samedi 27 février 2010

Le Néapolis - 06 210 Mandelieu La Napoule



Une ancienne grange

C’est là, certainement, la plus grande et plus qualitative brasserie de La Napoule, et peut-être même la plus ancienne, surtout lorsque l’on sait qu’avant les années 70, il ne s’agissait ni plus ni moins que d’une grange ! Depuis quelques semaines, le maître du lieu a fait « table rase » de la décoration (vieillissante) afin d’agrandir et « refondre » totalement la cuisine, les toilettes, le bar, etc., etc. Aujourd’hui, ce ne sont pas moins de deux très grandes salles, avec vue sur la terrasse ombragée et le Château de La Napoule, poutraisons, pierres apparentes, tables carrées de bois blond, et sièges assortis qui vous « tendent les bras ». L’accueil du patron est (hyper) affable, sans chichis, et tout en sincérité. Ne vous installe-t-il pas, lui-même, à la table de votre choix et ne vous apporte-t-il pas la carte des mets et des vins, avec tous les conseils qui s’imposent notamment s’agissant des plats et des desserts du jour ? Alessandro, son homme de confiance, est « délégué » pour prendre la commande. Ce sera donc deux foies gras de canard mi-cuits maison (pour changer), toasts et chutney de figues. Le foie est non seulement parfaitement préparé, réellement issu des cuisines de votre hôte, servi plus que généreusement à température idéale avec un délicieux chutney de figues. Seule la salade m’apparaît (relativement) inutile ! Les deux pizzas San Peyre, tomate, mozzarella, champignons de Paris, jambon cru, basilic et origan, sont très légères. La pâte est fine comme nombre d’entre nous l’apprécie (sauf que moi, je la préfère un poil plus épaisse), la cuisson est idéale, ni trop ni trop peu ! Elle a tout pour plaire ! L’escalope milanaise est rosée à cœur et les tagliatelles al dente. Sachez que vous pouvez également commander des plats typiques au wok, wok de scampis, wok végétarien et wok royal au magret de canard et filet de bœuf. La vitrine des desserts, et autres glaces, située juste à l’entrée et « incluse » dans le bar, présente un florilège des meilleurs « références » de l’établissement. La mousse au chocolat est onctueuse, et le chocolat noir très présent ; le tiramisu goûteux un peu trop « fluide » à mon goût (là, c’est affaire de goût !) ; la tarte au citron meringuée est assez bien conçue et consistante ; quant à la tarte aux figues, pâte sablée et pâte d’amande, elle mérite toute notre attention gustative. Franchement un excellent rapport qualité-prix que même Monsieur le Maire sait apprécier en ces temps de crise.
Formule du midi à 11,40 € et 14,70 €
Ouvert 7/7 jours

Le Néapolis Bar-restaurant-pizzeria
11, rue Pierrugues – 06 210 Mandelieu La Napoule – face au parking
Tel / fax : 04 93 49 82 48

vendredi 26 février 2010

DAF - 06 000 Nice




A tester illico

C’est une (petite) révélation que nous vous communiquons aujourd’hui, d’autant que l’établissement, au demeurant sans prétention aucune, n’a pour unique objectif que de vous sustenter rapidement, efficacement et simplement. Le couple d’Italiens qui veille, désormais, à votre bien-être, a apporté au lieu certaines touches de personnalisation avec ce mur en pierres apparentes, ces coussins de cuir rouge et blanc accrochés là sur les banquettes et ces tableaux représentant des scooters des années 60. Une cave est prévue avec une sélection judicieuse et raisonnable de vins Français et transalpins. La carte fait dans le traditionnel et propose essentiellement des plats concoctés à base de produits frais et de saison, voire « importés » directement d’Italie. Si vous appréciez la Focaccia servie chaude à cœur, le croque monsieur « géant » comme on ne les fait plus, les tagliatelles fraîches aux cèpes et artichauts (plus que) généreusement servis, ou la bruschetta, tomate, mozzarella, jambon de Parme, il n’est pas vraiment utile de chercher par ailleurs votre bonheur. Avec un verre de Bourgogne-Passe tout Grain-2006, ça passera tout seul ! Le tiramisu, même s’il est « importé » de leur Italie natale, est très savoureux. La déclinaison de crêpes maison emportera certainement votre adhésion d’autant que leur « fumet » vient vous titiller les narines sans vous laisser la moindre chance d’y résister ! Le Canollo Sicilien à la ricotta, à déguster avec les doigts, ne résistera pas longtemps à vos réticences même si vous aviez pris des bonnes résolutions. A tester illico, sans la moindre arrière pensée !

DAF
4, rue Masséna – 06 000 Nice – Tel : 04 93 88 49 90

mardi 23 février 2010

Le Tartare - 06000 Nice



La viande, rien que la viande …

Enfin un lieu où l’on peut (vraiment) s’en donner à cœur joie et offrir à notre instinct carnassier matière à se divertir ! Avec ses murs de pierres apparentes, ses sièges tressés noirs, son sol en (faux) parquet, sa mezzanine (attention aux plus d’1 m 90 !) et son accueil hyper professionnel (vous avez affaire à des vrais pros de la boucherie, c’est un plus !), on est bien loin des Hippopotamus et autres Buffalos Grill. J’en veux pour preuve la carte « pléthorique » des viandes avec tout ce que vous pouvez imager, et même bien au-delà ! Je ne m’attarderais pas sur le foie gras que je considère comme n’étant pas un produit vraiment « digne » du lieu ! Rien que le tartare de bœuf (250 gr) poêlé « aller-retour », flambé au cognac, est plus que prometteur d’autant que les frites sont (réellement) maison ! Grosse particularité en l’occurrence, fort utile au demeurant, les couteaux (extras) Amega. Le pavé de bœuf XXL (400gr) conseillé avec force convictions par Max, le patron, s’agissant du morceau choisi et de son « emplacement » dans la bête, il fond littéralement en bouche, sans la moindre résistance ! L’entrecôte « située » plus du côté faux-filet à mon avis, et plus proche des 300 gr que des 450 gr « annoncés » sur la carte, m’est apparue fort savoureuse, d’autant que la sauce forestière aux champignons lui va « comme un gant » ! Le Chambolle Musigny – Lupé – Chollet – 2003 demeurera, tout au long de la dégustation, un chaleureux « compagnon » ! Par contre, si leur point fort demeure la viande, il n’en va pas de même, et c’est chose bien regrettable, des desserts conçus, semble-t-il, par le frère (traiteur) du patron ! La tarte tatin, certes, servie tiède, m’apparaît vraiment similaire à ce que j’ai pu observer, dès lors que je m’étais « égaré » dans une célèbre enseigne dédiée au « Dieu de la congélation » ! Ce n’est pas la boule de glace vanille, la petite feuille verte (factice), et encore moins le coulis de fruits rouges parfaitement incongrus, qui rattraperont le « dérapage » ! Un « mauvais point » pas franchement pardonnable ! La mousse au chocolat ressemble, par sa consistance beaucoup trop « pâteuse », au Royal chocolat servi, quant à lui, dans l’assiette voisine. Des copeaux de chocolat comme s’il en pleuvait, n’ont rien de séduisant, surtout pour nos « pauvres » papilles ! Quant à la crème anglaise, elle n’et pas franchement mauvaise, mais surtout pas franchement bonne !
Un conseil, n’y allez que pour la viande et rien que la viande ! Un café suffira largement pour « conclure » votre « aventure » carnassière !
Fermé le dimanche

Le Tartare
4, rue Valperga – 06 000 Nice – Tel : 04 93 62 20 13

lundi 22 février 2010

Le 3e - 06 000 Nice







Il frise l’excellence…

On rentre là dans l’un des « temples » du luxe et du bon goût, un « Palais » dédié à votre bien être, tant au niveau de l’hôtellerie que de la restauration. Celui auquel nous consacrerons toute notre attention, c’est « Le 3e », une table rebaptisée, totalement « reconsidérée », et dirigée par Bruno Firmin-Guion, un directeur de la restauration comme on en faut plus beaucoup, affable et attentif ! Avec une ambiance (assez) orientaliste, tons rouilles et cognac, murs plaqués de bois brun, parquet curieusement « orné » de carrelages multicolores en son milieu, mais d’un très bel effet, vous êtes garantis de passer là un doux moment avec vue (presque) directe sur la baie des Anges. La formule « trois en un » sur le modèle Bento box (une formule 3 D) à la Japonaise, entrée + plat + dessert, servis en même temps, ne nous ayant pas outre mesure, emballée, nous nous orienterons donc vers la carte. Le chef, Cédric Biron, a signé là un programme « sans faute » et, même si certaines appellations apparaissent quelque peu « alambiqués », on ne lui en tiendra pas rigueur ! Le foie gras de canard, compotée pommes-figues, interpelle surtout par sa présentation et n’usurpe nullement sa réputation. Il frise l’excellence ! Le carpaccio de betterave, tofu et pomme Grany (110 calories) séduit votre palais avec une finesse et une légèreté évidentes. Ce n’est pas le Château Reva « Chais d’Œuvre » - 2004 qui le « trahira » car, au contraire, il le transcendera ! Le loup de Méditerranée, farci à la Niçoise, donne encore la sensation d’être « vivant », tant il a fière allure là, dressé sur son assiette, et « ouvert » en son arête centrale ! La chair est parfaite, la farce aux blettes astucieuse, et la séduction des papilles garantie ! Le pavé de bœuf à la plancha, poêlée de légumes de saison et galette de pommes de terre, serait, allez soyons sourcilleux, quelque peu en « retrait » avec une viande goûteuse et tendre, certes, mais une poêlée de légumes pas vraiment communicante et par trop anodine. Il n’est que d’évoquer les desserts pour que, brusquement, vos « sens » gustatifs se mettent en éveil et là, je ne pense pas que nous saurons fait exception à la règle. La crème brûlée au carambar fait plus que son effet et il aurait pu être « dévastateur » si, et seulement si, allez avouons-le, le chef l’avait prévue un peu plus opulente ! Le tiramisu aux marrons surprend mais ne décourage pas tant l’alliance domine subtilement en bouche. Pour le millefeuille vanille, tranches et coulis de fraises, on dira tout simplement qu’il est engageant et passionnant. Un excellent point pour le service (hyper) empressé, avenant, voire obligeant.
Formule 3 D à 25 €, dîner à 35 €. Ouvert tous les jours.

Le 3e restaurant-lounge bar-terrasse
Palais de la Méditerranée
13 – 15, Promenade des Anglais – 06 000 Nice – Réservation Tel : 04 92 14 76 00
Commercial-pdlm@concorde-hotels.com - http:/palais.concorde-hotels.fr

samedi 20 février 2010

La Rotonde - 06 210 La Napoule






Zen et décontracté

Situé à quelques « encablures » du château de La Napoule, ce restaurant en rotonde avec vue sur la mer et les Iles-de-Lérins, fait dans la sobriété. Tons mastic pour les poutraisons, fresque (du château voisin) peinte au mur, lustres en fer forgé et nappes beiges et rouilles confèrent au lieu une ambiance zen et décontractée. Camille, l’« assistante » en salle du chef Jean-Jacques Berthon, fait dans la mesure et le respect des convives. Petits amuses-bouche pour débuter avec un mix de fenouil, asperge, filet de rouget et mousseline de crustacés très réussi. Le service est prompt, et la soupe de poissons de roche maison commandée ne nous déçoit pas, loin s’en faut ! Parfaitement conçue, elle l’est indiscutablement avec un tour de main sans faille. La noix de Saint-Jacques juste poêlée et tranchée, jus réduit au gingembre et citron vert est très « séduisante ». Seul le lit d’échalotes, oignons et poireaux en émincée peut déranger, mais c’est là essentiellement affaire de goût ! Les pannequets aux deux saumons en tartare, « râpé » de betterave rouge, filet d’huile de noix (hyper goûteuse) et courgette effilée sont si légers et suaves que l’on regrette presque de devoir les quitter. Le filet de Saint-Pierre au champagne sur lit de mâche cuite, et légumes en dés, en « impose » à votre palais mais tout en douceur et finesse. Le loup sauvage juste grillé au fenouil, pour deux, est (très, très) généreux, sapide à souhait et ne mérite, à mon avis, aucune critique. Un beurre blanc eut certes été le bienvenu, mais d’aucuns préfèreront l’authenticité de la « bête » simplement saisie et rose à l’arrête. Le plateau de fromages de Maître Berot ne laisse pas indifférent d’autant qu’il « affiche » un florilège des plus beaux spécimens que l’on puisse souhaiter. Avec un Château de Meursault Rouge-Savigny-Peuillets 1er Cru-Domaine du Château de Meursault-2005, la perfection est à portée de main. Rond en bouche et fruité, il séduit tant et plus vos papilles qu’il ne risque pas de terminer « orphelin » sur la table ! La tarte tatin, certes savoureuse, et « justement » dorée, aurait mérité un poil plus de générosité avec sa tuile au grain d’anis « intelligente » et surprenante. Le fondant au chocolat ne déçoit pas, il remplit parfaitement son rôle et demeure parmi les meilleurs du genre. La crème glacée aux éclats de nougatine, quant à elle, le joue parfaitement surtout si vous êtes fan de nougatine. Gageons que vous vous transporterez là en pensant à nous !

La Rotonde
391, Av. du 23 Août – 06 210 La Napoule – Tel : 04 93 49 82 60
www.restaurantlarotonde.com

La Réserve de Nice - 06 300 Nice







Face à la mer …


Surplombant l’entrée du port de Nice, tel la pointe d’un navire s’apprêtant à affronter les flots, la bâtisse « hébergeant » la table que nous visitons à ce jour n’a rien de suréminent et fait plutôt dans le style fin du XIXème siècle. Par contre, l’intérieur a été récemment et totalement « revisité » avec des colonnes recouvertes de bois blonds et de baguettes chromées, des murs « cirés » dans les tons beiges saumonés, et puis des tables immaculées dressées là, face à la mer ! A peine assis, voilà le ferry de la Corsica Ferry qui rentre au port ! L’accueil est affable, juste ce qu’il faut. Détail qui ne trompe jamais, les nappes sont fraîchement repassées. Et puis, c’est la « magie » qui opère. Service impeccable (peut-être bien le meilleur que nous ayons observé sur toute la Côte), serveurs parfaitement « opérationnels » et stylés. Coupe de champagne en main, le choix des plats fait tout dans la réflexion. L’amuse bouche, une crème de potimarron, émulsion à l’ail doux et copeaux de truffe blanche, filet d’huile d’olive est confondant. Très subtil et prometteur ! La croustade de foie gras (un poil trop sèche) marinée au jus de raisin et cidre, copeaux de champignons de Paris, pomme golden et noisettes, me fait penser à un millefeuille (dessert) avec son côté croquant et moelleux à la fois. Les noix de Saint-Jacques planchées, rémoulade de jeune betterave, poire et endive rouge aux éclats de noix et dattes, représentent un doux instant de délectation compte tenu de la présentation en forme de « nid de soja ». La ballottine de lapereau farcie façon Nissart est, quant à elle séduisante à plus d’un titre et l’alliance astucieuse. Le « retour de pêche » du jour, en fait un pavé de dente (un poisson Corse), en écaille de pommes de terre, fricassée des sous bois et artichauts Italiens en persillade, émulsion à l’ail doux et merda di can (ne vous méprenez pas !) est scotchant ! Effets écaille et « délires de la mer » en bouche garantis ! Quant au filet de bœuf, certes un peu menu, il est de Montbéliard et en trois façons, avec sa sauce Bordelaise, ses quenelles de potimarron et châtaignes, et son mini tartare coupé au couteau avec ses panisses frites. Le pigeonneau, ah, ce pigeonneau, il est d’anthologie ! Stupéfiant, séduisant, fascinant et bien faisant il l’est à l’évidence, surtout accompagné d’un Aloxe Corton 2001 de chez Regnard ! Sélectionné chez Miéral, il est plantureux et généreux, le « bougre » ! Cuit en cocotte, doré et farci au foie gras, avec son lard maison, ses raisins pochés et sa tuile de choux ! Sa chaire est plus que rosée et tendre à souhait. Il fond littéralement en bouche ! C’est vraiment un choc culinaire ! L’on ne regarde plus jamais un pigeon de la même manière ! Un verre d’eau pétillante « maison » plus tard et voici venu le temps de l’assiette des fromages, qui demeure également, un bel instant gustatif surtout avec un Comté de 12 ans d’âge, un chèvre, un camembert fondant à cœur et une succulente compotée de poire. Pour les douceurs, ce sera un pain perdu goûteux et savoureux, pomme cannelle, glace et sauce caramel, à notre avis l’un des deux meilleurs de la Côte ! La variation citronnée, son mirliton et son vacherin, gelée de limoncello en verrine et sorbet citron, a fière allure avec sa petite touche de thym. Le macaron noisette à la poire, éclats de praline, glace turron et son opaline, fait dans l’excellence.
On aurait tort de ne pas prendre cette table (très) au sérieux !

La Réserve De Nice
60, Bd Franck Pilate – 06 300 Nice – Tel : 04 97 08 14 80

Le Petit Prince - 06 500 Menton




Associer les saveurs

Sur la promenade du Soleil, il est une multitude d’enseignes « pseudo-gastro » qui n’ont pour objectif que de gruger le client de passage. Or, incontestablement, s’il existe bien une exception à cette bonne vielle « règle » (somme toute assez douteuse !) elle se nomme Le Petit Prince ! Il faut savoir que dans ce décor tout de gris « vêtu », cave murale, musique lounge-bar et vue sur une superbe terrasse, œuvre en toute humilité un (grand) chef capable de toutes les audaces. Secondé en salle de manière remarquable par un maître d’hôtel (très) compétent, il sait « révéler » les véritables saveurs et les « associer » entre elles, voire les accommoder astucieusement, parfois de façon totalement inattendue. D’entrée de jeu, l’on vous apporte la desserte en bout de table avec le flacon d’huile d’olive, le pain, le poivrier, l’eau, le vin commandé, un Pinot noir-Comte de Lupé - Lupé - Cholet – 2006 et trois coupes de champagne de chez Gosset ! Un service « à l’ancienne » remis au goût du jour ! Des rillettes de saumon frais sont amenées en amuse-bouche, puis une dodine de lapereau au confit d’oignon doux, verrine de cèpes, réduction de coriandre et estragon, pour engager les « hostilités » gustatives. Le foie gras de canard mi-cuit, réduction de porto, mousse de figues (très originale) est parfait, l’un des meilleurs que nous ayons testé sur la région. Le saumon fumé (maison), blinis et crème (ultra) fraîche, est, quant à lui, délicieusement mis en scène à l’image de deux nénuphars… Surviennent, dans une douce « extase » visuelle, la noix de veau aux morilles, rosée à souhait, et sa purée de potiron Butter nut (extra) ainsi que sa (petite) poire pochée. Un subtil équilibre des saveurs. Le cœur de filet (bleu) façon Rossini sur toast et foie gras poêlé, est « succulentissime » avec son gratin dauphinois moelleux et onctueux qui simulerait (presque) un millefeuille (la pâtisserie). Le duo de Saint-Jacques et gambas a à peine croisé votre regard qu’il déclenche l’admiration disposé là, sur sa feuille de bananier, en toute simplicité. Légèrement et justement marinés et grillés à la mode Tandoori, ils n’ont pour seule « compagnie » qu’une boule de kadaïf au saumon, des cheveux d’ange, et un rouleau Impérial. Confondant, saisissant si ce n’est renversant ! Un petit détour par la fromagerie, avec un gorgonzola et une tome de Savoie, avant que de « mettre le cap » sur des desserts parfaitement élaborés, certes, mais (et là je serais vraiment tatillon) cependant en (très) léger retrait par rapport à l’ensemble de la prestation. La tarte renversante aux deux pommes caramélisées, et sirop d’érable, est, à l’évidence, flatteuse mais les chamallows grillés sur brochette ne m’ont pas franchement convaincu ! Le mi-cuit au chocolat-noisette est rondement conçu en chaud et froid de chocolat blanc, mais ne parvient, malgré tout, pas à faire de l’ombre à l’omelette Norvégienne, juste flambée au Grand-Marnier qui fait ressurgir de notre mémoire de doux instants de notre enfance.

Restaurant Le Petit Prince
4, Av. du Général de Gaule – 69, Promenade du Soleil – 06 500 Menton
Tel : 04 93 41 66 05 (ouvert tout les jours de 12h à 14h et de 19h à 22h00)

Polpetta - 98 000 Monaco



Un relatif crève-cœur

C’est sur une véritable institution Monégasque que nous avons jeté notre dévolu ce jour là, sachant que celle-ci, une vieille enseigne Italienne, a changé de main. Désormais, ce ne sont pas moins de trois associés qui veillent à la destinée de cette table réputée vouée à la gastronomie transalpine. Le décor n’a pas changé et l’on est heureux de retrouver là ce côté un peu kitch. La carte est classique, sans réelle fausse note, mais également sans la moindre surprise ni véritable singularité ! D’entrée de jeu nous « réservions » un brésaola, roquette, huile d’olive et parmesan ainsi qu’une assiette de charcuterie mortadella, San Daniele et saucisson. Si la charcuterie est de (relative) bonne facture, elle n’a cependant rien d’exceptionnel, et de plus, la roquette m’apparaît quelque peu fanée. La côte de bœuf qui suivra est (assez) bonne et tendre, mais n’emporte aucun enthousiasme d’autant que les frites sont surgelées comme on les déteste ! Que n’a-t-on prévu de bonne vieilles pommes pont neuf bien plus goûteuses et authentiques ? Le coquelet au four est, quant à lui un peu mieux « perçu » du fait, certainement, de ses « origines » un peu plus « nobles » ! Une fois de plus les frites surgelées viennent fâcher quelque peu le « paysage » gustatif. La côte de veau Milanaise, quant à elle, même si elle a été curieusement coupées en deux dans l’épaisseur (dommage !), une fois panée se trouve, malgré tout « souple » et délectable. Avec une demi Villa Antinori Toscanna – 2006 la dégustation sera, comment pourrais-je dire, ardue ! Dans le registre des desserts, malheureusement, là non plus rien de transcendant. La tarte tatin, réchauffée, semble vouloir cacher son « antériorité ». Un gros « Bof » ! La crêpe Suzette aurait pu être un beau moment, surtout lorsque l’on apporte sur la desserte la poêle en cuivre et le chauffe plat. Mais, là encore, grand crève-cœur ! Je ne saurais vous dire si c’est le fait d’avoir passé le demi-citron en fond de poêle, de n’avoir pas mis de beurre, d’avoir utilisé du jus d’orange en bouteille (sic), et non une orange fraîche coupée en son milieu, et de l’avoir arrosé de Brandi en lieu et place du Cointreau quant à lui beaucoup mieux adapté. La crêpe ne « caramélise » donc pas, elle est (presque) insipide, trop acide, et manque d’un indéniable tour de main ! Fort heureusement, le tiramisu sauvera l’honneur du chef, au demeurant fort sympathique, avec une onctuosité et une suavité plus qu’honorable.

Restaurant Polpetta
2, rue Paradis – 98 000 Monaco – Tel / fax : + 377 93 50 67 84

Zest - 98 000 Monaco






Ça ne manque pas d’allure

C’était certainement un sacré challenge que de concevoir un tel concept culinaire, là, sous ces « arcades » du Port Hercule de Monaco. Avec une surface de plus de 900 m2 dont 450 rien que pour les cuisines (plutôt laboratoires, soit dit en passant !), « ils » ont vu grand, très grand, peut-être trop, oserais-je dire ! Mais, je dois avouer que tout cela ne manque pas d’allure avec cet espace traiteur-épicerie fine situé à gauche, en rentrant, et l’espace restauration sur votre droite. L’ambiance a été chaleureusement étudiée avec des fauteuils et canapés argentés baroques de velours noir ou rouge, des murs gris clairs aux fleurs gris foncées, ornés parfois d’immense encadrements argentés, un écran plasma et une musique de style Latino. Malgré quelques petites « déconvenues », notamment le changement de chef et de carte, l’indisponibilité de certains plats, ainsi que le principe d’une carte pour le déjeuner et d’une autre pour le dîner, bien trop « différentes », nous avons passés un doux moment de délectation. Le service est affable et diligent. Le tartare de bœuf (180gr) poêlé aller-retour, pommes de terre grenaille sautées est (quasiment) parfait et assaisonné comme il se doit, ni trop ni trop peu ! Le burger, quant à lui, est plus que généreux et goûteux en diable. L’entrecôte de bœuf Simmental (350 gr) est assez impressionnante, certes un peu (trop) cuite bien que requise bleue, mais délicieusement accompagnée de sa crème de polenta (hum !). Par contre, le petit mélange de légumes, carottes, navets, poivrons n’est pas franchement transcendant ! Légère ombre au tableau, le cocktail « Piscine », en fait un mélange superfétatoire d’excellent champagne Taittinger avec de la glace pilée ! A vous dégouter du champagne ! Par contre, rien à redire du côté des douceurs conçues par Laurent Jacquinot, le remarquable chef pâtissier du Zest, avec un tiramisu au café onctueux à souhait, mais manquant (malheureusement), à mon avis, quelque peu de café. Rien de rédhibitoire, en somme ! La crème brûlée à la vanille Bourbon est « juste » caramélisée, crémeuse à cœur, mais on aurait aimé que le chef fût, comment pourrais-je dire, un peu plus généreux ! Guanaja, quant à lui, est idéalement réalisé dans le meilleur chocolat et très joliment présenté avec ses noisettes recouvertes de feuilles d’or… Si je n’étais si sourcilleux, je pourrais en conclure que nous avions là l’une des très bonnes tables de la Principauté, sauf que, depuis peu, le chef a été remplacé, tout comme la carte d’ailleurs qui a été « reconsidérée » avec notamment, et en complément, une formule le midi à 21 €.

Zest Monaco
6, route de la piscine – 98 000 Monaco – Tel : + 377 97 98 49 70
Boutique + 377 97 98 69 55

La Crémaillère - 98 000 Monaco

Engageant et charmant, mais…

Cette bâtisse, classée monument historique, située juste à la « frontière » de la Principauté et de Beausoleil (à peine l’escalier gravi, vous y êtes !), abritent une brasserie-chic qui restait depuis un certain temps obstinément portes closes. Finalement, c’est un ancien du Zebra-Square, Antonio, qui a repris les rênes de cette « institution » partie quelques peu à la dérive. Exit donc la déco de l’époque et bienvenue à un concept parfaitement adapté aux objectifs de la nouvelle équipe. Accueil affable d’Antonio, et musique style « Gotan Project » (le jour de notre visite) représentent, pourtant, une bonne entrée en matière. Cependant, la carte nous « interpelle » si peu que l’on est à même de se poser de sérieuses questions ! Mais, mettons les aprioris de côté ! Ce ne sont, certes, pas le jambon de Parme très honorable, la brésaola, pétales de parmesan, riquette et filet d’huile d’olive, forts acceptables au demeurant, et le speck très goûteux qui nous ont choqués. Non, c’est plutôt la souris d’agneau, annoncée comme plat du jour, qui allait faire basculer notre appréhension ! Confite, à l’évidence, elle l’était ! Mais l’« origine » nous inquiétait au point d’envisager du « sous vide » ! Seule la purée demeurait convenable tant par la consistance que par le goût. Le faux-filet, quant à lui, était plus « sérieux » mais pas exceptionnel malgré une présentation qui se voulait recherchée avec ricotta, parmesan, et pommes sautées en dès (franchement banales et, de surcroît, surgelées). Le risotto (leur spécialité) aux tomates séchées était de même facture et ne réussissait pas à rattraper ce (relatif) ratage. La « médaille » du mauvais goût, si je puis dire, ce sera pour les desserts franchement inacceptables pour une maison qui se respecte. Ainsi gâteau au chocolat, tiramisu et pane tonne (« noyé » de chocolat chaud !) sont-ils, si ce n’est insipides, pour le moins totalement inintéressants et d’une « source » quelque peu industrielle.
Vous comprendrez aisément que nous « réservions » notre jugement compte tenu d’un accueil
engageant et charmant qui demeure, malgré tout, très appréciable.

La Crémaillère
Place de la Crémaillère – 98 000 Monaco – Tel : + 377 93 50 66 24

Le Balico - 06 500 Menton




Perle du bon goût
Il est de ces adresses que l’on transmet avec bonheur, et là, justement, à quelque pas du marché couvert de Menton, c’est à l’une de ces « perles » du bon goût à laquelle nous nous sommes consacrés le temps d’un repas. Décor « rustique » revisité, portraits, photos en noir et blanc, cave murale et belle terrasse pour les beaux jours, campent fermement une identité inébranlable. Le service est excellemment exécuté par deux jeunes femmes disponibles, compétentes et attentives. Nous opterons donc, studieusement « orientés » par l’une d’entre elles, pour un foie gras mi-cuit au torchon d’excellente facture servi à juste température, une aubergine à la parmiggiana légère et crémeuse, ainsi qu’une soupe de poissons naturelle et authentique, et sa rouille « exemplaire ». Le magret de canard-crème et cèpes, pommes au four séduit déjà votre palais, mais le Châteaubriand pour deux de 600 gr (servi à la plancha), en fait un filet bleu à cœur, tranché, avec ses pommes au four, et sa tomate provençale, emporte tous les « suffrages » tant il excelle par la qualité du produit et, surtout, sa réelle simplicité. Seule ombre au tableau, si je puis dire, assez inexplicable au demeurant, la Béarnaise quelque peu industrielle et non fraîchement conçue par le chef ! Mais le Pinot Noir de chez Louis Latour - Beaune – Côte d’Or - 2006 fera vite oublier la (petite) mésaventure, tant il est « docile » et flatteur. Dés notre arrivée, j’avais bien repéré sur la desserte, au milieu de la salle, quelques pâtisseries et autres douceurs maisons, dont une (très) belle tarte tatin, pour laquelle j’optais personnellement, accompagnée d’une (vraie) crème fraîche, un clafoutis amande, pomme et chocolat très subtil, une tarte aux poires-cannelle à la pâte attachante et très goûteuse en bouche, et puis, en surplus, par simple gourmandise, des profiteroles « maison », accompagnées de leur chocolat chaud et chantilly non moins « maison ». En conclusion, l’une trois meilleures tables que nous ayons « découvertes » au cœur de la ville du citron.
Fermé lundi et mardi
Le Balico
3, Place aux Herbes – 06 500 Menton – Tel : 04 93 41 66 99

La Renaissance - 06 000 Nice



Gourmand ou gourmet ?

Sa « véranda » aurait-elle été « pensée » dans le style Napoléon III ou en faisant référence à la maison Ladurée sur les Champs-Elysées ? Toujours est-il que l’atmosphère est avenante, même à l’intérieur. Les murs recouverts de « placages » de bois manqueraient quelque peu d’authenticité ! Au premier coup d’œil, impossible de ne pas remarquer, dès l’entrée, les vitrines (réfrigérées) destinées aux multiples desserts préparés par le chef pâtissier. L’accueil est sympa, sans fioriture mais « efficace ». Pas de conseils malavisés, le serveur, Adrien, va droit à l’essentiel et prend rapidement la commande. L’assiette ibérique est prestement amenée, essentiellement composée de jambon Bellota de belle facture mais sans être, cependant, exceptionnel. La salade d’artichauts, « billes » de mozzarella de Buffala, jambon ibérique et gressins aura plus de succès d’autant qu’elle est très aérienne. Le plat du jour, un filet de faisan, tagliatelles fraîches, mérite notre attention mais demeure, cependant assez « basic » dans sa préparation. Il manque là quelque peu d’« inventivité » ! Le filet de bœuf Rossini se « défend » raisonnablement même si l’on ne retrouve pas franchement « la » recette qui fait référence en la matière. La mini côte de bœuf, quant à elle, de l’ordre de 300 gr (avec os), avec son gratin dauphinois et sa sauce béarnaise, servie saignante (et, non bleue) prend, malgré tout, l’« ascendant » sur l’ensemble des plats proposés. La qualité de la viande m’apparaît honorable et ne mérite pas de réelles critiques. Un excellent « détail » gustatif emportera tous nos suffrages, les desserts ! Vous savez ceux aperçus dans la vitrine dès notre arrivée ! Adrien vous apporte un plateau avec un florilège de tous les plus beaux spécimens du genre. La verrine de riz au lait est (plus que) flatteuse et onctueuse, on en reprendrait bien une seconde ! La verrine aux trois chocolats sait se faire apprécier, cajoler et séduirait les plus récalcitrants d’entre nous. Le tiramisu aux abricots surprend d’entrée de jeu, mais demeure suave et crémeux avec un (très) bon arôme de café que l’on recherche dès que l’on est un fin gourmand ou gourmet, c’est selon !

Brasserie La Renaissance
6, Bd Victor Hugo – 06 000 Nice – Tel : 04 93 87 61 37
www.brasserielarenaissance.com

Les Viviers - 06 000 Nice





Sur un petit nuage
Façade vert foncé reconnaissable entre toutes, murs de bois blond, sièges et banquettes de velours rouge vif, petites alcôves intimistes (pour trois ou quatre convives), et moultes petits recoins confèrent à ce lieu une « aura » incontestable et une ambiance incomparable. Le service est stylé, efficace et de bon alois, le conseil mets et vins judicieux et efficient. Quant à la carte, elle atteint des « sommets » de séduction auquel il est bien malaisé de résister. Et même si, comme pour toute cuisine faite à la minute, il est recommandé d’être un petit peu patient, sachez que le jeu en vaut largement la chandelle d’autant que, rassurez-vous, ce n’est que pour votre plus grande satisfaction. Tout à coup, c’est un ravissement dans l’assiette avec un foie gras confit en terrine, salade de carotte au cumin, vinaigrette au miel, xérès et huile d’olive, subtil en bouche qui, à l’évidence, est ravi d’être présent (on le voit) dans l’assiette. Il finit par vous communiquer, tout simplement, sa « joie » de vivre. Et comme un bonheur ne va jamais seul, d’autant que le lieu est plus spécialement dédié aux poissons du plus rare au plus « raffiné », la sole (belle) meunière est gargantuesque ! Je dois avouer que, si elle n’avait été pour deux, je l’aurais bien dégustée tout seul ! Le turbot grillé faisait déjà frémir nos papilles bien avant que de se poser sur notre table. Ce fut une sorte de « révélation » gustative bien au-delà de nos espérances, révélées par un beurre blanc comme on en fait quasiment plus. La preuve en est ! L’assortiment de riz complet, haricots verts fins et plats, et de purée maison est parfait et juste en cuisson. Le sommelier nous aura astucieusement orientés vers Monthélie – Domaine Eric Boigelot – Les Hauts Brins – Meursault- 2006. La carte des desserts révèle de petits trésors culinaires tels que le (célébrissime) Paris-Brest qui en « impose » dans sa petite assiette. La crème praliné est « hyper » enjôleuse, mais, si je devais faire une (légère) remarque ce serait au sujet de la pâte un peu trop cuite à mon goût. Sur une seule (petite) erreur du serveur, c’est un moelleux aux marrons, cœur fondant mi-chocolat mi-marron, glace vanille et whisky, brisures de fenouil confit qui viendra nous titiller les papilles avant que d’être remplacé prestement (mais un peu tard, le moelleux aux marrons ayant été plus que dégusté) par son « homologue » au chocolat. Chapeau bas pour le fairplay ! Le « grand » soufflé au Grand Marnier, un classique du genre, fort apprécié par les connaisseurs soit dit en passant, est irréprochable et surtout (relativement) léger ce qui ne gâche rien. On se croirait transporté sur un petit nuage !

« Les Viviers »
22, rue Alphonse Karr – 06 000 Nice – Tel : 04 93 16 00 48
www.les-viviers-nice.com

Wine O'Clock - 98 000 Monaco




Des trésors œnologiques
Située quelque peu en retrait du Boulevard des Moulins, juste à côté de Zepter entreprise, cette cave-bar à vins réunit de petits trésors œnologiques que vous pourrez, tout à loisir, découvrir, et siroter, au sein d’une ambiance tamisée assis là sur des sièges en alcantara couleur chocolat entouré des meilleurs crus que vous puissiez imaginer. Prudent (et septique par nature) il était évident que nous allions rendre une visite courtoise à cet établissement qui avait acquis, malgré tout, une certaine notoriété. Une table, juste au fond de la salle, fera l’affaire ! Une fois la commande passée, c’est à un foie gras de canard mi-cuit que nous accorderons notre confiance. Assez abouti au demeurant, il ne laisse pas indifférent d’autant qu’il est goûteux et, semble-t-il, maison. La trilogie de Pata negra, cabécéro et orécébo est savoureuse et parfaite dans son rôle de « mise en bouche ». Avec un verre de Lussac Saint-Emilion Château Barbe Blanche c’était parfait. Le tartare de bœuf ouvre les « hostilités » avec un assaisonnement équilibré mais pas trop poussé sur la moutarde. L’entrecôte grillée, pommes sautées n’est, par contre, pas vraiment à la hauteur du lieu ni de nos espérances ! La viande étant beaucoup trop « anodine » et, ce ne sont certes pas les quelques dès de pommes de terre qui rattraperont ce (relatif) « dérapage » culinaire. Fort heureusement, la tarte fine aux pommes maison et glace vanille est « plantureuse », la pâte fine et légère comme on les apprécie. Le fondant au chocolat, quant à lui, glace fruit de la passion, mérite bien qu’on l’ait choisi même s’il n’est pas tout droit issu de chez Christophe Michalak ! Le café est gourmand avec ses petites madeleines et sa mousse au chocolat. Avec un cidre brut « par nature » Paille – 2008 – Cidre du Fort Manel de chez Julien Frémont, on entre dans l’exceptionnel lors d’une fin de repas (malheureusement) assez « chaotique » par certains aspects, et non des moindres !

Wine O’Clock
3, Av. Saint-Laurent – 98 000 Monaco - Tel : + 377 97 97 57 44
monaco@wineo-clock.com

Il Terrazino - 98 000 Monaco




Le crier haut et fort

On aurait presque l’impression de se « hisser » vers un parcours initiatique, consacré à la cuisine transalpine, en gravissant là les quelques marches qui vous séparent du trottoir. De part et d’autre des marches, des cageots de légumes et de fruits issus de l’agriculture biologique, tous « importés » de petits producteurs Italiens. L’accueil est affable et ce n’est pas Raffaele Russo, le maître des lieux, qui changera ses bonnes vieilles habitudes ! A peine installés, ne vous propose-t-il pas toute une déclinaison d’antipasti maison (disponibles à volonté), mini bruschetta, tomates cerises, calzone, mozzarella de vache, ricotta, brocolis à l’huile d’olive et parmesan, et saucisson émincé, pour vous mettre en appétit là, juste en dessous de fresques « légumières » et naïves. Les pennette alle melanzone (aux aubergines) sont extras et ne méritent aucune critique. Le parmesan vous le parsemez avec la râpeuse électrique, ce qui ne manque pas de devenir un petit jeu auquel on se laisse prendre volontiers ! Les raviolis alla caprese sont « énormes », faits mains et d’une qualité irréprochable, al dente comme il se doit, la farce est conçue avec de la mozzarellla de vache et de la marjolaine, quant à la sauce elle est succulente, toute de tomates et basilic enjouée. Cette assiette nous « parle », elle exprime sa « joie de vivre » ! Le bistecca alla guglia, en fait une entrecôte de premier choix, hyper tendre, bleue comme on les aime, même si elle ne fait pas véritablement couleur locale, est surprenante et l’on se privera pas de le crier haut et fort ! Avec un Chianti de chez Banfi – 2007, c’est un pur régal ! Le moment des douceurs devient, chez Monsieur Russo, un véritable feu d’artifices de goûts et de couleurs ! Rien que pour le plaisir des yeux, l’on vous apporte (en tout cas pour ce qui nous concerne) sur la table la coupe géante de salade de fruits, la Pastierra Napoletana, une superbe et délicieuse tarte aux grains de blé et de riz, réalisée, à l’origine, avec la « pâte de la veille » par les moines pour les fêtes de Pâques, le plateau de ricotta à la crème pâtissière aromatisée à la fleur d’oranger et agrémentée d’écorce d’agrumes confites, les minis babas frais au limoncello, les nougats aux pistaches, et puis leur fameux « caprese cioccolato al limone », un somptueux gâteau « ruisselant » de chocolat, au citron et autres amandes. Pour ma part, il n’y a pas à hésiter, mon coup de cœur aura été indéniablement au Pastiera Napoletana hyper authentique et attachant en bouche !

Il Terrazino
2, rue des Iris – 98 000 Monaco – Tel : + 377 93 50 24 27

jeudi 18 février 2010

Le Miramar - 98 000 Monaco


Préservé des regards indiscrets

Une toute nouvelle direction « bourrée » d’objectifs et une déco style lounge (assez) sympa, cela aurait pu être très prometteur pour le « redressement » d’une table sombrée dans un relatif « oubli » ! Pourtant, malgré une ambiance assez attachante, une superbe vue (directe) sur le port Hercule, et des yachts en profusion, les stores vénitiens qui vous préservent de « regards » indiscrets, il est bien difficile d’adhérer à ce « concept » (soi-disant) novateur voulu et orchestré par Arnaud Peccoux, le nouveau manager. Déjà les coupes de champagne sont totalement « dégazéifiées » et pas franchement buvables ! Et ce n’est pas le filet de poulet façon tandoori, certes généreux, mais sec avec sa crème menthe incongrue, accompagné de mesclun et tomates en dés parfaitement inutiles, qui relèvera le niveau !
Par contre, le rouleau de printemps Pil Pil au bon goût de légumes nous laisse envisager que tout n’est peut-être pas perdu ! La noix de Saint-Jacques à la fondue de poireaux, quant à elle, est suffisamment goûteuse et franche en bouche pour donner de l’espoir. Un problème persistera durant ce repas pas (franchement) mémorable, à savoir que les assiettes sont amenées froides et que ce qui doit advenir advient ! Les plats prennent aisément la température de l’assiette, est-ce à dire qu’ils vous parviennent glacés ! Le magret de canard, purée à l’ancienne, sauce Porto, en filets grillés, certes rosés, ne surprend ni par sa générosité ni par sa « justesse ». La sauce étant assez fade et la purée pas vraiment mémorable. Les lasagnes, pourtant recommandés chaleureusement par le serveur, laisse quant à lui, sur sa faim ! Rien de plus ni de moins qu’un spécimen « dégotté » au supermarché du coin ! Le tendre de bœuf, roquette en émulsion, pommes vapeur émincées et tomates cerises, est servi froid. De tendre, il n’a rien ! La viande est « nerveuse » et l’on ne comprend pas bien comment il est permis de « duper » de la sorte le consommateur. Déjà que le service est pour le moins (très) distrait, il n’en aurait pas fallu (beaucoup) plus pour nous engager à quitter les lieux sur le champ. Les gourmandises du Miramar représentent vraiment le « coup de grâce » ! Notez qu’avec un tiramisu totalement raté, un opéra des plus « poussifs », un cannelé au chocolat (sic) peu convainquant et un Lady Banaffie, une sorte de tarte à la banane franchement « écœurante » rien qu’à l’aspect, dont nous n’avons fait que goûter la première bouchée, il est compréhensible que nous fussions totalement désenchantés.

*verre avec trace de lèvres !!!!

Le Miramar Restaurant
1, Av. J.F Kennedy – 98 000 Monaco – Tel : +377 93 30 86 48

Café de la Fontaine - 06 320 La Turbie


Plus qu’estimable
C’est à un « authentique » bistrot surplombant La Principauté de Monaco que nous faisions, ce jour là (Janvier 2010), l’honneur de notre visite mais en toute simplicité. Avec ses banquettes (style) train des années 50 /60, ses chaises bistrot, son plafond recouvert de tissu bouillonné, ses toiles de Dacier Faque, et ses deux ardoises aux murs, l’une pour les vins du jour et l’autre pour les mets, il attire, il séduit le bougre ! Je n’en veux pour preuve que la pluralité des convives que l’on entend si peu tant ils se montrent discrets et respectueux face à leur assiettes. Pour ce qui nous concerne, après avoir difficilement « déchiffré » l’ardoise (quelque peu éloignée de notre table) ce sera une terrine de campagne aux champignons très séduisante et goûteuse à souhait, des raviolis frais succulents, et une langue de veau sauce gribiche quasi parfaite (ou alors, je ne m’y connait plus). Avec un ballon de Bourgogne Givry 1er cru – 2008 c’était déjà plus qu’estimable, mais la suite allait nous conforter dans notre enthousiasme. L’entrecôte Angus (300gr) « corpulente » et bleue, ses frites (fâcheusement surgelées) et son exquise Béarnaise interpelle d’entrée de jeu. Le carré de porc, tout simplement rôti aux herbes, sauce crème et lardons, et lentilles du Puy n’a rien à envier à son prédécesseur. Mais, je dois avouer que note « coup de chapeau » ira à ce jarret de veau, rosé à cœur, moelleux comme on les aime, olives noires et pommes de terre émincées. Un régal ! L’instant fatal des douceurs s’étant présenté, le choix « cornélien » étant fait, nous aurons pu savourer le millefeuille vanille (certes un peu succinct), confit d’ananas et glace malaga, la tarte aux poires caramélisées, glace malaga et chantilly maison. Mais notre « favori » ce sera le tiramisu, délectable et onctueux à souhait. Si ce n’est le nuage de chantilly, assez incongru au demeurant, on pourrait presque évoquer un coup de maître …

Café de la Fontaine – Restaurant-bar
4, avenue du Général de Gaulle – 06 320 La Turbie
Tel : 04 93 28 52 79

Cacio e Pepe - 98 000 Monaco



Ineffable

Il est de ces tables dont on regrette amèrement d’avoir franchi le seuil de la porte non pas tant que le décor soit repoussant, bien au contraire puisque l’on est là entouré d’ancienne tables de réfectoire, de vieilles plaques publicitaires émaillées et de vitrines emplies de vins Italiens, mais plus exactement que la cuisine soit, comment dirais-je, pour le moins « irrecevable » ! Rien, de la soupe de légumes aux olives noires, dite pruni piatti ribolleta, en passant par les fusilli a modo mio (à « sa » façon) au beurre et parmesan, sans omettre les rigatoni amatriciana à la sauce crème tomates et parmesan, disais-je (ou presque), ne mérite véritablement votre attention. C’est du « pâteux », du lourd, du « collant » sans la moindre finesse de réalisation ! Le pollo al rosmarino, en fait un poulet aromatisé au romarin, est déconcertant d’absence dans votre assiette ! Le coniglio alla romana, un lapin à la romaine avec tomates, lardons aux herbes et jambon de Parme, est quasi inqualifiable ! C’est du bouilli, du précuit, du caoutchouteux, de l’inconcevable, de l’ineffable en somme ! Même les desserts, si l’on peut les nommer ainsi, sont « scotchant » de dérision, surtout les tartes, à éviter absolument ! Vous comprendrez aisément, de la sorte, que nous n’ayons le souhait de recommander un tel « ratage » culinaire !

Cacio e Pepe
32, quai Jean-Charles Rey – Port de Fontvieille – Monaco - Tel : + 377 97 70 33 11

Le Bistrot des Jardins - 06 500 Menton






Une félicité tant désirée

Le lieu s’apparenterait plus à un petit « coin de paradis » situé là « en haut » des allées, à 300 mètre (environ) du Casino, qu’à l’une de ces brasseries qui le précède. L’on « pénètre » dans l’antre de Monsieur Delserre le chef et propriétaire du lieu, par le jardin-terrasse qui, dès les beaux jours venus, vous procure cette félicité tant désirée. A peine la porte franchie, une ambiance feutrée se révèle à vous. La déco est raffinée jusque dans le moindre détail. Lustres en fer forgé, tables de bois blond et chemin de table mauves, rideaux bouillonnés assortis et musique classique (enfin un chef mélomane).
L’accueil est affable et l’on n’hésite pas une seconde à parcourir la double ardoise pour choisir parmi les mets du jour préparés uniquement à base de produits frais du marché. Le pâté en croute de canard au foie gras et noisettes, fruits et légumes d’hiver, tient toutes ses promesses. Savoureux et délicat, il « tient » en bouche et révèle une saveur incomparable. La terrine présentée en verrine est toute aussi réussie. Avec un Beaujolais Domaine du Vissoux les Griottes – 2009 ou un Bordelais – Présidial Le Coq- Jean-Luc Thuvenin – 2006, on obtient la « parfaite » alchimie. Quant à la tranche de foie gras de canard mi-cuit maison, outre son prix plus qu’honorable (12,50 €), elle reste des plus séduisantes et délectable ! Nous qui avons « testé » la formule du jour à 19 €, mais également la carte, sommes en mesure d’affirmer que cette table là demeure, au jour d’aujourd’hui, l’un des meilleurs rapport-qualité prix sur la place Mentonnaise. J’en veux essentiellement pour preuve l’assiette « tout cochon » aux lentilles vertes du Puy, jarreton, travers et boudin noir. Succulente ! La sole (belle) meunière est généreuse à souhait. Le faux-filet épais, cuit (bleu) sur le grill, sa sauce Béarnaise (impeccable) et son gratin dauphinois, sont sans reproches ! Intègres et fidèles comme le chef ! Et puisque qu’il nous reste quelque place ce sera un tiramisu maison, généreux et onctueux, une tarte (pas trop) fine aux poires, pâte d’amande envoûtante, et un crémeux chocolat-café et noisette captivant. Donnez-moi, dès lors, une seule et unique raison de vous dissuader d’y aller !

Le Bistrot des Jardins
14, Av. Boyer – 06 500 Menton - Tel : 04 93 28 28 09
http://lebistrotdesjardins.com