samedi 5 décembre 2009

Le Cosmo - 06 230 Villefranche-sur-mer



Enchantement ou désespoir ?

C’est toujours un enchantement que de déjeuner à Villefranche sauf dans ces gargotes pour touristes dont, fort malheureusement, ce petit port de pêche n’est pas exempt. Mais le Cosmo, quant à lui, semblerait « naviguer » entre deux eaux, ni gastro ni fastfood, avec, ce qui ne gâche rien, une vue directe sur l’église de Cocteau. Nous jouerons donc la carte de la simplicité avec une salade de tomates et mozzarella di buffala. Si la tomate est un peu maigrelette, la mozzarella est quant à elle onctueuse, avec les olives noires dénoyautées et les lamelles de jambon San Danielle, on peut dire que l’ensemble se laisse déguster sans trop de résistance ! L’entrecôte est de belle facture, plutôt épaisse, et servie bleue, certes un poil « nerveuse » (rien de bien méchant), elle est, malgré tout, goûteuse tel qu’on les apprécie. Les frites sont bien dorées mais la salade (inutile) est fanée ! Dommage ! Le tartare « aller-retour » est bien assaisonné et juste grillé sur les deux faces. C’est une jolie réussite ! Un conseil, Monsieur le chef de cuisine, changez, s’il vous plaît, de fournisseur de salade ! Pour les desserts, ce sera, n’en déplaise à certains, une « relative » déception surtout avec des profiteroles soi-disant « maison », secs comme un « coup de trique » dont la sauce au chocolat me fait indéniablement penser à celle de ces glaciers qui pullulent sur la Riviera. La tarte tatin à la cannelle n’est pas, à mon humble avis, du jour et son côté « caramélisé », et réchauffé, n’y changera rien même en y adjoignant un (gros) nuage de chantilly ! Le crumble est non pas aux fruits rouges, mais aux pommes coupées en dés (bof !) avec son incontournable « tapissage » de biscuit décidément très sec. Même la boule de glace vanille (Côte d’Or) n’arrivera pas à relever le tout ! Peut nettement mieux faire, car les tarifs de la carte ne font pas franchement dans le style fast-food !
Ouvert 7/7 jours
Le Cosmo – 11, place Amélie Pollonais – 06 230 Villefranche-sur-Mer – Tel : 04 93 01 84 05

Boni - 06 000 Nice


Un sol « poudré » d’or

Boni, vous savez le frère de celui qui « œuvre » en cuisine à l’Alto de Nice, vous accueille dans un espace sobre au design (relativement) épuré, tons gris clairs et foncés, tables, chaises et banquettes très « Parisiennes » toutes différentes et issues de brocantes ou ventes aux enchères. Les toilettes, à eux seuls, valent le détour et vous ne serez pas surpris de les découvrir au fond du restaurant, derrière un épais rideau, avec leur sol « poudré » d’or ! Après une relative hésitation face à l’ardoise (fixée au mur) nous avons opté, en entrée, pour la formule (trois) « bols » à 5 €, l’un composé d’une ricotta alla Veneziana présentée telle une glace en petit pot. Sympa et très frais ! L’autre, par des anchois marinés et leur mesclun, et le troisième par une pagliaeriana au four, miel et noisettes. Humm, délicieux mais pas franchement léger ! La formule à 15 € vous octroie l’entrée, le plat et le dessert. Nous avons donc poursuivi, avec des calamars alla plancha (grillés) qui « exultent » leur arôme, un gratin de rigatoni alla valdostana très « plats des montagnes » (avec son fromage grillé dessus), et une cocotte de poulet fermier, et ses petits légumes, moelleux à souhait avec sa sauce piquante (mais pas trop). Pour les desserts, nous avons succombés à un tiramisu très onctueux et goûteux, un crumble à la cannelle et un moelleux au chocolat, glace noisette vraiment très réussi et sapide. A découvrir absolument !

Boni
15, rue Tonduti de L’Escaréne – 06 000 Nice – Tel : 04 93 62 93 36

Sarao - 06 000 Nice





Il fleure bon la terre Ibérique

Le nouvel espace culinaire de Cristina Garcia et son mari fleure bon la terre d’origine de Don Quichotte. Murs en bois cérusé blanc, « paillotte » en bois blond et musique Jazzy confèrent à ce lieu décontracté une ambiance feutrée assez séduisante. L’accueil est courtois, si ce n’est prévenant. On regrettera seulement que le serveur soit trop « speeed » au point d’omettre certains « éléments » commandés et de ne pas même les avoir notés ! Rien de très grave au demeurant, mais suffisamment agaçant pour être notifié, d’autant qu’il a été incapable de nous avertir, lors de la commande, que les trois entrées commandées étaient de même nature si ce n’est (quasiment) identiques ! Dommage ! Le pata Negra est, certes, généreusement servi, mais bien qu’il soit goûteux, m’apparaît, excusez du peu, quelque peu « aride ». Il manque de souplesse et de cet arôme inimitable de noisette, si cher à notre palais. La charcuterie Ibérique est bien représentée notamment lomo et chorizo, et accompagnée de fromage Manchego finement tranché. Un point négatif s’« insinue » ici avec un laps de temps beaucoup trop long entre l’entrée et le plat qui doit suivre. La pièce de Charolais taillée dans le filet bleu comme souhaité, avec ses morilles, son millefeuille de légumes au parmesan, et sa purée est une belle réussite, tant dans la préparation que dans la présentation. L’arrière goût de lait dans la purée surprend mais charme. Quant au millefeuille de légumes, il aurait mérité un peu moins d’oignon à mon goût ! Le tartare de bœuf est, quant à lui, impeccablement assaisonné avec ses frites longues et larges dorées à cœur. Les desserts vont, malheureusement, « marquer un léger pas en arrière » avec un pain perdu aux quetsches (pas vraiment adaptées), car il n’y aurait plus eu de pruneaux ! Regrettable, car c’est l’un de mes desserts préférés, si séduisant lorsqu’il est conçu dans la (stricte) simplicité, mais également dans la générosité ! Le fondant au chocolat, par contre, est tout en justesse, tant dans sa consistance que dans sa cuisson. Le florilège des douceurs est très « attachant » avec sa petite crème brûlée, son petit fondant et sa glace fraise. A tester indiscutablement tout en sachant que les petites erreurs ne sont pas rédhibitoires !

Sarao
7, promenade des Anglais – 06 000 Nice – Tel : 04 92 00 50 90 www.sarao-restaurant.com