lundi 25 octobre 2010

Cube Hôtel - 30 400 Villeneuve-Lez-Avignon

Conviction et séduction

De l’autre côté du pont menant directement vers le village d’Angles, il n’est que de bifurquer sur votre droite, et de repasser sous le pont, pour vous retrouver face à cet hôtel, un tantinet kitch, très années « seventies ». Son aspect « Rubik’s Cube » convaincra certainement nombre d’entre vous, d’autant que l’accueil d’Olivier Teigell, et de son associé, se fait, d’entrée de jeu, fort affable et « personnalisé » que vous soyez issu d’une terre étrangère ou, plus simplement, de notre bonne vieille France. Ainsi, depuis trois ans qu’ils sont aux commandes de ce « petit navire » de l’hôtellerie affichant humblement deux étoiles, nos « comparses », toujours « complices », ont su lui insuffler une nouvelle « âme », un aspect séducteur qui accorde à ses 23 chambres toutes déclinées sur une couleur différente, un charme indiscutable. Maintenant, encore faut-il apprécier le style années 70 ! Ici, point d’ascenseur (ni de bagagiste), on gravit les étages à la « force » de ses gambettes, soit pour rejoindre sa chambre orange, rouge, bleu ou verte, soit pour accéder, le matin venu, à la terrasse, sur le toit, pour prendre son petit déjeuner, un petit-déjeuner soit-dit en passant exceptionnel de qualité pour un établissement qui aurait pu se contenter de vous « offrir » les services… du bar d’à côté !
 L’espace sommeil est, certes, assez réduit et l’on imagine bien que ce sont là les « anciens » mobiliers qui ont été astucieusement « réactualisés », et qu’avec des petits riens, un écran LCD et quelques touches de couleurs, nos deux « aventuriers-hôteliers » jouent la carte de la simplicité et de l’efficacité. Toutefois, la climatisation laisserait quelque peu à désirer avec une nette tendance au ronronnement (ou au chuintement) nocturne, comme diurne ! Les sanitaires devraient, j’en suis convaincu, faire l’objet d’une incessante réfection, d’autant mieux que cela représenterait l’une de leurs « faiblesses » ! Malgré tout, il est incontestable que la vision (de leur terrasse sur le toit) sur le Palais des Papes, les remparts et le pont d’Avignon apporte là un atout majeur dans leur stratégie de conviction et de séduction de la clientèle.
Tarifs de la chambre double supérieure 55 € en basse saison et 85 € en haute saison.

Cube Hôtel
Impasse du Rhône-30 400 Villeneuve-lez-Avignon
Tél. : 04 90 25 52 29/ Fax. : 04 90 25 68 90


Hôtel de l'Horloge - 84 000 Avignon

Il demeure dans les temps…

Montez l’avenue de la République, via la place de l’Horloge, un poil en dessous du Palais des Papes, et, à votre gauche, un immeuble du XIXème siècle, comme il en existe tant sur Avignon et partout ailleurs, mais la (petite) chaîne « Ocre et Azur » a su donner à cet hôtel *** le charme fonctionnel qui lui sied si bien ! Au jour d’aujourd’hui, Gaëlle Le Louarn qui en détient les rênes, non sans un certain bonheur, n’a pas son pareil pour mettre sa gentillesse et sa disponibilité au service des clients venus du monde entier. Le jour de notre arrivée, la (petite) réception (quasi privée) du lieu verra un de ses collaborateurs nous accueillir et nous confier la carte, le « sésame » magnétique pour accéder aux chambres, et autres suites. Située au quatrième niveau, la 45, outre de se positionner à l’angle de l’établissement, face à la célèbre place, offre une jolie surface en L avec une entrée moquettée marron, desservant toilettes (indépendants) et salle de bains, fort honorablement équipée (séchoir à cheveux, robinetterie style « vieux » cuivre, savonnettes, crème hydratante pour le corps et shampoing, etc.), séparée de l’espace sommeil aux quatre (très) grandes fenêtres (c’est dire le taux de luminosité), grands rideaux marron à embrases, et écran plasma grand format reposant sur un mini frigidaire parfaitement garni. Le coin « dodo » se « lovera » au fond, à droite, en alcôve, avec tout juste la place pour se glisser dans les draps d’une literie extrêmement honorable et confortable. Les deux fauteuils nous inviteront, non seulement, à un repos (très) mérité, mais, également, le lendemain matin, à un « petit déj’ » très correct, assez complet (avec yaourt, viennoiseries, baguette fraîche, confitures en pot, petits beurres, thés en sachets, etc., etc.) sans représenter toutefois la panacée !
 Le lieu est fort agréable, et parfaitement fonctionnel, mais ne vous attendez surtout pas à voir débarquer une foule de serveurs, et autres femmes de ménage, sauf le matin, lorsque, quittant votre chambre, vous les croiserez au détour d’un couloir, avec leur petit chariot empli de produits ménagers, brosses, kleenex et autres aspirateurs. Ici, c’est surtout le séjour discrétion, le séjour sans contraintes, celui qui vous suffit amplement, d’autant que vous êtes venus là en touriste, pour affaire, ou, comme nous, pour préparer une rubrique d’ « appréciation » consacrée à la Cité des Papes, avec la ferme intention de ne pas être importunés, et encore moins, traités comme des « stars » ! De tout notre séjour, jamais nous n’aurons eu la chance de croiser Gaëlle Le Louarn ! Toujours trop tôt, ou trop tard, trop occupée ou véritablement absente, mais le « contact » se fera au téléphone et rien qu’au téléphone, et, là, je puis vous assurer que son affabilité n’est pas feinte ! Malgré tout, si vous le souhaitiez, l’hôtel de  66 chambres sert le « petit déj’ » en une salle conçue à cet effet mais aucune restauration n’est envisageable d’autant que, juste en bas, à quelques pas, tout un panel de cafés, il est vrai (très) touristiques, et de tables plus ou moins « bistronomiques », voire gastronomiques, vous « tendent » leurs tables ! L’un des meilleurs*** sur la place d’Avignon arborant un rapport qualité prix quasi exceptionnel.
Tarifs de la chambre Privilège de 150 à 200 € selon la saison.

Hôtel de l’Horloge***
Place de l’Horloge – 1, rue Félicien David – 84 000 Avignon – Tél. : 33 (0)4 90 16 42 00


Cloître Saint-Louis - 84 000 avignon

Monacal, vous avez-dit Monacal ?

Après deux nuits passées à l’Avignon Grand hôtel, il était, pour le moins, logique que nous « testions » le Cloître Saint-Louis, autre « navire » Avignonnais battant « pavillon » ****, et fleuron de la « flotte » Hôtels France Patrimoine. Avec ses 80 chambres et suites « lovées » au sein d’un authentique cloître de XVI ème siècle, il était, pour ce qui me concerne, évident que nous allions faire un voyage inoubliable dans le passé ! Or, force est de constater que, dès la cour franchie, on ressent comme un grand vide ! Le « vide » dans l’accueil, à la réception, où tout est « machinalement » orchestré, le « vide » lorsque l’on sort de l’ascenseur, au 3 ème étage (les couloirs ne sont, curieusement, pas climatisés) et que l’on parcourt ce couloir-passerelle métallique, mais cependant moquetté, menant à l’aile contemporaine où nous étions sensés passer la nuit en la chambre 203 ! Déjà, le « principe » des passerelles avec escaliers montant, ou descendant, vers des « chambrées » n’est pas franchement transcendant ! Celui des portes « vitrées » à volet vénitiens métalliques, pas vraiment « intimiste » ! Quant à la chambre, en elle-même, pourtant climatisée, on « friserait » quasiment la syncope ! Le mobilier est design, mais pas du meilleur goût ! Le tout reste assez fonctionnel (comme l’Avignon Grand Hôtel, mais en moins bien) et ce avec beaucoup moins d’espace (et de lumière !). D’ailleurs, j’avoue franchement ne pas avoir pu demeurer une seconde de plus dans cet espace (plus que) confiné et avoir requis une « seconde » option nocturne ! Pour la seconde « option », la chambre 216, dans la partie « ancienne » du lieu, au 2 ème   étage, malgré une porte à la jolie couleur rouge-orangé, il vous prend un (relatif) malaise ! 
En outre, la chambre ne possède pas de (véritable) fenêtre, hormis une (petite) lucarne sur le côté gauche et un mini velux au-dessus du lit ! La prise de vue qui présente cette chambre là sur le site de l’hôtel se révèle très, très « optimisée » ! Ce ne sont pas les quelques marches qui « grimpent » vers une sorte de salon à triple banquette avec fenêtre demi-lune, sans « ouverture », et vue sur les toits, qui vous engagerait à y rester ! Requête passée auprès de la réception, « on » comprend indéniablement que le « choix » n’est ni (très) judicieux ni « conforme » ! Et comme les clients de la 218 ne sont pas encore arrivés, « on » permute ! Fort heureusement, la « nouvelle » mais, malgré tout, troisième chambre se révèlera un poil plus spacieuse, mais surtout plus « respirable » ! C’est là tout ce qui nous décidera finalement à accepter d’autant qu’en ce 1er Août nous n’aurons pas vraiment le choix ! Il est dommageable, et regrettable, que ce cloître-là ait perdu d’une part son âme, mais également sa sérénité ! 
Par ailleurs, à part un mur de pierre apparente, on ne peut pas dire que la déco fasse dans la grande originalité ! Si l’on a souhaité reproduire une ambiance (relativement) monacale, c’est raté ! Exit donc l’authenticité du lieu, et bienvenue à un pseudo-modernisme d’un goût plus que douteux ! Là encore, le wifi n’est pas de mise et vous serez contraints de descendre dans le hall pour vous adonner à votre « passion » favorite !
 Il n’a pas, non plus, été prévu le moindre rideau, ce qui vous laisse supposer que dès que vous sortez de votre douche vous aurez tout intérêt à enfiler le peignoir que la direction de l’hôtel a,  fort opportunément, mis à disposition de sa clientèle ! Quoique, dans notre cas, les dits peignoirs avaient été oubliés, et qu’il nous aura fallu les requérir auprès de la réception qui mandera un employé afin de nous les monter prestement. Je passerais (façon de parler) sur l’épisode du 3ème lit, qui aura purement et simplement été occulté et du lit pliant (et quel lit !) que l’on nous apportera pour « compenser » ! Durant la nuit, outre l’inconfort évident et les 30 centimètres (au moins) qu’il lui manquait, il allait « perdre » deux lattes ! Côté poussière et ménage on n’est pas vraiment dans le top ! Je passerais (presque) sous silence la taille de la douche qui pour les 1.90 m et plus nécessitera des contorsions assez inhabituelles voire carnavalesques ! En ce 2 Août, 9 h 30 le petit déjeuner, dans la salle de restaurant, avec buffet, et service « by himself », c'est-à-dire que personne ne vous apportera, ni ne vous servira, quoique ce soit ! Constat donc, très, très mitigé ! Véritablement pas meilleur que dans un Ibis, la déception en sus !

Hôtel Cloître Saint-Louis
20, rue du Portail Boquier – 84 000 Avignon – Tél. : 33 (0)4 90 27 55 55




dimanche 24 octobre 2010

Château de Varenne - 30 150 Sauveterre

« Dites-nous, marches gracieuses… »

Il nous est parfois nécessaire de parcourir quelques kilomètres pour « accéder » à une chambre, ou à une « junior suite », qui aurait eu la malheureuse idée de mettre une certaine distance entre elle et nous ! Des remparts de la Cité des Papes, côté place Crillon, nous aurons « enjambés » le Rhône et la Durance, traversés Villeneuve-Lez-Avignon, longé le Rhône sur une (bonne) dizaine de kilomètres, et grimpé, dès l’entrée de Sauveterre, vers l’église Notre Dame pour, bien évidemment, nous diriger à l’opposé de l’« objectif » ! Demi-tour en pleine nuit, les phares dans les murs, virage après virage, une dernière « épingle à cheveux » nous mettra face aux grilles (intentionnellement) « rouillées » du parc ! Petit coup de parlophone à la direction, Madame Hascoët nous donnera (à distance bien sûr) accès à ce qui apparaîtra, à cette heure-ci (environ 20 h 30), comme un dédale tortueux entre les arbres jusqu’au parking (une petite cinquantaine de mètres). Le « parcours » se révèlera beaucoup plus ardu dans la nuit quasi noire pour gravir une à une les marches, suivre l’allée « à tâtons », et accéder sur la terrasse avec pour « cible » la lumière des fenêtres et celle émergeant de la porte massive à double battant, passage obligé pour (enfin !) pouvoir admirer un (superbe) hall orné de canapés dorés et (velours) rouge, très XVIIème. Une (forte) exhalaison viendra titiller nos narines, celle que nous reconnaissons entre mille !
 En fait, même si le château ne fait plus, depuis plus de huit années, restaurant, il n’en demeure pas moins que, ce soir-là, un traiteur local « régalait » un groupe d’Américains (un poil bruyants), Monsieur Hascoët descendant le « grand » escalier, nous réservera un accueil (fort) chaleureux pour nous mener au premier étage à la suite Angélique. Côté bagages, il nous faudra reprendre notre  véhicule, ressortir du parc, le contourner pour finalement passer par la ruelle du presbytère sur l’arrière, et déposer, par une porte donnant accès directement à l’escalier d’honneur, nos bagages pour les hisser au premier niveau. Quelques allers retours plus tard, la voiture ayant été reconduite sur le parking (ouf !), nous voici rendus dans « notre » petit nid douillet de (cinq) soirs ! Lustre à pampilles, plafonds à moulures et gypseries Le Manach, murs alternant les tons argile foncé et clair, armoire vitrée, bureau, commodes et chevets marbrés, et sol de parquet blond (craquants) confèrent à cet espace généreux un indéniable charme ! La literie s’avèrera (assez) opulente, « sensible » et ferme à la fois, avec une tête et un « ciel de lit » en tissus Pierre Frey de part et d’autre, assortie aux rideaux à embrases et autres coussins du même cru !
 Seul le mini téléviseur écran plat (36 centimètres) manquera, comment oserais-je dire, d’envergure ! L’atmosphère fait dans le feutré, dans le discret, en un mot, dans le « bienfaisant » et le « bienséant ». Un second (petit) espace auquel on accède par une double porte réservera ses « charmes » (à l’identique) pour un adolescent de (très) grande taille. Et puis, l’espace bain séparé par une (très) judicieuse cloison métallique, vitres (opaques) dans les mêmes tons (quasi) parfaitement insonorisée et hermétiquement conçue. Avec son sol de tomettes à l’ancienne (certes pas franchement authentiques), sa baignoire, et son lavabo sur pied (comme on en fait presque plus), sa très belle robinetterie argentée, sa petite fenêtre à rideaux, sa boîte de kleenex en bois style « Comptoir de Famille », son mini frigidaire (eh oui, ici on l’a curieusement placé dans l’espace bain !), son radiateur Atlantic (quant à lui hyper moderne) très efficace, son guéridon à trois niveaux pour les affaires de toilettes, son grand miroir ancien, glace « piquée », ses appliques murales de verres en dentelle opaque, on a la nette sensation, non pas de déjà vu, mais, bien au contraire, de très personnalisé ! Tout cela fait, indiscutablement, dans le (très) bon goût (quoique je ne sois pas du tout « friand » de couleurs vertes, question superstition !). De surcroît, trois grandes fenêtres donnant sur un parc de trois hectares (avec piscine) parsemé de fontaines d’époque, et « protégé » par un cèdre du Liban vieux de 400 ans d’âge, et de multiples platanes centenaires, auraient dû laisser la luminosité emplir l’espace surtout en cette belle journée ensoleillée. Or, à 11h30 du matin, ce n’est pas vraiment le cas ! Serait-ce dû au fait que la « junior suite » ne soit pas située en façade du bâtiment ! Dommage, car nous n’aurons pas eu la chance d’observer (directement), sauf en terrasse, le mont Ventoux, le Lubéron et Châteauneuf-du Pape (le domaine de 3200 hectares) ! Par contre, le soleil daignera finalement « plonger » ses rayons vers les 13h à 13h30, dans notre chambre !
Mais, dès 9h (quasiment) tapantes, après un coup de fil, préalablement, à la réception (10 à 15 minutes auparavant), on frappera à notre porte ! Madame Hascoët, et sa femme de chambre portent chacune un (lourd) plateau, l'un « arborant » thé, café, nectar de pêche ou abricot (pas mal en lieu et place du jus d'orange trop souvent banal, de chez Cambe Rémy, un producteur local), confitures artisanales (en grosse verrine, généreusement proposées) d'abricots ou de fraises, et petits beurres Président, et sur l'autre la panière de viennoiseries (mini pains au chocolats et croissants) regrettablement « industriels », tranches de pain Harris le premier jour, fort heureusement remplacées, dès le dimanche matin, par du pain de campagne tranché (mais pas grillé) et un succulent cake au pommes tout fraîchement concocté par Madame dès cinq heures du matin ! On ne fait, certes, pas, à ce niveau dans l'exceptionnel, ni l'inoubliable, mais le (très) honorable ! Côté douche, il nous faudra employer des « ruses de sioux » pour ne pas même parvenir à éviter d'éclabousser l'ensemble des tomettes ! Un rideau autour de la baignoire (style ciel de lit, mais en imperméable) eu été le (très) bienvenu ! Le midi, (un peu) lassé (et mon foie aussi) par les tests de restaurants au quotidien, notamment, des gastros pour certains « alambiqués » (ça ne fait toujours bon ménage avec le digestif !) nous aurons optés pour un (simple) jambon-beurre en chambre (concocté  par nos soins), quelques rapides courses ayant été faites au cœur du village, avec, au titre du dessert, le fameux cake aux pommes de Madame Hascoët ! Il est vrai qu'il y a là un « décalage » qui nous aura séduit surtout eu égard à un Château du XVIIème siècle, ayant, au XVIIIème , appartenu au maire d'Avignon, Guillaume Puy, pour aboutir, avant-guerre, à Laurence de Varenne, puis à l'épicier du village qui le laissera, tout comme son prédécesseur, se dégrader inacceptablement, à tel point qu'un figuier aurait « envahi » le salon de lecture d'aujourd'hui, salon qui arbore, dorénavant, outre des œuvres d'Hervé Thibault, un peintre contemporain de Gordes, un mystérieux portrait de Laurence de Varenne enfant dont le regard vous suivrait inexorablement !
 Il faut expliquer là qu'en 2003 le Château, objet de notre (grande) attention, devait être totalement restauré dans l'esprit du XVIIIème siècle, et ce ne sont pas Sylvie et Didier Hascoët, les co-directeurs, qui me contredirons, d'autant qu'ils ont, personnellement, menés, et supervisés, tous les travaux de restauration et de décoration, et ce jusque dans les moindres détails, pour en faire, en ce début de XXIème siècle, un petit « bijou » de Château-Hôtel.
Tarifs de la suite en basse saison 250 € et 360 € en haute saison.

Château de Varenne
Hôtel***de charme
Place Saint-Jean -  30 150 Sauveterre – Tél.: 33 (0)4 66 82 59 45 / Fax.: 33 (0)4 66 82 84 83



mardi 12 octobre 2010

Hôtel d'Europe ***** - 84 000 Avignon

Ensorcelé, ou pas ensorcelé ? Telle est la question !

S'il est exact qu'après plus d'un mois passé sur la Cité des Papes nous ayons quasiment « testés » tous les meilleurs établissements hôteliers, intra comme extramuros, force était de constater que l'un de ses « fleurons », ou considéré comme tel, manquait, indéniablement, à notre « palmarès » ! Or, « notre » première rencontre, au début du mois d'Août dernier, n'ayant pas été (très) « concluante » (contentons-nous de le dire comme cela !), et n'ayant pas pour habitude de « renoncer » facilement, je décidais de procéder tout autrement ! Réservation fut, finalement, prise en cette mi-Septembre ! Allez hop, le soir venu, direction Avignon et son unique *****! Petit détour par les remparts jusqu'au pont Saint-Bénezet, et direction la petite place de Crillon, du nom de cette noble dame qui vécut là au XVIIème siècle. Nous engagerons donc notre véhicule sur l'emplacement prévu à cet effet (pas trop aisé, il est vrai) pour débarquer nos bagages. Accueil affable de la réceptionniste, et du bagagiste qui n'hésitera pas à tout monter (ou presque) après nous avoir fait visiter « nos » deux chambres, les N° 101 et 102, au bout d'un joli couloir surplombant le patio de l'hôtel ! Deux chambres (dont ils ont conservées les clés d’origine, exposées en vitrine, dans l'escalier) qui, en fait, n'en faisaient qu'une lorsque, semble-t-il, Napoléon Bonaparte (pas encore Empereur) vint y séjourner, ou plutôt s'y « préserver » des « ambitions » expansives du Directoire ! Il faut signaler là, qu'à cette époque, le lieu portait le nom d'Hôtel de Madame (veuve) Pierron depuis son acquisition en 1799. Depuis ses premières armoiries, celles des Amat de Gravesson, cet hôtel particulier n'aura cessé de séduire, que dis-je de subjuguer ! Aujourd'hui, ce sera donc, après feu Monsieur le Comte de Paris, à mon tour d'apprécier du bienfondé d'une telle réputation ! « Ensorcelé », ou pas « ensorcelé »? Telle sera la question ! Au moment où je rédigeais ces lignes, cela ne fera pas moins de trois heures (globalement) que nous serons installés, et déjà, habitués à ce confort douillet d'un lieu hors du commun, et du temps ! Je ne dis pas que nos deux « espaces sommeil » seront exceptionnels et que, sur les quarante et une chambres, et trois suites de l'hôtel, nous aurons « hérités » des plus séduisantes, mais, cependant, il aurait fallu être soit inconscient, soit d'une incroyable mauvaise foi, pour ne pas apprécier leur réel confort, et leur charme indéniable.
 Et, je ne pense pas là qu’ils s’agissent uniquement de la déco (très) soignée, soit dit en passant ! Les teintes beurre, bouton d'or et jaune paille tant des murs, des moulures que de la moquette « mouchetée », les tableaux de Juan Benito très « Art-lésienne », la cheminée de marbre, les candélabres, lampes de chevet, et autres appliques de bronze, ou lustres à pampilles, l'armoire « Provençale », et sa grosse « Pomponette », la commode trois tiroirs, les fauteuils, et autre méridienne, rayés beige, ou ces pots « style Ming », n’auraient pas eu cette seule capacité ! Non, je pense qu'il s'agit, en premier lieu, d'une « histoire » (comme la nôtre), et de multiples autres, vécues depuis le XVIème siècle, d'une « empreinte » et de  toutes les âmes qui errent (peut-être bien) encore ici ! Côté sommeil, si la literie fait dans la « belle » générosité, on est tout de même assez éloigné des literies Haastens (ou similaires) avec, notamment, cette sensation d'enfoncement (et pourtant je suis loin d'atteindre les 100 kg) qui nous demandera une certaine adaptation. La double isolation des fenêtres ne suffira pas, la première nuit, à « supprimer » les « échos » nocturnes de la rue, ce qui, vers trois/quatre heures du matin, aura eu pour mérite de nous sortir d'un sommeil salvateur, tant cela vociférait juste sous « nos » fenêtres ! Le lendemain matin, un peu vaseux, l'œil quelque peu « rougi », brosse à dent en main, on frappera à la porte, d'ailleurs fort « délicatement » tirée durant la soirée, et « isolant », en quelque sorte, les deux chambres du reste de l'étage pour n'en former qu'une (comme à l'époque de Bonaparte).
 Le « petit déj’ », commandé par téléphone, dés huit heures du mat (car il n'y a aucune fiche à mettre sur la porte, et nous aurons dû nous contenter, si j'ose dire, du « menu » disponible dans le sous-main), se fera annoncer, et déposer sur le guéridon au plateau de marbre gris acier, par deux charmantes jeunes femmes de service en jupon régional, sur deux beaux plateaux argentés ! Ah, là ça commençait à me plaire ! A cet instant, j'ai un cas de conscience ! Soit je dis ce que je pense, soit je pourrais faire plaisir à la direction de l'hôtel ! Me connaissant, vous savez que je   n’hésiterais pas une seule seconde ! Il ne sera, soyons franc, pas franchement (et ceci n'engage que moi) du niveau d'un quintuple étoilé ! Quoique fort honorable, on l'imaginerait, certainement « ailleurs », mais pas ici ! Il ne nous fera pas « rêver » avec sa porcelaine passe partout, ses petits pots de confitures lambda bien que relativement qualitatif, son jus d'orange pas fraîchement pressé du matin (vous savez celui que nous avons, malheureusement, parfois croisé), ses mini viennoiseries par trop banales, et sa baguette fraîche un peu perdue au milieu de tout cela. Par la suite, les lendemains et surlendemain, nous aurons droit à des madeleines exquises, et à une compote de pomme avec sa framboise fraîche en déco mais toujours pas ce côté charme un peu désuet, certes, des vieilles porcelaines, des confitures artisanales, du pain de campagne frais et grillé, du pain au maïs, ou à l'épeautre ! Ceci dit, j'avoue bien sincèrement, et malgré tout, m'être laissé prendre au charme de cet hôtel hors d'âge !
 Je me serais, d'ailleurs, laissé aller à déambuler dans les couloirs moelleusement revêtus de tapis bleus et or, à scruter les vitrines où « sommeillent » des œuvres parfois atypiques comme ces Dragons Napoléoniens en porcelaine ! Le service du personnel fait incontestablement dans le style « douillet » et très efficace ! Ni trop ni trop peu ! On sent bien que l'équipe est dirigée par une « main de fer  dans un gant de velours » ! Madame Fabri-Daire, la directrice générale dont le père fut, à l'époque, l'un des heureux propriétaires du lieu, n'a pas son pareil pour se tenir informée de tout, et partout, dans l'établissement. Ceci lui permettra, en effet, d'apprendre (et je n'y serais pas pour rien !) que la pression d'eau dans les salles de bains, le matin vers huit heures, aurait été relativement inexistante. Trois tours de tournevis plus tard (je suppose), cette dernière se révèlera parfaite !
Nous constaterons, de la sorte, que l’attention n’est ici pas un vain mot et que l’on demeure totalement à votre écoute 24/24 heures près à « exaucer » vos moindres souhaits, ou presque !
Loin de moi pourtant l’idée de jouer les capricieux d’autant que je n’aurais, tout au long de mon séjour, pas franchement relevé de disfonctionnements majeurs, hormis un détail d’importance dont je me serais fait l’écho auprès de la directrice générale, détail qui, n’en doute pas, aura retenu toute  son attention. Mis à part cela, cet hôtel-là mérite, indéniablement, toute votre confiance !


Hôtel d'Europe *****
12, place Crillon – 84 000 Avignon – Tél.: 33 (0)490 147 676 / Fax.: 33 (0)490 147 671

vendredi 8 octobre 2010

Le Bistrot Marc de Passorio - 13 210 Saint-Rémy-de-Provence

Pourtant, l'essentiel de sa cuisine est ailleurs !

Si vous aimez le chant des cigales (encore une fois, me direz-vous), si cela vous « captive », le lieu est fait pour vous ! La carte du midi, fera, certes dans la simplicité, mais de bon goût ! C’est la formule « Bistronomique », une formule qui méritera toute notre attention, même si, comme nous le confiera Marc de Passorio, le chef et propriétaire du lieu, l’essentiel de sa cuisine est ailleurs ! Et là, on comprendra qu’il nous faudra revenir dès le lendemain midi pour « tester » l’aspect gastronomique de son art ! Rendez-vous était d’autant mieux pris que la « passion » semblait nous animer tous deux ! La seule chose qui nous différencierait peut-être, ce seront les enfants ! En effet, j’en ai deux, et Marc de Passorio, va voir naître en fin d’année son quatrième (très certainement un garçon, si j’en crois mon « feeling »). Ce qui fait qu’actuellement sa « moitié », et non moins épouse, Tatiana, sa fidèle collaboratrice, l’épaule sur laquelle il pourrait se « reposer » (façon de parler), de temps à autre, ne sera, compte tenu des grosses chaleurs, pas en mesure de le « seconder » valablement ! 
Allez, nous opterons pour un saumon fumé (dans sa cuisine), aux feuilles d’olivier du Calanquet, zestes de citron vert, quelques herbes du moment qui fera dans le « grandissime ». Ce sera l’exception parmi les saumons, et Dieu sait si nous en dégustons de toutes sortes, mais là rien qu’à l’œil il était évident qu’il possèdait des qualités incomparables. Pour ce qui me concerne, je le préfère, sans citron, au naturel, juste avec son brun d’aneth ! C’est là qu’il révèle toute sa saveur, et sa maturité ! L’assiette dégustation de jambon noir de Bigorre et du Pays des Hautes Alpes fera, certes, dans la (relative) rusticité, mais de bon aloi avec des produits sélectionnés par le chef selon sa convenance, et son propre « ressenti ». La cassolette de lapin aux tomates et romarin des Alpilles, « spatzle » à l’huile d’olive du Calanquet, n’aura pas, à ma connaissance, son pareil côté cuisson, saveur et accommodement. La cocotte Staub « jouera» un rôle certainement non négligeable, mais le tour de main et la sélection du chef fera toute la différence ! La truite « Arc en ciel » simplement passée au grill, devant nous, révèlera toute son « âme » grâce à une cuisson idoine, sans omettre les courgettes, aubergines et autres tomates grillées aux herbes des Alpilles.  Le cœur d’entrecôte, bleu, grillé tout simplement, avec ses aubergines, courgettes, tomates passées aux grill et puis, ses girolles fraîches et poêlées, n'aura à supporter aucune critique. J’aurais (longuement) hésité sur la  sélection de fromages affinés vus par le chef (issus d’un affineur, Monsieur Vergne, à Nîmes et une fromagère de Saint-Rémy pour les chèvres frais), et puis, je me dirait que cela pourrait attendre demain, lors du « test » gastronomique !  En attendant la « révélation » fromagère, j’aurais penché pour un café sélection du Mexique (quasi), gourmand (si vous voyez ce que je veux dire) quelque part avec ses mignardises sur piques. Chamallows roses, Bubblegum « frais », financier au Kalamandi (agrume asiatique) tiède, mini cookies et sucette aux cerises « psychédélique », et mes « proches » pour un milk-shake au chocolat (rappelant par certains côtés, un Cacolac), et glace pilée, ainsi que pour une assiette de sorbets maisons sélection du jour et du chef, tomates cœur de bœuf huile d’olive, vanille- estragon et sojas-ananas ! De quoi gentiment « révolter » vos papilles fortement sollicitées. Si c’était   là l’aspect bistrot, je vous laisse envisager ce que devrait être le gastro ! « Réponse » nous sera donnée le lendemain midi !
Service de 12 h à 17 h 30. Formules à 26 et 32 €

Le Bistrot Marc de Passorio
Vallon de Valrugues****-Chemin Canto Cigalo-13 210 Saint-Rémy de Provence
Tél. : 04 90 92 92 04 40 / www.restaurant-marcdepassorio.fr