mardi 27 août 2013

Aubergine - 30 400 Villeneuve-lez-Avignon


Escalier à révolution, et globes à pampilles …

Non loin du Prieuré, place Jean-Jaurès, il est un bistro qui depuis cinq saisons ferait le bonheur des aficionados de cuisine peaufinée sans (réelle) excentricité, une affinité (très) recherchée … Le lie de vin sera ici de mise, tout comme le taupe-rosé d'ailleurs, et l'on aura joué, côté, ambiance, la carte de l'intimité avec des boxs de simili noir, des petits guéridons espacés et des miroirs « moulurés » de partout, histoire de vous restituer presque à l'infini le reflet des globes à pampilles et de l'ardoise du jour. Un escalier à révolution couleur étain, et ses crus (locaux) exposés (sur chaque marche), Thibaud, le boss, et sa femme Gul ne désarmeront pas d'amabilité et de célérité pour proposer, et vous faire partager, des produits sélectionnés, issus du marché, concoctés par Sébastien, le chef, un peu leur « complice » en somme. 
L'escalope de foie gras poêlée sur lit de lentilles vertes, les rillettes de saumon à l'aneth, ses chips de Parmesan, et le carpaccio de bœuf, filet d'huile d'olive au basilic, copeaux de Parmesan (pas maison, précisera Thibaud) s'inviteront sans perplexité, ni autorité ! La côte de bœuf, pour deux, sur plat de fonte « bouillonnant », ses pommes de terre sautées, et ses légumes (presque) oubliés, et la criée du jour, cabillaud saisi à l'unilatéral sur lit de lentilles vertes du Puy, ne démériteront que pour les anxieux et les grincheux. Côté desserts, le crumble de (vraies) pommes, sa boule de glace vanille, le moelleux au chocolat et sa glace pistache, et le café gourmand, crème brûlée, panna cotta à la fraise, moelleux au chocolat et soupe de pêche, tout cela se laissera déguster certes sans trop de frivolité, mais, malgré tout, avec un soin mobilisé sur l'essentiel à savoir la qualité …
Retour du marché (plat) 11 € (du lundi au vendredi). Formule déjeuner 14,50 € (du lundi au vendredi). Menu 29 €. Menu enfant 8 €. Ardoise: Entrées 9 €. Les assiettes (gourmandes) de 12 à
18 €. Plats de 13 à 19 €. Desserts 7 €. Pain maison.


Aubergine
Café-restaurant
Place Jean Jaures
15, rue de la République
30 400 Villeneuve-les-Avignon
Tél.: 04 90 90 05 64
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Terrasse ombragée et salle climatisée.
Note : 12/20


L'Opéra Café - 84 000 Avignon


Le « pôvre » !

« Le chat » (récupéré de la SPA) ronflant au soleil, sur la terrasse, compagnon furtif mais assidu des personnes âgées, et parfois esseulées, le directeur, Yann, sourire carnassier et tatouages outranciers, ce ne seront pas, je vous rassure, les seuls point positifs d'un lieu « embrassant » la place de l'Horloge avec toute la générosité qui le caractérise ! Le style baroque, fauteuils dorés de nubuck chocolaté, effets miroirs affichés, lustres à pampilles, et appliques de « main ferme » scellées, s'imposera à ses « voisins » cafetiers, « brasseurs », et autres pseudo restaurateurs Avignonnais …
Le carpaccio de bœuf Charolais, huile d'olive et copeaux de Parmesan, le gaspacho de tomates à sa façon, huile basilic et billes de mozzarella, et l'asperge, artichaut à l'huile de noix, jambon de Serrano en roulade, tomates confites, mesclun, ne démentiront pas un savoir-faire prouvé sur le champ.... L'entrecôte grillée à la plancha, environ 230 grs, un poil light, ses frites maison, jus corsé, le tartare de beauf XXL préparé minute, huile d'olive, et copeaux de Parmesan, 400 grs de bœuf « bodybuildé », ses frites maison, et sa « version » assaisonnée, ne nous dissuaderont nullement d'apprécier des mets bien « enveloppés ». Et ce n'est pas l'aspect dessert maison, tiramusù aux fruits rouges, fraises en salade, et coulant au chocolat, crème Anglaise, et glace vanille, qui nous contraindra à contester qu'ici on ne lésinera pas avec le client même si quelques efforts demeuraient encore à faire !
Notre dégustation de champagne et vin au verre : Nicolas Feuillate et Crozes Hermitage – Les Galets – 2010.
Formules midi 19 et 25 €. Carte : entrées 8 €. Plats 13,50 €. Desserts 8 €. Carte du soir : Entrées de 8 à 16 €. Plats de 19 à 29 €. Desserts 8 €.
ouvert tout les jours.

L'Opéra Café
24, place de l'Horloge
84 000 Avignon
Tél.: 04 90 86 17 43
Note : 12,5/20


Auberge Saint-Roch - 84 190 Beaumes de Venise


Les accents pour le ponctuer !

Le choix de notre première table au cœur du village de Beaumes-de-Venise sera dû non pas au fait du hasard, mais au simple et seul feeling, une vieille méthode, une « manie » diront certains, mais qui, jusqu'à preuve du contraire, justifierait amplement nos pérégrinations dans la France dite « profonde » … Il est vrai que vu de l'extérieur, le chant des cigales aidant, l'ardoise avec son plat du jour à 10,50 €, et son dessert à 5 €, il n'engagerait pas franchement à l'optimisme ! Tristounet, un poil désuet, et, expérience aidant, pas franchement convaincant ! Mais, a contrario, c'est à un (charmant) couple de (vrais) professionnels que vous aurez affaire ! Lui, Nicolas Jonette, en cuisine (dés 5 à 6 heurs du matin), et elle, sa moitié, en salle (un peu moins matinale, je vous rassure), chacun œuvrant avec sincérité, si ce n'est perspicacité. Un duo bien lié ! Sa tranche de foie gras de canard mi-cuit, espunma à l'amande, ses oignons confits, olive noire, chèvre chaud, à la façon d'une pissaladière légèrement soufflée, et l'envie de crevette en tartare, en rillette et en nem, confirmeront que ce chef là c'est pas de la roupie de Sansonnet ! 
Produits archi-frais, huile la Balméenne (une version locale de la pression à froid) et appréhension sans équivoque. La (fameuse) gardianne de Taureau au bon goût de Beaumes de Venise (le rouge, pas le muscat), l'entrecôte grillée beurre à la truffe du Ventoux, et la daurade de Méditerranée en filet levé, sauce Romesco, arrosée à l'huile la Balméenne, leurs pommes de terre sautées et ratatouille en dés, n'auront que les accents pour le ponctuer ! Du vrai, du frais et du sensé ! La ronde du berger, Camembert, chèvre et Fourme d'Ambert, sa confiture d'abricots maison (du potager d'à côté, le sien) se figera dans la séduction.
La crème brûlée à l'infusion de lavande, dentelle croquante au bonbon, le fruit de pêche rôti, farce à la frangipane, sauce caramel, l'authentique fondant au chocolat, fraîcheur café, coulis expresso, et le biscuit sablé, crème citron pressé et sorbet limon, s'imposeront tels de petits « bijoux » pâtissiers, artisanaux certes, et l'on ne s'en plaindra pas, mais savamment orchestrés. Qui pourrait s'en
offusquer ?
Notre dégustation de vin au verre : Châteauneuf-du-Pape Domaine Serguier – 2011.
Menu l'Auberge 21,50 €. Menu de l'été 27 €. Menu dégustation 35 €. Menu enfant 9.50 €. Carte d'été : Entrées de 15 à 19 €. Plats de 23 à 25 €. Fromages de 6 à 9 €. Desserts 9 €.
Plats à emporter de l'été de 6 à 15 €/pers. Et plateau repas version viande ou poisson 27 €/pers. A réserver par téléphone.
Fermé le mercredi et jeudi.

Auberge Saint-Roch
9, route de Caromb
84 190 Beaumes de Venise
Tél.: 04 90 65 08 21
Note : 13/20


lundi 19 août 2013

Les 5 Sens - 84 000 Avignon


Demander ne coûte qu'un instant …

Le festival d'Avignon, ses affichages « sauvages » suspendues de-ci delà, et une chaleur (quasi) torride (frisant les +40 °) à faire pâlir les plus de 70 ans, ses touristes égarés ou regroupés, le chant des cigales en boucles, c'est là une ambiance de laquelle nous ne nous lasserons pourtant pas ! Le patio donnant sur la rue Joseph Vernet à peine franchi, c'est une atmosphère un poil orientaliste qui s'imposera. Thierry Baucher, un M.O.F, le maître de céans, et chef, calé à côté de sa caisse enregistreuse, s'apprêtant à intégrer son antre, et Christelle, sa moitié, à recevoir les convives, nous en profiterons pour nous poser. 
Petit bémol, le personnel pas vraiment au top de la perfection (on dira les choses comme cela), un peu hagard, et « automatisé » qu'il sera ! Le foie gras de canard du Gers, quenelle de Vieux Garçon, vin doux de Rasteau, pain au maïs, le saumon bio mariné à la betterave, Amandine chaude, avocat-feta, et les gambas sauvages au Saté, fraîcheur exotique, mangue, avocat et Granny Smith, camperont les acquis d'un chef au top de ses facultés ! La noix d'entrecôte de Bavière (de chez la Provençale des viandes à Avignon), sa tomate grillée, champignons, sa purée à la fourchette, un tantinet minimaliste (200 grs), le pavé de magret infusé au Côtes du Rhône, ses amandes caramélisées, et les pieds de Porc « désossés » en cromesqui, millefeuille du Dauphinois, jus réduit au Balsamique, dévoileront des charmes fringants. L'assiette de fromages de chez Josiane Deals (à Vaison-la-Romaine), « la » concurrente de Marie Quatrehomme (sur Paris), Bleu de Gex, Comté de Vichy, Comte, et Pigouille, affichera un don fromager reconnaissable entre mille. Et ce ne sont pas le sabayon à la pistache, compotée de fruits rouges, sorbet de fraises des bois, et le finger chocolat caraïbes, citron, mousse chocolat blanc, sorbet lacté citron, qui marqueront le pas eux qui raviront même les plus obsédés de saveurs pâtissières ...
Notre dégustation de vin au verre : Châteauneuf-du-Pape Domaine la Gardine, blanc.
Suggestions du midi de 16 à 19 €. Dessert jour 6 €. Menu végétarien 39 €. Menu plaisance 47 €. Menu 59 € (curiosité + plaisir + gourmandise). Carte : Curiosité 23 €. Le plaisir 33 €. La gourmandise 12 €.

Restaurant Les 5 Sens
Thierry Baucher M.O.F
Place Plaisance
18, rue Joseph Vernet
84 000 Avignon
Tél.: 04 90 85 26 51
Note : 13,5/20



La Mère Germaine - 84 230 Châteauneuf-du-Pape


Un optimisme délibéré

Cette « bonne vieille mère Germaine » régalait tous les vignerons, et les notables du coin, et même des célébrités d'antan, une (véritable) institution sur Châteauneuf-du-Pape qui s'en serait allée, depuis bien longtemps, vers d'autres cieux … Mais là, après moult péripéties, c'est André Mazy qui aurait saisi le flambeau au vol ! Car, ne l'oublions pas, entre le propriétaire des murs, Jérôme Quiot, l'un des plus gros viticulteurs du coin, et son « locataire », il n'y aura qu'un accord tacite. Côté ambiance, les charmes du passé agiront tout autant que l'année précédente, mais, il faut avouer, que le lieu aurait besoin d'un (très) sérieux coup de balai ! Nous apprendrons, en échangeant quelques propos avec lui, que l'auberge serait actuellement, et depuis peu, en vente à un prix défiant toute concurrence, mais dans quel sens ? D'ailleurs, si vous pouviez vous révéler acquéreur, rien vous empêcherait de débourser quelque 750.000 € pour ce faire ! 
Une manière de vous approprier quelque part un petit morceau de l'histoire d'un lieu qui en aura tant vu ...
Un carpaccio de bœuf, huile d'olive au citron vert, noisettes grillées, crème légère de pois gourmands, le gaspacho de tomates maraîchères, et carottes jaunes, concombre et saumon fumé et le foie gras confit, asperges vertes de Provence, huile de noix, chutney d'échalotes et mangues fraîches, nous convaincront que depuis notre dernier passage en 2012, le chef se sera délibérément orienté vers l'optimisme (ou alors ce n'est plus le même). Le suprême de pintade rôti, croute de Marjolaine, et olives noires, écrasé de pommes de terre, jus corsé aux girolles, heureux et laborieux et le filet de bœuf au sautoir, asperge de Provence au thym-citron, sauté de légumes confits, sirupeux de tomates, engagera à une lente dissertation propice à l'exaltation. L'assiette de fromages de chez Josiane Deals, à Vaison-la-Romaine, Roquefort, Brie et chèvre, ne déméritera en rien, mieux encore elle dénotera un soin tout particulier celui d'un chef soucieux du choix de ses produits. C'est son tian de figues, sorbet cassis qui le surpassera de peu. Un poil déroutant, un tantinet inattendu, mais, somme toute, des plus convaincant.
Notre dégustation de vin au verre : Château Fortia propriété du Baron le Roy de Boiseaumarie – 2010 – blanc.
Plat du jour 17 €. Menu 22 € (entrée + plat ou plat + dessert). Menu du jour 27 € (entrée + plat + dessert).

La Mère Germaine
Hôtel – Restaurant
3 rue du Commandant Lemaître
84 230 Châteauneuf-du-Pape
Tél.: 04 90 22 78 34
Note : 13/20



CO2 - 84 000 Avignon


En humilité assurée

Oyez, oyez, gentes dames, gentils damoiseaux, Olivier, le boss, a perdu … 55 kgs ! Un exploit qu'il ne vous demandera, certes, pas de « reproduire » à la lettre, rassurez-vous, lui qui saurait, comme personne, vous mitonner, vous concocter, vous bichonner, oserais-je rajouter, l'une de ses « créations » toute en humilité assurée. La grande porte à double battant, la terrasse ombragée (mais, en ce 20 Juillet bien, bien, chauffée – 31°), faut avouer qu' une ventilation eut été, je vous l'avoue, bien appréciée ! La terrine de campagne maison, la « simple » salade de tomate de Provence, huile d'olive de Barbentane, fleur de sel de Camargue, et le sashimi de saumon, sauce soja aux cébettes, wasabi, et gingembre, n'auront rien à envier aux meilleures références du genre, sauf (qu'à) 9,90 €, cela restera imbattable ! 
L'escalope de saumon à la plancha, huile vierge au citron confit, poêlée de légumes croquants du moment, la « belle » bavette, sa sauce poivre sauvage de Madagascar, tout en générosité, ne décevront que les mauvaises langues et, encore ! … L'aspect desserts, et fraîcheurs, brioche de pain perdu, glace caramel beurre salé ( à vrai dire, pas assez « imbibée »), l'assiette de sorbets, pêche de vigne, mojito et pinacolada, et la mascarpone à la vanille d'une suavité et douceur exemplaire, forcera le respect surtout quand vous saurez qu'il vous faudra, pour cela, débourser 7 petits euros !
Notre dégustation de champagne et vin : Billecart-Salmon et Château la Nerthe – 2011, en blanc.
Menu 16,50 € (entrée, plat ou plat, dessert). Menu 19 € (entrée, plat, dessert). Menu gourmand 31 € (entrée, plat, dessert aux bons soins du chef). Cartes : Entrées 9,90 €. Plat 12,90 €. Dessert 7 €.
Ouvert de 12h à 14h et de 19h à 22 h.



CO2
La Cuisine d'Olivier 2
3 bis, rue petite Calade
84 000 Avignon
Tél.: 04 90 86 20 74
Note : 13 /20


El Paseo - 13 200 Arles


Olé !

Vive les habits de lumières, banderillas, capes de Paseo et autres Monteras, d'origine, de celles et ceux qui ont (vraiment) du vécu, car, ici, point de surprise, le patron, Alain Leal, il y a encore deux ans, était partie prenante dans les férias en « acteur de lumière », en terme clair, en toréro ! « J'ai été obligé d'arrêter ma carrière au bout de 25 ans à cause d'un accident et de mon poids que je n'arrivais pas à rééquilibrer ». Exit, donc, l'habit de paillettes, et viva la paëlla, son autre passion (25 années, elle aussi), une passion dévorante, car « Monsieur » Alain, dit « Banane » (un surnom qu'il assume sans complexe), c'est aussi le prix de la meilleure paella à Nîmes 2008/2009, rien de moins ! D'ailleurs, en prenant la commande, il se révèlera intarissable sur sa famille, sa mère de 83 ans, « Reine de la paella », sa sœur Valérie, en cuisine, et les réunions interminables en « cousinade », et ses 150 « fillottes » … Là, en terrasse (en fait la ruelle passante), une table de nappe cirée, et la paella « géante » en train de mijoter, que du bonheur ! 
Il est vrai, qu'avec 34 places en salle, et une trentaine en extérieur, sa capacité demeurera dans la bonne moyenne, en tout cas suffisamment intimiste pour, le cas échéant, les Gipsy (et Chico) aidant, monter sur la table et danser jusqu'à pas d'heure ! Les tapas, pois chiche à l'andalouse, la friture d'éperlan, la tortilla nature et les Albondigas, en déhanché de sincérité, et le jambon de Bellota, un 32 mois bien « noisetté » et « transpirant », tout cela nous transportera dans le petit monde de la félicité. La côte de taureau (environ 350 grs), un poil trop saisie, ses poivrons, courgettes, et aubergines rondement mitonnés, et la paella Royale, pas sèche pour un cent, grosses moules, poivrons, crevettes, et poulet, créeront l'événement, bien au-delà du réel ! La vérité n'étant pas ailleurs, rassurez-vous ! Un conseil, réservez à l'avance, sinon vous pourriez rater un événement qui n'a lieu que trois fois la semaine ! Le fondant au chocolat, la crème Catalane, la crème caramel, et la panna cotta framboise, tous maison, ne marqueront pas franchement le pas et l'on sentira, de toute évidence, qu'ici la quête d'authenticité, sans la moindre perversité, ce sera une obsession de tous les instants !
Notre dégustation : un simple Costières de Nîmes, cuvée vigneronne, en rosé.
Plat du jour Paella Royale 13.50 € (mardi/ vendredi/ dimanche). Viandes de 13 à 17 €. Poissons de 13 à 16 €. Plats combinés 12 €. Salades de 11 à 13 €. Charcuterie Ibérique, Pata Negra de 10 à
20 €. Menu enfant 10 €. Tapas de 3,50 à 10 €. Desserts de 5 à 7 €.

El Paseo
Restaurant – Bar à vins – Tapas
13 200 Arles
Tél.: 04 90 54 81 04
elpaseotapas@gmail.com / Facebook : El Paseo
Note : 13/20


dimanche 18 août 2013

La Maisouneta - 84 230 Châteauneuf-du-Pape


Des recettes de Grand-mère …

Châteauneuf-du-Pape, son château en ruine, ses hectares de vignobles, ses seize familles propriétaires de domaines viticoles, et son village authentique ! La carte postale serait quasi idyllique, si nous ne considérions que ce domaine là, avec ses 3200 hectares, se la jouerait un peu trop à la Marcel Pagnol ! Quelques pas dons la rue Joseph Ducos, et puis notre table préférée, celle de Maxime et Véronique, un Niçois d'origine, un « pure souche », qui vous restituera sincèrement ses recettes de « grand-mère » inimitables. Grande innovation, les toilettes auront fait place à un couloir menant à une terrasse-patio sur l'arrière, histoire de « délocaliser » la terrasse de la rue vers le côté « jardin ». Maxime, short et tee-shirt à l'effigie du restaurant, désormais 60 couverts potentiels à son actif, nous déclinera ses dernières innovations, notamment son salon pour auditionner les vinyles, une création récente qui fera sa fierté ! La salade Florence, tartare de tomate, pignons, mozzarella di Bufala, tuile de Parmesan, sorbet basilic, et jambon cru, et le duo de foie gras sur toast en terrine, ou poêlé sur fondue de poireaux, relèveront d'une jolie opiniâtreté, avec un sens « aiguisé » de l'esthétisme. Les petits farcis Niçois, une spécialité maison, tomate, courgette, poivron, champignon farci au porc, et au veau, parmesan, crème de balsamique, et mesclun, défieront les plus peaufinés de ses « confrères » de la Côte d'Azur. L'entrecôte grillée, ses gnocchis (les meilleurs de France, et de Navarre), aux (vrais) cèpes, et le magret de canard sauce au miel et à la lavande (environ 400 gr), cuit à la graisse, en volupté affichée, s'inscriront dans l'effet de surprise révélé, et les saveurs condensées. Côté desserts, malgré la bienveillance de Maxime, un léger bémol se glissera dans la « partition » (car, ici, ne l'oublions pas, le menu, tout comme la carte, s'insérera au cœur de pochettes vinyles des années 60/70). La tarte aux figues, pâte d'amande, celle aux poires, le tiramisù café et la panna cotta aux fruits rouges, ne parviendront pas à dérider des papilles demeurées quelque peu perplexes ! De la simplicité, qu'à cela ne tienne, mais optimisez-la chef !
Notre dégustation de vin au verre : Le Moulin des Saints – 2012 (blanc) Châteauneuf-du-Pape
Suggestions de Maxime de 10 à 19 €. Pause gourmande 17 €. Menu Maisouneta (le midi) 15 €, (le soir) 30 €. Menu P'tit loup (midi et soir) 10 €. Entrées et salades de 10 à 17 €. Viandes de 15 à 20 €. Pâtes fraîches de 10 à 12 €. Desserts de 5 à 7,50 €.

La Maisouneta
7, rue Joseph Ducos
84 230 Châteauneuf-du-Pape
Tél.: 04 90 32 55 03
Note : 12,5/20


Le Poulpry - 75 006 Paris


La « Grande Muette » à l'assiette …

C'est, certainement, la seule table sur Paris à afficher, dés les premières marches, une polytechnicienne façon musée Grévin ! D'ailleurs, à peine le premier niveau atteint, on aura toujours cette sensation de pénétrer l'antre politique par excellence, l'un des lieux préférés des « locataires » de la rue de Solférino (le PS en clair), et de la « Grande Muette » (l'armée bien sûr), un silence feutré, et une discrétion assurée … Le Parmentier de tourteau, et beurre blanc au safran, salade riquette et tuile de Parmesan, le carpaccio de bar aux fruits de la passion, shiso pourpre et arlette au poivre Timut, et les asperges blanches, oeuf poché, mouillettes, crème de ciboulette et viande des grison, nous combleront bien au-delà de nos attentes. La poitrine de porc fondante, laquée au cacahuètes grillées, mousseline de patate douce et sauce Satay, et le filet de bœuf, moelle, jeune carottes, échalotes confites et cassolette de gnocchis au persil plat, ne décevront que les capricieux et les torturés du système nerveux ! 
Une assiette de fromages frais et affinés, Comté, Fourme d'Ambert et Sainte-Maure de Touraine, un tout petit peut plus tard, c'est le 1.000 feuilles de fraises au raz el hanout, et mascarpone au miel d'Argan, la tarte carrée au chocolat Dulse, carpaccio de banane et caramel laiteux, le macaron pistache, et framboises fraîches, crème glacée marbrée, et le Paris-Brest au chocolat (pâte à la manière de la Pâtisserie des Rêves), pêche blanche pochée, glace à la feuille de verveine, qui s'évertueront à nous prouver qu'ici on ne badinera pas, non plus, avec l'univers pâtissier ! Mieux encore, on saura, ici, le sublimer !
Notre dégustation de vin : Clos Fourtet-Lalande de Pomerol – Grand Cru Classé – 2006.
Entrées de 17 à 19,50 €. Poissons de 27,50 à 31,50 €. Viandes de 26,50 à 31 €. Fromages frais et affinés 8,50 €. Desserts de 8,50 à 9,50 €.
Ouvert de Septembre à juin. Du Lundi au vendredi.


Restaurant Le Poulpry
La Maison des Polytechniciens
12, rue de Poitier
75 006 Paris
Tél.: 01 49 54 74 54
Note : 14/20



La Casa Di Sergio - 75 017 Paris


Andiamo !

Les restos (surtout Italiens) c'est un peu comme les femmes, c'est à la seconde rencontre qu'on les apprécie le mieux ! Idem pour « notre » table du XVIIème, la préférée de Francis Lalanne (mais ça, vous le saviez déjà), et d'Enrico Massias, une table toujours aussi « théâtrale » avec ses rideaux écarlates, ses appliques grappes, ses toiles sanguines suggestives, contemporaines et ses tables juponnées à l'effet froissé, sans omettre l'inévitable David, le maître d'hôtel plus « rital » que nature ! La (très jolie) tomate mozzarella, roquette et basilic frais, toute en tendresse et fraîcheur, le fritto misto, calamars et gambas voluptueux et expressifs, et la mozzarella fritta, panée et frite, s'inscriront dans le respect de produits judicieusement sélectionnés et appréhendés. Nulle fioriture, mais savoir-faire à profusion. La tagliatta di manzo, roquette, copeaux de Parmesan, cuisson quasi idoine, filet d'Aceto balsamico di Modena, les raviolis frais à la ricotta, tomates cerises, et basilic, et l'escalope panée à la Milanaise, ses spaghetti fraîs, nous la joueront fortissimo, et certainement pas pianissimo ! Du convaincant, bien au-delà du raisonnable ! « I dolci della casa », tarte fine aux pommes tiède, panna cotta onctueuse maison aux fruits rouges, et tarte au citron-meringuée, pas maison précisera David (on l'achète à la boulangerie pâtisserie voisine, tout comme les pâtes chez notre fournisseur habituelle), sauf que, là, on n'appréciera pas vraiment ! Trop « industrielle » avec ce goût artificiel de citron qui vous colle au palais et aux dents, pas vraiment de quoi en reprendre une seconde ou alors c'est que vous n'y entendrez rien !
Menus à 17 et 21 € (du lundi au vendredi). Menu della Casa 34 €. Suggestions du jour : entrée 8 €. Plats 11 €. Desserts 6 €. Gli Antipasti (hors d'œuvres) freddi (froid) de 6 à 15 €, caldi (chaud) de 6,50 à 20 €. Le paste (pâtes) de 9,50 à 25 €. I risotti de 15,50 à 19,50 €. I pesci (poissons) de 15,50 à 19,50 €. Le carni (viande) de 13 à 22 € Pizze tradizione « la casa » de 5 à 18 €. I fromaggi de 6,50 à 9,50 €. I dolci « la casa » de 5 à 20 €.
Ouvert tous les jours.

La Casa di Sergio
77, avenue des Ternes
75 017 Paris
Tél.: 01 44 09 99 06
Note : 13/20


Zen Garden - 75 008 Paris


L'instant de la réflexion

C'est en ce jour de zénitude (un samedi de fin Juin), un calme propice à la découverte et à la rencontre avec un chef Chinois Mu Junin, un « déluré », mais bien « drivé », un « innovant » pas consternant, que nous pénétrerons, une fois de plus, les secrets du Zen Garden ! Les colonnades aux faïences argentées et dorées, les luminaires façon ampoules à incandescence et le Bouddha doré « veillant » à votre quiétude, tout, ici, se suggérera sans, toutefois, s'imposer à vous. Nulle ambiance pesante, un service feutré et bien éduqué, une coupe de champagne rosé, un thé au jasmin et voici l'instant de la réflexion, et du choix (relativement) cornélien compte tenu du nombre de plats proposés et des déclinaisons affichées. Les crêpes au foie gras de canard en rouleau avancées, les deux pinces de crabe farcies aux crevettes façon tourelles dominantes, et les cisi, raviolis de crevette, bouchées de bœuf, de poisson et noix de Saint-Jacques aux courgettes en vapeur conservés, tout cela augurera d'une finesse d'exécution incontestée. Il ne serait pas raisonnable d'éluder le canard laqué de notre tour gustatif « Parisien » et ce sera l'une de nos priorités. Si le premier service, en peau découpée, ses mini crêpes (à peine tièdes), et sa sauce caramel, ne décevront pas franchement, un regret s'imposera, toutefois, s'agissant de la découpe, non pas sur guéridon, mais dans les « coulisses » ! Un demi-canard pour trois n'encouragera pas à une franche affection pour un chef qui aura (direction oblige ?) résolu de « noyer » le volatile (en émincé) au cœur d'une flopée de nouilles sautées, d'une multitude de poivrons rouges et verts, et d'oignons au wok, histoire de donner là du volume à la bête plumée et (quasi) « évaporée », comme par enchantement ! Je comprends mieux pourquoi on aura « occulté » la phase guéridon ! Quelque peu déçu par la « démonstration », j'opterais pour un filet de bœuf sauté, pousse de soja basilic, et sauce soja noir qui, dés la première bouchée, me lancera des œillades embrumées ! Le poivre Sichuan hyper présent aura raison de ma pugnacité ! Côté viande, pas grand chose à déclarer ! Viendra l'instant des desserts, perles de coco en panier de bambou, et bananes flambées en tradition affichée. Si les perles se laisseront apprécier, non sans un certain minimalisme dévoilé, les bananes flambées, quant à elles, ne sauront nous faire chavirer, d'autant que l'on aura vraiment la sensation de plats concoctés pour des touristes égarés au portefeuille, malgré tout, bien garni !
Menu bouchées gourmandes (servi jusqu'à 23h) 49€/pers. Menu Saveur 29 €. Menu variétés 21 € (tous les jours entre 12h et 14h30, sauf dimanche et jours fériés). Menu anniversaire à partir de 4 couverts 47 €/pers. Les 4 cuisines régionales Sichuan – Shanghai – Canton – Pékin
32 €/pers. Formule Gastronomique (à partir de 3 couverts) 68 €/pers.
Cartes : Entrées (froides) de 9,50 à 75 €. Potages de 9 à 15 €. Pour les fins gourmets : entrées (chaudes) de 12 à 30 €. Plats de 25 à 47 €. Pierrades de 27 à 29 €. Accompagnements de 6 à 17 €.
Ouvert tous les jours midi et soir.

Le Zen Garden
15 Rue Marboeuf
75 008 Paris
Tél.: 01 53 23 82 82
Note : 12 / 20



Les Vendangeurs - 75 006 Paris


Ô sombrero de la vigne !

Vendangeurs or not vendangeurs, la question ne se posera même pas d'autant que ce n'est que depuis un an que ce bistrot-bar à vin-épicerie fine se sera imposé au quartier avec l'imagination et la conviction de Gérard, et de son fils Romain (en cuisine). Mur de briques, ou de pierres taillées, sombrero renversés en plafonnier, et tableau végétal en fougères déclinées, une ambiance décontractée, et pas franchement guindée … « Les p'tites faims », la carte de cette table atypique pour dégustation anticonformiste nous lancera des œillades de producteurs sélectionnés par le maître de maison. Le foie gras de canard de Monsieur Grossmann, révérencieux mais pas obséquieux, l'ardoise de jambon cru de porc Ibérique de la Guildive, en pétales tranchés (un peu trop finement), et les sardines à l'huile millésimées de la Perle des Dieux, en boîte d'origine dévoilés, pain de Poujoran grillé, et beurre Beillevaire, camperont l'esprit bistro-rétro du lieu. L'entrecôte du jour de chez Hugo Desnoyer, ses pommes de terres sautées, sa sauce poivrade, le boudin de Christian Parra grillé, ses pommes de terre rôties, et l'aligot saucisse du couteau de chez Hugo Desnoyer, dénoteront une réelle ambition. Côté desserts, une formule déclinée en six versions, au choix du convive, le pain perdu, sa ganache de chocolat noir, le gâteau aux noix de la boulange à Hautefort et le mi-cuit au chocolat, boules de glace vanille, tout cela ne sera pas digne du chef, surtout son pain perdu sur pain Poilane tranché, pas franchement adapté. Il lui manquera ce côté moelleux, savoureux, crémeux, inimitable des meilleurs d'entre eux, souvent pompeusement nommés mais, ici, totalement occulté, de quoi, pardonnez-moi Romain, déconcerter ! Un conseil, oubliez-le, et revenez aux fondamentaux !
Notre dégustation de vin : L'Abbaye de Valmagne – Le secret de frère Monenque – vin bio – 2012.
Les p'tites faims des vendangeurs : Sandwiches de 4,20 à 4,80 €. Soupes de 9 à 12 €. Salades de 11 à 13 €. Assiettes froides de 7 à 16 €. Assiettes chaudes de 9 à 18 €. Fromages de 6 à 13 €. Desserts de 5 à 6 €.
Ouvert du lundi au dimanche midi, 7j/7.

Les Vendangeurs
6-8, rue Stanislas
75 006 Paris
Tél.: 09 82 40 67 91
Note : 10,5/20



jeudi 15 août 2013

Les Cloches - 75 006 Paris


Aller au restaurant, tout simplement !

« C'est toute une démarche » lancera Christophe Mura, le (tout jeune) maître des lieux, qui tendrait à se perdre aujourd'hui, et qu'il souhaiterait voir (ré)adopter par la clientèle ! Et même s'il reconnaitra avoir, avec son « associé » de l'époque, José Levis, l'architecte concepteur de l'esthétisme de l'endroit, mis la barre un peu trop haut dans les étoiles (nappes blanches, service stylé et tarifs adéquates), force sera de constater qu'un « virage » à 180° aura été pris pour le plus grand bonheur des convives. Exit, donc, le chef à l'égo sur-dimensionné, et l'architecte un poil délirant (mais doué, reconnaissons-lui cette qualité), et bienvenue à une simplicité somme toute (très) appréciée, beaucoup plus en phase avec le quartier ! Toute de noir mat et doré revêtu, sol de carrelage de noir et de blanc en géométrie associée, miroirs « géantissimes », banquettes de cuir caramel, poutraisons et conduits d'aération façon « lingots d'or », l'atmosphère respirera non pas le guindé mais la redécouverte des « fondamentaux » de la bistronomie. 
L'œuf cocotte, son foie gras poêlé, aurait mérité de ne pas être esseulé (deux exemplaires auraient été plus convaincants), le tartare de saumon teriyaki, huile de sésame et citron vert, et la Burrata Pugliese (des Pouilles), artisanale, onctueuse et crémeuse en diable, grosses tomates cocktail, germes de poireaux, un modèle du genre (beaucoup) plus qu'honorable, marqueront d'une pierre blanche un parcours gustatif au rapport qualité prix surprenant. La cuisse de canard confite maison au thym, les noix de Saint-Jacques poêlées, émulsion de foie gras, purée quenelle de tapenade, les ravioles fraîches à la truffe blanche, émulsion de truffe et le fish&cheaps (sans papier kraft comme chez certains), ses pommes sautées, nous persuaderont que le chef, sans « mentor », ne saurait s'en laisser trop compter tout en œuvrant dans la simplicité. Côté desserts, là, par contre, le registre basculera plutôt dans la banalité. Les fraises à la chantilly maison et la glace chocolat-lait d'amande, ne feront pas franchement frémir ! Même la tarte Tatin, malgré un certain talent, nous engagera à envisager qu'il vaudrait mieux, pour le chef, se faire seconder, prestement, par un chef pâtissier !
Notre dégustation de vin au verre : Château Vieux Mougnac-Bordeaux Supérieur-Moelleux – 2005.
Carte (change tous les mois) : Entrées de 7 à 9 €. Plats de 10 à 15 €. Assiette de fromages 8 €. Desserts de 5 à 8 €.

Les Cloches
43, rue Mazarine
75 006 Paris
Tél. : 01 71 32 75 88
Note : 13/20


Le Café du Rendez-Vous - 75 014 Paris


Vif comme un merlan !

Changement de chef (dommage ?) et changement d'équipe, c'est là ce qui nous aura (re)amené en ce lieu que nous ne cessions, dés que l'occasion nous en était donnée, de recommander à qui souhaitait une belle et bonne brasserie. Depuis peu, un ancien étoilé, ex de chez Robuchon, et Candeborde, 48 printemps, et vif comme un merlan, aura pris les commandes (uniquement des cuisines, je vous rassure) de ce « navire amiral » ancré face au Lion de Denfert-Rochereau et à l'entrée des catacombes (anciens repère secret des résistants durant la dernière guerre, mais ça c'était avant !). Sébastien Porte, le boss, s'activera, tout autant à serrer des mains qu'à amener des plats. A l'ardoise du jour (ce qui ne représentera quasiment l'essentiel, dans quelques temps, nous expliquera-t-il), la Pomme d'Amour de (tomate) cœur de bœuf, farcie à la macédoine au crabe, la variation de tomates anciennes, copeaux de Parmesan, et le foie gras de canard maison au Montbazillac, ne manqueront pas de perspicacité, ni de qualité. 
Produits impeccables, choisis à Rungis (par le chef), et savoir-faire sans (grand) défaut. La côte de bœuf (environ 1,1/1,2 kg), pommes frites maison et pommes des vendangeurs, servie « en-queutée », en poêle de cuivre, à l'ancienne, bien rassie, « coiffera au poteau » nombre de ses consœurs Parisiennes, se classant quasiment, de facto, en troisième position juste « derrière » le Steak House du Drugstore Publicis, et le Croc de l'Ogre dans le VIIème, c'est tout dire ! Le tartare de bœuf, filet d'huile d'olive, sa salade roquette, n'aura certes pas les mêmes ambitions, mais il se laissera engloutir sans « frémir ». Côté desserts, la (grosse) Tatin maison (à réserver au début du repas, un conseil), comme on en fait plus (beaucoup), le (gros) choux à la crème pâtissière épaisse et généreuse, la tartelette aux fraises et la crème caramel en verrine, s'inscriront dans le respect et l'affection d'un instant très attendu. Merci Monsieur Porte, mission et changement réussis !
Suggestions du jour de 10,50 à 13,50 €. Plats du jour de 17,50 à 62 €. Hors d'œuvres de 4 à 13 €. Terre de 15,70 à 19 €. Pour les enfants 11 €. Salades gourmandes de 14,20 à 17 €. Grignotages de 10 à 16 €. Pour finir mon pain (fromages) de 6 à 13 €. Douceurs de 6 à 9 €.
Ouvert tout les jours.

Le Café du Rendez-vous
2, avenue du Général Leclerc
75 014 Paris
Tél.: 01 43 21 34 05
Note : 13/20


Le Wauthier - 78 100 Saint-Germain en Laye


La main sur le cœur …

Et Maurice de nous « accueillir » avec le sourire … Au fait, Maurice, c'est le poisson rouge (et surtout, pas un sushi) de la maison, calé, là, au bord du comptoir, dans son aquarium … Le lieu nous séduira tout autant que lors de notre dernier passage en Mai 2012, avec ses pierres taillées, son ambiance gris perle, et trente cinq places réparties en trois espaces intimistes à souhait … Thomas Cagna, le chef, fils de Jacques (le chef étoilé Parisien), cagette en main (histoire de passer par la salle) nous concoctera l'une de ces cartes, ou formule menu à 62 €, vin inclus, si vous préférez défiant (presque) toute comparaison, humble et généreuse, comme son auteur ! 
Le foie gras des Landes en miroir de Porto rouge, pois gourmands, pain d'épices maison, la piccata de filet de cochon rosé, oignons doux, tomate confite, vinaigrette façon Thaï, et le risotto moelleux du Piémont au homard et beurre blanc aux petits légumes, nous interpréteront de douces litanies en mode-crescendo … Le blanc de turbot sauvage, tombée de poireaux, courgette, pastèque rôtie, beurre de petits pois (un poil minimaliste, excusez du peu), le filet de veau rôti au piment d'Espelette, polenta moelleuse, pleurotes à la Bordelaise, jus corsé, et le canard rôti, carottes émincées et polenta crémeuse, nous la joueront en partition classique, esthétiquement engagée. L'assiette de fromages affinés de la Ferme Sainte Suzanne, chèvre Sainte-Maure, Pont l'Évêque, tome d'Auvergne et Bleu de Gexe ne feront, pas franchement dans la diversion. Pour les douceurs (à commander, pour certains, au début du déjeuner), la feuillantine tiède aux abricots et amandes effilées, glace spéculoos, la tartelette sablée aux framboises et crème citron, son coulis de fruits rouges, glace stracciatella, et le Grand Wauthier, une sélection de quatre mini desserts, panna cotta au coulis d'ananas à la Badiane, macaron framboise et fruits de la passion, mi-cuit au chocolat choux façon Paris-Brest, et mini tartelette sablée aux framboises, à l'évidence, Thomas Cagna connaîtra « le » sujet sur le bout des doigts ! Un engagement, main sur le cœur, qui ravira tous les amateurs !
Notre dégustation de vin : Savigny-Les-Beaunes 1er cru aux Fournaux – Rapet et fils.
Menu Wauthier 62 €/pers., vin inclus (servi tous les soirs en semaine, et le samedi midi et soir, sauf jours fériés et fêtes). Carte : Entrées 16 €. Plats 27 €. Assiette de fromages affinés par la Ferme Saint-Suzanne 8 €. Desserts 10 €.
Ouvert du mardi au samedi (Parking Marché Neuf).

Le Wauthier by Cagna
31, rue Wauthier
78 100 Saint-Germain-en-Laye
Tél.: 01 39 73 10 84
Note : 14,5/20


La Bastide Odéon - 75 006 Paris


Façon grande maison ...

Avec Le petit Marguery (et son « Comptoir ») dans le XIVe, et le XVIIe, Pascal Mousset aura déjà la garantie de n'être pas inscrit dans l'oubli ! La Bastide de l'Odéon, face aux Jardins du Luxembourg, autre « fleuron » de son groupe, ne lésignera sur rien pour « concurrencer » ses « devanciers », un « conflit» fratricide (très courant dans ces groupes de restauration) mais qui aura le mérite de les hisser vers le haut ! Yann Bailleul, le directeur, barbe de quatre jours, derrière sa caisse, prêt à vous placer au rez-de-chaussée, ou au premier (pour plus d'intimité et de discrétion), fera montre d'une affabilité sans excès. Direction, donc, le « salon (presque) privé », sièges de cuir rouge, appliques « enfilées », portes de merisier, et nappes immaculées, quasiment plein à craquer. 
Service sur plateau et trépied façon grande maison, les asperges blanches, huile d'olive et œuf cassé, la Burrata des Pouilles, poivrons marinés et vinaigrette à la menthe et le millefeuille tiède aux aubergines grillées façon Riviera, tout cela enchantera sans verser, toutefois, dans le Nirvana … L'entrecôte (environ 250 à 300 gr) poêlée, son écrasé de pommes de terre à l'huile d'olive, tomate à la tapenade, le foie de veau rosé, et le risotto de homard en coque affichée, sa sauce aux crustacés, n'auront que les mots pour le dire et rien pour défaillir ! Recherche des produits, et tour de main d'un chef, Hugues Germany, pas évaporé pour un sou, mais bien ancré dans le respect de ses convives. Côté pâtisseries, toutes maison, on jouera, ici, de la perversion à vous titiller sans prévention, d'une crème brûlée « géantissime », son fondant au chocolat, d'un millefeuille (traditionnel) « minute » à la crème vanille Bourbon façon tombeau de Napoléon aux Invalides (c'est dire la dimension du spécimen), d'une tartelette aux fraises de Marmande et d'un clafoutis aux pêches et amandes, de quoi se pâmer d'admiration car, ici, on ne lésignera vraiment pas avec la générosité et la séduction …
Dégustation de vin au verre : Magnum Chablis Vieilles Vignes – Domaine Saint-Clair Brocard 2003.
Menus Parlementaire (du jour) 19,90 et 25,80 €, la cuisine du marché 30 et 36 €.
Ouvert tout les jours midi et soir.

Restaurant La Bastide Odéon
7, rue Corneille
75 006 Paris
Tél.: 01 43 26 03 65
Métro : Odéon Ligne 10 et 4 RER : Luxembourg

Note : 13,5/20  

Le Christine - 75 006 Paris


Total respect !

Malgré ses quinze « bougies » soufflées au côté du Relais Christine, la table éponyme (rien à voir pourtant avec l'hôtel) se sera refaite une beauté passant du « lie de vin » à « l'abricot, ou la citrouille, bien mûrs » ! Il vous sera, donc, impossible de le manquer, tant la façade vous claquera au nez ! Hallowen, ou pas, le lieu vous captera de son charme (très) XVIIème, poutraisons brutes (non repeintes), pierres apparentes, banquettes « ré-haussées » de velours cognac et (ce jour-là) expo de portrait « tennistiques » (Federer et Borg en tête), et Christophe Dechaume, le manager, de nous orienter vers un coin discret (mais ici, tout sera discret). Le foie gras de canard maison, sa confiture de tomates aux piments, voluptueux et langoureux, le sashimi de thon rouge mi-cuit aux épices, sauce vierge, débridé mais pas brimé, et le melon Charentais, façon pâte de fruit, tout en transparence et subtilité, son jambon Pata Negra en roulade, confirmeront qu'ici on ne saurait sur ses lauriers s'endormir ! 
Un souffle de créativité, une brise d'ingéniosité, et une bruine de sensibilité, de quoi raviver une bistronomie Parisienne passablement (pour certains) assoupie ! Le filet de bœuf Charolais, dans le cœur de rumsteak, à la Bordelaise, crouton de moelle et purée, le lapin à la moutarde revisité par le chef, Jacques Plarmonier, jeunes carottes glacées et le pavé de lieu jaune (un poil minimaliste, soit dit en passant), purée au jus de persil et légumes de printemps, dénoteront un joli savoir-faire certes pas celui d'un étoilé mais un qui délasse les papilles, un qui séduit, sans pour autant délirer ! Le trio de fromages, Bleu, Comté et Reblochon de chez Marie Quatrehomme confirmera le souci sélectif de la maison. Côté dessert, tous maison précisera Christophe, ce ne sera pas franchement la panacée ! La crème brûlée à la vanille Bourbon, honorable mais pas mémorable. Le Banofee caramel et chocolat, un écrasé de banane pas méritant et plutôt « encombrant », et la poire pochée à la menthe, sorbet cacao, une poire « fluo » totalement dénaturée, une frivolité (couleurs sirop de menthe) dont le chef aurait pu se passer, on aura vraiment la sensation d'avoir débarqué là dans une cantine de maternelle !
Notre dégustation de vins au verre : Reuilly – Claude Lafon La Raie 2011. Moulin de la Bergère Saint-Georges Saint-Emilion 2009.
Menus 22, 25 et 28 €. Formule 22 € + verre de vin 12,5 cl ou eau minérale 50 cl + café ou thé.
Ouvert du lundi au vendredi de 12h à 14h30 et à partir de 18h.

Le Christine
Maître Restaurateur
1, rue Christine
75 006 Paris
Tél.: 01 40 51 71 64
Note : 13/20



L'Ogre - 75 016 Paris


Un « jugement » quelque peu hâtif ?

Du côté de la Maison de la Radio, face au Zébra Square, et adossé au pont de Grenelle, L'Ogre, mieux que dans les contes pour enfants, saura vous imposer sa volonté ! Ici point de guindé, ni de sophistiqué, mais une rusticité décontractée. Tomettes « vieillies », tonneaux en aparté, comptoir « zingué », appliques récupérées, colonnades marbrées, et verres ballon en suspension, de quoi camper une ambiance sans équivoque, pas galvaudée … Côté accueil, rien à déclarer ! L'affabilité sera de mise, même si l'on sentira bien que le « jugement » de mon confrère du Gault-Millau (édition 2013) n'aura pas été franchement apprécié ! 
A l'ardoise du jour, la terrine de campagne maison, et les Crystal Bay en carpaccio, ne laisseront planer aucun doute quant à la fraîcheur des produits. Mais, en ce lieu, ne vous formalisez pas, c'est de viandes que l'on vous parlera ! La côte de bœuf, une « vraie », une blonde d'Aquitaine, maturée cinq semaines, un kilo au moins de chair, et d'os, incomparable, ses pommes grenailles et sa salade mêlée, de quoi faire rêver les papilles les plus blasées ! La planche du boucher, son entrecôte Black Angus, son Oustside Skirt de bison, sa Picagna, un rumsteack Brésilien, et son onglet Black Angus, ce sera pour les « indécis », une manière de favoriser la découverte plurielle de viandes raffinées issues du monde entier. Côté desserts, la profiterole géante, glace vanille et sa cassolette de chocolat chaud, ou le baba au Rhum, son Rhum (agricole) Saint James (45°) Royal ambré, à volonté, sa boule de glace Rhum-raisin (parfaitement inopportune, soit dit en passant) ne nous priveront d'aucun plaisir, et le superflu se verra, ici, totalement banni !
Notre dégustation de vins au verre : Côte du Rhône « Domaine des Lauribert » Les Truffières Visan 2011. « Terrà Lisa » - Clairac D'O 2010.

L'Ogre
Bistrot Gourmand
1, avenue de Versailles
75016 Paris
Tél.: 01 45 27 93 40
(Parking Maison de la Radio)

Note : 13/20