jeudi 30 juin 2011

L'Aquarelle - 06 370 Mouans-Sartoux

Plaisir des yeux, plaisir des papilles

C'est à « notre » chef Mouansois d'adoption, Ludovic, que nous aurons consacré notre dégustation du jour. Pourtant me diriez-vous, nous étions jour d'Ascension et peu enclins à festoyer, ou faire ripaille ! Que nenni ! Nous ferons, à cette (douloureuse) règle, exception ! Oyez, Oyez, gentes dames, et gentils seigneurs, Bernard, le maître de séant, nous souhaitera la bienvenue, et de caler nos parapluies encombrants, pour mieux nous orienter vers l'une des quatre tables du rez-de-chaussée, face aux cuisines ouvertes, où le plaisir des yeux se joindra au plaisir des papilles ! La brouillade d'œuf, saumon fumé et aneth, mouillettes de pain aux œufs de poissons volants, nous engagera en un délire gustatif « maîtrisé », tout en finesse, suavité, et créativité ! Le mitonné de homard aux épices douces, en cocotte lutée, un consommé velouté crémeux, et légèrement épicé, nous la « jouera » enjôleur, mais également un poil frondeur ! La demi douzaine d'huitre fines Claires N°2, fera montre de sapidité naturelle, et d'une fraîcheur irréprochable ! A la petite cuillère sans citron, ni vinaigre à l'échalote, ce sera « the » bonheur ! Le risotto de gambas, brochette de noix de Saint-Jacques rôties, émulsion de citronnelle, nous entraînera en des territoires inexplorés, mais tellement envoûtants ! Le dos de maigre rôti au beurre, purée de patate douce, chips de vitelotte, et émulsion crustacée la disputera à un filet de bœuf, sauce morilles et cognac, mais la partie nous apparaitra quelque peu inégale surtout pour le filet manquant de poids, et de structure ! Un Château Latour-Martillac – Grand Cru – 2006 classé de Graves – Pessac Léognan – 2006 aura été désigné pour escorter cette chaleureuse dégustation. La crème brûlée aux poires caramélisées à la flamme de poire Williams engagera l'instant gourmandises avec un plaisir non dissimulé, comme lors de chacune de nos visites en ce lieu. La sphère au chocolat blanc, mousse d'ananas, et coulis de kiwi, la tarte fine aux pommes cannelle, sauce caramel au beurre salé, et espuma de Carambar, et le mystère de l'Aquarelle à la noix de coco feront montre d'une belle détermination eu égard à nombre de tables s'affichant ouvertement dans la catégorie des gastros !
Nouveauté : Terrasse sur la place
Formule midi 16 €. Menus 29 € et 39 €. Menu découverte 59 €.

Restaurant L'Aquarelle
7, rue du Château
06 370 Mouans-Sartoux
Réservation au 04 92 99 04 91 begin_of_the_skype_highlighting            04 92 99 04 91      end_of_the_skype_highlighting

Café de la Fontaine - 06 320 La Turbie

Sus à nos papilles !

Notre café « préféré », après un petit (mais très léger !) « coup de pompe » tout à fait passager (dû certainement à l'absence de son chef durant une quinzaine de jours) n'aura pas mis bien longtemps à nous voir souhaiter lui « extirper » son substantiel savoir-faire. Car ici, le chef, ancien de Bruno Cirino « le » double-étoilé de la Turbie, Abdalahi Sacko, fera dans une excellence, dirons-nous, bucolique ! Du plus « élémentaire » amuse-bouche qui, à notre requête, prendra des allures d'entrée avec un foie gras d'anthologie, un fromage de tête fondant et savoureux, et une brousse ravageuse, il aurait fallu être insensibles pour ne pas avoir succombé ! Les raviolis frais épinards, crémeux et généreux, le magret de canard au vin rouge, l'entrecôte Angus, crème de polenta (environs 350 grs), et la volaille façon coq au vin, refléteront assez bien une ardoise sans cesse renouvelée, mais surtout une dextérité redoutable d'efficacité ! Côté douceur, la tarte sablée aux fraises, crème fouettée à la vanille (humm, on y aurait volontiers plongé le doigt !), le tirami-su maison, bien-sûr, ou la charlotte aux framboises, et à la verveine, ne feront pas de quartier ! Sus à nos papilles « vaincues » dés le premier round !!! Yann, le directeur de salle, nous aura, fort aimablement, prévenu du « risque » encouru !

Café de la Fontaine
4, avenue du Général de Gaulle
06 320 La Turbie
Tél.: 33 (0)4 93 28 52 79


Le Cosy - 06 000 Nice

Sans prise de tête !

C'est à une « vieille » connaissance (entendez par là, un établissement déjà testé il y a quelques temps) que nous aurons confié notre frisson gustatif du jour, un lieu « sans prise de tête », se situant à mi-chemin de la brasserie, et du lounge, dont le patron, Dominique, demeure invariablement dans le droit respect de sa clientèle. Sur un fond musical de Marc Lavoine, verres de Château Rasque rosé en main, nous aurons opté pour la simplicité d'une entrecôte poêlée et son beurre maître d'hôtel (plutôt un beurre d'escargot, d'ailleurs), en plat du jour, une escalope de poulet, linguine à la Provençale, et un filet de bœuf sauce poivre vert, frites et salade, assez généreux, en tous cas suffisamment pour combler notre capacité d'assimilation du moment. Côté desserts, le crumble aux pommes, le tirami-su, le baba créole et sa crème légère à la noix de coco ne seront, certes pas en mesure de décrocher un premier prix de pâtisserie (ce n'était, d'ailleurs, pas l'objectif) mais compte tenue des tarifs pratiqués ici, nous aurions mauvaise grâce de lui en tenir rigueur ! C'est, ne l'oublions pas, une formule rapide pour déjeuner, sans ambition démesurée, abordable pour tout un chacun, et c'est finalement ce qui, ici, compte le plus!
Du lundi au mardi ouvert de 8h à 20h, et du mercredi au samedi de 8h à minuit.

Le Cosy
26, rue Hôtel des Postes
06 000 Nice
Tél.: 04 93 62 02 85
facebook.lecosyrestaurant


IX NOVE - 06 400 Cannes

Rondement concocté !

Deux (anciens) restaurants qui n'en font, désormais, plus qu'un, c'est la grande nouveauté, et originalité, Cannoise de cette fin de mois de Mai ! Igor, le nouveau maître des lieux, a su donner naissance à un espace voué et dédié à la cuisine Italienne. Loulou, le directeur de salle, avec sa truculence qui le caractérise, nous suggérera un florilège de savoir-faire du chef, Guiseppe, un chef, fort habile et déterminé, l'un de ces chefs qui a bourlingué sur les mers du globe et les yachts qui vont avec ! La sélection de Buffala, mozzarella et stracciatella, feuilles de basilic frais, tomates, et celle de charcuterie, perorino, parmesan, olives noires, artichauts, et tomates séchées, ressemblera, à s'y méprendre, à un tableau d'antipastis, pour certains minimaliste, et pour d'autres, tels que nous, irréprochable. Le gratin de fusilli, aubergines, poivrons, courgettes et tomates cerises grillées fera dans l'excellence. Le filet de bœuf, sauce crème aux champignons, cœur de laitue grillé (sans grand intérêt), si je me réfère à la carte, aura fait, abstraction « des baby carottes, et des potatoes sautées » ! Le produit, coupé dans sa hauteur, s'affichera on ne peut plus généreusement, sauf que la sauce crème manquera sérieusement de champignons ! Le pavé de saumon au beurre de fenouil, purée au lait de coco, se révélera respectable en tous points, tant au niveau cuisson que pour cette purée très atypique. Les farfanello au homard et caviar Perluga, un caviar méconnu, originaire d'Italie, crème, et cuisson al dente, raviront nos sens, d'autant mieux que l'alliance se révélera des plus raffinée. L'aspect douceur du chef, notamment, et en premier lieu, le sabayon aux fruits rouges des bois n'aura pas vraiment le mérite de me convaincre au point que je m'en ferais l'écho auprès du chef qui viendra s'expliquer sur ce sabayon dit à l'Italienne, un spécimen très spécifique, un peu trop à mon goût d'ailleurs ! Le gâteaux à la ricotta, a contrario, fera œuvre d'une certaine magnificence gustative tout autant que sa mousse mascarpone, et fraises, si rondement concoctée que nous en redemanderons une seconde !
Menu à 15 € (entrée, plat ou plat, dessert). Menu 29 € (3 entrées ou 3 plats et desserts). Menu 43 € (3 entrées + 3 plats + desserts).

IX NOVE
24, rue Pasteur
06 400 Cannes
Tél.: +33 (0)4 93 43 20 37



Les Viviers - 06 000 Nice

« Les homards dormants »...

Les beaux jours étant revenus, la terrasse de « notre » chef Jacques Rolancy, pourtant dressée en bordure de rue, prise d'assaut (ceci dit, rien d'étonnant avec dix tables de deux !), étant comble, nous nous serons vus orienter vers une table d'angle, à l'intérieur, jouxtant l'aquarium aux « homards dormants » (soit dit en passant, pas moins de 25 spécimens). La nouvelle carte se sera enrichie, notamment, d'un pâté en croûte façon Alexandre Dumaine, condiments vinaigrés, qui la jouera voluptueux, et savoureux, dans un registre, certes classique, mais on ne peut plus séduisant et un croquant de crabe, asperges vertes, beurre de moutarde, et herbes fraîches qui s'invitera en toute simplicité et sincérité, avec cette mise en scène digne des plus soucieux ! Le turbot grillé, vraie sauce Hollandaise, purée « montée » à l'huile d'olive, s'affichera avant (histoire de voir la bête), et après cuisson, dans la digne tradition du chef Jacques Rolancy. Dire que nous ne serons pas déçus serait un doux euphémisme ! La sole meunière, riz sauvage demeurera fidèle au souvenir que nous en avions, à savoir d'une cuisson parfaite et d'un produit irréprochable. Mais, ici, sachez que l'instant des desserts demeure un moment (très) privilégié, et nous ne saurions que trop vous le recommander ! La « simple » crème brûlée à la vanille Bourbon, caramélisée au sucre de canne, prendra ici des allures de « féérie » gustative ! Le « célébrissime » (dixit la carte) Paris-Brest s'avérera toujours aussi mémorable avec une crème pralinée excellentissime dans une couronne de pâte à choux divine ! On aurait pu envisager, dés lors, le soufflé au Grand Marnier totalement dépassé ! Que nenni ! Je dirais même qu'il s'en ressortira grandi, tant il fera, ne nous mentons pas, dans la quasi transcendance !
Formule déjeuner à 29 €. Menu spécial turbot à 55 €. Menu spécial homard Européen à 85 €, et menu spécial homard Canadien à 60 €.

Les Viviers
22, rue Alphonse Karr
06 000 Nice
Réservations au 33 (0)4 93 16 00 48 begin_of_the_skype_highlighting            33 (0)4 93 16 00 48      end_of_the_skype_highlighting


季節 Saison - 06 000 Nice


L'essentiel est ailleurs !

On ne pourra pas reprocher à la seconde table de Keisuke Matsushima, de faire dans l'ostentatoire ! Déco emplie de zénitude, murs blancs, quelques toiles de Shun Kawakami, lustres style « guerre des Étoiles », ou lampes de bureau, et rien d'autre (ou presque) sauf quelques tables et chaises ! L'essentiel est ailleurs ! Le directeur de l'endroit, Hiroaki Nagai , fera honneur à son pays d'origine, celui du soleil levant, avec toute la déférence qui le caractérise. Le sashimi « Saison » entraînera l'un de nous trois vers une ardoise de saumon cru, daurade royale, bar, crevette, sardine (que je prendrais, négligemment, au début, pour des anchois), et poulpe. Il faut avouer que la mise en scène aura de quoi interpeller, et surtout, séduire ! Finesse des mets, appréciation des goûts, et, plus spécifiquement, remise en question des « acquis » gustatifs !
 Le Tamagoyaki, l'omelette Japonaise, feuille de palmier, et sauce soja, réveillera nos papilles, et nos sens. Le Tempura, légumes du marché, et gambas en beignets, nous la jouera ludique, et écclectique ! Le Shougayaki, porc grillé au gingembre aurait pu s'effacer, mais il en décidera autrement pour se révéler en une alliance très subtile. Le filet de bœuf Simmenthal grillé, sauce aux olives noires, pointe de wasabi, s'affichera tout en suavité, et rien qu'en suavité ! Le saiko-Yaki, poisson mariné au miso, grillé, aujourd'hui du saumon, bol de riz (respectons la tradition) honorera le produit, et uniquement le produit ! L'ambiance desserts, demeurera plus occidentalisée avec un gâteau au chocolat admirable en tous points et plus précisément côté onctuosité, une crème brûlée au fenouil, et son coulis pas vraiment choquant, et un tiramisu au thé vert affichant curieusement une teinte verte, mais un savoir-faire bluffant. Au pays du soleil levant cela n'aurait rien de sidérant !
召し上がれ!
Menu du midi 16 €. Menu Sashimi 22 €. Le soir : Menu « Japanice » 55 €, menu « Découverte »
70 €, menu « Saison » 35 €.
Ouvert du mardi au samedi de 12h à 14h et de 19h à 22h.

季節 Saison restaurant Japanese Mediterranean
17, rue Gubernatis 
06 000 Nice
Tél.: +33 (0)4 93 85 69 04

jeudi 2 juin 2011

Le Mas Candille ***** - 06 250 Mougins


On y cultivait la vigne...

L'ascension vers le vieux village médiéval de Mougins nous aura mené vers les grilles de cette ancienne ferme du XVIII ème du Mas Candille où l'on cultivait autrefois la vigne et l'olive, devenue, au fil des décennies, tantôt vignoble, bivouac Napoléonien, ou oliveraie. Nous nous laisserons gentiment « glisser », en ce début de soirée, tout au long de l'allée éclairée par des oliviers « lumineux » traversant un parc de quelques quarante cinq hectares, vers ce Relais & Châteaux***** de quarante six chambres et suites.
 L'accueil fort aimable d'un personnel disponible ne surprendra pas vraiment. Le voiturier-bagagiste prendra les « affaires » en main, la clé de notre voiture pour aller la garer, et son petit véhicule électrique pour tenter de charger tous nos bagages ! Réflexion faite, il empruntera le même cheminement que nous par un dédale d'escaliers décroissant, menant de la réception à la grande terrasse du bar, puis vers la « Villa », le nouveau bâtiment à la toiture végétalisée conçu dans l'esprit des « jardins suspendus », situé un peu en contrebas du Mas. 
Chemin faisant, un petit coup d'œil furtif nous laissera apprécier, par la fenêtre, un superbe feu de cheminée annonciateur de quiétude et de félicité. « Notre » suite, la 602, surnommée la Cyprès, laissant à sa droite une allée couverte dite à « clairevoie », affichera fièrement une imposante porte de bois brut à la serrure magnétique. Une « présentation » de carte plus tard, nous voici introduits en un espace de quelques 55 m² aux lignes épurées, et contemporaines, murs de pierre-sèche, parquet de chêne fumé, et baies vitrées donnant accès à une vaste terrasse privée avec vue imprenable sur la campagne Grassoise. Le « coin » salon affichera une aisance de bon aloi dans les tons beurre.
 Mobilier design, mini bar en bois d'épice verni, miroir mural stylisé, lampes et lampadaire « printaniers », rideaux de taffetas gris perle, plafond staffé, et canapé-lit (ultra maniable). Côté technologie, le mas Candille s'est mis au goût du jour en gratifiant ses chambres, et autres suites, d'une machine à café Krups munie de ses dosettes Nespresso, d'une base I-Pod pour « écouter » sur notre I-Phone nos morceaux préférés, d'un écran plasma L.C.D Samsung dernière génération et d'un accès wifi gracieux , en ce samedi veille de week-end de Saint-Valentin, un poil capricieux !

 La commande murale de climatisation réversible, indépendante pour chaque pièce, fera dans l'extrême simplicité ce qui, au jour d'aujourd'hui, deviendrait presque rare. L'espace sommeil couleur du ciel arborera un lit kingsize au matelas bienveillant, couette « plantureuse », et tête de lit en bois de muscade et capiton en cuir beige. La nuit passée, vertèbres et lombaires n'auront pas souffert ! Le dressing aménagé, tiroirs, penderie et coffre fort, donnera accès à une salle de bains judicieusement épurée. Cabine de douche vitrée, baignoire et double vasque marbrés, mur de faïence turquoise, et horloge fushia. Le matin vers 8h30, coup de sonnette à la porte, le « petit déj' » s'annoncera et s'avancera sur plateau, et le serveur d'étendre sur la table basse une nappe blanche ! Le journal du dimanche livré avec le jus d'orange sanguine fraîchement pressé, bien que se faisant l'écho de « sérieux doutes »  quant à l'avenir du Moyen-Orient, ne nous démoralisera nullement de savourer la magnifique baguette fraîche, juste craquante et moelleuse, les viennoiseries, pains au chocolat, croissants et pains aux raisins, un poil trop saisis !
 Seule ombre au tableau, si je puis dire, les confitures dites « au chaudron » pas vraiment goûteuses, voire même banales ! De la confiture artisanale eut été pour le moins appréciée, par exemple de chez Alain Millat ! Mais le lieu réservera finalement bien d'autres « épatements », notamment, avec la récente Bastide dont les dix neuf chambres et suites meublées d'art et d'antiquités feront rêver, ou le Spa Shiséïdo conçu en retrait du Mas au cœur d'un jardin Japonisant, et offrant cinq salles de soins dispensant la méthode Qi, une subtile « harmonie » de soins et de massages destinés au corps et à l'esprit. Mais ceci est une tout autre « aventure » que je n'aurais pas eu le plaisir, faute de temps, de « vivre » ! 
Sachez, toutefois, que Le Mas vous proposera une piscine à débordement, celle de la Pergola, une autre d'hydrothérapie, un jacuzzi, un sauna « végétal », et un espace fitness protégé. Et après cela comment imaginer que Le Mas Candille pourrait en faire encore plus ? Eh bien moi je vous prouverais que c'est parfaitement possible, et même souhaitable, avec son « côté » gastro ! Suivez-moi, je passerais devant !
Chambre Classique de 295 à 445 €. Chambre Supérieure de 395 à 545 €. Suite Supérieure (55 m²) de 750 à 1.150 €. Suite Deluxe (70 m²) de 895 à 1.400 €. Petit déj' 28 € par personne.
Ouvert toute l'année.

Hôtel Restaurant SPA ***** Le Mas Candille
Boulevard Clément Rebuffel
06 250 Mougins
Tél. : 33 (0)4 92 28 43 43 / Fax;: 33 (0)4 92 28 43 40


Restaurant Le Mas Candille * - 06 250 Mougins


Mangez-moi !

Le salon « cheminée » avec son feu de bois crépitant, sa cheminée de porcelaine Hollandaise, augurera assez bien du côté (très) chaleureux de l'endroit. Haut les cœurs, soyons audacieux ! Ce n'est, d'ailleurs, pas tant l'accueil de Laurent (en outre, également préposé aux « petit déj' »), et de Pascal, le directeur de la restauration, certes un peu « solennel », mais très professionnel, qui feront « obstacle » à l'attrait d'un espace ouvert directement sur la vallée Mouginoise !
 Les deux grandes colonnes passées, nous voici installés en une salle véranda (anciennement la terrasse), dans les tons vert et rouge, qui aurait pu se prévaloir d'un esprit Napoléon III, mais, compte tenu des matériaux utilisés, notamment ce ciel de toit en drapé de chapiteau, ressemblant, à s'y méprendre à une « dentelle » de camouflage, je ne demeure pas convaincu que ce fût bien l'idée initiale de la déco ! Qu'à cela ne tienne, nous apprécierons l'alliance ! Le mini velouté de choux fleur, et patta negra, huile d'olive au citron (une Pensato, bien fruitée au demeurant), à titre d'amuse bouche, fera une « entrée » assez fracassante !
 Les papilles n'auront qu'à bien se tenir ! Après cela, la Tatin de foie gras façon Candille à l'Armagnac, nous apparaitra « déterminée », et bien « agencée», avec ses copeaux de truffes, outre une cuisson de foie idéale, et fort intelligente ! Les pétales de noix de coquilles Saint-Jacques mi-cuites au caramel de Porto, brioche gourmande au noix, chantilly de céleri truffée décupleront les arômes de truffe à leur paroxysme, en outre judicieusement « escortés » de noix en émincé à peine tiédies !
 Le risotto de lentilles corail, mikado de légumes oubliés liés au parmesan, tout en finesse, imposera subtilement son pouvoir de séduction ! Le dos de loup cuit à la plancha, palourdes grises, et pétales de légumes au chorizo ibérique, aurait mérité un soupçon de cuisson en moins, outre la présence des palourdes pas franchement idoines ! Le magret de canard laqué au caramel d'oignon rouge, palet de navet au poivre vert, révèlera un produit, certes, qualitatif et généreux mais, bien que rosé à cœur, un poil ferme !
 La volaille fermière truffée dans l'esprit d'un pot-au-feu revisité, échalote, cuisse de poulet confite, cappuccino à l'oseille, nous envahira d'un frisson gustatif digne de celui procuré par les plus grands chefs, (mon regard lorgnerait-il du côté de chez Paul Bocuse ?). Le chariot de fromages s'affichera « Impérial » (ou presque) avec un florilège de chèvres, de Camembert, et autres Brie de Meaux, magnifiquement représentés, accompagnés d'un vin dont nous ignorions tout, je dois l'avouer, un Sangue d'Oro- Carole Bouquet – 2008, très liquoreux et ravageur ! Côté desserts, l'orange sanguine meringuée à la crème de miel, espuma aux agrumes craquants, glace vanille Bourbon, certes un poil minimaliste, n'aura de cesse que de nous imposer ses talents !
 Le soufflé tradition façon Poire Belle Hélène, un « spécial » chocolat noir, petit pot de chocolat crémeux chaud, nous assaillira de ses charmes insoupçonnés ! La ganache crémeuse au chocolat Valrhôna Macaé, crème brûlée à la fève tonka, céréales caramélisés, glace gingembre, révèlera toute l'ingéniosité et la maestria d'un chef 1* au Michelin, Serge Gouloumès, présent depuis 10 ans au sein de l'équipe, et « âme » culinaire des deux tables du Mas, Le Candille et la Pergola dont il conçoit, avec quelle dextérité, les quatre cartes saisonnières, outre les cours de cuisine qu'il prodigue généreusement …

Le Mas Candille Hôtel Restaurant Spa *****
Boulevard Clément Rebuffel
06 250 Mougins
Tél.: 33 (0)4 04 92 28 43 43