés », notamment, avec les plats du soir (exceptionnellement proposés ce midi), disons, plus gastronomiques ! Ainsi le pressé de lapin en gelée d’estragon, crème brûlée à la carotte, chutney poivron et kiwi, fera dans le (très) honorablement gustatif avec un lapin effiloché en gelée, dès de carotte et sa crème du même légume. La terrine de foie gras, compotée de figues, croissant brioche et espuma de foie gras, ne sera pas le meilleur que nous ayons eu à déguster, mais il affichera fort correctement en bouche une jolie texture. Le filet mignon de porc, millefeuille d’aubergines et tomates, petit jus au romarin, se fera quelque peu « désirer » avec un temps mort plus que prononcé ! Trop cuit, il sera, pas assez rosé, il demeurera ! La petite sauce (mal définie)  n’y pourra pas grand-chose ! Le magret de canard, écrasé aux deux pommes, sauce au cidre, aura un problème similaire outre une relative « maigreur » du produit ! Le filet de bœuf rôti à la fleur de sel, sauce vin rouge, dévoilera un produit respectable, certes bien bleu, sauce vin rouge (très) correcte, purée maison goûteuse, mais manquant souverainement de salaison ! Côté desserts, la banane caramélisée, sur sablé, glace chocolat blanc, révèlera un joli « talent pâtissier », avec une glace vanille artisanale et un sablé pas trop cuit, le tout façon Tatin. Le millefeuille d’ananas poêlé, glace coco, coulis à la nougatine, s’avèrera très joliment « mis en scène » outre l’alliance très appréciable et convaincante. Le délice chocolat noir, coulis de fruits rouges, glace vanille, se dévoilera crémeux, onctueux avec ses feuilles de chocolat noir en « barricade », sa crème Anglaise (malheureusement pas maison) et sa boule de glace vanille ! Tout cela se révèle un poil (trop) lourd, un peu imprécis, mais on espère que notre chef va se « régler » avec une nouvelle carte qui lui correspondra (beaucoup) mieux et des produits beaucoup plus « recherchés » !

La Table des Princes
32, Boulevard de la République – 84 350 Courthézon – Tél. : 04 90 30 89 84

dimanche 24 octobre 2010

Zocalo - 84 000 Avignon

Allez chercher à comprendre…

Sur la place des Corps Saints, une curiosité de l'endroit fait que cinq à six restaurants (ou considérés comme tels)  se « partagent » (ni généreusement, ni franchement) un lopin de (large) trottoir en son centre avec pour chacun d'entre eux, un nombre parfaitement inégal de tables et de chaises. Bizarre, me diriez-vous, mais allez chercher à comprendre ! Toujours est-il que notre petite table du jour se « love » de chaque côtés de la ruelle avec la salle pour la période « hivernale », et la place pour les beaux jours. Chez Zocalo, Selma, la maîtresse du lieu, fait dans l'extrême gentillesse et douceur tant au niveau de l'accueil que dans le service qu'elle assure toute seule. Ici, on fait indéniablement dans la simplicité d'exécution et de mets. 
L'assiette orientale, mesclun, boureks de bœuf (une sorte de brick roulée), courgettes à la menthe, houmous, révélera de jolies produits, un savoir-faire indiscutable mais également, et malheureusement, un poil trop de salade. Côté plat de « résistance », nous nous engagerons vers trois « formules du jour » avec une épaule de veau rôtie à la menthe et au citron, écrasé de pomme de terre, fort goûteuse, et cuite de façon idoine. La sauce à la menthe ne laissera pas du tout indifférent !  Côté desserts, nous déclinerons notre gourmandise en cinq versions, l'une en crumble de nectarine, hyper bien conçu, l'autre en fondant au chocolat maison suave et généreux, un troisième un cheese cake, pâte à la cannelle, du jour, un quatrième en tarte au citron meringuée naturelle à souhait et un dernier avec la même pâte mais cette fois-ci aux pommes ! Pour les digestions ce sera un (rare) vrai thé à la menthe servi à la marocaine, « bien serré » ! Une petite adresse sans prétention et sans (mauvaises) surprises !

Zocalo
23, place des Corps Saints – 84 000 Avignon – Tél.: 04 90 16 90 49


L'épicerie - 84 000 Avignon

Bistro-brocante

L’église Saint-Pierre nous avait « attiré » irrésistiblement vers cette petite place (du même nom), et puis « coup de cœur », presque « enlacé », une terrasse celle de L’Epicerie. Une large terrasse « assise » sur des pavés disparates. La déco intérieure du lieu fait dans l’hétéroclite dans un espèce de bric à brac « bistro-chic » avec ses multiples boites « chinées » en brocante, Omo, Skip, La Vache qui Rit, et plein de produits de nos grand-mères … Christine, la maîtresse des lieux, en passionnée de « chine » qui se respecte, a su insuffler à son espace « bistro-brocante » une âme que l’on ne saurait lui contester ! Notre choix aura pris près de 10 longues minutes ! Les petits légumes farcis à la provençale font dans la grande finesse, et l’exceptionnel ! La farce n’a strictement rien à voir avec celle des petits farcis Niçois ! On est là dans le spécifique, si ce n’est le magique ! La tatin de foie gras réserve de belles surprises gustatives, avec sa confiture d’oignons, elle séduira le plus « contestataire » des palais ! Le filet de bœuf en croute de foie gras, vraies frites et crumble de légumes, fait un peu dans l'omission côté croute, mais, côté sauce au foie gras (un poil trop saisie), dans extrême subtilité.  Les frites sont « gargantuesques » et comme on aimerait à les rencontrer (beaucoup) plus souvent ! Le tajine de veau au citron, menthe et coriandre, semoule parfumée n’aura pas tiédi, c’est le moins que l’on puisse dire, et il fera montre d’une indéniable finesse avec sa sauce citron-coriandre un poil sucrée, le tout servi dans son plat spécifique. La poêlée de gambas fera, quant à elle, « étalage » de sa grande générosité. Ainsi, huit belles gambas auront tôt fait d’être « décortiquées » et dégustées. Côté douceurs, on versera dans le séduisant avec un mi-cuit au chocolat aguichant à plus d’un titre d’autant, qu’opportunément, il sera « escorté » d’un caramel coulant au beurre salé. La coupe (en fait une assiette creuse) glace aux sorbets de l’été se contentera de deux parfums (parfaitement à notre goût), abricot et passion, des sorbets artisanaux excellentissimes !

L’épicerie
10, place Saint-Pierre-84 000 Avignon- Tél. : 04 90 82 74 22




Château de Varenne - 30 150 Sauveterre

« Dites-nous, marches gracieuses… »

Il nous est parfois nécessaire de parcourir quelques kilomètres pour « accéder » à une chambre, ou à une « junior suite », qui aurait eu la malheureuse idée de mettre une certaine distance entre elle et nous ! Des remparts de la Cité des Papes, côté place Crillon, nous aurons « enjambés » le Rhône et la Durance, traversés Villeneuve-Lez-Avignon, longé le Rhône sur une (bonne) dizaine de kilomètres, et grimpé, dès l’entrée de Sauveterre, vers l’église Notre Dame pour, bien évidemment, nous diriger à l’opposé de l’« objectif » ! Demi-tour en pleine nuit, les phares dans les murs, virage après virage, une dernière « épingle à cheveux » nous mettra face aux grilles (intentionnellement) « rouillées » du parc ! Petit coup de parlophone à la direction, Madame Hascoët nous donnera (à distance bien sûr) accès à ce qui apparaîtra, à cette heure-ci (environ 20 h 30), comme un dédale tortueux entre les arbres jusqu’au parking (une petite cinquantaine de mètres). Le « parcours » se révèlera beaucoup plus ardu dans la nuit quasi noire pour gravir une à une les marches, suivre l’allée « à tâtons », et accéder sur la terrasse avec pour « cible » la lumière des fenêtres et celle émergeant de la porte massive à double battant, passage obligé pour (enfin !) pouvoir admirer un (superbe) hall orné de canapés dorés et (velours) rouge, très XVIIème. Une (forte) exhalaison viendra titiller nos narines, celle que nous reconnaissons entre mille !
 En fait, même si le château ne fait plus, depuis plus de huit années, restaurant, il n’en demeure pas moins que, ce soir-là, un traiteur local « régalait » un groupe d’Américains (un poil bruyants), Monsieur Hascoët descendant le « grand » escalier, nous réservera un accueil (fort) chaleureux pour nous mener au premier étage à la suite Angélique. Côté bagages, il nous faudra reprendre notre  véhicule, ressortir du parc, le contourner pour finalement passer par la ruelle du presbytère sur l’arrière, et déposer, par une porte donnant accès directement à l’escalier d’honneur, nos bagages pour les hisser au premier niveau. Quelques allers retours plus tard, la voiture ayant été reconduite sur le parking (ouf !), nous voici rendus dans « notre » petit nid douillet de (cinq) soirs ! Lustre à pampilles, plafonds à moulures et gypseries Le Manach, murs alternant les tons argile foncé et clair, armoire vitrée, bureau, commodes et chevets marbrés, et sol de parquet blond (craquants) confèrent à cet espace généreux un indéniable charme ! La literie s’avèrera (assez) opulente, « sensible » et ferme à la fois, avec une tête et un « ciel de lit » en tissus Pierre Frey de part et d’autre, assortie aux rideaux à embrases et autres coussins du même cru !
 Seul le mini téléviseur écran plat (36 centimètres) manquera, comment oserais-je dire, d’envergure ! L’atmosphère fait dans le feutré, dans le discret, en un mot, dans le « bienfaisant » et le « bienséant ». Un second (petit) espace auquel on accède par une double porte réservera ses « charmes » (à l’identique) pour un adolescent de (très) grande taille. Et puis, l’espace bain séparé par une (très) judicieuse cloison métallique, vitres (opaques) dans les mêmes tons (quasi) parfaitement insonorisée et hermétiquement conçue. Avec son sol de tomettes à l’ancienne (certes pas franchement authentiques), sa baignoire, et son lavabo sur pied (comme on en fait presque plus), sa très belle robinetterie argentée, sa petite fenêtre à rideaux, sa boîte de kleenex en bois style « Comptoir de Famille », son mini frigidaire (eh oui, ici on l’a curieusement placé dans l’espace bain !), son radiateur Atlantic (quant à lui hyper moderne) très efficace, son guéridon à trois niveaux pour les affaires de toilettes, son grand miroir ancien, glace « piquée », ses appliques murales de verres en dentelle opaque, on a la nette sensation, non pas de déjà vu, mais, bien au contraire, de très personnalisé ! Tout cela fait, indiscutablement, dans le (très) bon goût (quoique je ne sois pas du tout « friand » de couleurs vertes, question superstition !). De surcroît, trois grandes fenêtres donnant sur un parc de trois hectares (avec piscine) parsemé de fontaines d’époque, et « protégé » par un cèdre du Liban vieux de 400 ans d’âge, et de multiples platanes centenaires, auraient dû laisser la luminosité emplir l’espace surtout en cette belle journée ensoleillée. Or, à 11h30 du matin, ce n’est pas vraiment le cas ! Serait-ce dû au fait que la « junior suite » ne soit pas située en façade du bâtiment ! Dommage, car nous n’aurons pas eu la chance d’observer (directement), sauf en terrasse, le mont Ventoux, le Lubéron et Châteauneuf-du Pape (le domaine de 3200 hectares) ! Par contre, le soleil daignera finalement « plonger » ses rayons vers les 13h à 13h30, dans notre chambre !
Mais, dès 9h (quasiment) tapantes, après un coup de fil, préalablement, à la réception (10 à 15 minutes auparavant), on frappera à notre porte ! Madame Hascoët, et sa femme de chambre portent chacune un (lourd) plateau, l'un « arborant » thé, café, nectar de pêche ou abricot (pas mal en lieu et place du jus d'orange trop souvent banal, de chez Cambe Rémy, un producteur local), confitures artisanales (en grosse verrine, généreusement proposées) d'abricots ou de fraises, et petits beurres Président, et sur l'autre la panière de viennoiseries (mini pains au chocolats et croissants) regrettablement « industriels », tranches de pain Harris le premier jour, fort heureusement remplacées, dès le dimanche matin, par du pain de campagne tranché (mais pas grillé) et un succulent cake au pommes tout fraîchement concocté par Madame dès cinq heures du matin ! On ne fait, certes, pas, à ce niveau dans l'exceptionnel, ni l'inoubliable, mais le (très) honorable ! Côté douche, il nous faudra employer des « ruses de sioux » pour ne pas même parvenir à éviter d'éclabousser l'ensemble des tomettes ! Un rideau autour de la baignoire (style ciel de lit, mais en imperméable) eu été le (très) bienvenu ! Le midi, (un peu) lassé (et mon foie aussi) par les tests de restaurants au quotidien, notamment, des gastros pour certains « alambiqués » (ça ne fait toujours bon ménage avec le digestif !) nous aurons optés pour un (simple) jambon-beurre en chambre (concocté  par nos soins), quelques rapides courses ayant été faites au cœur du village, avec, au titre du dessert, le fameux cake aux pommes de Madame Hascoët ! Il est vrai qu'il y a là un « décalage » qui nous aura séduit surtout eu égard à un Château du XVIIème siècle, ayant, au XVIIIème , appartenu au maire d'Avignon, Guillaume Puy, pour aboutir, avant-guerre, à Laurence de Varenne, puis à l'épicier du village qui le laissera, tout comme son prédécesseur, se dégrader inacceptablement, à tel point qu'un figuier aurait « envahi » le salon de lecture d'aujourd'hui, salon qui arbore, dorénavant, outre des œuvres d'Hervé Thibault, un peintre contemporain de Gordes, un mystérieux portrait de Laurence de Varenne enfant dont le regard vous suivrait inexorablement !
 Il faut expliquer là qu'en 2003 le Château, objet de notre (grande) attention, devait être totalement restauré dans l'esprit du XVIIIème siècle, et ce ne sont pas Sylvie et Didier Hascoët, les co-directeurs, qui me contredirons, d'autant qu'ils ont, personnellement, menés, et supervisés, tous les travaux de restauration et de décoration, et ce jusque dans les moindres détails, pour en faire, en ce début de XXIème siècle, un petit « bijou » de Château-Hôtel.
Tarifs de la suite en basse saison 250 € et 360 € en haute saison.

Château de Varenne
Hôtel***de charme
Place Saint-Jean -  30 150 Sauveterre – Tél.: 33 (0)4 66 82 59 45 / Fax.: 33 (0)4 66 82 84 83



vendredi 22 octobre 2010

Mas de la Dragonette - 84 320 Entraigues

Haut les cœurs….

Je ne dirais pas qu’il s’agit là du « parcours du combattant », mais il est indéniable qu’il nous aura fallu prendre la direction de Sorgues et suivre celle du Domaine Château Gigognan (largement fléché) pour, juste après l’enseigne du dit Domaine, quelques 400 à 500 mètres plus loin, tourner prestement sur notre gauche, pour y parvenir. Là, tout au fond d’une petite route (sans issue), une jolie bâtisse du XVII ème, tout à la fois destinée à la restauration et au confort nocturne de leurs hôtes (maison d’hôtes). Nous voici donc rendus chez Thierry Piedoie, et sa femme, l’un des jeunes chefs de la génération ascendante ! Accueil (très) décontracté mais, cependant, réservé, de Monsieur Piedoie que nous ne pourrons éviter puisqu’il « œuvre » en cuisine, passage obligé. Disponible il est, disponible il restera ! Pour commencer, allez n’hésitons-pas, une salade de tourteaux aux artichauts, des fettucini au homard, et un foie gras poêlé, gelée de fleur de pissenlit, salade mêlée.
 Monsieur Piedoie fait, indéniablement dans la (très) belle finesse d’exécution, avec des produits on ne peut plus respectables ! Comme disait, à son sujet, un propriétaire de restaurant sur Avignon peu enclin à la flatterie, c’est le meilleur chef d’Avignon ! Le filet de taureau grillé, et émincée aux anchois, petits légumes du jour et risotto minute fera dans la relative excellence. Cuisson idoine, produits superbes et tour de main indiscutable ! Le loup de ligne à la plancha, risotto minute, et mini carotte, dégagera des saveurs marines appuyées, fort séduisantes en bouche. Les filets de canette rôtie au miel, en émincé, risotto, haricots plats, mini carotte ne se révèleront peut-être pas à la hauteur de nos attentes. Toutefois, il faut là rester mesuré, tant cela peut devenir affaire de goût ! La dégustation des vins se sera déroulée au verre, avec le conseil avisé de Madame Piedoie. Un Montagny 1er cru- Montcuchot -2007 en blanc, un La Ferme Saint-Pierre – 2008 - Côtes du Ventoux en rouge, ainsi qu’un Vacqueyras-Jean-Marie Arnoux - Domaine du Vieux Clocher – 2006 en rouge ! Une mini Faiselle aux herbes et à l’huile de noix (pour deux) suffira largement à préparer nos papilles aux incontournables « douceurs » du moment. Un fondant au chocolat noir et sa glace vanille maison, très chocolat très fondant, juste croquant et coulant comme il se doit. Un framboisier, sorbet et coulis, toujours maison, crème fouettée, framboises fraîches, coulis de framboise et basilic frais, « nickel » ! Un gratin de mirabelles conçu minute, et sa glace vanille (toujours maison), fort joliment initié ! Il est, cependant, regrettable que ce mardi-là, nous ayons été les seuls clients du lieu ! Il est vrai que l’auberge correspond parfaitement à une ambiance de week-end mais, à ce point, je ne le pensais pas !
Menu du marché à 23 €, du dimanche au gré des saisons à 30 €, carte à 37 € et mets et vins à 75 €.

Mas de la Dragonette
Restaurant-Chambres d’hôtes
Route de Sorgues – 84 320 Entraigues- Tél. : 04 90 39 20 77
www.masdeladragonette.com / masdeladragonette@yahoo.fr 

dimanche 17 octobre 2010

Les Artisans du Goût - 84 100 Orange Sud

C’est du gastro, ou çà ne l’est pas !

L’on ne s’attend pas franchement à découvrir une telle table, juste à côté de l’autoroute (à quelques enjambées, malgré tout, restons sérieux !) prise en « millefeuille »entre un Ibis, le Palais des vins (une très belle cave, soit dit en passant), et de l’autre côté du (très) grand rond-point, une zone commerciale ! Mais, comme l’on dit, le lieu vaudrait-il à lui seul le détour ? Eh bien, mon bon monsieur, je vais vous dire ce que j’en pense ! Le lieu se trouve accolé à la cave en question, avec même une porte-passage les reliant ! Autant dire que l’on demeure, incontestablement dans le même « domaine » alliant les mets aux vins, et autres champagnes. A peine passé le seuil, le sourire (radieux) de Lalie, et l’affabilité de son mari Alain Goince, le chef et maître des lieux, se révéleront très communicatifs ! Poignée de main franche, et l’on nous accompagnera à notre table en une salle aux murs couleur brique, rideaux dans les mêmes tons, très provençaux, tables nappées (allez, n’en parlons pas, je ferais de la peine à Lalie !) de jaune, lustres de fer forgé, peintures de J. Chambon, et au moins cinq sculptures florales, et murales du patron (réalisées à ses heures perdues). Côté cuisine, la charlotte d’aubergines au papeton, madeleines à la tapenade, un trait de pistou, fera dans la légèreté du met mis en papillote, mais les madeleines (non merci) se révèleront beaucoup (trop) (re)cuites ! Les petites pousses de soja ne représenteront, à mes yeux, aucune espèce d’intérêt ! Le foie gras de canard mi- cuit, à sa façon, n’aura rien de « catastrophique » ni de rédhibitoire, mais, il est vrai, que l’on se serait attendu à un peu plus de subtilité, notamment, avec la confiture de figues qui aurait mérité d’être maison ! Le mesclun en sucré-salé, figues, noix, magret fumé et œuf poché restera tristounet, d’autant que le mesclun ne sera pas exceptionnel, et l’œuf (quasiment) dur ! Seules les tranches de magret tièdes trouveront grâce à nos « papilles » !
 Le suprême de pintade aux accents d’orient, épeautre bio de Sault, aux raisins de Corinthe, m’apparaitra pour le moins sec (donc trop saisi), mais l’épeautre, façon risotto crémeux, représentera l’aspect le plus séduisant du plat. D’un autre côté, le filet de bœuf Charolais au beurre d’herbes, sa cuillérée de pomme de terre écrasée, ne dévoilera pas un produit d’exception ! Celui au foie gras, façon Rossini, n’aura pas plus de bonheur, sauf à révéler un foie gras poêlé idoine. Dommage, vraiment, que le choix, et l’opulence, du bœuf se trouve être (assez) décevant ! On aurait souhaité du recherché, du fouiné ! Pour les douceurs, la tartelette aux figues d’ici rôties, crème pâtissière à l’eau de fleurs d’oranger sera une jolie révélation de l’instant, certes pas magistrale, mais parfaitement honorable ! Les cupcakes aux faux airs de crêpes Suzette, chantilly vanillée, n’aura, à mon humble avis, absolument rien à voir, de près ou de loin, avec la célèbre crêpe ! On « tâtera » là, gustativement, à trois mini cakes banals s’en aucun rapport avec des cupcakes ! Le tube de calisson et mousseux de melon, craquant nougatine, aurait bien joué les « troubles fêtes », mais la saveur du melon aurait eu tendance à surmonter celle du calisson, nos papilles se trouveront un peu perdues ! Ce que je regretterai, c’est que le côté passion se soit trouvé « assimilé » (restons soft !) par l’aspect pécunier (les charges, la banque, etc., etc.) ! Et cela se sent (assez) nettement ! Maintenant, d’aucuns ne pourront que se féliciter (eh, oui !) de cette table sans avoir d’autres points de comparaison que la cuisine de leur femme (ou de leur mari, c’est selon), ou des tables lambda du coin ! A noter, de surcroît, que le verre de Mont-Redon 2005 se voit tarifé à 14 €, ce qui me semble extrêmement prohibitif !
Nous ne sommes pas là, à l’évidence, chez Pierre Gagnaire ou Marc Veyrat !
Formules du midi à 16, 23 et 25 €, Menu à 29 €

Les Artisans du goût
RN 7 Le palais du vin – 84 100  Orange Sud – Tél. : 04 90 51 76 50 (A7 sortie 22)




samedi 16 octobre 2010

Le Forum - 84 100 Orange



Sous le charme…

Dans l’une des ruelles (encore) « vivantes » du vieil Orange, jouxtant le théâtre Antique, il est une (petite) table de vingt couverts qui vient, depuis peu, de « changer de cap » avec, dorénavant, aux « pianos » Sylvain Boulesteix, et son épouse Stéphanie en salle, venus là de la Côte d’Azur où ils œuvraient déjà dans un autre style de restauration. En disciple d’Auguste d’Escoffier qui se respecte, ce chef a su insuffler un « air » nouveau sur cette enseigne déjà bien connue des Orangeois. La déco a été totalement revisitée avec goût et discrétion. Sur votre gauche un mur couleur pourpre, alternant un mur de pierre taillée surmontés de poutraisons très XVIIème en parfait état de conservation. L’accueil, toujours l’accueil (déterminant soit dit en passant !) me diriez-vous. Eh bien, il se révélera d’une extrême gentillesse et disponibilité ! Ici, on travaille en famille et cela se sent, et se ressent ! Nous ne serons pas « bousculés » lors de la sélection à la carte et, bien au contraire, judicieusement conseillés. La noix de ris de veau panés au parmesan, façon meunière, sur lit de mesclun, ne manquera pas de « surprendre » nos papilles plus accoutumées (façon de parler) à les envisager à la crème avec des morilles, ou poêlées jus court.
Le résultat est plus qu’édifiant, voire oserais-je même dire, bluffant ! Le mi-cuit de foie gras de canard conçu par Sylvain, parfumé au Beaume de Venise paré de sa cuillerée de figues confites, et de son pain noix et figues, fait dans le « superlatif » d’un produit excellemment concocté avec le savoir-faire, et la grandeur d’âme, d’un chef empli de sincérité. 
Le magret de canard hyper rosé comme il se doit, se dévoile, non seulement, (assez) opulent, mais, avec son foie gras poêlé fort justement saisi, d’une belle finesse gustative. Le filet de bœuf cuisiné sauce au foie gras et truffes d’été, dévoilera un produit remarquable en  tous points et d’une « largesse » fort appréciable. Les quarts de pommes de terre sautés, la ratatouille incontestablement fraîche, et les tomates cerise en branche poêlées font là plus qu’actes de présence. On se  plairait (presque) à les envisager « seuls », pour le plaisir des sens. Les pâtes fraîches « del mar », poêlée de gambas cuisinées aux dés de tomate, de courgette, le tout subtilement crémé, auront tôt fait de venir à bout de notre appétit pourtant « mis en éveil » depuis le début de la dégustation. L’instant (quasiment) inoubliable s’avèrera celui des desserts avec une pomme Amandine, sur lit de feuilletage, succulente, et dévoilant un arôme aguichant persistant (nous ne nous en plaindrons pas) de crème d’amande. Un tiramisu aux figues, fera, quant à lui, dans la grande justesse d’alliance avec ses (petites) figues rôties. Une « cocotte » de chocolat cœur coulant clôturera le « bal » culinaire. Délicatement « mise en scène » en trois ramequins, l’un pour un cœur coulant d’anthologie qui s’« agrippera » à la cuillère pour finalement mieux en dégouliner, un second de crème Anglaise maison, et un troisième de chantilly, tout aussi fraîche que son prédécesseur. Vous en aurez, très certainement, conclu, tout du moins j’ose l’espérer, que je suis tombé sous le « charme » de ce « virtuose » de l’art culinaire !
Fermé le lundi et le samedi midi.

Le Forum
3, rue Mazeau – 84 100 Orange – Tél. : 04 90 34 01 09

Lou Pequelet - 84 350 Courthézon

Tout en discrétion

Cette petite table (reprise il y a quatre ans), nous ayant été tout récemment indiquée, il était, somme toute, logique que nous tentions de la « découvrir ». Je dirais, soyons honnêtes, que nous aurons quelques peines, malgré le fléchage, à mettre la main dessus d’autant qu’au dernier carrefour aucune indication n’est apparue ! Arrangez-vous la cravate ! Pourtant, la petite auberge dans les tons beige et rouge, sur la place E. Daladier emplie de grands platanes, fait certes dans la discrétion ! Côté déco, on demeure dans la bonne tradition régionale avec poutres apparentes, si ce n’est massives, voutes « briquées » ou de pierres taillées, niches et chaises cannelées, etc., etc. Pas de quoi « grimper au rideau » mais, on vient ici, rappelons-le, pour manger, déguster et, si possible, apprécier ! Christophe, le chef, et sa compagne Sandrine, jouent la carte du discret-sympa, avec un accueil feutré, et digne. Côté cuisine, on fera dans le qualitatif, le subtil, on pourrait dire le semi-gastro (expression que j’exècre), mais finalement, Christophe a défini son propre style, sa propre personnalité ! Le cake aux olives et caviar d’aubergines servi tiède fera dans la séduction ! Esthétique dans la présentation, et séducteur pour les papilles. Le foie gras de canard aux pistaches et compotée d’abricots, n’aura qu’un seul réel défaut, de ne pas être suffisamment généreux !
 Malgré l’épaisseur de la tranche, la noix de gigot d’agneau rôti à la fleur de thym, cocos de Paimpol au pistou, fera dans la tendresse du produit et la justesse de l’alliance. Le pavé de rumsteak rôti au sel de Guérande, arborera d’excellents petits légumes frais, croquants à cœur, choux fleurs, haricots plats et verts, petits pois et carottes. La crépinette de cuisse de lapin à l’estragon surprendra nos papilles au point de la comparer aux meilleures du genre ! 
Côté douceurs, réservés dès le début du repas, le mi- cuit au chocolat noir, glace vanille, n’aura pas franchement la chance de nous étonner ! La Tatin de pomme caramélisées, glace vanille ne s’avèrera pas franchement dignes de lui ! Genre de Tatin que l’on rencontrerait dans la plus élémentaire des brasseries. Par contre, les figues rôties au miel de pays, glace Bailly et croquants aux amandes maison, m’apparaîtront comme « la » réussite, l'incontestable spécialité du chef. Un déjeuner fort agréable, symptomatique du savoir-faire du chef, mais, côté desserts, mis à part les figues rôties excellemment concoctées, le reste n’est pas, loin s’en faut, à la hauteur  de ses capacités ! Dommage, car, jusque-là, son « parcours » gustatif nous apparaissait très intéressant. Gageons qu’il élargisse sa dextérité vers une carte des desserts beaucoup plus étoffée !
Fermé le mardi soir et  le mercredi.

Lou Pequelet
3, place Edouard Daladier – 84 350 Courthézon – Tél. : 04 90 70 28 96



vendredi 15 octobre 2010

Le Cupidon - 84 000 Avignon


Il vous ira droit au cœur…

C’est là le genre de table « découverte » que nous sommes heureux de communiquer, d’autant qu’elle possède de « jolis » arguments tant au niveau de la déco que dans l’assiette. On est là dans le style pierres apparentes, rideaux de lin beige, sol en parquet gris acier, chaises provençale cannelées, tables nappées rouille-chocolat et bordeaux, petites serviettes en papier orangé, ou tête de nègre, et puis une expo permanente de toile régionales, notamment, ces Arlésiennes. Côté cuisine, Brigitte Legrand, la patronne, fait dans le « simple mais bon », une cuisine conçue à base de produits frais proposant, notamment ce jour-là, un jambon cru-melon bien « choisi » et irréprochable, une andouillette de Troyes cuite au four, et au vin blanc, un tartare de bœuf, frites bien « blanches » comme souhaité, salade fraîche (et non en sachet industriel, si vous voyez ce que je veux dire !), mais également des tagliatelles au foie gras fort honorables. 
Côté desserts, elle ne s’en sort pas si mal que cela, avec une sincérité évidente, en nous réservant la primeur de sa tarte tatin, boule de glace vanille, sa tarte aux poires fondant de chocolat, son moelleux au chocolat, crème Anglaise, sa crème brûlée vanille bourbon, et son tiramisu aux fruits rouges tout frais du matin !
Formules à 17 et 25 € (entrée + plat + dessert)
Ouvert du lundi au samedi 11h 30 à 14h30 et 19h à 22h. Terrasse intérieure, repas à thèmes.

Le Cupidon
19, rue des Lices-84 000 Avignon – Tél. : 04 90 25 66 84


mardi 12 octobre 2010

La Vieille Fontaine - 84 000 Avignon


La passion des mets...

L'accueil en ce samedi midi (plutôt treize heures), marquera les « annales » de la courtoisie avec l'ouverture de la porte du lieu par le maître d'hôtel, Thierry Bruggier, l'accompagnent en salle, et l' installation en cette table au fond à droite près de la fenêtre avec vue sur le patio. Un petit détour par les toilettes, et nous voici confortablement attablés, assis en des fauteuils de velours gris, anneau-poignet doré au dos, en un espace séduisant quoique classique ! Le service est (hyper) bien « huilé », affable (n'en parlons pas), et très professionnel ! Aurions nous été repérés ? Que nenni ! Puisque nous nous annonçons toujours, et opérons à visage « découvert » ! J'exècre le fait de se « masquer », et d'opérer en client « mystère » ! Si vous me rencontrez, vous comprendriez beaucoup mieux! Ceci étant dit, nous voici « embarqués » pour la grande « aventure » culinaire, avec un chef comme on en fait (peut-être) plus, Bruno d'Angelis, un passionné comme nous ! La salle fait dans les tons taupes, plafonds à caissons, moulures blanches, toiles de Lou Lélée en sous-verre, accrochés aux murs. Sur la cheminée, à gauche, toute une série de photophores aux armes de l'hôtel, et maximes fort édifiantes.
Le sommelier, Cédric Brun, viendra nous proposer avec l'accent du cru, un apéritif, notamment, une coupe de champagne Bollinger rosé. Aucune objection à cette proposition, votre Honneur ! Thierry, le maître d'hôtel, fait dans l'élégance mesurée, mais tout en simplicité, et sincérité. Les pré-amuses-bouche, et amuses-bouche, s'enchaineront avant, pendant, et après notre commande. Une mini panna cotta de topinambour, mousseline de courgette et œufs de truite en verrine, engagera le « bal » gustatif, puis un velouté de potiron crème fouettée au mascarpone et saumon fumé, et cake aux noisettes, le tout concocté avec extrême finesse et subtilité. Le maître d'hôtel, « en cœur » avec ses collaborateurs, s'avancera avec un gaspacho de tomates anciennes, d'autres en salade à la fleur de sel, gelée de tomates vertes et croustillant parmesan-thym, flatteur à l'œil, et séduisant pour les papilles. Simplicité des mets, subtilité des alliances ! Les sardines fraîches en filet, huile d'olive-citron, mousse de courgette, ficelle de pain noir toasté, glace à la moutarde de Meaux, « scotcheraient » même le plus farouche adversaire des sardines emboitées ! Délicatesse et suavité seront de mise ! Le foie gras de canard pressé aux jeunes poireaux, vinaigrette à la truffe d'été, petits pains au café d'épeautre, n'aura pas vraiment eu son pareil, question texture et générosité ! C'était très certainement le meilleur et le plus « évolué » que nous ayons eu à déguster, sur toute la région, au risque d'en « blesser » certains ! Chemin faisant, Cédric, le sommelier, nous aura entraîné dans une douce dégustation au verre d'un vin de table de France, rouge-Les Roulières-Henri Bonneau, d'un Châteauneuf-du Pape-rouge-Vieux Télégraphe 2004, d'un Côtes du Rhône, rouge – Château Fonsalette-2001-Rayas et d'un Vacqueyras, rouge-Rouca-Taumba-2007, les Restanques de Cabassole. Sauf que, comme à l'accoutumé en pareil situation, j'aurais « abandonné » dès le deuxième cru ! Le filet de daurade Royale en émincé d'écailles, poêlée de cèpes (frais) en cassolette d'argent, tout comme le  homard bleu des côtes Bretonnes ouvert et rôti au saté, cœur de céleri branche fondant, la pulpe moelleuse, jus de carapace émulsionné au géranium odorant, joueront la « mise en scène » idyllique, la configuration des saveurs et la fraîcheur de produits absolument irréprochables ! Le ris de veau doré au beurre d'algues, les légumes du marché, jus aux amandes fraîches, truffes d'été rappées, recommandé par Thierry Bruguier, n'aura de cesse que de convaincre des papilles, certes pas « blasées » mais, comment dirais-je, pour le moins « entrainées »!
 Objectif atteint et même surpassé !  Ce chef là, outre que de posséder une belle personnalité, a su s'inspirer de son Asie bien aimée, Shangaï, notamment, où il aime à se rendre de temps à autres. Il révèlera du premier amuse-bouche au dessert, une fort évidente constance. Le chariot du fromager dévoilera de jolis petits « trésors » astucieusement sélectionnés. En pré desserts, une chouquette à la mousse de chocolat blanc et citron vert (très subtilement suggérée) nous entraînera vers un carrousel de douceurs. (commandées dès le début du repas). Le soufflé au chocolat, cœur fondant à l'abricot, abricot semi-confit parfumé au thym, sorbet abricot, le pain perdu à la fleurs d'oranger, pêche tiédie au lait d'amande, glace au miel, et éclat de nougats ou le blanc manger à la noix de coco et citron vert, mangue, compote au kalamansi, dacquoise coco, sorbet exotique, n'engageront qu'à un seul constat ! Subtilité, inventivité et excellence ! Et même si les avis sont souvent « partagés » s'agissant de ce chef, à notre avis sincère et talentueux, il n'en demeure pas moins que même si le fameux guide rouge, en un mot, le Michelin qui aurait la fâcheuse tendance à se considérer (et à être  considère par certains comme la « bible » de la gastronomie), celui qui peut se permettre de faire et défaire les renommées, et les carrières, en attribuant ou en retirant avec plus ou moins de bonheur, et de justesse d'ailleurs, des étoiles, sans tenir compte véritablement d'autre chose que de l'assiette, et rien que de l'assiette quitte même, comme cela semble être le cas avec la Vieille Fontaine, à faire en sorte de trouver tous les « prétextes » possibles, et envisageables, pour leur retirer l'étoile tant convoitée (et si difficile à conserver) sans avoir même procéder à la moindre dégustation !
 L'un des 14 inspecteurs qui a cru opportun de régler un compte (personnel ?) avec cette table, n'a pas pu « tester », et donc apprécier, les indiscutables talents de Bruno d'Angelis ! Que ce dernier se rassure ! Pour ce qui nous concerne, nous lui (ré)attribuerons d'office l'étoile disparue, et en rajouterons même une seconde si, et seulement si, cela était dans nos attributions ! Nous nous contenterons donc, si je puis dire, de tenir compte de tous les paramètres en présence, et de faire montre de ce qui nous anime quotidiennement à savoir l'impartialité et la sincérité !

La Vieille Fontaine
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