lundi 19 août 2013

El Paseo - 13 200 Arles


Olé !

Vive les habits de lumières, banderillas, capes de Paseo et autres Monteras, d'origine, de celles et ceux qui ont (vraiment) du vécu, car, ici, point de surprise, le patron, Alain Leal, il y a encore deux ans, était partie prenante dans les férias en « acteur de lumière », en terme clair, en toréro ! « J'ai été obligé d'arrêter ma carrière au bout de 25 ans à cause d'un accident et de mon poids que je n'arrivais pas à rééquilibrer ». Exit, donc, l'habit de paillettes, et viva la paëlla, son autre passion (25 années, elle aussi), une passion dévorante, car « Monsieur » Alain, dit « Banane » (un surnom qu'il assume sans complexe), c'est aussi le prix de la meilleure paella à Nîmes 2008/2009, rien de moins ! D'ailleurs, en prenant la commande, il se révèlera intarissable sur sa famille, sa mère de 83 ans, « Reine de la paella », sa sœur Valérie, en cuisine, et les réunions interminables en « cousinade », et ses 150 « fillottes » … Là, en terrasse (en fait la ruelle passante), une table de nappe cirée, et la paella « géante » en train de mijoter, que du bonheur ! 
Il est vrai, qu'avec 34 places en salle, et une trentaine en extérieur, sa capacité demeurera dans la bonne moyenne, en tout cas suffisamment intimiste pour, le cas échéant, les Gipsy (et Chico) aidant, monter sur la table et danser jusqu'à pas d'heure ! Les tapas, pois chiche à l'andalouse, la friture d'éperlan, la tortilla nature et les Albondigas, en déhanché de sincérité, et le jambon de Bellota, un 32 mois bien « noisetté » et « transpirant », tout cela nous transportera dans le petit monde de la félicité. La côte de taureau (environ 350 grs), un poil trop saisie, ses poivrons, courgettes, et aubergines rondement mitonnés, et la paella Royale, pas sèche pour un cent, grosses moules, poivrons, crevettes, et poulet, créeront l'événement, bien au-delà du réel ! La vérité n'étant pas ailleurs, rassurez-vous ! Un conseil, réservez à l'avance, sinon vous pourriez rater un événement qui n'a lieu que trois fois la semaine ! Le fondant au chocolat, la crème Catalane, la crème caramel, et la panna cotta framboise, tous maison, ne marqueront pas franchement le pas et l'on sentira, de toute évidence, qu'ici la quête d'authenticité, sans la moindre perversité, ce sera une obsession de tous les instants !
Notre dégustation : un simple Costières de Nîmes, cuvée vigneronne, en rosé.
Plat du jour Paella Royale 13.50 € (mardi/ vendredi/ dimanche). Viandes de 13 à 17 €. Poissons de 13 à 16 €. Plats combinés 12 €. Salades de 11 à 13 €. Charcuterie Ibérique, Pata Negra de 10 à
20 €. Menu enfant 10 €. Tapas de 3,50 à 10 €. Desserts de 5 à 7 €.

El Paseo
Restaurant – Bar à vins – Tapas
13 200 Arles
Tél.: 04 90 54 81 04
elpaseotapas@gmail.com / Facebook : El Paseo
Note : 13/20


dimanche 18 août 2013

Le Poulpry - 75 006 Paris


La « Grande Muette » à l'assiette …

C'est, certainement, la seule table sur Paris à afficher, dés les premières marches, une polytechnicienne façon musée Grévin ! D'ailleurs, à peine le premier niveau atteint, on aura toujours cette sensation de pénétrer l'antre politique par excellence, l'un des lieux préférés des « locataires » de la rue de Solférino (le PS en clair), et de la « Grande Muette » (l'armée bien sûr), un silence feutré, et une discrétion assurée … Le Parmentier de tourteau, et beurre blanc au safran, salade riquette et tuile de Parmesan, le carpaccio de bar aux fruits de la passion, shiso pourpre et arlette au poivre Timut, et les asperges blanches, oeuf poché, mouillettes, crème de ciboulette et viande des grison, nous combleront bien au-delà de nos attentes. La poitrine de porc fondante, laquée au cacahuètes grillées, mousseline de patate douce et sauce Satay, et le filet de bœuf, moelle, jeune carottes, échalotes confites et cassolette de gnocchis au persil plat, ne décevront que les capricieux et les torturés du système nerveux ! 
Une assiette de fromages frais et affinés, Comté, Fourme d'Ambert et Sainte-Maure de Touraine, un tout petit peut plus tard, c'est le 1.000 feuilles de fraises au raz el hanout, et mascarpone au miel d'Argan, la tarte carrée au chocolat Dulse, carpaccio de banane et caramel laiteux, le macaron pistache, et framboises fraîches, crème glacée marbrée, et le Paris-Brest au chocolat (pâte à la manière de la Pâtisserie des Rêves), pêche blanche pochée, glace à la feuille de verveine, qui s'évertueront à nous prouver qu'ici on ne badinera pas, non plus, avec l'univers pâtissier ! Mieux encore, on saura, ici, le sublimer !
Notre dégustation de vin : Clos Fourtet-Lalande de Pomerol – Grand Cru Classé – 2006.
Entrées de 17 à 19,50 €. Poissons de 27,50 à 31,50 €. Viandes de 26,50 à 31 €. Fromages frais et affinés 8,50 €. Desserts de 8,50 à 9,50 €.
Ouvert de Septembre à juin. Du Lundi au vendredi.


Restaurant Le Poulpry
La Maison des Polytechniciens
12, rue de Poitier
75 006 Paris
Tél.: 01 49 54 74 54
Note : 14/20



La Casa Di Sergio - 75 017 Paris


Andiamo !

Les restos (surtout Italiens) c'est un peu comme les femmes, c'est à la seconde rencontre qu'on les apprécie le mieux ! Idem pour « notre » table du XVIIème, la préférée de Francis Lalanne (mais ça, vous le saviez déjà), et d'Enrico Massias, une table toujours aussi « théâtrale » avec ses rideaux écarlates, ses appliques grappes, ses toiles sanguines suggestives, contemporaines et ses tables juponnées à l'effet froissé, sans omettre l'inévitable David, le maître d'hôtel plus « rital » que nature ! La (très jolie) tomate mozzarella, roquette et basilic frais, toute en tendresse et fraîcheur, le fritto misto, calamars et gambas voluptueux et expressifs, et la mozzarella fritta, panée et frite, s'inscriront dans le respect de produits judicieusement sélectionnés et appréhendés. Nulle fioriture, mais savoir-faire à profusion. La tagliatta di manzo, roquette, copeaux de Parmesan, cuisson quasi idoine, filet d'Aceto balsamico di Modena, les raviolis frais à la ricotta, tomates cerises, et basilic, et l'escalope panée à la Milanaise, ses spaghetti fraîs, nous la joueront fortissimo, et certainement pas pianissimo ! Du convaincant, bien au-delà du raisonnable ! « I dolci della casa », tarte fine aux pommes tiède, panna cotta onctueuse maison aux fruits rouges, et tarte au citron-meringuée, pas maison précisera David (on l'achète à la boulangerie pâtisserie voisine, tout comme les pâtes chez notre fournisseur habituelle), sauf que, là, on n'appréciera pas vraiment ! Trop « industrielle » avec ce goût artificiel de citron qui vous colle au palais et aux dents, pas vraiment de quoi en reprendre une seconde ou alors c'est que vous n'y entendrez rien !
Menus à 17 et 21 € (du lundi au vendredi). Menu della Casa 34 €. Suggestions du jour : entrée 8 €. Plats 11 €. Desserts 6 €. Gli Antipasti (hors d'œuvres) freddi (froid) de 6 à 15 €, caldi (chaud) de 6,50 à 20 €. Le paste (pâtes) de 9,50 à 25 €. I risotti de 15,50 à 19,50 €. I pesci (poissons) de 15,50 à 19,50 €. Le carni (viande) de 13 à 22 € Pizze tradizione « la casa » de 5 à 18 €. I fromaggi de 6,50 à 9,50 €. I dolci « la casa » de 5 à 20 €.
Ouvert tous les jours.

La Casa di Sergio
77, avenue des Ternes
75 017 Paris
Tél.: 01 44 09 99 06
Note : 13/20


Zen Garden - 75 008 Paris


L'instant de la réflexion

C'est en ce jour de zénitude (un samedi de fin Juin), un calme propice à la découverte et à la rencontre avec un chef Chinois Mu Junin, un « déluré », mais bien « drivé », un « innovant » pas consternant, que nous pénétrerons, une fois de plus, les secrets du Zen Garden ! Les colonnades aux faïences argentées et dorées, les luminaires façon ampoules à incandescence et le Bouddha doré « veillant » à votre quiétude, tout, ici, se suggérera sans, toutefois, s'imposer à vous. Nulle ambiance pesante, un service feutré et bien éduqué, une coupe de champagne rosé, un thé au jasmin et voici l'instant de la réflexion, et du choix (relativement) cornélien compte tenu du nombre de plats proposés et des déclinaisons affichées. Les crêpes au foie gras de canard en rouleau avancées, les deux pinces de crabe farcies aux crevettes façon tourelles dominantes, et les cisi, raviolis de crevette, bouchées de bœuf, de poisson et noix de Saint-Jacques aux courgettes en vapeur conservés, tout cela augurera d'une finesse d'exécution incontestée. Il ne serait pas raisonnable d'éluder le canard laqué de notre tour gustatif « Parisien » et ce sera l'une de nos priorités. Si le premier service, en peau découpée, ses mini crêpes (à peine tièdes), et sa sauce caramel, ne décevront pas franchement, un regret s'imposera, toutefois, s'agissant de la découpe, non pas sur guéridon, mais dans les « coulisses » ! Un demi-canard pour trois n'encouragera pas à une franche affection pour un chef qui aura (direction oblige ?) résolu de « noyer » le volatile (en émincé) au cœur d'une flopée de nouilles sautées, d'une multitude de poivrons rouges et verts, et d'oignons au wok, histoire de donner là du volume à la bête plumée et (quasi) « évaporée », comme par enchantement ! Je comprends mieux pourquoi on aura « occulté » la phase guéridon ! Quelque peu déçu par la « démonstration », j'opterais pour un filet de bœuf sauté, pousse de soja basilic, et sauce soja noir qui, dés la première bouchée, me lancera des œillades embrumées ! Le poivre Sichuan hyper présent aura raison de ma pugnacité ! Côté viande, pas grand chose à déclarer ! Viendra l'instant des desserts, perles de coco en panier de bambou, et bananes flambées en tradition affichée. Si les perles se laisseront apprécier, non sans un certain minimalisme dévoilé, les bananes flambées, quant à elles, ne sauront nous faire chavirer, d'autant que l'on aura vraiment la sensation de plats concoctés pour des touristes égarés au portefeuille, malgré tout, bien garni !
Menu bouchées gourmandes (servi jusqu'à 23h) 49€/pers. Menu Saveur 29 €. Menu variétés 21 € (tous les jours entre 12h et 14h30, sauf dimanche et jours fériés). Menu anniversaire à partir de 4 couverts 47 €/pers. Les 4 cuisines régionales Sichuan – Shanghai – Canton – Pékin
32 €/pers. Formule Gastronomique (à partir de 3 couverts) 68 €/pers.
Cartes : Entrées (froides) de 9,50 à 75 €. Potages de 9 à 15 €. Pour les fins gourmets : entrées (chaudes) de 12 à 30 €. Plats de 25 à 47 €. Pierrades de 27 à 29 €. Accompagnements de 6 à 17 €.
Ouvert tous les jours midi et soir.

Le Zen Garden
15 Rue Marboeuf
75 008 Paris
Tél.: 01 53 23 82 82
Note : 12 / 20



Les Vendangeurs - 75 006 Paris


Ô sombrero de la vigne !

Vendangeurs or not vendangeurs, la question ne se posera même pas d'autant que ce n'est que depuis un an que ce bistrot-bar à vin-épicerie fine se sera imposé au quartier avec l'imagination et la conviction de Gérard, et de son fils Romain (en cuisine). Mur de briques, ou de pierres taillées, sombrero renversés en plafonnier, et tableau végétal en fougères déclinées, une ambiance décontractée, et pas franchement guindée … « Les p'tites faims », la carte de cette table atypique pour dégustation anticonformiste nous lancera des œillades de producteurs sélectionnés par le maître de maison. Le foie gras de canard de Monsieur Grossmann, révérencieux mais pas obséquieux, l'ardoise de jambon cru de porc Ibérique de la Guildive, en pétales tranchés (un peu trop finement), et les sardines à l'huile millésimées de la Perle des Dieux, en boîte d'origine dévoilés, pain de Poujoran grillé, et beurre Beillevaire, camperont l'esprit bistro-rétro du lieu. L'entrecôte du jour de chez Hugo Desnoyer, ses pommes de terres sautées, sa sauce poivrade, le boudin de Christian Parra grillé, ses pommes de terre rôties, et l'aligot saucisse du couteau de chez Hugo Desnoyer, dénoteront une réelle ambition. Côté desserts, une formule déclinée en six versions, au choix du convive, le pain perdu, sa ganache de chocolat noir, le gâteau aux noix de la boulange à Hautefort et le mi-cuit au chocolat, boules de glace vanille, tout cela ne sera pas digne du chef, surtout son pain perdu sur pain Poilane tranché, pas franchement adapté. Il lui manquera ce côté moelleux, savoureux, crémeux, inimitable des meilleurs d'entre eux, souvent pompeusement nommés mais, ici, totalement occulté, de quoi, pardonnez-moi Romain, déconcerter ! Un conseil, oubliez-le, et revenez aux fondamentaux !
Notre dégustation de vin : L'Abbaye de Valmagne – Le secret de frère Monenque – vin bio – 2012.
Les p'tites faims des vendangeurs : Sandwiches de 4,20 à 4,80 €. Soupes de 9 à 12 €. Salades de 11 à 13 €. Assiettes froides de 7 à 16 €. Assiettes chaudes de 9 à 18 €. Fromages de 6 à 13 €. Desserts de 5 à 6 €.
Ouvert du lundi au dimanche midi, 7j/7.

Les Vendangeurs
6-8, rue Stanislas
75 006 Paris
Tél.: 09 82 40 67 91
Note : 10,5/20



jeudi 15 août 2013

Les Cloches - 75 006 Paris


Aller au restaurant, tout simplement !

« C'est toute une démarche » lancera Christophe Mura, le (tout jeune) maître des lieux, qui tendrait à se perdre aujourd'hui, et qu'il souhaiterait voir (ré)adopter par la clientèle ! Et même s'il reconnaitra avoir, avec son « associé » de l'époque, José Levis, l'architecte concepteur de l'esthétisme de l'endroit, mis la barre un peu trop haut dans les étoiles (nappes blanches, service stylé et tarifs adéquates), force sera de constater qu'un « virage » à 180° aura été pris pour le plus grand bonheur des convives. Exit, donc, le chef à l'égo sur-dimensionné, et l'architecte un poil délirant (mais doué, reconnaissons-lui cette qualité), et bienvenue à une simplicité somme toute (très) appréciée, beaucoup plus en phase avec le quartier ! Toute de noir mat et doré revêtu, sol de carrelage de noir et de blanc en géométrie associée, miroirs « géantissimes », banquettes de cuir caramel, poutraisons et conduits d'aération façon « lingots d'or », l'atmosphère respirera non pas le guindé mais la redécouverte des « fondamentaux » de la bistronomie. 
L'œuf cocotte, son foie gras poêlé, aurait mérité de ne pas être esseulé (deux exemplaires auraient été plus convaincants), le tartare de saumon teriyaki, huile de sésame et citron vert, et la Burrata Pugliese (des Pouilles), artisanale, onctueuse et crémeuse en diable, grosses tomates cocktail, germes de poireaux, un modèle du genre (beaucoup) plus qu'honorable, marqueront d'une pierre blanche un parcours gustatif au rapport qualité prix surprenant. La cuisse de canard confite maison au thym, les noix de Saint-Jacques poêlées, émulsion de foie gras, purée quenelle de tapenade, les ravioles fraîches à la truffe blanche, émulsion de truffe et le fish&cheaps (sans papier kraft comme chez certains), ses pommes sautées, nous persuaderont que le chef, sans « mentor », ne saurait s'en laisser trop compter tout en œuvrant dans la simplicité. Côté desserts, là, par contre, le registre basculera plutôt dans la banalité. Les fraises à la chantilly maison et la glace chocolat-lait d'amande, ne feront pas franchement frémir ! Même la tarte Tatin, malgré un certain talent, nous engagera à envisager qu'il vaudrait mieux, pour le chef, se faire seconder, prestement, par un chef pâtissier !
Notre dégustation de vin au verre : Château Vieux Mougnac-Bordeaux Supérieur-Moelleux – 2005.
Carte (change tous les mois) : Entrées de 7 à 9 €. Plats de 10 à 15 €. Assiette de fromages 8 €. Desserts de 5 à 8 €.

Les Cloches
43, rue Mazarine
75 006 Paris
Tél. : 01 71 32 75 88
Note : 13/20


Le Café du Rendez-Vous - 75 014 Paris


Vif comme un merlan !

Changement de chef (dommage ?) et changement d'équipe, c'est là ce qui nous aura (re)amené en ce lieu que nous ne cessions, dés que l'occasion nous en était donnée, de recommander à qui souhaitait une belle et bonne brasserie. Depuis peu, un ancien étoilé, ex de chez Robuchon, et Candeborde, 48 printemps, et vif comme un merlan, aura pris les commandes (uniquement des cuisines, je vous rassure) de ce « navire amiral » ancré face au Lion de Denfert-Rochereau et à l'entrée des catacombes (anciens repère secret des résistants durant la dernière guerre, mais ça c'était avant !). Sébastien Porte, le boss, s'activera, tout autant à serrer des mains qu'à amener des plats. A l'ardoise du jour (ce qui ne représentera quasiment l'essentiel, dans quelques temps, nous expliquera-t-il), la Pomme d'Amour de (tomate) cœur de bœuf, farcie à la macédoine au crabe, la variation de tomates anciennes, copeaux de Parmesan, et le foie gras de canard maison au Montbazillac, ne manqueront pas de perspicacité, ni de qualité. 
Produits impeccables, choisis à Rungis (par le chef), et savoir-faire sans (grand) défaut. La côte de bœuf (environ 1,1/1,2 kg), pommes frites maison et pommes des vendangeurs, servie « en-queutée », en poêle de cuivre, à l'ancienne, bien rassie, « coiffera au poteau » nombre de ses consœurs Parisiennes, se classant quasiment, de facto, en troisième position juste « derrière » le Steak House du Drugstore Publicis, et le Croc de l'Ogre dans le VIIème, c'est tout dire ! Le tartare de bœuf, filet d'huile d'olive, sa salade roquette, n'aura certes pas les mêmes ambitions, mais il se laissera engloutir sans « frémir ». Côté desserts, la (grosse) Tatin maison (à réserver au début du repas, un conseil), comme on en fait plus (beaucoup), le (gros) choux à la crème pâtissière épaisse et généreuse, la tartelette aux fraises et la crème caramel en verrine, s'inscriront dans le respect et l'affection d'un instant très attendu. Merci Monsieur Porte, mission et changement réussis !
Suggestions du jour de 10,50 à 13,50 €. Plats du jour de 17,50 à 62 €. Hors d'œuvres de 4 à 13 €. Terre de 15,70 à 19 €. Pour les enfants 11 €. Salades gourmandes de 14,20 à 17 €. Grignotages de 10 à 16 €. Pour finir mon pain (fromages) de 6 à 13 €. Douceurs de 6 à 9 €.
Ouvert tout les jours.

Le Café du Rendez-vous
2, avenue du Général Leclerc
75 014 Paris
Tél.: 01 43 21 34 05
Note : 13/20


Le Wauthier - 78 100 Saint-Germain en Laye


La main sur le cœur …

Et Maurice de nous « accueillir » avec le sourire … Au fait, Maurice, c'est le poisson rouge (et surtout, pas un sushi) de la maison, calé, là, au bord du comptoir, dans son aquarium … Le lieu nous séduira tout autant que lors de notre dernier passage en Mai 2012, avec ses pierres taillées, son ambiance gris perle, et trente cinq places réparties en trois espaces intimistes à souhait … Thomas Cagna, le chef, fils de Jacques (le chef étoilé Parisien), cagette en main (histoire de passer par la salle) nous concoctera l'une de ces cartes, ou formule menu à 62 €, vin inclus, si vous préférez défiant (presque) toute comparaison, humble et généreuse, comme son auteur ! 
Le foie gras des Landes en miroir de Porto rouge, pois gourmands, pain d'épices maison, la piccata de filet de cochon rosé, oignons doux, tomate confite, vinaigrette façon Thaï, et le risotto moelleux du Piémont au homard et beurre blanc aux petits légumes, nous interpréteront de douces litanies en mode-crescendo … Le blanc de turbot sauvage, tombée de poireaux, courgette, pastèque rôtie, beurre de petits pois (un poil minimaliste, excusez du peu), le filet de veau rôti au piment d'Espelette, polenta moelleuse, pleurotes à la Bordelaise, jus corsé, et le canard rôti, carottes émincées et polenta crémeuse, nous la joueront en partition classique, esthétiquement engagée. L'assiette de fromages affinés de la Ferme Sainte Suzanne, chèvre Sainte-Maure, Pont l'Évêque, tome d'Auvergne et Bleu de Gexe ne feront, pas franchement dans la diversion. Pour les douceurs (à commander, pour certains, au début du déjeuner), la feuillantine tiède aux abricots et amandes effilées, glace spéculoos, la tartelette sablée aux framboises et crème citron, son coulis de fruits rouges, glace stracciatella, et le Grand Wauthier, une sélection de quatre mini desserts, panna cotta au coulis d'ananas à la Badiane, macaron framboise et fruits de la passion, mi-cuit au chocolat choux façon Paris-Brest, et mini tartelette sablée aux framboises, à l'évidence, Thomas Cagna connaîtra « le » sujet sur le bout des doigts ! Un engagement, main sur le cœur, qui ravira tous les amateurs !
Notre dégustation de vin : Savigny-Les-Beaunes 1er cru aux Fournaux – Rapet et fils.
Menu Wauthier 62 €/pers., vin inclus (servi tous les soirs en semaine, et le samedi midi et soir, sauf jours fériés et fêtes). Carte : Entrées 16 €. Plats 27 €. Assiette de fromages affinés par la Ferme Saint-Suzanne 8 €. Desserts 10 €.
Ouvert du mardi au samedi (Parking Marché Neuf).

Le Wauthier by Cagna
31, rue Wauthier
78 100 Saint-Germain-en-Laye
Tél.: 01 39 73 10 84
Note : 14,5/20


La Bastide Odéon - 75 006 Paris


Façon grande maison ...

Avec Le petit Marguery (et son « Comptoir ») dans le XIVe, et le XVIIe, Pascal Mousset aura déjà la garantie de n'être pas inscrit dans l'oubli ! La Bastide de l'Odéon, face aux Jardins du Luxembourg, autre « fleuron » de son groupe, ne lésignera sur rien pour « concurrencer » ses « devanciers », un « conflit» fratricide (très courant dans ces groupes de restauration) mais qui aura le mérite de les hisser vers le haut ! Yann Bailleul, le directeur, barbe de quatre jours, derrière sa caisse, prêt à vous placer au rez-de-chaussée, ou au premier (pour plus d'intimité et de discrétion), fera montre d'une affabilité sans excès. Direction, donc, le « salon (presque) privé », sièges de cuir rouge, appliques « enfilées », portes de merisier, et nappes immaculées, quasiment plein à craquer. 
Service sur plateau et trépied façon grande maison, les asperges blanches, huile d'olive et œuf cassé, la Burrata des Pouilles, poivrons marinés et vinaigrette à la menthe et le millefeuille tiède aux aubergines grillées façon Riviera, tout cela enchantera sans verser, toutefois, dans le Nirvana … L'entrecôte (environ 250 à 300 gr) poêlée, son écrasé de pommes de terre à l'huile d'olive, tomate à la tapenade, le foie de veau rosé, et le risotto de homard en coque affichée, sa sauce aux crustacés, n'auront que les mots pour le dire et rien pour défaillir ! Recherche des produits, et tour de main d'un chef, Hugues Germany, pas évaporé pour un sou, mais bien ancré dans le respect de ses convives. Côté pâtisseries, toutes maison, on jouera, ici, de la perversion à vous titiller sans prévention, d'une crème brûlée « géantissime », son fondant au chocolat, d'un millefeuille (traditionnel) « minute » à la crème vanille Bourbon façon tombeau de Napoléon aux Invalides (c'est dire la dimension du spécimen), d'une tartelette aux fraises de Marmande et d'un clafoutis aux pêches et amandes, de quoi se pâmer d'admiration car, ici, on ne lésignera vraiment pas avec la générosité et la séduction …
Dégustation de vin au verre : Magnum Chablis Vieilles Vignes – Domaine Saint-Clair Brocard 2003.
Menus Parlementaire (du jour) 19,90 et 25,80 €, la cuisine du marché 30 et 36 €.
Ouvert tout les jours midi et soir.

Restaurant La Bastide Odéon
7, rue Corneille
75 006 Paris
Tél.: 01 43 26 03 65
Métro : Odéon Ligne 10 et 4 RER : Luxembourg

Note : 13,5/20  

Le Christine - 75 006 Paris


Total respect !

Malgré ses quinze « bougies » soufflées au côté du Relais Christine, la table éponyme (rien à voir pourtant avec l'hôtel) se sera refaite une beauté passant du « lie de vin » à « l'abricot, ou la citrouille, bien mûrs » ! Il vous sera, donc, impossible de le manquer, tant la façade vous claquera au nez ! Hallowen, ou pas, le lieu vous captera de son charme (très) XVIIème, poutraisons brutes (non repeintes), pierres apparentes, banquettes « ré-haussées » de velours cognac et (ce jour-là) expo de portrait « tennistiques » (Federer et Borg en tête), et Christophe Dechaume, le manager, de nous orienter vers un coin discret (mais ici, tout sera discret). Le foie gras de canard maison, sa confiture de tomates aux piments, voluptueux et langoureux, le sashimi de thon rouge mi-cuit aux épices, sauce vierge, débridé mais pas brimé, et le melon Charentais, façon pâte de fruit, tout en transparence et subtilité, son jambon Pata Negra en roulade, confirmeront qu'ici on ne saurait sur ses lauriers s'endormir ! 
Un souffle de créativité, une brise d'ingéniosité, et une bruine de sensibilité, de quoi raviver une bistronomie Parisienne passablement (pour certains) assoupie ! Le filet de bœuf Charolais, dans le cœur de rumsteak, à la Bordelaise, crouton de moelle et purée, le lapin à la moutarde revisité par le chef, Jacques Plarmonier, jeunes carottes glacées et le pavé de lieu jaune (un poil minimaliste, soit dit en passant), purée au jus de persil et légumes de printemps, dénoteront un joli savoir-faire certes pas celui d'un étoilé mais un qui délasse les papilles, un qui séduit, sans pour autant délirer ! Le trio de fromages, Bleu, Comté et Reblochon de chez Marie Quatrehomme confirmera le souci sélectif de la maison. Côté dessert, tous maison précisera Christophe, ce ne sera pas franchement la panacée ! La crème brûlée à la vanille Bourbon, honorable mais pas mémorable. Le Banofee caramel et chocolat, un écrasé de banane pas méritant et plutôt « encombrant », et la poire pochée à la menthe, sorbet cacao, une poire « fluo » totalement dénaturée, une frivolité (couleurs sirop de menthe) dont le chef aurait pu se passer, on aura vraiment la sensation d'avoir débarqué là dans une cantine de maternelle !
Notre dégustation de vins au verre : Reuilly – Claude Lafon La Raie 2011. Moulin de la Bergère Saint-Georges Saint-Emilion 2009.
Menus 22, 25 et 28 €. Formule 22 € + verre de vin 12,5 cl ou eau minérale 50 cl + café ou thé.
Ouvert du lundi au vendredi de 12h à 14h30 et à partir de 18h.

Le Christine
Maître Restaurateur
1, rue Christine
75 006 Paris
Tél.: 01 40 51 71 64
Note : 13/20



L'Ogre - 75 016 Paris


Un « jugement » quelque peu hâtif ?

Du côté de la Maison de la Radio, face au Zébra Square, et adossé au pont de Grenelle, L'Ogre, mieux que dans les contes pour enfants, saura vous imposer sa volonté ! Ici point de guindé, ni de sophistiqué, mais une rusticité décontractée. Tomettes « vieillies », tonneaux en aparté, comptoir « zingué », appliques récupérées, colonnades marbrées, et verres ballon en suspension, de quoi camper une ambiance sans équivoque, pas galvaudée … Côté accueil, rien à déclarer ! L'affabilité sera de mise, même si l'on sentira bien que le « jugement » de mon confrère du Gault-Millau (édition 2013) n'aura pas été franchement apprécié ! 
A l'ardoise du jour, la terrine de campagne maison, et les Crystal Bay en carpaccio, ne laisseront planer aucun doute quant à la fraîcheur des produits. Mais, en ce lieu, ne vous formalisez pas, c'est de viandes que l'on vous parlera ! La côte de bœuf, une « vraie », une blonde d'Aquitaine, maturée cinq semaines, un kilo au moins de chair, et d'os, incomparable, ses pommes grenailles et sa salade mêlée, de quoi faire rêver les papilles les plus blasées ! La planche du boucher, son entrecôte Black Angus, son Oustside Skirt de bison, sa Picagna, un rumsteack Brésilien, et son onglet Black Angus, ce sera pour les « indécis », une manière de favoriser la découverte plurielle de viandes raffinées issues du monde entier. Côté desserts, la profiterole géante, glace vanille et sa cassolette de chocolat chaud, ou le baba au Rhum, son Rhum (agricole) Saint James (45°) Royal ambré, à volonté, sa boule de glace Rhum-raisin (parfaitement inopportune, soit dit en passant) ne nous priveront d'aucun plaisir, et le superflu se verra, ici, totalement banni !
Notre dégustation de vins au verre : Côte du Rhône « Domaine des Lauribert » Les Truffières Visan 2011. « Terrà Lisa » - Clairac D'O 2010.

L'Ogre
Bistrot Gourmand
1, avenue de Versailles
75016 Paris
Tél.: 01 45 27 93 40
(Parking Maison de la Radio)

Note : 13/20   

Rossi & Co - 75 002 Paris


C'est de la dynamite !

Ne croyez surtout pas que nous soyons des obsédés, mais quand il s'agit d'un « phénomène » comme Marco on ne peux que devenir accroc ! De la déco pas vraiment ! L'âme du lieu, Marco Rossi, occultera (presque) tout le reste, et il ne faudra pas vous étonner que derrière son comptoir à porte « aller-retour », dans son « antre » culinaire, son « labo » oserais-je ajouter, là où se créeront toutes les « initiatives » les plus délirantes, une spécificité de ce jeune papa (encore séducteur). Sa crème de potimaron, ricotta et wasabi, vous émulsionnera les papilles histoire de les faire sortir de leur torpeur ! 
La pintade fermière en bouillon d'herbes, vinaigre balsamique, sauce au thym et aneth, façon « millefeuille », et le soufflé de mozzarella fumée, son caviar de truffe, et truffe noire melanosporum, un amour de soufflé tout en affinité, et créativité, vous éberluerons tant ce chef là c'est de la dynamite (surtout pour ses confrères) ! Le filet de bœuf en « version » cuit et cru, en carpaccio, ses pommes de Noirmoutier, effluves de citronnelle, le « black is black », un saumon au faciès chocolaté, mariné à l'encre de sèche, fenouil, prouveront, s'il en était besoin, que Marco c'est un condensé d'inventivité. Les Papardelle à la tomate de San Marzano fumée au piment peperoncino, clôtureront une dégustation magique, si ce n'est passionnante et ébouriffante … Son univers ne se limitera pas à cette hystérie gustative. Tiramisù glacé, façon Rocher chocolaté, baba au Rhum au Limoncello, façon cigarette Russe, et glace à la violette, ne se contrediront en rien sauf une pugnacité conforme, de la délicatesse et rien que de la délicatesse …
Notre dégustation de vins au verre : San Ciao Orvieto classico – 2012 (blanc). Anté – Barbera d'Asti 2010 (rouge).
Menu gourmand 24 € (hors boisson, entrée, plat et mini dessert). Menu dégustation 45 € (hors boissons, carte blanche en 4 services). La carte : Entrées de 14 à 18 €. Plats de 21 à 28 €.
Ouvert du mardi au samedi.

Rossi & Co
10, rue Mandar
75 002 Paris
Réservation conseillée au 09 54 96 00 38

Note : 15/20   

Comptoir Loz - 92 200 Neuilly-sur-Seine


Couler des instants savoureux

Temps pluvieux, repas heureux serait-on enclin de dire ! Dieu seul sait si, ici, vous ne vous louperez pas et coulerez des instants savoureux ! Si ce n'était le brouhaha vers 13h un peu (trop) envahissant à mon goût, il n'y aurait quasiment aucune ombre au tableau ! Le lustre de Murano perle et mauve s'imposera tout autant que la dernière fois, et Sylvie dévoilera toujours une belle courtoisie, tout en participant (très) activement au service. Pas vraiment du genre à regarder ses serveurs du haut de sa caisse ! C'est du côté « appart », si ce n'est bibliothèque, que Monsieur Jean, le serveur, nous aura réservé une table ronde pour trois, du côté intimiste de la salle, à la limite de l'espace lounge … 
La courgette ronde farcie au crabe, façon brandade (l'entrée du jour), la galantine de foie de volaille, ses cornichons, rêveuse, et cajoleuse, et le carpaccio de bœuf, copeaux de Parmesan, tout en finesse et légèreté, filet d'huile d'olive, démontreront que la simplicité demeure une valeur (plus que) sûre ! Le filet mignon de veau de l'Aveyron, jus de veau caramélisé, ses pommes grenailles, d'une tendresse insolente, l'entrecôte environ 300 gr, ses grosses frites, et les Saint-Jacques poêlées, risotto crémeux, une recette pour les amoureux, s'inscriront dans le peaufiné, et surtout pas le bâclé ! Et ce ne sont pas le cheesecake nature (sans coulis lemon curd) savoureux on ne peux mieux, la crème brûlée au Grand Marnier, et le riz au lait caramélisé façon « pouf » Marocain (légèrement croquant en surface) qui les désavoueront sachant qu'ici le chef Fabien est un besogneux, un sourcilleux à l'ancienne.
Notre dégustation de vin au verre : Sancerre – AOC – Les Broux.
Menus 22,50 et 39,50 €. Menu enfant 12 €. Entrées de 8 à 12,50 €. Salades de 14,80 à 15 €. Plats de 14,80 à 62 €. Poissons de 16,50 à 25 €. Pâtes et risotto de 15,80 à 17 €. Snacking chic de 15,50 à 15,80 €. Fromages et desserts de 6,50 à 10 €.
Ouvert du lundi au samedi.

Comptoir Loz'
2, rue des Huissiers
92 200 Neuilly-sur-Seine
Tél.: 01 46 24 56 17
Note : 13/20



L'Ardoise - 78 160 Marly-le-Roi


Succès oblige !

Un timide rayon de soleil, un ciel mi-bleu, mi-nuageux, tout pour jouer Alexandre le bienheureux ! Je ne vous restituerais que l'ambiance d'un mois de Juin naissant, la terrasse sous store, les pâquerettes empotées, et le four à pizza immaculé, un vent léger, un chauffage enclenché et succomber aux charmes du lieu, les convives toujours plus nombreux, succès obligeant, Thomas dévalera toujours aussi enjoué, du fin fond de sa terrasse, pour nous accompagner. Une table en terrasse ? Il fait beau (ou presque), vous n'avez pas le choix ! Le foie gras maison, ses toasts révérencieux, sa confiture de figues et la terrine de poisson, pour la saison, feront mieux que d'exister. La côte de bœuf, environ 350 gr, cuisson idoine, ses frites maison, sa salade mêlée, le filet mignon de porc, sauce crème cacahouète, Julienne de légumes, et le risotto de champignons schitaké, et huile de truffe, tout cela se laissera déguster sans apriori, ni animosité.
 Du bien pesé, du généreux et du savoureux. Côté desserts, la « fameuse » terrine aux marrons incontournable et pas improbable, le tiramisù orange et Grand Marnier surprenant mais pas désarmant, et le duo de panna cotta caramel beurre salé, ou fruits rouges, s'inscriront dans la jolie révélation, celle d'un chef sans égo démesuré …
Notre dégustation de vins au verre : Château Cadillac 2010, et Sancerre Les Ormeaux – 2011.
Menu du midi 15,40 et 20,40 € (tous les jours et uniquement le midi). Menu affaire 26 € (tous les jours et uniquement le midi). Carte : Le bistrot : Pour commencer de 6 à 12 €. Les burgers de l'ardoise de 15 à 21 €. Vue sur mer de 16 à 23 €. Du côté de nos plats de 15 à 49 €. Desserts de l'ardoise 6,50 €.
Ouvert tous les jours.

L'Ardoise
Resto-Bistrot
18 Grande Rue
78 160 Marly-le-Roi
Tél.: 01 39 58 57 06
Note :13/20