jeudi 23 mai 2013

Le Mauzac - 75 005 Paris



Un instant de séduction bien affirmé

Une (femme) chef de 21 printemps, ça ne court pas les restos sur Paris, mais ça s'apprécie, surtout, quant il s'agira de la propriétaire du lieu ! Chloé ne se montrera pas franchement en salle, préférant exercer ses talents en cuisine et laisser le soin de la salle à ses compères Benjamin et Frédéric, une collaboration qui trouverait son point d'orgue avec la satisfaction … du client ! Dans un décor de vieux zinc, un poil alambiqué, chaises de rotin, tables faïencées, comptoir zinqué et crus à déguster, on ne pourra pas dire que vous vous sentirez délaissé. D'ailleurs, le Mauzac (l'enseigne du bar à vins) ne fait-il pas référence à un cépage traditionnel du Gaillacois qui excellerait dans le blanc sec, doux, et effervescent. L'assiette de dégustation de foies gras, mariné au Cognac, au pain d'épices puis aux figues, s'inscrira en un belle excellence de produits maison appréhendés avec subtilité. Des saveurs, et rien que, mais point trop (une règle d'or). 
L'entrecôte sur planche, ses frites maison en cocotte, et le tajine d'épaule d'agneau au miel, et épices douces, semoule aux amandes, démontreront, s'il en était besoin, qu'il n'est nul nécessité d'avoir du « vécu au compteur » pour offrir un instant de séduction bien affirmé. Pourquoi devrait-on, systématiquement, occulter (comme certain « confrères ») des « âmes » naissantes, des talents non révélés par « le » microcosme gastronomique et ses (grands) « adeptes » chroniqueurs ou critiques ? Ici point de strass, point de luxe ostentatoire et point de « pétage de plomb », rien que du vrai ! Côté desserts (du jour), le tiramisù praliné aux éclats de cookie chocolat, les figues rôties, leur glace au miel, et le crumble aux pommes, crème fraîche à la cannelle, du fait minute (avec un poil d'attente), se trouveront bien pourvus et conçus, de la bel ouvrage !
Notre dégustation de vins au verre : Domaine des Gravennes 2011 blanc Côte du Rhône. Bithon- Paille « 4 Vents » 2010 blanc Côteaux du Layon.
Pour commencer de 6,50 à 9,50 €. Le plaisir est dans nos grandes assiettes … de 16,50 à 19,50 €.
Le bonheur des papilles est dans le coin, coin des Landes de 16,80 à 27,80 €. Là on passe aux choses sérieuses … de 17,50 à 59 €. Les entrées du jour … de 7,50 à 24 €. Les plats du jour de 17,50 à 21,50 €. Les desserts du jour de 9,50 à 10 €. Vous avez dit … j'aime le fromage (!) de 7 à
10 €. Vous prendrez bien une douceur de 6,50 à 9,50 €.
Ouvert du lundi au samedi de 12h à 14h30 / de 19h30 à 22h30.

Le Mauzac
Bar à vins – Restaurant
7, rue de l'Abbé de l'épée
75 005 Paris
Tél.: 01 46 33 75 22
Note : 12,5/20


mercredi 22 mai 2013

Ciel de Paris - 75 015 Paris



Les « aventuriers » de la Tour Montparnasse ...

Top départ pour le 56ème, un vent violent, et, en arrivant, une légère sensation d'oreilles bouchées, mis à part ça, rien à signaler, sauf une (infime) impression de vacillement ! La jeune femme au desk ne l'envisagera même pas. Une table au « balcon », histoire d'occulter ce vertige qui me « colle à la peau », et nous voici prêts à toutes les audaces car ici, c'est le chef, Christophe Marchais, qu'il vous faudra « rencontrer » gustativement et subjectivement … Ses cuisses de grenouilles, patate douce, et chips de manioc, beurre léger à l'ail, n'auront pas grand chose à déclarer sauf l'excellence dont elles feront l'objet ! On leur attribuera, malgré tout, une origine « indéterminée » ! Renseignement pris, son C.V s'affichera, l'Aquitaine ! 
Le foie gras Septième ciel, la spécialité de l'hiver, bouchées poêlées, sot l'y laisse, vrai-faux risotto de pommes de terre à la truffe tout en subtilité et opiniâtreté et les poireaux pressés mi-croquants, au foie gras, vinaigrette aux noisettes, pas présomptueux mais ingénieux, feront mieux que de se révéler ! Une évolution des mœurs gustatives pourtant bien encrées dans les mentalités. Le cœur de filet de bœuf, rattes du Touquet au beurre salé, sauce truffes, le boudin noir « Christian Para », compotée de chou rouge et chutney de pommes, et la selle d'agneau (en canon) farcie aux olives noires, croute de pistache, panais poêlés et purée maison, se dévoileront très séducteurs, et pas spécialement frimeurs. 
Le Saint-Marcellin de chez Marie Quatrehomme, voluptueux et onctueux, ne décevra que les intrigants. L'irrésistible Paris-Brest, style Ciel de Paris, praliné à l'ancienne sur sablé Breton revisité par Baptiste Methivier, le chef pâtissier, le millefeuille classique, crème légère à la vanille Bourbon, bouleversant de séduction, la pomme Tatin, pommes fondantes au beurre salé, chantilly à la vanille Bourbon, glamour on ne peux mieux, et le chocolat grands crus, crémeux Dulcey, mousse Araguani, chantilly Jivara, émoustillant et enivrant, mais un tantinet « violent », tout cela nous chamboulera sans qu'il nous soit possible d'y résister...
Notre dégustation de champagnes, et vins au verre : Champagne rosé Ultra brut Laurent-Perrier, Louis Roederer brut 2007 et « R » de Ruinart, Blanc de blanc. Grand cru Château Léoville Las Cases 1988 Deuxième cru classé.
Déjeuner gourmand (uniquement en déjeuner sauf dimanches et jours fériés) : Menu 2 plats 29 €. Menu 3 plats 38 €. Carte : Un (entrées) de 25 à 99 €. Deux (poissons) de 29 à 58 €. Trois (viandes) de 22 à 44 €. Quatre (fromage et desserts) de 13 à 15 €. Le bar à Millefeuille version salée 24 €, version sucrée 13 €.

Ciel de Paris
33, Avenue du Maine
75 015 Paris
Tél. : 01 40 64 77 64
Note : 15,5/20

mardi 21 mai 2013

Au Chien Qui Fume - 75 001 Paris



Une tradition qui perdure …

« J'ai l'exclusivité de l'enseigne » nous précisera de son accent Tropézien Jean-François Llana, le maître des lieux, une (modeste) auberge du XVIIIème siècle, 1740 pour être très précis, « rivée » là face aux anciennes Halles du Roi où marchands, et autres employés, aimaient à se rafraîchir et évoquer un certain Jean-Baptiste Poquelin dit Molière qui naissait à deux pas de là, en 1622, rue de la Tonnellerie … Dans les années 1920, le nouvel ayant droit, propriétaire d'un caniche et d'un griffon bien dressés, l'un à fumer le cigare et l'autre la pipe, l'enseigne était toute trouvée ! 
Et si l'on y rencontrait essentiellement mandataires, et forts des Halles, ce sont les gourmets qui forgeront la clientèle n'hésitant pas à se « mêler » autour de tables communes. Exit les Halles de l'époque et bienvenue à une table un poil canaille où le monde du cinéma aimera à se délecter de plats dévergondés « fumants et odorants ». Il est vrai que ce jour là nous aurons quelques difficultés à choisir à la carte, Jean-François Llane nous narrant ses souvenirs Tropéziens du temps où tout gamin, rue de la Ponche, il s'endormait au son du jazz de Charlie Parker, Dizzy Gillespie, et bien d'autres encore … 
D'ailleurs, quand il en parlera son sourire s'irradira, et ses yeux pétilleront … Il est vrai qu'avec son côté un tantinet désuet, son comptoir de bar « dédié à la gente canine », ses globes lumineux, ses photos d'acteurs en noir et blanc, ses tableaux animaliers, et ses colonnades, il saura vous prendre par les sentiments ! Côté carte, pléiade de mets « enluminés », trois huîtres Gillardeau revigorantes, un foie gras de canard frais maison exemplaire, et un saucisson chaud pistaché aux lentilles du Puy en toute humilité suffiront à nous émouvoir … 
Le cochon de lait rôti grand-mère, en cocotte de cuivre, un revival des années passées, du temps où l'on savait bien manger, et se restaurer, les tagliatelle aux truffes, leur sauce Périgourdine au foie gras délicieusement interprétés en toutes sommité, et le filet de bœuf simplement grillé, sa sauce Béarnaise au poivre maison, ses haricots verts frais, feront mieux que de séduire, même les plus grincheux et teigneux des habitués … Un Saint-Marcelin plus tard (un peu ferme, mais convaincant), le macaron au chocolat, crème légère à la pistache, la tarte Tatin toute en tradition, et le baba au Rhum, sa crème fouettée, fruits confits, mettront un terme à un instant plus que stimulant. Et si les forts des Halles était encore parmi nous, nous aurions pu rester toute
l'après-midi ...
Notre dégustation de champagne et vin au verre : Champagne Réserve du « Chien qui fume ». Macon Uchizy.
Menu déjeuner « Le Chien qui Fume » 19,90 €. Menue Bazil 36,50 €. Menu « Le Chien Coquin » 28,60 €. Menu Complet 47 et 37,20 €. Carte : Entrées de 9,20 à 17,70 €. Pâtes de 13,70 à 24 €. Plateaux de fruits de mer de 30,20 à 115,90 € (2 pers.). Poissons de 22,30 à 26,40 €. Les marmites 23 €. Les plats de 18,70 à 32 €. Fromages de 8,50 à 9,50 €. Desserts de 8,70 à 10,50 €.
Ouvert tous les jours jusqu'à 2 heures du matin.

Au Chien qui Fume
cuisine traditionnelle
33, rue du Pont Neuf
75 001 Paris
Tél.: 01 42 36 07 42
Note : 13,5/20


Le Temps au Temps ... - 75 011 Paris



Il faut laisser le temps au temps …

Un temps que nous n'avions pas (pour x raisons) eu pour venir « encanailler » nos papilles chez Denis Savarots, un chef très discret du quartier Paul Bert voisin du Chardenoux de Cyril Lignac, et qui œuvrerait en toute humilité pour seulement vingt quatre convives, rien que des privilégiés ! Seul en cuisine, il consacrera toute son énergie, et son savoir-faire, à votre seul plaisir, le plaisir des mets … La grosse horloge, l'affiche de Véli Kovic, et la demie douzaine d'ardoises, vous souhaiterons la bienvenue dans un mini espace en « prise directe » avec la cuisine, et son chef. Le croustillant d'agneau, sa petite salade, un clin d'œil aux mets moyen-orientaux, délicats et goûteux et les oeufs brouillés sur fondue de tomate, ne feront, certes, pas dans l'esthétique mais plutôt dans le bucolique. Le pavé de cabillaud, ses endives braisées au chorizo, et le sauté de veau purée de pommes de terre, procéderont d'une belle exactitude de conception et d'un souci prononcé pour les petits budgets. Du simple, du bon et tout pour satisfaire une clientèle d'habitués ! A 15 € la (première) formule, on ne pourra taxer, Denis Savarots, de pingrerie ! Côté desserts, la charlotte aux poires, et crème pistache, revisitée, en verrine, et la tarte Tatin, feront montre d'une jolie prouesse sur Paris, vous donner l'envie d'y revenir !
Formules midi 14,50 et 18 €. Formules menu 23, 27 et 30 €.
Ouvert du Mardi au samedi.

Le Temps au Temps …
13, rue Paul Bert
75 011 Paris
Tél.: 01 43 79 63 40
Note : 12/20

lundi 20 mai 2013

Cap Seguin - 92 100 Boulogne-Billancourt



Pas de feu sacré !

A peine plus éloigné de l'Ile Seguin qu'un départ de jogging, face au péniches enneigées, et à la Seine déprimée, avec vue sur le Parc de Saint-Cloud aux « reflets » immaculés, ce restaurant aux allures de péniche ancrée, fera montre d'une certaine perspicacité ! D'ailleurs, au moment où j'écris ces lignes, la neige s'est remise à tomber magnifiant une vision déjà assez enchanteresse ! Fauteuils d'osier tressé, moquette rayée, « ciel » bâché, rideaux en décliné, et orchidées « empotées », le maître du lieu, Manuel Heurtier, un poil préoccupé par un chauffage capricieux, viendra à notre table, quelques minutes, présenter « sa » carte, et « son » chef, Bertrand Martin, avec force détails exprimés. Une cuisine privilégiant les produits frais issus de petits commerçants, le pain de chez Poujauran, les fromages de chez Escudier, la viande de chez André, et l'Ibérique de la maison Byzance. Que de jolies références ! Histoire, peut-être, de nous montrer les capacités du chef, il nous amènera, personnellement, une crème brûlée au citron, effeuillé de confit de canard à la coriandre, une alliance osée mais, somme toute, assez rien enlevée ! Sa (simple) salade de cœurs de laitues et roquette, œuf mimosa et Parmesan, filet d'huile d'olive, sa terrine de foie gras au naturel et gelée de piment d'Espelette et un velouté de châtaigne, foie gras poêlé, mériteront notre attention, mais pas de véritable admiration !
 Et ce n'est pas la Pluma et joue de cochon Ibérique confite, tranche de potiron en aller-retour à peine consommable (faut aimer), et purée maison, la tarte fine de boudin Basque et Saint-Jacques, pomme fruit et émulsion dont la combinaison restera à démontrer, et l'entrecôte, purée et mâche, franchement maigrelette (à peine 200 gr), défaitiste en diable, qui dérideront des papilles sur la défensive ! Aurons-nous droit à un peu plus de séduction côté desserts ? Que nenni ! On pourra même affirmer que le chef pâtissier ferait mieux de se
ré-orienter ! Aucun intérêt à son financier noisette dominé par une chantilly à la mandarine, un mille-feuille de poires pochées, crème d'amandes amères, crème au thé, « démoli » (et non déstructuré) dont la crème affichera une insipidité démoralisante, et un sablé à la pomme rôtie, caramel beurre salé, et glace vanille, affligeant de banalité et d'insipidité. En résumé, on ne sentira pas chez ces chefs le côté feu sacré !
Formule 35 €. L'Express du midi 20 €. Menu enfant 5 €. Entrées de 8 à 16 €. Plats de 18 à 28 €. Desserts de 9 à 12 €.

Restaurant Cap Seguin
Face au 27, quai le Gallo
92 100 Boulogne-Billancourt
Tél.: 01 46 05 06 07
Note : 11/20


dimanche 12 mai 2013

Yayin - 75 017 Paris



Une « maîtrise » totalement inattendue

Une sommelière qui tiendrait une table (et non un bar, nuance) à vins dans le XVIIème cela ne surprendra personne. Mais, si je vous confiais que Yaëlle Ifram s'investirait en une (nouvelle) cuisine essentiellement juive, et connaitrait les vignobles du plateau du Golan, des Monts de Judée ou de la Haute Galilée comme d'autre la Loire, le Bordelais ou la Bourgogne, je ne crois pas m'aventurer en terre inconnue … Depuis quatre ans, Yaëlle met toute son énergie (il n'est que de l'observer courir des cuisines vers les tables), et son savoir-faire, au service d'une clientèle avertie, juive évidemment, mais pas que (la preuve), soucieuse de s'évader des chemins culinaires pré-tracés … Côté ambiance, on aura fait dans la sobriété de tons framboisés, de rideaux rayés, de miroirs dorés, de lustre alambiqué, de suspensions cubiques, et d'un sol façon parquet (plus vrai que nature). 
Côté cuisine, le velouté d'artichauts de Jérusalem (oh, le velouté), et fines tranches de Boutargue, les makis de foie de volaille, omelette Japonaise, et oignons confits, et le Strudel aux champignons sauvages, crème de cèpes, friseront l'excellence, une « maîtrise » totalement inattendue et un chef pas vraiment pris au dépourvu ! Le magret de canard à la haroset, polenta crémeuse, le veau fondant façon pot-au-feu en cocotte, aux petits légumes, raifort et la cocotte de pargit « comme à Bombay », riz parfumé aux épices, confirmeront que cette cuisine « revisitée » ne se discréditera pas. Une conviction menée « tambour battant » sans la moindre hésitation. Le millefeuille, la (vraie) Tatin aux coings tièdes, crème épicée, mikado de Granny et l'ananas rôti aux quatre épices, marqueront d'une trace de spatule appuyée, et d'un coup de douille enflammé, le territoire d'un chef devenu, pour l'occasion, pâtissier …
Notre dégustation de vins au verre : Chardonnay « Odem Vignoble Bio » Yarden 2009 caves du Golan, un vin issu du vignoble bio, résolument fruité, ananas et pêche, boisé, avec des notes de pain grillé et de beurre.
Plat du jour 13,90 €. Formules 21,50 et 80 €. Entrées de 14 à 24 €. Plats de 22 à 31 €. Desserts 11 €.
Ouvert du dimanche au vendredi.

Yayin
Restaurant à vins & Nouvelle cuisine juive
33, rue Cardinet
75 017 Paris
Tel.: 01 43 80 63 60
Note :13/20

vendredi 10 mai 2013

De l'Autre Côté - 75 010 Paris



Un vrai philosophe

Dans le style « petit » bistrot de quartier, à deux pas de la République, et du Boulevard Magenta, il y a les authentiques, et les « bénéfiques » (pour la caisse du patron), et pas vraiment de place pour l'entre deux ! Mais, chez Ali Dogan Racai on versera dans une toute autre catégorie, à mi-chemin du décontracté et du bridé. Pas de prise de tête, mais une simplicité bien ancrée. Son foie gras maison, confiture de figues, toasts grillés, ne décevra pas, même si la graisse l'envahira un peu trop à mon goût. Le coq au vin, ses coquillettes, non empli de siccité, son magret de canard entier, rôti au miel, à la mangue, son dôme de purée maison, et le tartare à l'Italienne, au couteau, filet d'huile d'olive et frites maison, trouveront tous les mots pour le dire. Un langage vrai, direct, sincère, pas de ces « gloubi-boulga » envahissant la pseudo-bistronomie. Côté dessert, la tarte au citron, et la Normande, clameront d'une seule voix leur envie de se laisser déguster sans protester ! Avec la bonhommie d'Ali, et sa philosophie toute de générosité, pourquoi faudrait-il encore hésiter ?
Formules 13,50 et 19 €. Plat unique 14 €. Salades gourmandes de 12 à 13 €. Entrées de 6 à 10 €. Viandes de 13 à 16 €. Poissons de 14 à 22 €. Fromages de 4,50 à 10 €. Desserts de 6 à 8 €.
Ouvert du lundi au samedi.

De L'Autre Côté
Restaurant – Café – Concerts
7, rue Léon Jouhaux
75 010 Paris
Tél.: 01 42 02 86 82
Note : 11,5/20

jeudi 9 mai 2013

Gontran - 75 009 Paris



Il prend là de sérieux risques …

L'ouverture d'une brasserie au cœur d'un quartier comme celui de la rue Lafayette c'est toujours un petit événement, d'autant que toute une clientèle de bureau, et (de futurs) habitués, s'y engouffreront bruyamment. Les tons gris et jaune paille (moucheté de noir) s'imposeront en un style très seventies de quoi séduire plus d'un amateur du genre. Seulement voilà, si Jacky, la maîtresse du lieu, se montrera très attentive, si ce n'est inquiète, force sera de relever qu'elle se trouvera quelque peu dépassée ! Mais, c'est surtout du côté des cuisines que résidera notre inquiétude, une inquiétude qui se confirmera rien qu'en passant devant ! Un « amateurisme » évident, une approche négligente, et des produits pas franchement de premier choix ! D'ailleurs, ce ne sont pas la chiffonnade de Serrano sortie de la cellophane, et les rillettes en verrine banales à pleurer qui nous démentiront … Côté hamburger, la « spécialité » de la maison, le Fernand, pain de la boulangerie Moisan, viande hachée, tranche de (bloc) de foie gras de canard, et sauce Porto, ne cassera pas trois pattes à un volatile ! Affligeant, si ce n'est consternant ! (Question hamburger, Alain, allez faire un tour au BB6, au Diner, au « Camion qui fume », ou au Ralph's à Saint-Germain-des-Près). Le Ernest, pain, viande hachée, mayonnaise, tomate, fromage à raclette, œuf au plat, ne fera guère mieux ! Le « simple » tartare à l'Italienne, filet d'huile d'olive, semblera poser un gros problème au chef ! Viande (très, très) quelconque (pourtant annoncée sur la carte d'origine Hugo Desnoyer !), frites pas vraiment emballantes, et salade parfaitement inutile ! Côté desserts, Alain tentera bien de relever le niveau avec une tarte au citron façon « déstructurée » pas flamboyante, un pain perdu maigrelet, une Charlotte chocolat démoralisée, et un baba au Rhum pas franchement au top de sa forme. Il aura omis, indéniablement, que qualité et sincérité des produits sont essentiels et qu'en omettant cette règle prioritaire, il prend de (sérieux) risques...
Apéros, tapas de 4,50 à 8 €. Salades de 12 à 13 €.Viandes Hugo Desnoyer de 14 à 19 €. Spécialités de hamburgers de 12,50 à 15 €. Desserts de 4,50 à 9 €. Les gourmands de 7,50 à 8 €.

Gontran
Café – Resto
43, rue le Peletier
75 009 Paris
Tél.: 09 54 44 15 27
Note : 10 /20