lundi 27 septembre 2010

Hostellerie du Château des Fines Roches - 84 230 Châteauneuf-du-Pape

Gentilhommière ou château médiéval ?

Finalement, c’est en à peine plus d’une vingtaine de minutes, à compter des remparts d’Avignon, que l’on se trouvera rendus, par cette petite route qui mène à Châteauneuf-du-Pape, au monumental « portail » qui se dresse face à la route, et de grimper allégrement vers le château du XIXème siècle, ancienne propriété du Marquis de Baroncelli, ami d’Alphonse Daudet et Frédéric Mistral, « copie » (quasiment) fidèle d’un château médiéval. L’accès à la réception se fait par la terrasse et ses tables dressées pour le dîner, Monsieur Zennaro, lui-même, nous accueillera fort aimablement, mais, surtout, avec la discrétion qui sied à un « gentilhomme ». Ici point de bagagiste, vous porterez vous-même valises, et autres sacs de voyages, jusqu’à la chambre désignée par le maître ou la maîtresse du lieu qui portent toutes (ou presque) un prénom féminin. La « nôtre » se prénommera Magali ! L’espace fait dans la sobriété, tons jaune paille, orangés et gris clair, rideaux pourpres, armoire, console et trumeau « vieilli » et blanchis, et puis deux lits jumeaux de fer forgé à baldaquin et voilages fleuris. 
Deux crapauds font face à la fenêtre, très certainement pour prendre là son petit déjeuner ou, comme moi, un (rapide) bain de soleil le matin vers 8 heures ! Sous un portrait de femme un mini frigidaire et un écran LCD Philips. Petit bémol, le plafonnier de fer forgé doit rester « branché » en permanence car il se trouve connecté directement à la lampe de chevet, et donc au commutateur côté porte, pas très ingénieux, avouez-le ! La salle de bain « verse » nettement plus dans l’originalité ! Plutôt spacieuse, généreuse, elle offre une baignoire à l’ancienne sur pied de couleur émeraude, des lavabos à l’ancienne aspect porcelaine sur piétement à la Romaine, et robinetterie « argentée », et puis en haut de trois hautes marches, un « espace » douche revêtu de petit carreaux de marbre beige d’Espagne, avec fenêtre, « lové » là dans la tourelle. De quoi se frictionner, se shampouiner, et se rincer avec vue panoramique sur les vignobles ! Dès le lendemain matin 8h30, l’« épreuve » (non, je plaisante !) du petit déjeuner se révèlera (assez) concluante ! Ouf, c’est là l’un des bons petits déjeuners que nous ayons eus à éprouver, sachant qu’ils ne sont, il faut bien l’avouer, pas légion !
 Et pourtant, c’est une chose fort simple, mais qui requiert un tant soit peu de soin et de savoir-faire !  Les petits pains-baguettes aux céréales, ou classiques, sont généreusement proposés et bien souples sous les doigts, les mini pains au chocolat et autres croissants, ou le (seul ?) pain aux raisins se révèlent goûteux et bien blonds.  Les confitures d’abricot et de myrtilles sont au moins artisanales, mais pas maison. Les sachets de thé ne proviennent pas de chez Lipton ou Twinnings, mais, comme chez certains « confrères » régionaux, du Comptoir Richard. Le beurre émane bien de la mère d’Isigny et les jus d’orange sont fraîchement pressés. Là, c’est suffisamment peu répandu pour être signalé ! L’ensemble fait dans le qualitatif et la sincérité. Cela se sent et se ressent ! Un excellent point pour démarrer une journée dans les vignobles aux environs. Partant de là, nous dévalerons l’escalier avec un regard intéressé pour une expo ponctuelle de toile d’OB de Laidet. Le salon bibliothèque vert et jaune, plafond à caisson, ou le salon cheminée patiné rouge vermillon avec ses fauteuils crapauds de cuir noir, nous laisseront à penser que l’on peut y flâner à loisir en période hivernale, mais qu’au jour d’aujourd’hui, on se sent beaucoup plus enclin à se prélasser sur la terrasse avec un panorama (quasi) féérique à nos pieds. 

Hostellerie du Château des Fines Roches
Route de Sorgues-84 230 Châteauneuf-du-Pape –Tél. : 04 90 83 70 23 / Fax. : 04 90 83 78 42


Château des Fines Roches Restaurant - 84 230 Châteauneuf-du-Pape

Masterchef ou mastercheap ?

La « phase » sustentation se sera déroulée selon les meilleurs hospices possibles, en terrasse, avec la panoramique vision des vignobles « Castel Papaux », et du village, par une belle journée ensoleillée. Les cyprès géants auront beau nous « prêter » leurs « ombrages » bienveillant, température obligeant, l’atmosphère se révèlera, pour le moins, chaleureusement lourde ! L’endroit est esthétiquement « magique » et l’on ne se lasse pas d’employer à ce sujet de « superlatifs » ! Il est vrai qu’ayant optés pour le déjeuner, et non pour le dîner plus « gastronomique », le choix de la carte nous laisserait à penser que nous sommes sur une plage ! Que nenni ! Mais nous ferons avec une salade de roquette et copeaux de Parmesan 
(presque) « fraîche », et un melon-jambon de Parme que nous aurons toutes les peines du monde à déguster, tant les abeilles auraient souhaitées en « faire leur affaire » ! Finalement, après avoir dissocié le melon d’un côté, et le jambon cru sur une table voisine, « elles » se seront curieusement jetées sur le jambon en oubliant (quasiment) le melon. Un répit qui permettra, au moins, de « tester » le dit melon ! Un peu compliqué, mais comme rien ne nous arrête ! Le faux filet à la plancha fait malgré tout, et à l’évidence, dans l’extrême minimalisme. Je n’en avais jamais vu d’aussi « réduit » ! Par contre, les pommes grenailles s’avèreront nettement plus séduisantes, et généreusement (à notre requête) proposées. Il est dommage que se ne fût pas l’inverse ! Le carpaccio de bœuf, artichauts marinés, câpres et copeaux de pecorino, quant à lui, fera incontestablement dans la « finesse » et la « rareté » des mets ! Beaucoup trop de mesclun et quelques tranchettes de bœuf à peine « présentes » ! C’est à ce moment que l’image du film les « visiteurs » nous reviendra en mémoire, et que nous aurions eus quel qu’idée pour faire ripaille et festoyer ! Non, je blague ! Quoique ! De là, à « tester » en « désespoir de cause » l’assiette du maître fromager Josianne Déal, il n’y avait qu’un pas que nous aurons finalement, et allégrement, franchis. La sélection est rigoureuse, mais « efficace », et le produit totalement à maturité ! Accompagné de mini-baguettes aux céréales bien « blanches », c’est (quasiment) le bonheur ! Ouf ! Il était temps ! On commençait à désespérer ! Le dessert du jour, des (mini) figues, insuffisamment rôties, au miel et sorbet Chartreuse (si peu idoine que je le ferais remplacer par une crème glacée à la vanille sinon c’était de la Chartreuse en sorbet !) ne pouvait indéniablement constituer une réelle attraction culinaire ! Le duo de sorbets Chartreuse et fruit de la passion faisait, tout de même, peine à voir, tout comme le duo de crème glacée vanille-chocolat ! On frisera là l’inacceptable voire le consternant ! Comment peut-on, avec un tel « outil de travail », et une telle situation, laisser un chef (ou considéré comme tel), supposé avoir œuvré au chalet du Mont d’Arbois à Megève (oups !), vous discréditer de la sorte ? Je vous avouerais, bien sincèrement, avoir la réponse à cette question, mais à ce stade du problème, ce n’est pas à moi de prendre « la » décision qui s’imposerait ! Même le personnel mériterait indéniablement le même sort, maître d’hôtel en tête ! D’ailleurs, Monsieur Zennaro, la rumeur sur votre région va si bon train à ce sujet que nombre de personnes rencontrées, sur le « domaine » de Châteauneuf-du-Pape, ont depuis longtemps renoncés à venir se régaler chez vous !

Hostellerie du Château des Fines Roches****
Route de Sorgues – 84 230 Châteauneuf-du-Pape – Tél. : 04 90 83 70 23


     

dimanche 26 septembre 2010

L'alto Le Bistrot de Boni - 06 000 Nice

Humble et talentueux

Non, rien n’a changé dans ce petit établissement jouxtant le quartier Ségurane, pas même l’accueil de Christophe Bonventre toujours aussi attentif à votre bien-être, et dévoué à votre plaisir culinaire ! Un instant passé chez « eux » (n’omettons pas Stéphane Bonizzone, le chef et associé) c’est une (petite) « éternité » de félicité ! La « formule » se fait, comme vous le savez, en tapas (formules à deux ou trois tapas le midi et quatre ou cinq le soir) accompagnés de leur dessert, et quels desserts ! Mais, reprenons la « genèse » des capacités de ce chef talentueux et, cependant humble. L’assiette de légumes variés à l’huile d’olive vierge ne se renie nullement. Elle procure cette sensation du « simple mais bon » tant attendue. La salade de foies de volailles parfumés à la pomme-grenade fait, certes, dans la modestie, ou la pudeur, mais on ne saura ce jour là, le lui reprocher ! La Tempura de loup de ligne frais révèlera une cuisson idoine et deux généreuses portions d’un produit scrupuleusement choisi. Sept à huit asperges croquantes, cuites à la vapeur, liées à une Botargue de thon et recouverte de copeaux de parmesan, dévoileront une « association » subtile et goûteuse. Le « plateau » de charcuterie, Bresaola, Chorizo, Parme, saucisson Italien n’a pas (très) grande originalité, mais il fait montre d’une sélection et d’une indéniable suavité. Le samossa aux pommes de terre et viande fait dans le style « oriental », mi-pâté, mi-friand. Pas désagréable, mais pas transcendant non plus ! Il se laissera pourtant déguster sans véritable réticence ! La friture de bouchées de poulet marinées à la sauce barbecue fait, quant à elle, dans la finesse, et la « différence ». La « face » des desserts n’est incontestablement pas la face « cachée » du lieu, mais plus véritablement sa face « charmeuse », si ce n’est « aguicheuse », oserais-je dire ! La pannacotta au miel ou, mieux encore, aux griottes (ma préférée) convaincrait les plus blasés ! Le (léger) bémol viendra de la glace aux pruneaux, certes, crémeuse et onctueuse mais, curieusement, dénuée de la moindre sapidité ! Quant au gâteau à la ricotta, allez, rien que pour lui, on serait capable d’y retourner une troisième fois !

L’Alto Le bistrot de Boni
21, rue Barla – 06 000 Nice 
Tél : 09 52 11 58 18 / 06 18 63 61 81



vendredi 24 septembre 2010


Simplement nature

A peine rentré sur Saint-Rémy, juste avant la fontaine, il est un espace que l’on pourrait croire consacré uniquement à la dégustation de bruschettas déclinées en huit variétés toutes différentes. Ainsi Alpina, Fromaggi, Méditerranéa, Parma, Quattro Siagroni, Boscaïla, Contadina et Somentina, dévoilent-ils tous leurs « charmes » avec des « arguments » très convaincants, le speck, le jambon cuit ou les champignons des bois, le thon, le poivron grillé, l’artichaut grillé, la tomate fraîche, l’origan, l’olive noire et, bien évidemment, le fromage à bruschetta. Je ne saurais vous dire si c’est le tour de main, le savoir-faire ou un coup de baguette magique, toujours est-il que cette bruschetta là sait « parler » à vos papilles ! Avec une coupe de Brut Rosé de chez Martial Couvreur (propriétaire récoltant à Rilly la montagne) et une cuvée spécial (50 % Chardonnay, 50 % Pinot noir) du même producteur, nous aurons eu des bulles plein les « mirettes » ! L’aspect douceurs du lieu ce sera pour le fondant moelleux, le crumble rhubarbe et compotée de fraises, la gaufre de Liège chocolat chantilly et la glace vanille-chocolat noir. Même si l’on n’a pas là le « produit » d’un chef pâtissier, il n’en demeure pas moins que nous aurons su apprécier. Rien ne vous empêchera de partir à la découverte du petit monde de Cathy, un monde à mi-chemin de la « zenitude » et de la « chine » attitude ! Ici, tout est naturel, notamment ce fauteuil en planchettes, ce lustre composé de bois ramassé au bord de la plage. « J’aime à dénicher des objets coup de cœur », se plait-elle à lancer, tels ces petits bouledogues Français, cette vache grandeur nature ou même ces « cheminées » à l’éthanol quelque peu atypiques puisqu’elles sont conçues dans de très grosses pierres !
 Et puis, si vous commencez à discuter avec Cathy, sachez qu’en passionnée qui se respecte, elle n’aura de cesse de vous convaincre de venir assister à ses soirées, ou après-midi, Jazz, « invitations » à la psychanalyse, massages, ateliers de cuisine ou même de tarologie !
Soirée à thème autour d’un repas à partir de 39 € et atelier en journée sur réservation.
Le 20 Août, soirée « Simple RDV chansons Jazzy »

Boutique Déco Café
2, avenue de la Libération- 13 210 Saint-Rémy de Provence- Tél. : 04 90 15 08 16



Avignon Grand Hôtel - 84 000 Avignon

Fonctionnel, mais rien que fonctionnel

La proximité (pour ne pas dire le voisinage immédiat) de la gare n’était pas là pour nous « séduire » outre mesure ! Par contre, le « face à face » avec les remparts d’Avignon m’apparaissait beaucoup plus attrayant ! Si l’arrivée dans ce **** nous faisait penser quelque peu à un « hall d’aéroport », il est vrai un tantinet « revisité », je percevais, a contrario, l’accueil du réceptionniste comme assez aimable et professionnel. Il est, cependant, regrettable d’avoir du « jouer » (façon de parler) au bagagiste même s’il y avait un chariot à disposition (à gauche de la réception). Depuis quelques temps le restaurant de l’hôtel est fermé, et ne se « réveille » au petit matin que pour les petits déjeuner en famille. Les bagages une fois montés, nous pénétrons dans la chambre 361.
 Quelle surprise que de découvrir que, finalement, on nous avait réservé une suite en duplex avec canapé en fer forgé, tables gigognes et fauteuils à « oreillettes ». Une petite tapisserie et sa tringle « médiévale » un peu kitch, deux lampadaires du même style, et une applique « flamboyantes » par trop désuète, représentaient là tout l’esprit décoratif du lieu ! S’il est vrai que l’ensemble ne fait pas dans la grande finesse, on peut, cependant, reconnaître que l’espace « respire » la grande générosité, ce qui est déjà fort appréciable ! Un escalier à révolution mène au premier niveau, et plus précisément à deux belles chambres pour le moins confortables, parfaitement équipées, mais sommairement décorées, ainsi qu’une salle de bain très fonctionnelle avec tout ce que l’on peut souhaiter en matière de peignoirs, draps de bain, shampoings, lait pour le corps, mules et séchoir à cheveux. Pourtant, le charme est totalement occulté du lieu ! Ici, c’est le fonctionnel qui prédomine avec un mini bar, un écran LCD Samsung, un espace douche, lavabo et w.c au « rez-de-chaussée ». Malgré les tons chauds ocre, rouille et beige qui sont ici omniprésents, l’ensemble ne parvient pas à « convaincre » !
 On n’ « adhère » pas un instant, si l’on est sensé, au décor ! Mais finalement, après une journée harassante, on finira par apprécier ce côté extrêmement fonctionnel de la chose (ce qui la ferait s’apparenter beaucoup plus à une résidence hôtelière) et c’est, peut-être bien, tout ce qui compte pour nombre de clients de passage, qu’ils soient dans les affaires, le négoce voire même le show-business !

8h45, le petit déjeuner s’annonce à la porte ! On demeure, je dirais (presque) malheureusement, sur le même registre, sans grande originalité, avec ses petits pots de confitures « industriels », ses sachets de thés Lipton, ses mini plaquettes de beurre, ses yaourts, sa panière de baguette (assez fraîche), ses mini pains aux raisins et au chocolat et puis, son jus d’orange en pack ! L’oubli des petites cuillères, fourchettes et autres couteaux, ainsi que du sucre, nous fera passer un coup de fil au service d’étage qui réparera l’omission quasiment sur le champ ! Tout ceci est bien navrant quant on sait ce que l’on peut faire en matière de petit déjeuners avec quelques « touches » de naturel, et un autre « état d’esprit » !
 L’accès au wifi essentiellement dans le hall, et pas dans les chambres, ni même dans les appartements, pour un **** cela fait malgré tout désordre ! Si le propriétaire de cet hôtel (et de quelques autres encore) pouvait tenir compte de mon « message », je n’aurais pas écrit ces quelques lignes pour rien !

Avignon Grand Hôtel****
34, bd Saint-Roch 84 000 Avignon- 
Tél. : 33 (0)4 90 80 98 09

jeudi 23 septembre 2010

La Maison du Village - 13 210 Saint-Rémy-de-Provence


Une romantique simplicité…

Vous devriez savoir (ou alors, vous apprendrez à me connaître) qu’il n’avait pas été dans mes intentions ni habitudes, jusqu’à ce jour, de « tester » une maison d’hôtes ! Peut-être était-ce un apriori (dont je suis pourtant, et généralement, dénué) dû à une mauvaise « expérience » passée ? Peut-être pas ? Toujours est-il qu’en flânant dans les ruelles de Saint-Rémy notre attention fut attirée par une banderole (verticale) « H et H » engageant d’éventuels visiteurs à franchir cette porte de verre à clochette ! Il faut dire qu’actuellement, et ce jusqu’au 30 septembre 2010, il est en cette bâtisse du XVIII ème siècle, une exposition consacrée à l’œuvre photographique de Steve Hiett, tout du moins celle dédiée à la musique et plus précisément à Jimi Hendrix ! Ainsi quatorze photos inédites du sulfureux, mais non moins génial et talentueux guitariste, prises « sur le vif » lors du concert de l’Ile de Wight en 1970, sont-elles offertes (façon de parler) à la convoitise d’amateurs désirant (éventuellement) les acquérir. Il leur en coûtera (tout de même !) 2.500 € la photo tirée à cinq exemplaires.
 Une (quasi) exclusivité « garantie » par la maîtresse des lieux, Laurence Saenz. Ici, c’est une succession de petits salons intimes et aguichants, au décor et à l’ambiance apparemment « passéistes » mais pourtant si attachants. Le carrelage ancien à motifs « domine », la table d’hôte, pour les petits déjeuners l’hiver (ou par mauvais temps) et les repas à thèmes, fait dans la sobriété de bon alois, ni (trop) contemporaine, ni franchement désuète. Des portes fenêtres à battants vous « invitent » à « pénétrer » son « espace » vert où Laurence Saenz a su « ordonner » tables, chaises de métal couleur taupe et coussins fuchsia aux côtés d’une authentique fontaine de village. Sur cinq suites, toutes conçues sur la base d’un salon douillet, d’une chambre spacieuse et d’une salle de bain atypique créant l’espace de cette authentique maison villageoise du XVIII ème  siècle,  nous aurons, durant une première nuit, pu goûter au charme suranné, mais néanmoins toujours très « actuel », des suites « beige » et « framboise » histoire, pensait Laurence Saenz, d’être moins à l’étroit (avec notre fils) et plus tranquilles !
La Chambre Beige
 Or, incontestablement, le « lien familial » étant (beaucoup) plus fort qu’elle ne le pensait et l’espace de la suite « beige », lit en fer forgé inclus, largement suffisant, nous aurons, dés la seconde nuit, « resserrés » les liens et occupés un seul et même espace. La porte d’époque donne directement dans la partie salon avec poutraisons au naturel. Miroir sur pied, lit de fer forgé transformé en banquette et méridienne en lin naturel du plus bel effet complètent la mise en scène. Le sol, comme il se doit, a conservé ces tommettes si « attachantes », et il ne nous faudra descendre qu’une (haute) marche, sans que la porte n’ait été conservée (peut-être bien pour « aérer » le lieu), pour rejoindre le « coin sommeil » et une literie généreuse et spacieuse. La télé Xoro (connait pas !) au système pour le moins alambiqué (bonjour l’exploit, si vous arrivez à saisir 5 ou 6 chaînes !) repose sur un guéridon couleur taupe, au côté d’une petite fenêtre « plongeant » sur le jardin dont les arbres viennent quasiment vous « caresser » le visage. Des rideaux en lin couleur framboise, une penderie murale aux tons anisés, et des chevets gris taupe, donnent à ce lieu voué au repos un indéniable charme. Ici, point de réveil, seul un support pour votre i Phone repose à portée de main avec ses deux minis enceintes. Deux (hautes) marches plus haut, nous voici « propulsés » dans l’espace bain !
 Deux jolies fenêtres donnent l’une sur les toits voisins et l’autre sur le jardin, une ancienne baignoire sur pied « trône » à gauche (légèrement bancale, mais cela fait partie des « charmes » du passé) avec ses rideaux doublés rose et beige, sa vieille paume de douche, son porte savon et son gant à l’ancienne. Côté toilettes (le couvercle ne se balade pas comme dans nombre d’hôtel beaucoup plus « actuels »), on a tout prévu jusqu’aux étagères avec kleenex, cotons disques et cotons tiges. Côté lavabos, ils seront d’époque (si je puis dire) avec leurs minis savonnettes, gel lavant, et eau de toilette dite Lente de Diptyque (Paris), le parfum maison, vendu, en outre, à la réception. Nous aurons goûtés à la séduction d’un service de deux petits déjeuner, près de la fontaine, sous les arbres, un petit déjeuner (très) naturel servi par la nièce de la maison, avec jus d’orange (frais), sachets de thé Mariage Frères, confitures artisanales, viennoiseries du matin, baguette fraîche, pain céréales, salade de fruits du jour et, si le cœur vous en dit, yaourts La Laitière … L’atmosphère du lieu est (quasi) indescriptible, magique par certains aspects, et ce n’est pas l’accueil délicieux de Laurence Saenz, et de ses proches (c’est là une affaire familiale), qui me démentiront ! Comptez de 150 à 190 € la suite, 12 € le petit déjeuner et 9 € pour l’accès piscine chez son « voisin » L’Atelier de L’image, l’hôtel ****.

La Maison du Village
10, rue du 8 Mai 1945-13 210 Saint-Rémy de Provence
Tél. : 33 (0)4 32 60 68 20 / Fax : 33 (0)4 32 60 68 21



Bistrot des Alpilles - Saint-Rémy-de-Provence

Allez, soyons audacieux !

Le bistrot, objet de notre « préoccupation » du jour, est (presque) devenu une institution sur Saint-Rémy, compte tenu d’un positionnement « stratégique » de premier plan face à l’entrée du village au côté de la fontaine restaurée. Le lieu, pour une « brasserie-chic », fait dans le bon goût et le soigné. Servis en terrasse, nous le serons ! Confortablement assis, pas vraiment compte tenu de la (relative) rigueur des banquettes ! Dans le courant d’air, certainement, mais ce ne sera pas trop gênant compte tenu de la température (environs 30 °) du moment. L’accueil est (gentiment) affable et le directeur, Eddy, toujours souriant, se révélera un charmant « conseiller » en matière de mets, vins et autres champagnes, sauf pour « son » Duval-Leroy qui s’avèrera (assez) « agressif » en bouche ! Question Rosé, c’est un Domaine Tempier-Bandol-2009, assez fruité, un poil sec et légèrement pétillant qu’il nous recommandera. Il a de la « verdure » dans l’âme ! La brochette de Saint-Jacques est idéalement saisie, ni trop ni trop peu, mais le jus aux piquillos « décoiffe » sacrément ! Personnellement, j’aurais envisagé que le citron soit mis en exergue et non en « accessoire » ! Les nems crevettes et daurade rose, sauce chili douce et menthe fraîche, dévoileront un net penchant pour les « ceuces » à la crevette. L’agneau des Alpilles « réservera » une saveur bien spécifique mais pas désagréable ! Mais la cuisson m’apparaîtra un poil « excessive » d’autant que je l’avais requis (bien, bien) rosé. La (mini) côte de taureau (j’avoue avoir eu du mal à envisager un taureau avec des côtes aussi réduites !) se montrera, cependant, séduisante et goûteuse avec ses frites (maison ?) un peu trop saisies. Le tartare de taureau (sans câpres, ni oignons à notre demande) se répandra dans la douceur, malgré les cornichons que nous n’aurions pas franchement souhaités. Maintenant, pour les desserts, le choix se sera révélé quasi cornélien (quoique) ! Allez, soyons audacieux ! Prenons de gros, et grands « risques » ! Le baba au rhum et chantilly ne mérite pas d’être « affublé » de ces fruits frais (raisins, pomme et orange), il se suffisait amplement à lui-même ! Pourquoi l’avoir maltraité de la sorte ? La mousse au chocolat noir sera vaporeuse, légère et convaincante ! Le tiramisu, généreux en diable n’est pas le plus « effacé ». Il se tient parfaitement ! Le crumble fait dans la subtilité et se « révèle » en tiédeur ! Quant à l’opéra, nul besoin d’une crème Anglaise « industrielle » ni même de ces griottes en verrines ! Le Paris-brest deviendra, en fin de compte, notre préféré, dés la première cuillérée, malgré une pâte un poil trop cuite. Nonobstant ces quelques « détails » (non négligeables) le repas nous aura laissé une belle impression de « soigné » avec, toutefois, un bémol pour le chef qui devrait rectifier le « tir », la routine le guettant indéniablement au coin de son « piano » !

Bistrot des Alpilles
15, boulevard Mirabeau- 13 210 Saint-Rémy de Provence- Tél. : 04 90 92 09 17
www.lebistrotdesalpilles.com

lundi 20 septembre 2010

La Rom'antique - 84 100 Orange



Mieux qu’un Péplum…

Les « yeux » rivés sur le Forum, notre table du jour, outre de « jouer » sur les mots (question enseigne, il s’entend !) dévoile immédiatement une atmosphère légère mais séduisante dans les tons mauves et gris perle, pierres apparentes et poutraisons vernies (mat). Toutes les tables sont immaculées, et les chaises noires. Juste à droite de l’escalier menant aux cuisines, un lavabo translucide et des toilettes (assez) propres qui augurent assez bien de la « maintenance » du lieu. Question cuisine, on est ici dans le « simple mais bon », le tout concocté essentiellement à base de produits frais par Cédric Brémont, le chef et patron, comme par exemple, en ce premier jour de septembre, des bolets tout frais (livrés le matin même) et un foie gras poêlé, sur lit de mesclun. Très joliment préparés, un poil croquants, ils se suffisent à eux-mêmes ! Le foie, de belle facture, s’avérera un « soupçon » trop saisi, mais on ne lui en voudra pas, tant ce chef fait dans la sincérité. D’ailleurs, Cédric n’attendra pas la fin du repas pour venir nous saluer avec cette affabilité qui le caractérise incontestablement. L’entrecôte, à l’ardoise du jour, défit à elle-seule tous les pronostics que nous aurions pu être amenés à faire ! Pantagruélique, elle l’est indéniablement ! Un poil trop saisie cependant, mais généreuse et goûteuse avec sa poêlée de bolets. Humm ! Même l’un d’entre nous trois, aura bien du mal à aller jusqu’au bout ! Le risotto crémeux à l’encre de seiche, et crème de Saint-Jacques, fait dans l’excellence. Riz rond, jolies noix de Saint-Jacques et encre très présente, idoine en la circonstance. Côté douceurs, l’ardoise des desserts nous suggérera un clafoutis aux prunes, un millefeuille chocolat et sa sauce nougat, ainsi que des sorbets maison abricot, cacao et fromage blanc… Le clafoutis est délicieux, moelleux et ferme à la fois, par contre, il n’avait nul besoin de cette crème vanille douçâtre qui ne lui sied, à mon avis, pas franchement ! Le millefeuille, quant à lui, fait dans la délicatesse et l’onctuosité sur la base d’un chocolat à 55 %, et d’une sauce au chocolat amer, avec cette pointe de craquant que l’on devra à la pâte feuilletée. Les sorbets maisons se révèleront, d’une part, très généreusement, mais, également, tout en douceur ! Le fruit et rien que le fruit, pour celui à l’abricot, le fromage blanc et rien que le fromage blanc pour celui que vous imaginez, et tout cacao pour le dernier, mais quel cacao !



La Rom’Antique
(face au théâtre antique, côté ouest) – 5, place Silvain – 84 100 Orange – Tél. : 04 90 51 67 06
www.la-romantique.com / contact@la-romantique.com

jeudi 16 septembre 2010

La Mirande "Snack" - 84 000 Avignon


Un jardin d’Eden…
Même pour un « Instant » snack, l’on n’a pas franchement la sensation de se situer au XXIème siècle !
Mais, il est vrai, que l'on ne pourrait envisager cela en plein XVIIIème ! Toutefois, la sensation de changement brutal d'espace -temps se fait tout aussi automatiquement ! Et cette terrasse que nous « abordons » par le couloir de l’entrée demeure à elle seule un havre de paix, que dis-je, un jardin d'Eden ! Ainsi, trois terrasses bien distinctes, se suivent-elles en « fer à cheval », à l'angle gauche du lieu. Le chant des cigales (pas trop nombreuses en ce 8 Août !), un beau ciel bleu, quelques arbres, des rosiers jaunes, roses ou rouges à l'Anglaise (le tout joliment désordonné), que demander de plus ? Ne se trouve-t-on pas, à ce stade, un pied dans l'onirique et l’autre dans le réalisme ? Nous aurons, en toute simplicité, portés notre attention gustative sur une « boîte » de sardines millésimées (eh, oui !) de chez Rodel, une planche de charcuterie (jambon blanc, jambon cru, saucisson, cornichon et beurre) et un club sandwich au poulet, bacon et salade iceberg. Trois « simplicités », trois « séductions », mais, également, trois satisfactions non feintes ! Le saumon fumé sauvage de Norvège, blinis nature et crème Raifort, aura mis un certain temps à « rencontrer » notre table, mais, soit dit en passant, dans ce contexte, on « en a rien à faire » ! Profitons du moment, de l'instant présent ! Ce saumon fumé est extra ! Ferme et souple à la fois, généreux et ambitieux ! Les omelettes, qu'elles soient au gruyère ou au jambon, certes, pas le meilleur des rôles, mais elles le « joueront » volontiers sans, cependant, « chambouler » nos papilles ! L'assortiment de pâtisseries, de sorbets et le crumble auront retenus toute notre attention ! Notons, qu'à nos côtés, Michel Jonazz et ses proches, déjeunait en toute quiétude « philosophant » sur les religions, tout comme le journaliste de BFM (la chaîne d'info qui « monte »), Jean-Jacques Bourdin, également en famille, quant à lui beaucoup plus discret, si ce n'est effacé ! Deux tempéraments « opposés », deux personnalités exprimées ! Le crumble pomme, coulis de fraises tiède n'est pas « révolutionnaire » en soi, mais il aura le mérite d'« adoucir » les « mœurs » gustatives ! L'assiette de « grosses » mignardises dévoilera un brownie, deux macarons au citron, un clafouti à la pêche, un financier, deux madeleines, le tout en des proportions (très) raisonnables, si raisonnables que nous en reprendrons une seconde, quant à elle, un poil différente avec cake au graines de pavot, et au citron. Quant au trio de sorbets maison, abricot (hyper goûteux), bergamotes (pas séduisant en bouche, voir même agressif !) et barbe à papa, il demeurera excellemment honorable !


Hôtel La Mirande ****
4, place de l'Amirande-83 000 Avignon – Tél : 33 (0)4 90 14 20 20 / Fax : 33 (0)4 90 86 26 85
www.la-mirande.fr / Email : mirande@la-mirande.fr

La Mirande Brunch - 84 000 Avignon


Dans le salon Cardinalice

Le « Jour du Seigneur », le dimanche en terme plus exact, dans l'univers de La Mirande, pour déjeuner, on vous propose une formule fort séduisante au demeurant, le Brunch, un brunch tout d'élégance, de ravissement pour les yeux et de « flatterie » des sens ! Les cloches « voisines » sonnent à toute volée, il est 13h45, et nous voici non seulement attablés sur cette terrasse face au parterre de roses, et autres massifs verdoyants, mais en train de « balayer » d’un regard discret le buffet dans le salon Cardinalice, qui me verra « interpeller » courtoisement le tout nouveau directeur du lieu, Monsieur Vandergeist, discrètement attablé au fond de la salle en train de déjeuner, une bouteille de Coca Cola à ses côtés, histoire, selon lui, de ne jamais boire de vin ! Une douce ( ? ) résurgence de ses années passées aux USA et de ses six années d’étude de médecine ! La salade est (presque) Niçoise, l'« autre » est de pomme de terre, haricots verts « frais » et pointes d'ail, le saumon fumé est de Norvège (label rouge) servi tranché au couteau avec sa crème raifort, le saumon froid de même origine, mais « reconstitué », s'accommodera de mayonnaise maison, nature, ou safranée, voire de crème au raifort. Le jambon d'Italie de montagne (36 mois, non salé et moins gras qu'un Pata Negra Ibérique) et juste « à point » comme on les aime, la terrine de campagne (conçue à base de filet de bœuf, de noix de veau, de pigeon et de fruits secs grillés), n'admettront qu'un label, celui de l'authenticité. Et puis des gambas, et quels gambas, soit poêlées soit flambées au Pastis ! Je ne vous cacherais pas que nous aurons optés pour la « version » Pastis, et « remis » le service à deux reprises, tant ils étaient d'une exquise saveur, et « saisissant » de parfum en bouche ! Le gigot découpé à l'os s'avèrera un poil trop cuit ! Nous patienterons donc, sur le conseil du (jeune) chef, Rudy Salomon, en attendant le second gigot, quant à lui, beaucoup plus rosé ! Il est vrai qu'il aura proposé en attendant, une « simple » omelette aux truffes d'été, là, sur l'instant, une omelette goûteuse et révélatrice des talents de ce chef « humble » jusqu'au bout des ongles ! Le jeune sommelier, Romain, se sera fait un devoir de respecter sa mission « œnologique » avec un « parcours » « allégé » fait de verres de crus régionaux, notamment, un Lubéron Domaine de Marie-Rosé-2009, un Côtes du Rhône village-Cayranne-réserve 2008 (rouge), un Côtes du Rhône village-Domaine du Chapitre (hors région)-2005 (rouge) et un champagne Billecart Salmon (blanc)-cuvée Nicolas-François Billecart-cuvée vintage-2000. Le plateau de fromages nous révélera certaines « surprises » d'un fromager-affineur Avignonnais. La sélection s'avèrera irréprochable ! Quant au « coin » dessert, nous n'aurons eu que l'embarras du choix avec un gâteau aux graines de pavot, des madeleines maison, des macarons au citron, une mousse au chocolat « nickelle » et vaporeuse, une tarte aux pommes excellente, une autre à l'abricot, pâte d'amande fort honorable, des brownies moelleux, et puis des chocolats blancs... Le tout se verra accompagné, en « digestion », d'une chartreuse forte « efficace » ! C'est dans le salon rouge, sièges crapaud en tissu Jacquard, tissu mural rayé vert, rouge et doré, lustre à pampilles et appliques « tamisées », trumeaux d'époque, tapisserie d'Aubusson, cheminée de marbre et plafonds à la Française, et son génie de la danse en terre cuite de Jean-Baptiste Carpeaux, « affalé » dans un canapé de velours pourpre, que je terminerais ces quelques lignes au son d’une musique classique envoûtante. Je vous le confirme, nous sommes là hors du temps, en tout état de cause du XXIème siècle ! C'est le « pied » ! C'est Rock & Roll, comme dirait une Aristo-branchée qui s'est malheureusement « trompée » d'époque et de « régime » !



La Mirande
4, place de l’Amirande – 84 000 Avignon – Tél. : 33 (0)4 90 14 20 20
Email : mirande@la-mirande.fr / www.la-mirande.fr

Hotel La Mirande - 84 000 Avignon


Ce lieu a tant vécu....

S'il suffisait de « monter » la place de l'Horloge, de contourner le Palais des Papes (par son aile droite) et de pénétrer dans cette ancienne demeure aristocratique du XVIIIème siècle, devenue en ce XXIème siècle un hôtel **** de (très grand) charme, pour passer un (doux) séjour à flâner, cela n'aurait (quasiment) aucun sens ! A contrario, si vous souhaitez laisser derrière vous tout ce « monde » instable qui va bien trop vite pour vous, La Mirande, du nom même de cette salle du Palais (d'en face) qui était autrefois réservée à la réception de notables, et aux dignitaires de passage en Avignon, se révèlera le lieu rêvé ! Car, c'est bien d'un songe qu'il s'agit là de « vivre » tant il est vrai qu'à peine le seuil franchi nous aurons eu là (très) nette sensation d'avoir été projeté en une autre époque, si ce n'est même en un autre espace-temps ! Ici, il s'est (presque) figé au XVIIIème ! D'ailleurs, il n'est que de déambuler du « desk » comme « ils » disent (la réception) vers la verrière du patio, du bar au salon rouge, de la salle de restaurant à celle du petit déjeuner (avec sa table-buffet centrale), voire même d'emprunter cet escalier accessible par une porte « dérobée », « grimpant » vers les étages, pour s'en convaincre ! Nous avons accédé à cette ancienne Livrée de Saint-Martial (à l'époque du Pape Clément V), aujourd'hui propriété de Martin Stein, le fils d'Achim, en un véhicule, quant à lui, bien de ce siècle ! Le bagagiste, Johan, aura (fort) discrètement porté nos affaires vers la porte d'une chambre (la N° 33) « stupéfiante » de réalisme, et révélatrice d'une autre époque où l'on prenait le temps de vivre et d'apprécier.
Ce n'est pas anodin que ce lieu « attire » tant les grands » de ce monde, mais pas que … Dès lors, je comprendrais beaucoup mieux Jean-Paul Gaultier, le (maître) couturier, et les raisons qui le pousseraient à venir y séjourner en une « simple » chambre histoire de se « retrouver » et de s'« inspirer » ! L'entrée donne accès à un dressing par une double porte, somptueusement équipé (coffre-fort, tiroirs, étagères, porte-bagage et mini frigidaire mural), puis à une chambre de dimension « humaine » sans atteindre, il est vrai, les sommets de la démesure. Murs tapissés (aux motifs d'Indienne très XVIIIème ), et rideaux assortis, sièges Louis « quelque chose » (non l'a je me moque !), petit bureau pour les longs récits « enflammés », lits monoplaces (hyper confortables), oreillers (très, presque trop) généreux , mini scènes et tableaux « la laitière du Trianon , le déjeuner, la conversation »... appliques ou lampadaire sur pied dorés en version « bras dépliant », système (très) astucieux (mais simplissime) de « sélection » et de variation d'intensité de l'éclairage pour la chambre comme pour la salle de bain, font ainsi partie intégrante du « décorum ».
Tout se remarque et pourtant tout se fond ! Tout est dans la discrétion et pourtant si majestueusement ! Même le doré du miroir « calé » entre les deux fenêtres « plongeant en direct » sur le Palais (à tel point que l'on aurait la sensation de le pouvoir toucher du bout des doigts) vous révèle une surprise de taille. Fait saisissant, il «abrite» une télévision (petit écran, il est vrai) qui se « loge » juste derrière le miroir ! Quant au son, il émane d'enceintes (très) judicieusement dissimulées de part et d'autre des fenêtres. Effet « dancefloor » garanti ! Là on « nage » en plein XXIème siècle ! Mais le charme du lieu ne serait pas complet s'il n'y avait un espace bain à l'ancienne! Papier mural pastel dans les tons verts, lavabos, et baignoires, à la robinetterie argentée et émaillée, petites étagères (bien aisées !) et appliques assorties, douche (seule la porte vitrée est de notre temps !) à large paume, et son mélangeur (un poil compliqué) et puis des toilettes et leur « siège » couvercle en bois !
On se croirait quasiment dans un roman d'Agatha Christie ! Seuls le sèche-cheveux, les produits du Dr. Hauschka (crème main et corps, shampoing, crème douche au citron, et jolie coffret d'huiles pour le bain en ampoules), et l'aération (parfaite) nous « rappellent » vers notre siècle ! On pardonnera à l’espace sommeil un accès Wi-Fi assez capricieux lui qui, effectivement, a peut-être bien quelques « difficultés » à passer le mur du temps ! Moment délicieux, à ne surtout pas occulter, le petit déjeuner ! En chambre, ou en terrasse, ce sera selon votre goût ! J'aurais tendance à vous conseiller le second parce que plus authentique, sincère et ludique !
Dans le salon jardin, buffet est dressé ! Jus de fruits fraîchement pressés, confitures artisanales, viennoiseries, pains norvégiens, pains à l'épeautre, pains aux noix et raisins, baguettes fraiches, brioches tranchées, jambon, saucisson et œufs durs (pour les partisans), fruits de saison, yaourts (non industriels), compotes de fruits, fruits secs ou au sirop, etc., etc., de quoi « rassasier », de bon matin, votre pantagruélique appétit ! Pour ce qui me concerne, je me serais contenté d'une tasse de thé et d'un jus d'orange, question d'habitude !
Chambre tarifée, en haute saison, 540 € pour deux personnes + lit supplémentaire + petit déjeuner.


Hôtel La Mirande ****
4, place de l'Amirande - 83 000 Avignon – Tél : 33 (0)4 90 14 20 20 / Fax : 33 (0)4 90 86 26 85
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Christian Etienne - 84 000 Avignon



Inventif mais alambiqué…


Traversez la place de L’Amirande, au pied du Palais des Papes, et dirigez-vous vers celle de l’Horloge en vous apprêtant à longer l’hôtel Mercure, (légèrement) sur votre gauche, levez les yeux et là, tout comme moi, découvrez cette aguichante terrasse « armée » de fer forgé, bâchée avec ses « vitraux » multicolores reconnaissable entre toutes ! Gravissez quelques marches, et vous voici rendus dans l’« antre » culinaire de Christian Etienne, un personnage haut en couleur, tout à la fois chef (Maître cuisinier de France) et propriétaire du lieu ! La terrasse, et quelle terrasse, est « ouverte » à une légère brise ; tables et chaises de fer forgé nappées de gris foncé et gris perle, nœuds rouges aux chaises, vous « reçoivent » confortablement. Vous voici « entourés » de pieds de vignes et de tomates qu’affectionne tout particulièrement votre hôte ! A gauche, un espace avec vue pour les amoureux, ou hommes et femmes d’affaire en âpre négociation. Sur le mur, derrière nous, des fenêtres à volets jaunes, et puis des plantes grimpantes ou des « pieds » de tomates (presque) de partout ! Les saltimbanques et autres troupes « jouent » sur la place, à quelques pas, et cela ne gâchera rien ! Ce sera donc un menu « tomates », et deux du Palais, accompagnés de coupes de champagne Devaux, d’un Domaine La Jonasse-vin de la Principauté d’Orange et d’un Viré-Clessé l’Epinet-2006, un « conseil » du sommelier « drivé » par le chef ! La déclinaison, au menu « tomates », engagera sur une royale de tomate, « Saint-Pierre », jus de céleri branche à la menthe, succulente, le traditionnel tartare de tomate en trois variétés, au basilic, salade d’été à l’huile d’olive très délicat, le flan de seiche à l’encre, tomates « olivettes » confites, écume de vinaigre de citron au basilic goûteux et « noble », le consommé de tomates « Marmande » au cumin, brunoise de légumes Provençaux, qui arbore un ravioli grand teint joliment « mise en scène » en verrine accompagné d’un consommé goûteux. La bille d’agneau en croûte de basilic, concassée de tomate « cœur de bœuf », émulsion de parmesan, fera dans la délicatesse ! Le caillé de chèvre aux picholines, mousseux de tomate noire de Crimée, gressin à la tomate n’aura rien à lui envier. De notre côté, nous aurons su apprécier la terrine de foie gras de canard à l’aubergine, pétale de « Roma » confits, vinaigrette à l’ail et flocons de tomates « cœur de bœuf » hyper originale, à la texture séduisante, et empreinte de l’âme culinaire du chef. Les cannellonis de courgette emplis d’une fine ratatouille, tempura de gambas à l’olive noire, sucs de carapace, ciboulette et pignons torréfiés, rivaliseront de finesse avec son inventivité. Le filet de Saint-Pierre rôti à l’huile d’olive, tomates cerise confites, spaghetti de céleri branche, rondelles de pistes et bouillon de tomates au cumbawa (sic), fera dans la générosité. Quant à l’accompagnement, cela relève d’un savoir-faire incontestable, parfois un peu alambiqué ! La poitrine de pigeon cuit rosé, cuisse confite au vrai jus, duo de coco et pistou, s’avèrera idoine tant en cuisson qu’en finesse et suavité. C’est, certes, minimaliste mais « révélateur » au palais. Le chariot de fromages affinés n’est pas le plus « recherché » qui soit, mais il a le mérite d’offrir une sélection de chèvres, et autres brebis (quasiment) parfaits en tous points. Côté douceurs, le palet glacé au chocolat et miel, pignons caramélisés à la fleur de sel, ressemblerait, à s’y méprendre, à une crème glacée en bâtonnet arrondi, les pignons grillés en sus ! L’abricot et la cannelle en différentes textures s’« abritera » en une verrine avec sa glace abricot, sa chantilly maison, et son biscuit cannelle. Une alliance subtile, très « expressive » en bouche. Le biscuit tomate-thé matcha accompagné d’une salade de tomates cerise et fraise, sorbet tomate, praliné au sésame s’avérera, à mon humble avis, beaucoup « trop tomatée » et un poil excessif en la « matière », mais, par contre, fort bien « structuré » !
Le chant des cigales a repris de plus belle depuis que la pluie a cessé de nous perturber, et le chef, Christian Etienne, sans même nous avoir salués s’en est furtivement allé ! Une attitude pour le moins surprenante quand on connait, de réputation, la fierté du personnage qui aurait, pour le moins, tendance à la « jouer » simplissime !
Menu Confiance (spécialités maison selon arrivages) à 125 €, Homard à 80 €, du Palais à 65 € et Petit Palais à 31 €.

Restaurant Christian Etienne
Place du Palais-10, rue de Mons-84 000 Avignon-Tél. : 33 (0)4 90 86 16 50
www.christian-etienne.fr / contac@christian-etienne.fr

dimanche 12 septembre 2010

L'à Propos - 84 100 Orange


L’espace d’une nuit…

Notre arrivée se fera, fort à propos, en prenant soin de suivre les instructions d’Estelle, la maîtresse des lieux, est-ce à dire de bifurquer en direction de Vaison-La-Romaine et, quelques cent mètres plus loin, de se garer juste devant de son ancien hôtel particulier du XIX ème siècle consacré, l’espace d’un soir, à notre entier bien-être. La sonnette se fera, certes, bien entendre côté rue, mais pas vraiment côté jardin, et là, aucune réponse ! Il nous faudra passer un coup de fil pour que la maîtresse du lieu vienne nous ouvrir la lourde porte. Une certaine timidité s’imposera d’un prime abord, mais rapidement Estelle nous fera faire le tour de son univers entièrement « revisité » dans l’esprit design, à commencer par la terrasse qui devient, le moment venu, un espace bar à vins (et bières) et même un restaurant, ou salon de thé. Un chef est même chargé de cette délicate « mission » gustative. Le jardin est vaste et curieusement doté d’un nombre impressionnant de fauteuils façon cuir marron, et de petites tables carrées. Tout au fond, une piscine chauffée, couverte en ce jour de grand vent, et son espace balnéo. Nous aurions même eu la faculté d’y rentrer notre véhicule (pas dans la piscine, bien sûr !), faculté que nous déclinerons. Et puis la visite se poursuivra par la partie chambre, pour deux tout d’abord, au premier niveau, avec terrasse et bain de soleil, ou celle des appartements, pour les familles (plus) nombreuses, au second et troisième niveaux, quatre « suites » donnant soit côté jardin, soit côté rue. On est là, incontestablement, en présence d’une restauration de bon goût, et qualité, certes design, mais fignolée, recherchée, stylisée et, malgré tout, ce qui ne gâche rien, ultra fonctionnelle ! L’architecte d’intérieur a certainement bien œuvré et ce d’autant mieux qu’il s’est trouvé « orienté » par l’« inspiratrice » du concept, Estelle elle-même.
Quasiment sous les toits, « notre » espace d’un soir (en fait quatre belles nuitées) s’est fait séducteur, mais tout en sobriété. Soixante mètres carrés, rien que pour nous, répartis tout en largeur, ou en longueur, c’est selon l’angle d’où on l’appréhendera. Du coin salon, quasiment salle à manger avec sa table Louis XVI blanche, et ses quatre chaises (un peu « rigide » et trop conventionnel à mon goût), sans omettre un canapé convertible de lin et deux crapauds de velours marron, ainsi que d’une table basse de simili cuir, on se plait à glisser sur un sol de grandes dalles vernies de couleur gris acier menant, tout d’abord, à une salle de douche traitée dans l’ « esprit » fonctionnel chic. A noter le lavabo rectangulaire ressemblant, il est vrai, plus à l’évier d’une vieille maison de village, pas franchement très pratique à l’usage d’ailleurs.


On voit bien que tout ici, ou presque, a été murement « pesé », pensé et mesuré, sauf, justement, le choix du lavabo et celui du rideau de douche, beaucoup trop minimaliste, qui laisse les projections d’eau se répandre sur tout le sol sans que le tapis de douche n’y puisse rien faire ! Côté chambre, indiscutablement, c’est une jolie réussite, même si, effectivement, cela ne représente pas mon « idéal » décoratif ! Passé cette série de portes en bois naturel (très chalet Megèvan), l’espace se révèlera fort généreux ! A gauche, une petite commode de bois, blanc cassé patiné, et, posée dessus, une machine à café Nespresso avec toutes ses dosettes. Juste au-dessus, un écran LG mural aux 300 chaînes (la grande majorité nécessitant à chaque fois d’appliquer un code de déblocage fort enquiquinant !). Des rideaux rayés beige et bordeaux, un canapé de lin chocolat, une « armoire » à fenêtre ovale blanche, deux chevets assortis, et une literie « exceptionnelle » comme on en rencontre si peu, même dans les plus grands **** ou *****, lui confèrent, curieusement, une atmosphère chaleureuse ! Ici, pas de téléphone, on est donc prié de se servir de son portable pour appeler la réception et commander son petit déj si, comme nous, vous le souhaitez prendre en chambre.
Sinon, il vous faudra envisager la terrasse ! Une (relative) déception nous emplira, dès lors que nous constaterons la banalité des petits pots de confiture, ainsi que des mini viennoiseries et autres petits pains complets « soupçonnés » d’être congelés ! Les petits beurres Président n’auront pas le mérite de rehausser le niveau. On aurait imaginé quelque chose de plus « recherché », de plus authentique et, surtout, de plus conforme à l’esprit de la maison. C’est ainsi que, comme par miracle, nos vœux seront, en partie seulement, exaucés le dernier jour avec une panière de croissants, pains et baguette fraichement conçus par un vrai boulanger !

L’à propos
15, Avenue Frédéric Mistral – 84 100 Orange – Tél. : + 33 (0)4 90 34 54 91
Mobil : +33 (0)6 10 33 06 32 / info@lapropos.com / http// www.lapropos.com

Justin de Provence - 84 100 Orange


Une maison d’enfance…

Les deux principaux hôtels de Châteauneuf-du-Pape étant « privatisés » en ce week-end de la fin du mois d’Août pour cause de mariages, il nous aura fallu aller chercher à quelques kilomètres de là, à Orange très précisément, une maison d’hôtes (ce qui nous arrive, il faut bien l’avouer, assez rarement) comme on en fait peu, voire pas du tout ! Une vraie maison d’enfance, celle de la maîtresse du lieu et surtout de son grand-père Justin qui naquît en 1927. Isabelle Berbudeau, qui y a passé (si, si !) toutes ses plus tendres années, celles dont on ne retient, il est vrai, que le meilleur, mais qui laissent de délicieux souvenirs. L’ancienne bergerie, située au milieu des champs de blés, et de nul part, à mi-chemin (ou presque) d’Orange et de Camaret, a été totalement, et superbement, restaurée en 2003, du salon au plafond et, oserais-je dire, de fond en combles ! Il n’est d’ailleurs, pour s’en convaincre, que de parcourir « son » album photos retraçant la genèse des travaux, avec toutes les « étapes » marquantes, mais également l’état de (relatif) détérioration dans lequel elle se trouvait. Il fallait bien à Isabelle quelque chose de plus pour réussir une telle « mutation » du lieu ! Ne cherchez pas bien loin, c’est la passion ! Une passion animée depuis des années par des rencontres, des pérégrinations, mais surtout une quête perpétuelle et assidue, de meubles ou de bibelots, soigneusement « fouillés » sur les foires ou marchés à la brocante de sa région. Quoi de plus logique pour les « accueillir » que de créer un écrin (adéquat) qui soit en mesure de les « sublimer » ! C’est ce qu’Isabelle s’est évertuée à réussir, tant au niveau des couleurs, des matériaux, de l’agencement que de l’ambiance. Lorsqu’après avoir suivi, de la route nationale, le « fléchage » rose correspondant à l’enseigne pour pénétrer par la double grille de fer forgé sur les sept hectares de sa ferme, vous vous « glissez » dans le hall-véranda et appuyez sur le bouton « sonnette », que personne ne vous répond, si ce n’est un client Anglais attablé dans la salle à manger plus préoccupé (ce qui se comprend bien volontiers) par son assiette de charcuterie que pour aller ouvrir la porte d’entrée à un « estranger » débarquant vers 20 h 30, vous avez quelque part un peu la sensation de vous être trompé d’adresse ! Non pas tant que l’endroit soit désagréable, non, loin de là, mais, plutôt, que l’on pourrait avoir l’impression d’avoir dérangé une réunion, ou une fête familiale ! Isabelle, alertée, viendra bien quelques secondes plus tard nous accueillir, tout sourire et puis de nous faire faire un petit tour du propriétaire « appuyé » de commentaires détaillés. Tenez, par exemple, la salle de remise en forme et son sauna avec moults détails sur la manière de l’utiliser judicieusement, ou la cuisine, en outre (assez) bien équipée, que les clients pourront, à volonté, prendre d’assaut pour se concocter seuls des petits plats à leur convenance (ce que nous expérimenterons dès le lendemain midi), le mini-bistrot avec son comptoir Provençal, ses verres d’une autre époque, ses anciens carafons publicitaires, et sa déclinaison d’apéritifs que l’on imagine aisément à l’heure du jeu de boules dans un film de Marcel Pagnol. On y filerait presque le « Parfait Amour », le surnom qu’Isabelle lui a octroyé ! La piscine extérieure clôturée de grilles de fer forgé, et son bain bouillonnant, se révèleront fort engageants sauf que, ce soir-là, le vent soufflait si fort que l’on n’aurait pas pu envisager vraiment y piquer une tête ! Celle d’intérieur se verra aménagée, selon un style très années 1930, dans l’ancienne grange, avec sa véranda, son salon solarium, son jacuzzi et sa salle de massage.
Et puis, Isabelle fera un petit détour par le barbecue, le coin terrasse et les multiples petits recoins qui aménagés en coin salon, qui proposés en tables de jardin, au milieu des marronniers et autres oliviers, pour, via le salon-cheminée-coin lecture, et salle à manger, en fin de compte, nous faire grimper au 1er étage vers la chambre d’ « Augusta et Léon ». Un espace à deux lits et banquettes de fer forgé, dans les tons argile, poutraisons teintées de beige, boutis provençaux fleuris, radiateurs à l’ancienne, petites appliques et loupiotes « façon » bronze, vieux miroir restauré au mur, toiles florales, rideaux de lin, carrelages de Tarife (imitant de vieux tapis), et, l’espace douche, et toilettes séparés, à « ciel ouvert » (vue sur les poutraisons) tout équipé à l’ancienne jusque dans les moindres détails. Seule ombre, si je puis dire, au tableau, ici, « on » n’a pas prévu la moindre « nuisance » sonore. De ce fait, téléviseur comme chaîne Hi-fi ont été (un peu prestement, à mon avis) prohibés ! Le silence emplira donc l’espace, comme quasiment toute la maison, et vous ne pourrez espérer la moindre info sur BFM ou le moindre adagio d’Albinoni ! Que nenni, vous rétorquera, certainement, Isabelle (enfin, peut-être pas, tout compte fait) qui vous justifiera de son utilité et de l’influence sur votre psychisme, voire de la possibilité de « vous » retrouver (vous ou votre couple ?). Là, j’avoue franchement ne pas parier sur la méthode et il faudra un couple aussi « solide » que le mien pour l’éprouver et pouvoir vous confirmer que cela n’a occasionné aucuns (réels) dégâts ! Après cela, si la nuit s’est bien déroulée si les (petits) accrocs dans les draps brodés de nos grands-mères ne vous ont pas démoralisés, si le matelas (crêpes) de la banquette n’a pas démoli les cervicales ou les lombaires de votre fils (non, à cet âge ils sont costauds !) et, si le « silence » (et quel silence !) n’a pas « achevé » votre couple, vous serez d’attaque, dès 8 h 30, en salle ou en terrasse, le lendemain matin, pour un délicieux et solide « petit déj » ! Ainsi, baguette fraîche, pain au lait à la fleur d’oranger, pain au chocolat, croissant, pain au maïs ou aux céréales, confitures maisons à la prune ou aux abricots, beurre doux, jus d’orange fraîchement pressé (çà change) et thés en sachets, seront-ils délicieusement servis sur la grande table de la salle à manger avec un service ancien en porcelaine (de famille ?) et ce sur un air d’opéra ! Là, Isabelle remontera allégrement dans notre estime !

Justin de Provence – Maison d’Hôtes
Chemin Mercadier- Quartier des Crémades - 84 100 Orange
Tél. : 33 (0)4 90 69 57 94 / 33 (0)6 11 54 20 19
www.justin-de-provence.com / contact@justin-de-provence.com




Photos réalisées par Sylvie Villeger