mercredi 30 mars 2011

Hôtel Cézanne **** - 13 100 Aix-en-Provence

Une émotion incontestable !

Ce n'était peut-être pas l'hôtel vers lequel nous aurions d'emblée orienté nos recherches, et pourtant Dieu sait si nous aurions eu tort ! Cet ancien « porte drapeau » de la chaîne Mercure, situé à mi-chemin de la gare et du quartier Mazarin, fait, depuis trois années, « cavalier seul » après une totale transmutation. Car c'est bien d'une réelle métamorphose, dont il faut parler puisque nous sommes là en présence, dorénavant, d'un « boutique-hôtel » (un concept New-yorkais) de cinquante cinq chambres, junior-suites et suites. Déjà, vu de l'extérieur, il fait penser à un hôtel particulier tout de blanc vêtu ! Une ancienne demeure bourgeoise, quasiment une maison d'hôtes, au luxe discret, pudique oserais-je même dire, qui, à peine le seuil franchi, impose une émotion incontestable ! Ainsi nous trouverons-nous véritablement projetés en un espace radieux dédié à l'Art contemporain, un espace séduisant si ce n'est captivant où l'œuvre de Zidan, un artiste peintre Berlinois, d'origine Syrienne, membre du très créatif Berlin Mitte, régnerait en maîtresse (presque) absolue, une maîtresse prête à mettre tous nos sens en émoi ! Sachez, d'ailleurs, que ce ne sont là que des œuvres originales créées tout spécialement pour Catherine Spieth, l'heureuse, et rayonnante, initiatrice et propriétaire d'un lieu à nul autre pareil !Si le designer Charles Montemarco en est devenu le talentueux décorateur, force est de relever que toutes les « prestations », quant à elles, sont l'œuvre de Catherine Spieth ! 
Le salon-hall d'entrée réservera bien d'agréables surprises, notamment celle d'un coin cheminée aux fauteuils baroques gris perle ou « zébrés », tous « frères Siamois», où il fera bon siroter face à des œuvres picturales l'un des breuvages sélectionnés ou crus de vins régionaux mis à disposition tels ce Cassis blanc ou rosé, ce Vacqueyras, ce Châteauneuf du Pape Domaine Nalys, ou, pourquoi pas, l'un de ces champagnes R de Ruinart, « puisés » dans le bar mitoyen à la réception qui fait indéniablement « œuvre utile », et l'admiration de tous ! De l'urbain, du pratique, du créatif, du haut en couleurs ou en design, vous dis-je, uniquement pour nous « faciliter » la vie et assouvir nos plaisirs ! Il fallait y penser ! Catherine Spieth, mieux que cela, l'a fait ! Le directeur-adjoint, Stéphane Serres, n'aura de cesse que de nous être agréable, et ce malgré l'heure tardive de notre arrivé (environ 20 heures), en nous proposant, lors d'une visite informelle, au choix, une chambre triple fort attirante la 212, deux chambres voisines fort aguichantes la 402 et la 403 mais un poil exiguës compte tenu de nos multiples bagages et autre effets, et, finalement, la 201 et la 206, en face à face, dont les portes anciennes donneront accès à deux espaces gorgés de lumière, tout à la fois antagonistes et complémentaires, alliant le style design à l'ancien non sans un certain bonheur !
 D'un côté une chambre monochrome aux murs orangés, « signée » d'une frise monogramme en relief, tel un fil conducteur, du nom même de ce précurseur de l'art moderne qu'était P. Cézanne ! C'est dire l'esprit d'authenticité du lieu ! Un écran L.G mural, du mobilier de bois « naturel » conçu à sa mesure, une literie king size « moelleuse et onctueuse », l'une de celle que notre dos ne regrettera pas d'avoir « éprouvé » tant, le matin, au lever, nous nous sentirons dispos et frais ! Une salle de douche hyper fonctionnelle aux cloisons revêtues de carrelage gris acier ou beige, lavabo design à la robinetterie, certes généreuse, mais un poil « difficultueuse », et toilettes « assortis » mais indépendants. De l'autre, une junior-suite toute en aisance et délicatesse, aux tons « chocolat au lait » savoureux, bureau, fauteuil et commode « argentés », mini bar à volonté sans alcool (offert par la direction), canapé, tapis, jeté de lit, et rideaux en tweed de chez Nobilis, literie cosy à souhait, écran Sony mural, salle de bains et douche dite « tropicale » en conformité. Même le choix des peignoirs aura été murement pensé, et d'Italie ils seront importés. En outre, une connexion wifi gracieuse est assurée. Le room service offre la possibilité d'un déjeuner ou d'un dîner en chambre concocté par des restos sélectionnés.
 La touche Pizza de votre téléphone ne résoudra-t-elle pas, de facto, une soudaine tentation ? Pour 18 € / personne, nous pourrons accéder au bar à pâtes, un service assuré 24 h/ 24 ! Choisissez vos penne, fusilli, farfalle, tagliatelle, ravioli, et autre spaghetti, votre sauce tomate basilic, bolognese, pistou ou carbonara, votre vin au verre et, même à minuit, commandez ! C'est là l'un des atouts de ce boutique-hôtel. Attentions et services sont ici un véritable état d'esprit dont l'équipe de Catherine Spieth s'est fait une spécialité, que dis-je une identité ! 
Côté « petit déj' », avec ou sans grasse matinée, jusqu'à midi, soit il vous sera en chambre amené, soit vous pourrez en salons descendre vous délecter ! Nous l'aurons, quant à nous, à sa juste valeur considéré ! Car, de mémoire, un **** luxe, voire même un *****, ne saurait le plus souvent l'égaler ! En plateau argenté, il nous sera, dès 8 h, monté avec son café noir, ses thés de Ceylan et Darjeeling, sa corbeille du boulanger, ses (vrais) croissants, petits pains et mini baguettes cuits maison, ses œufs, à convenance, brouillés, en omelette salée ou sucrée, ses céréales, son orange fraîchement pressée, et son quotidien ! Selon le jour, il sera même accompagné de gaufre, de pain perdu, de pancake ou d'un cake maison conçu le matin même à notre seul intention ! Que demander de mieux ? Pas grand chose, d'autant que c'est là la preuve incontestable que Catherine Spieth a réussi sa « mission » à savoir de concevoir un lieu d'exception où il fera bon passer un instant mémorable !

Hôtel Cézanne**** - Boutique Hôtel
Chambre luxe de 165 € à 185 €. Junior-suite de 230 € à 250 €. « Petit déj' » 19,50 €.
40, avenue Victor Hugo
13 100 Aix-en-Provence
Tél.: 33 (0)4 42 911 111/ Fax.: 33 (0)4 42 911 110

mercredi 16 mars 2011

Le Coffee - 06 400 Cannes


Born In U.S.A

Un air venu des U.S.A soufflait depuis quelques temps sur cette table blottie entre la rue du Commandant André et le Grand Hôtel, je dis bien soufflait car, depuis trois semaines, Yann un Cannois d'adoption vient d'en reprendre les rênes. Bienvenue donc à moult bonnes initiatives comme, par exemple, les samedis et dimanches, à compter du 13 Janvier 2011, le « vrai » brunch à l'Américaine, ou des « tournois » privés de Poker ! Dans une ambiance de pierres apparentes, murs rouges, et poutraisons grises, au rythme des succès des années 80 et 90, une cuisine très U.S.A où s'affairent des « chefs », Sébastien et Joris, attentifs à vous concocter l'un de leurs 16 hamburgers (de 12 à 17 €), ou un « grill » (tartare de bœuf, fish and ships, grilled hamburger, patty, lamb'chops, chicken skewers, etc., etc.). Ici, on « nourrit » essentiellement, semble-t-il (le jour de notre visite), une clientèle d'ados (pseudo) branchés qui voit d'un (très) bon œil cette enseigne « auréolée » de la bannière étoilée ! Pour ce qui me concerne, sachez que je ne suis pas fan de ce genre de lieux, j'y serais même (relativement) allergique, mais, là, force est de constater que le méthode marcherait assez bien, et nous ne regretterons pas de lui avoir « consacré » une bonne heure et demi ! Les tapas platter, en fait en florilège d'entrées assemblées sur une grande assiette, mozzarella sticks, chicken fingers, machos, et chicken wings feront bien leur petit effet notamment ces bâtonnets de mozzarella frits des plus aguichants ! L'entrecôte sur planche de bois avec ses petites frites maison, révèlera un produit apparemment généreux mais manquant, toutefois, de « profondeur » ! Idem pour un honey spore ribs (le travers de porc au miel) effectivement « gargantuesque » dés le premier coup d'œil, mais un poil froid (donc pas assez cuit, ou sortant du congel !), et dont la pomme de terre aurait apparemment omis de passer par la phase four ! Le Manhattan XXL, un maxi hamburger avec double steak haché et cheddar, « piqué » par le chef, se verra gratifié d'une mention tout à fait spéciale ! Côté desserts, la vitrine prévue à cet effet, à l'entrée, dévoilera ces (petits) trésors de pâtisseries, et autres viennoiseries U.S tels les incontournables donuts, muffins, brownies, carrot cake, Oréo cake ou Apple crumble. Du tirami-su maison proposé à la carte, il ne sera point question, puisqu'il n'aura jamais été disponible même par le passé ! Gageons que Yann pourvoira très prochainement à cet inacceptable omission !

Le Coffee – American restaurant
22, rue Victor Cousin – 06 400 Cannes – Tél. : 04 93 99 13 63



Hôtel de Mougins **** - 06 250 Mougins

Pas de luxe ostentatoire

Ce n'est pas l'hôtel auquel on penserait instinctivement, d'autant qu'il se situerait à l'extérieur de Cannes, sur la route menant de Mougins à Vallauris ! Ne prenez surtout pas la route en direction de Valbonne ! Côté parking il n'y a pas de problème, bien qu'il ne soit pas couvert, il est généreux! L'accès à ce complexe **** de cinq bastides, de cinquante chambres, et une (seule) suite, se fait sans ambiguïté par une double porte électrique engageant vers un vaste hall où il ne sera pas dit que l'on ne prend pas soin des votre séant ! Même la cheminée avec son fumet caractéristique de feu de bois sera de la partie ! L'accueil à la réception fera dans la grande discrétion. Remise de clé magnétique, signature de la fiche et puis le chariot s'avancera pour « charger » vos bagages, certes pas tout seul ! Montons quelques marches pour accéder au premier étage au fond du couloir à la chambre Exécutive 201, une grande chambre à la belle porte de bois massif, serrure magnétique, de quelques 30 m2 ce qui, il faut bien l'avouer, pour deux, s'avérera suffisant pour deux, mais pour trois un poil exigüe ! La salle de bains s'affichera fonctionnelle avec ce qu'il faut de confort, séchoir inclus. Attention tout de même lors de la douche à bien vous « caler » derrière la vitre, au fond de la baignoire, faute de quoi vous arroseriez l'ensemble de l'espace !
 Vous « nagez » là dans les tons beiges, gris et marron. Pas de luxe ostentatoire, mais un style Provençal « revisité » très clean ! Côté literie, on fera là dans une certaine « opulence ». Mais, a contrario, le canapé lit blanc se révélera très light avec un matelas bien incapable de supporter confortablement un adulte normalement constitué ! N'envisagez surtout pas d'y faire sommeiller un couple d'amis, ce serait leur garantir un lumbago d'autant que pour l'ouvrir il s'agit d'avoir une force Herculéenne ! La télévision Samsung n'aura pas le mérite de pouvoir être regardée du lit, la taille de son écran vous l'interdisant quasiment ! Le mini-bar n'aura pas à subir de critiques et l'on aura même pensé à un système station Bose pour iPhone histoire d'écouter vos enregistrements musicaux préférés ! Côté terrasse avec vue sur la piscine et les jardins, rien à relever d'autant que l'on aurait pu se prélasser au soleil sauf que nous étions mi-Janvier, et peu enclin à la bronzette ! L'aspect « petit déj' » du lieu n'aura pas le mérite, lui non plus, de nous enthousiasmer outre mesure et ce n'est pas un sujet sur lequel nous transigerions ayant de nombreux atouts de comparaison possible (si vous voyez ce que je veux dire !). Ceci dit, rassurez-vous, ce ne sera pas affligeant ! Mais pas séduisant non plus ! Madame Bee, la charmante directrice, hyper attentive au bien-être de ses clients, m'apparaîtra gentiment dépassée par des détails de maintenance non négligeables s'agissant de la partie hôtellerie, à moins que ce ne soit le fait de sa direction générale qui lui « préférerait » la partie restauration ! Je ne comprends pas franchement que tous les efforts voulus n'aient pas été mis en œuvre pour y remédier ! Espérons seulement que notre séjour, et mon article « rééquilibrerons » les choses !
Tarif des chambres : Classique de 195 à 275 €, Supérieure de 235 à 315 €, Exécutive de 295 à
375 €, Suite de 550 à 750 €, selon les saisons. « Peti déj' » à 20 €, lit supplémentaire 50 €.
Animal 15 €.

Hôtel de Mougins **** (Hotel & Preference)
205, avenue du Golf – 06 250 Mougins – Tél.: 33 (0)4 92 92 17 07 / Fax.: 33 (0)4 92 92 17 08


G.Square - 06 300 Nice

Us et coutumes culinaires

Depuis quelques semaines, il est une rôtisserie - lounge, qui est venue bousculer quelque peu les « us et coutumes » culinaires du vieux Nice, en ouvrant son espace de vingt-six places assises à tous les « accrocs » des poulet fermier, gigot d'agneau (tranchés), travers de porc et autres jarret de veau. L'ambiance fait dans les tons gris et noir, sol de parquet noir mat, pend de murs de pierres assortis, et supports mureaux de crus soigneusement sélectionnés par Claudius, l' « empereur » du lieu ! D'ailleurs, il n'est que d'observer sur le trottoir (à gauche de la porte d'entrée) la rôtisserie et de percevoir les exhalaisons des quelques poulets en cours de rôtissage pour se convaincre qu'ici on prend les choses au sérieux ! Le choix se fera à l'ardoise du jour, la murale. La formule se décline au gré des produits du moment avec trois plats au choix en rôtisserie, et cinq accompagnements (panisses, poêlée de courgettes aux amandes, pommes de terre aux truffes), quatre entrées (velouté de poireaux, terrine de foie gras maison, croustillant de chèvre au miel, émincé de canard et coppa, mais également trois plats en côte de bœuf fleur de sel (500 gr), pied de cochon sauce moutarde à l'ancienne et poêlée de foie de veau beurre noisette. Le foie gras aurait certainement produit son petit effet si nous n'étions de fins gourmets et amateurs. Ceci dit, on lui découvrira des qualités indiscutables mais sans atteindre, à notre avis, des sommets de suavité ! Le quart de poulet (et non le demi, comme annoncé à l'ardoise), frites de panisse en fagot, idéalement cuit sous la peau, ni trop sec, ni trop « moelleux », fait immédiatement « redécouvrir » les charmes d'un produit nature et saveur. Le jarret de veau aux lentilles manquera d'un soupçon de cuisson (quoique pour ce qui me concerne, il n'y avait là rien de rédhibitoire) et révèlera un côté rosé pas vraiment en phase avec l'aspect mijoté habituel. Le gigot d'agneau, écrasé de pomme de terre, légèrement truffé, même si le produit n'aura pas vraiment de critique à subir, aurait apprécié un « régime » un peu moins sec ! Il est vrai qu'après coup, et en y réfléchissant bien, nous aurons eu comme une forte impression de « déjà vu » (du côté de l'église Sainte-Réparate), hormis la déco et les desserts ! Car là, côté douceurs, on aura mis la barre beaucoup plus haut avec un tiramisu au Bailey's hyper généreux et onctueux, pas vraiment du genre « à s'en laisser compter », une tarte fine aux pommes « blondes » à souhait, boule de glace cassis, et éclats de nougatine, sans surprise (et c'est peut-être bien là ce qu'on pourra lui reprocher) et puis un moelleux au chocolat et caramel fondant assez « séduisant » pour interpeller des papilles demeurées, depuis le début du repas, un peu dubitatives ! Reste à savoir pourquoi ?
Entrée de 10 à 15 €, rôtisserie de 14 à 18 €, plats de 18 à 26 €. Formule du midi à 14 €.

G.Square – Food & Drink
9, place Garibaldi – 06 300 Nice – Tél.: 04 89 03 69 28

Effigy - 06 400 Cannes

Une aussi longue absence …

Ici trônait, il y a quelques années encore, les guichets d'Air France. Or, après une (très) longue absence, une enseigne dédiée à la séduction culinaire, s'est, depuis le 13 Août dernier, fait une « petite » place entre le Café Roma et l'Up'side, à quelques enjambées du Casino, et du Palais des festivals. On est ici essentiellement confronté à une ambiance de traiteur-pâtissier et pas du tout à celle d'un resto ! Seules deux tables en alcôve, laisseraient à supposer que nous pourrions envisager une dégustation. L'accueil de Nathalie Maupiler, la directrice du lieu, ne laissera présager que du bon, mais, il est vrai que si l'on vient là pour faire bombance, on ne pourrait qu'être déçu. Et même, si la déco fait incontestablement dans le design B.C.B.G optant pour une alliance de bois blond et brun, de cuir surpiqué chocolat pour les fauteuils, ou même passepoilés pour les banquettes, il n'en demeure pas moins que l'on ressent comme une atmosphère de « laboratoire culinaire » de luxe qui, pour ce qui nous concerne, n'aura pas franchement eu l'art et la manière de me ravir ! Malgré un soin indéniable apporté à l'agencement des vitrines réfrigérées pour les entrées, plats et autres desserts, la cave et la chocolaterie, force est de relever que l'on s'y sentirait plus à l'aise pour, sélectionner, commander et emporter, des mets préparés par le chef Franck Cicognola, au « labo », à Grasse, acheminés sur place, et renouvelés quotidiennement.
 Une dégustation sur place de la brouillade d'œuf, crevettes et bisque de homard, d'un cubo de Rascasse et aubergine, gelée d'eau, de la soupe de potiron à la paille, de la demi-lune de Rascasse aux aubergines et tomates séchées ou même du foie gras de canard cuit au torchon à l'ancienne aux épices, chutney maison nous conforteront dans l'idée que nous sommes là en présence de produits, certes, bien « pensés » et devrais-je dire élaborés, mais pour les gourmands ou gourmets, cela s'avérera un poil minimaliste ! Même du côté des « plats », le ris de veau aux Genièvres et au Gin braisé à brun, poireaux frits ou le sandre à la peau aux sucs de cuisson, riz pilaf et boule de crème zotto, me raviveront le souvenir encore vivace d'un traiteur situé près de la maison de la Radio à Paris ! C'est l'aspect relativement « figé » qui dominera indubitablement ! Côté pâtisseries, des pâtisseries réalisées par le chef Pascal Trouvé, on demeurera dans la finesse d'exécution, une belle efficacité et une extrême suavité, notamment, eu égard à l' « Arbre aux sabots », mousse aux pommes cuites au four, cœur de mascarpone et liqueur de Calvados fort aguichant, un « Othello Paris-Brest » revisité à la Cazette de noisette, un « Effigy » - chocolat dégoulinant de son caramel beurre salé, le « Dancer in the Dark », une mini tarte au chocolat, caramel de chocolat et fruits secs ou cet exquis savarin chocolat, infusion de caramel à la fleur de sel intitulé, langoureusement, « une aussi longue absence » …
Ouvert du mardi au dimanche midi, de 9h00 à 20h00.

Effigy – Le traiteur Étoilé - Boutique
2, place Charles de Gaule – 06 400 Cannes – Tél.: 33 (0)4 97 06 24 60 / fax.: 33 (0)4 93 99 60 56


Hôtel Château de la Tour **** - 06 150 Cannes

 La vie de Château !

Si un nom pouvait revenir systématiquement dés lors que l'on chercherait un hôtel de charme sur la Côte d'Azur, surtout en ****, ce n'est certes pas celui du Château de la Tour auquel on penserait d'un prime abord, et l'on aurait finalement parfaitement tort ! Ceci étant, il est vrai qu'elle dispose d'un emplacement de premier choix cette ancienne demeure de Comtesse Russe, située à l'extérieur de Cannes, et à mi-chemin de La Bocca par la route « intérieure ». Surplombant de peu la Baie de Cannes, et les Iles de Lérins, ce château à la tour « prédominante » s'affiche discrètement au milieu d'un parc que nous traverserons à peine les hautes grilles franchies. Parvenu, quelques dizaines de mètre plus haut, sur le parvis de l'hôtel, un parking d'une quinzaine de places vous tend les bras ! 
A la réception Fatima nous recevra fort aimablement pour nous accompagner au deuxième étage par un ascenseur qui ne supporterait, finalement, que deux personnes ! Je comprends mieux pour quelle raison elle nous rejoindra prestement par l'escalier ! La porte de la chambre 209 s'ouvrira « classiquement » avec une clé, seule une carte magnétique se devant d'être glissée au mur pour mettre en fonction l'électricité. Nous honorerons cet espace de quelques 30 m2, classé Exécutive, aux murs tapissés, et « rosacés », gris-châtaigne, meubles Provençaux revisités et blanchis, rideaux chutant dans les tons gris, bleu et beige, de trois couchages (à l'usage, pas si confortables que cela), avec vue sur la piscine et la terrasse d'été ! La télé, un « vieux » modèle Philips 51 cms de l'année 2005, dépourvu de TNT (bien pratique), aurait du être remplacé par un écran mural L.C.D plus adéquat et performant ! On est dans un quatre ****, que diable ! Un mini-bar incluant, curieusement, un coffre fort (pour « geler » vos valeurs ?), proposera des quarts de Champagnes blancs et rosés Nicolas Feuillate, de l'eau minérale, du coca, de la vodka, du whisky et de la bière.
 A ce titre, même si l'hôtel ne possède plus de restaurant depuis 20009, un service de chambre proposerait, toutefois, de quoi se sustenter 24h / 24 avec une carte mise à disposition dans la chambre. Côté salle de bains, et réjouissances « sanitaires », on mettra à notre disposition l'aisance et la fonctionnalité d'un espace tout de bleu vêtu avec fenêtre ouvrant sur l'arrière, chauffage à résistance, et séchoir à cheveux. Ce qui, par contre, nous interpellera c'est cette évidente sensation d'espace de la chambre ! En un mot, on ne se sent pas franchement confiné ! Du côté du « petit déj' », celui en chambre, testé dés le premier jour, s'avérera hyper décevant avec des confitures Saint-Mamet (bof !), des mini (mais vraiment mini) viennoiseries surgelées, et beaucoup trop saisies, un sachet de thé banal à pleurer, enfin de compte pas vraiment de quoi s'attarder ! Nous confierons notre relative déception à Benjamin, le directeur adjoint fort aimable au demeurant, qui en conviendra totalement ! En salle, ce sera (presque) pire, et pourtant Dieu sait si cette dernière dévoilera des charmes esthétiques insoupçonnés ! Nul doute qu'ici les déjeuners et autres dîners, avec un chef digne de ce nom, étoilé ou non, n'auraient rien à envier aux meilleures tables du coin !
Suite Exécutive selon les saisons de 185 € à 355 €. « Petit déj' » 17 €.
Parking extérieur 10 €/ jour (pas terrible !). Petits animaux de compagnie 10 € / nuit.

Hôtel Château de la Tour **** ( Hotels & Preference)
10, Avenue Font-de-Veyre – 06 150 Cannes
Tél.: 33 (0)4 93 90 52 52 / Fax.: 33 (0)4 93 47 86 61

Bloom - 06 000 Nice

Une grosse lacune !

Sous l'hôtel Aston, face aux jets d'eaux, et à deux pas de la place Masséna, l'Italie aurait pu (depuis trois jours seulement) se voir dotée d'une « ambassade » gastronomique totalement décalée ... « Lovée » entre le Félix Faure et l' « Horloge » (qui, quant à lui, s'est « propulsé » au 7ème niveau de l'hôtel), ce wine bar s'est révélé en une ambiance lounge avec mur végétalisé, parquet de bois naturel, fauteuils de cuir noir et mezzanine à laquelle on accède, via un escalier métallique style passerelle de bateau. L'accueil d' Emanuele, « le » responsable du lieu, fait indéniablement dans le très professionnel ! Il n'hésitera pas à nous expliquer, par le détail, le concept même de cet espace séduisant à plus d'un titre. Tout, ici, est nickel et ce d'autant mieux que tout est neuf ! Nous n'aurons donc aucunes difficultés à choisir dans la vitrine, au fond, parmi toutes les spécialités, la terrine maison de foie gras, l'assortiment d'anti-pasti, la charcuterie Italienne tranchée à la minute, ou la soupe du jour, un Minestrone ou un velouté d' haricots rouges. Si les anti-pasti s'avéreront fort honorables, mais pas trop généreux, avec une assiette regroupant un florilège de leur savoir-faire, le foie gras, quant à lui, ne provoquera pas franchement l'euphorie !
 Il m'apparaîtra très « orienté » côté bloc, et un poil pâteux ! Rien de catastrophique, certes, mais, toutefois, assez regrettable ! La dégustation de vins au verre dévoilera un Gevrey-Chambertin, 1er Cru, Petit Chapella-Marchand Grillot – 2007, et un Saint-Julien – les Fiefs de Lagrange – 2007, certes bien charpentés mais peut-être pas idéal pour une « dînette » de ce genre ! Car on peut bien parler ici d'une dégustation d' amuse-bouche autour d'un verre de vin, et rien de plus ! Il serait « urgentissime » que la barre se « redressât » rapidement ! La bruschetta, notamment, ne sera pas digne d'un tel établissement ! La « cata » s'annoncera sur « la pointe des pieds » au moment du choix des desserts avec un : « Nous n'avons que du carpaccio d'ananas ou du café avec biscuit et chocolat ! » Oups ! Là, ça se gâtera franchement ! Quand l'on sait que le Bloom c'est la même direction que le Scotch Tea House, il y a de quoi « désespérer » sachant que le dit salon de thé pouvait aisément « alimenter » son « demi-frère transalpin » en pâtisseries maison !

Bloom – Wine Bar
12, avenue Félix Faure – 06 000 Nice – Tél.: 04 93 27 29 18



Bacchus - 06 600 Antibes

Esprit (du vin) es-tu là ?

Cette cave qui déjà « œuvrait » depuis une quinzaine d'années vient radicalement de changer d'orientation ! Après moult travaux, la cave est devenue Bar à vins avec ambiance musicale très Latino, dégustation, au verre ou à la coupe, de crus sélectionnés par le patron Bruno. On retrouve, malgré tout, quelques « clins d'œil » à l'ancienne vocation du lieu, notamment, avec des tonneaux au titre de guéridon, mais pas que … Sinon ce serait plutôt une atmosphère assez design avec tables de verre et poufs de cuir crème. Bien évidemment, les murs sont recouverts de Champagnes, Whiskies, Cognacs, Armagnacs, Portos fins, Vodkas et, incontestablement, pléthore de produits vinicoles ! Château d'Yquem 1982, Corton Charlemagne 2007, Clos de Vougeot 2007, Cheval Blanc 1994, Château Haut-Brion 2002, Cos d'Estournel 2002, pour les vins, Cuvée Salon Blanc des Blancs 1997, Armand de Brignac Brut Rosé, Ruinard, Bollinger Cuvée William Deutz 1998 et même un petit producteur A.Robert (quoique excellent, un peu incisif) pour les champagnes. Entre la carte du déjeuner, et le menu tapas ou la finger food, la tartine de poireaux et Saint-Jacques, le rouget barbé au piment d'Espelette, l'escalope de foie gras poêlé déglacée au vinaigre de xérès et chutney de figues, la tartine de truffe râpée ou la bruschetta de Serrano s'inviteront à notre table sur la pointe des pieds et de manière restrictive, c'est un doux euphémisme ! Notez qu'avec un champagne A. Robert, un Sauternes- les Remparts de Bastor 2002, un Château Saint-Robert en Graves et un Bourgogne Champ Martin 1er cru-2007, la déclinaison s'avérera « courageuse », « ambitieuse », mais certainement pas trompeuse ! L'assiette de fromage affinés, bleu, Reblochon, Munster, et Comté, dévoilera des charmes très discrets, peut-être même un peu trop, plus propices à une dégustation frisant la dinette ! Côté desserts, ce sera, fort malheureusement, la Bérézina ! Une carence qui demeurera à nos yeux parfaitement indécente !
Fermé samedi & dimanche.

Bacchus wine & fooding....
Galerie du Port – 9, rue Fontvieille – 06 600 Antibes – Tél.: 04 93 74 93 25 / 06 81 36 86 62

dimanche 6 mars 2011

Francesca - 06 400 Cannes

Spaghettis, fusilli et farfalle ...

Avoir choisi le prénom d'une femme, Italienne de surcroît, démontrait déjà une belle détermination dans l'orientation d'un concept d'origine Transalpine s'adressant plus précisément à la femme, une femme pressée, une femme en quête de simplicité mais également de qualité. Ici, on mange rapide, certes, mais bon ! On choisit, dés l'entrée, « son » plat de pâtes (spaghettis, fusilli, farfalle), « sa » sauce selon l'une des formules proposées au tableau., et on attend d'être servi en salle. Pomodoro, Pesto, Spinaci, Bolognese, Carbonara, Vodka, Funghi, Salmone et trois formaggi, tout un programme mais, là, pas franchement virtuel ! Étonnement, même si on a la nette impression d'être ici dans un fast food de la pâtes, que l'on amène soit même son petit plateau dans une salle discrète située tout au fond, une salle dans les tons chocolat noir et lait, mur de pierres apparentes d'un côté, photo de plats spécialisés de l'autre, sur fond musical M.T.V, on s'installera, malgré tout, sur des sièges ou des banquettes rouges pour voir Alan nous amener, quelques minutes plus tard, notre commande, une grosse assiette-bol toute fumante. La Bolognese, tomates pelées, viandes hachée de bœuf, huile d'olive extra vierge, oignons, carottes et céleri en branches ne nous dépaysera pas vraiment des meilleurs du genre. Pâtes al dente et sauce bien présente avec un « nuage » de parmesan, le tout bien chaud et prêt à être dégusté. La Carbonara, crème, pancetta fumé, Parmigiano Reggiano, huile d'olive extra vierge, beurre et ail, recueillera les mêmes suffrages. Mais à mon humble avis, la Funghi, crème, cèpes, tomates Italiennes, huile d'olive extra vierge, beurre, ail, oignons rouges et persil développera encore plus son « pouvoir » de séduction ! Côté desserts, le tirami-su maison restera de mise, au café ou au chocolat ! Le café se révélera excellent et de loin supérieur à certaines tables ou brasserie de la Croisette ! Même le petit cake (pas maison) au chocolat et caramel aura été judicieusement sélectionné par un patron soucieux de bien faire. Seul les congolais au chocolat ne trouveront pas franchement grâce à nos yeux, sans toutefois ternir une dégustation fort respectable.
Menu Pasta à 6,40, 6,70 et 7,20 €. Menu Francesca à 8 €.
Ouvert du lundi au samedi de 11h30 à 21h30.

Francesca ristorante di pasta
10, rue Jean de Riouffe – 06 400 Cannes



La Cave - 06 400 Cannes

Nostalgie, quant tu nous tiens !

S'il est une adresse qui revient régulièrement sur les lèvres, c'est bien celle-ci ! Et nous, nous l'aurons « expérimentée » pour la troisième fois, c'est dire que nous l'apprécions au-delà du raisonnable ! Mais, que voulez-vous, on ne se refait pas, et le « cœur » (mais également les papilles) « parlera » ! Ici, on sait que ce sont les ardoises qui annoncent la couleur ! L'une pour les entrées, plats et desserts du jour, et les autres, pour les crus du chef ! La terrine de foie de volailles, et sa compotée d'oignons, ou le foie gras de canard maison se révèleront d'une belle « constance », parfaitement égaux à eux-mêmes, et nous n'aurons que des louanges à exprimer. Le gâteau de tomates, et sa tapenade, un concentré de simplicité et de suavité ! Mais les « affaires » sérieuses se dévoileront avec un filet de bœuf aux morilles fraîches, purée, flan de carottes, brocolis, « nickel », une andouillette sauce moutarde à l'ancienne « indiscutable », et, surtout, un ris de veau hyper généreux du genre de celui que l'on ne risque pas d'oublier, et pour cause !
 La coupe de champagne sera rosée, de Billecart Salmon, et le pichet Bordelais. Par contre, il faut savoir que le chef ne « faiblit » pas du côté des douceurs, et j'aurais même tendance à penser qu'en l'espace de quelques mois il se serait « bonifié » ! D'ailleurs, ce ne sont pas les clafoutis aux poires, crème brûlée, flan aux œufs sauce Lenôtre ou tirami-su qui me contrediront, sachant qu'ils auront cet aspect naturel et maison des desserts de nos grand-mères. Nostalgie, quant tu nous tiens !

Restaurant La Cave
9, boulevard de la République – 06 400 Cannes – Tél.: 04 93 99 79 87



Le Cénac - 06 000 Nice

Respectueusement rigoureux

Le lieu n'a pas changé d'un pouce, toujours aussi convivial et surtout cette ambiance à nulle autre pareille, inimitable oserais-je même dire, de bistro Parisien. Le patron, Alain Layrisse, avec sa bonhommie habituelle, reçoit toujours, personnellement, ses convives, et il ne nous en coutera pas un cent de plus ! Côté ardoise, on fait toujours dans le (très) généreux ! Os à moelle, escargots, foie gras maison ou poêlé, andouillette XXL (bien au-delà du raisonnable), saucissot au foie gras, pot au feu de grand-mère, risotto aux Saint-Jacques ou aux truffes, tartare de bœuf, rognon de veau à la moutarde à l'ancienne, tête de veau sauce gribiche, j'en passe et des meilleurs … Ce jour là, nous demeurerons, respectueusement rigoureux, malgré pléthore de mets et autres agapes ! Allez, comme dira Alain Layrisse : « Vous vous laisserez bien tenter par un œuf à la coque au caviar de truffe et une aumônière d'œuf poché à la truffe, histoire de vous mettre en appétit ! ». Va pour la subtilité et la finesse de l'œuf coque avec, cependant, une préférence (pardonnez-moi du peu !) pour l'aumônière dont le fumet ne trompera personne à commencer par nous ! Le pot au feu de grand-mère se rendra maître de notre table vers les 13h30 avec cette « truculence » digne des plus humbles ! Il se faufilera en un poêlon fumant de futurs plaisirs gustatifs avec ses inimitables os à moelle, poireaux, et tranches de paleron ! Un plat d'hiver « réconfortant » à plus d'un titre ! Le risotto aux truffe, crémeux et onctueux à souhait, dégagera des exhalaisons caractéristiques et dominantes de la tubéreuse tant convoitée ! Quant au foie de veau nappé d'ail en persillade, je me verrai contrait de le retourner, étant totalement allergique à la célèbre gousse dont il se trouvait nappé. Un retour de cuisine plus tard, l'une des deux se révèlera parfaitement rosée, quant à l'autre, disons qu'elle n'aurait pas pu être autrement que bien cuite, vue l'épaisseur ! Il eut été absolument « criminel » d'ignorer le riz au lait, l'un des nombreux dessert du jour d'autant qu'il demeure l'un de nos préférés ! Parfait, vous dis-je ! Le baba au rhum « flottera » sur son nid de crème fouettée, baigné d'un rhum vieux, mais, malheureusement,( à mon avis, il s'entend) surmonté de pointes de chantilly pas vraiment opportunes ! Le tirami-su s'affichera un peu trop « envahi » par le cacao en poudre ce qui gâchera quelque peu la crème de mascarpone, et les biscuits au café ! Dommage que le pain perdu ne soit plus à l'ardoise, car il se trouvait être l'un des plus séduisants et généreux qui soit sur toute la Côte !

Restaurant Le Cénac
18, rue Biscarra – 06 000 Nice – Tél.: 04 93 92 46 93

vendredi 4 mars 2011

Le Mesclun - 06 200 Nice

En pleine ascension !

Pour ce « retour » sur la Côte d'Azur, un retour inopiné soit-dit en passant, nous avons optés pour l'une de nos tables Niçoises préférées histoire de voir de quelle manière, depuis cinq à six mois, son chef, Ludovic Goux, aurait « évolué ». Si la déco « rustique » n'a pas encore changée (ce qui ne saurait tarder, nous dira-t-on !), force sera de constater que la carte, quant à elle, s'est métamorphosée avec des créations telles la poêlée de cèpes, roquettes et parmesan Reggiano « simplement » et généreusement conçue dont le fumet ne saurait tromper les épicuriens que nous sommes. Le risotto « Carnaroni di Lucedio » crémeux aux saveurs des bois, comprenez aux cèpes (même fournisseur que le Louis XV à Monaco) et giroles, révèlera un riz délicatement concocté et des champignons d'une fraîcheur (rarement) égalée.
 Le fin velouté de potirons « muscade » aux châtaignes fera des merveilles gustatives, et, en cette fin d'automne, ravivera des souvenirs bien « enfouis », durant l'été, de feuilles jaunissantes, et de ballades en forêt ! La grosse côte de veau aux giroles et gros cèpes, linguines au beurre demi-sel, l'une des meilleures que nous ayons eu à déguster, cuisson idoine, et onctuosité en bouche révélatrice d'un choix de produit exceptionnel, n'aura pas à chercher ses marques ! L'éventail de magret de canard fermier du Sud-Ouest, pommes de terre en cocottes, gros cèpes frais entiers poêlés en mi-cuit, développera une irrésistible attraction sur des papilles déjà bien sensibilisées. Même côté douceurs, Ludovic aura su « innover » avec un soufflé chaud à la liqueur verte Lérina de l'Abbaye de Lérins « explosif » côté saveurs, et d'une superbe onctuosité. 
Son baba savarin demeurera égal à lui-même, est-ce à dire séducteur, si ce n'est ravageur avec son sirop vanillé, sa crème chantilly maison, et son verre de vieux rhum. La poire « Louise Bonne » pochée au miel beurré demi-sel, feuilletés glacés au miel des Garrigues, n'aura pas le (grand) bonheur de nous « scotcher », mais, par contre, ses petits « kromesquis » feuilletés et glacés « dérideraient » les plus coincées des papilles ! A noter que la cave de nos compères s'étant (bien) étoffée, le Beaune 1er cru – Louis Jadot – 2003, « recommandé » par notre « maître es-cave » affichera une belle personnalité et, surtout, un « brutal » et bénéfique changement eu égard aux multiples Costières de Nîmes ou vins Languedociens dont nous n'aurons pas gardés un souvenir impérissable lors de notre périple en leur région.
Menu découverte 28 €, Mesclun 37 €, et d'automne à 58 €. Ouvert du lundi au samedi de 12h00 à 14h00 et de 19h00 à 22h00.

Restaurant Le Mesclun
215, avenue de la Californie – 06 200 Nice – Tél.: 04 93 83 81 21