samedi 30 juin 2012

Restaurant Prunier - 75 016 Paris


Perpétuer la vocation

Les années folles seront finalement à l'honneur en ce jour férié (l'Armistice du 8 Mai 1945) puisque nous prendrons la direction, en évitant soigneusement le Rond point des Champs-Elysées (pour cause de présence, sous l'Arc de Triomphe, des deux présidents, l'un encore en exercice, et l'autre fraîchement élu !), de l'avenue Victor Hugo. A l'angle de la rue Raktir, une enseigne très Art déco (1925) tout à la fois moderne (pour l'époque), et (très) classique (pour le XXIe), conçue, telle une brasserie de luxe, par Émile Prunier le fondateur, par Louis-Philippe (çà ne s'invente pas !) Boileau et Léon Carrière respectivement architecte, et dessinateur du lieu, un lieu dédié, à l'origine, aux produits de la mer qui perpétuera sa vocation culinaire jusqu'en ce XXIe siècle. Ainsi, mosaïques d'Auguste Labouret, sculptures de Le Bourgeois, gravures sur cuivre d'Alexeï Brodovitch, et gravures sur verre de Paul Binet, s'associeront-elles pour lui octroyer une aura indéfectible ! Une ambiance à nul autre pareille, toute de formes géométriques, d'incrustations de triangles dorés sur fond de marbre noir, de vitraux ciselés, tels des volutes, de bas reliefs, et de ferronneries, très « 20.000 lieux « sous les mers » … Mais, parlons peu, parlons bien, Nicolas Barroyer, le directeur, saura « orienter » notre « quête ». Les spéciales Gillardeau n°3, et les spéciales Tarbouriech n°4, feront œuvre d'exaltation ! Pour ma part, la Tarbouriech primera d'une « écaille », mais ceci demeurera, essentiellement, affaire de goût ! L'assiette gourmande Balik, filet Tsar Nicolaj, saumon au Nori, saumon à l'aneth, saumon classic, tartare, et Balik pearls, une palette des « trésors » cachés de chez Prunier, et le caviar Prunier (le seul producteur de son propre caviar), un « tradition » version 30 gr, histoire de demeurer pondéré, s'imposeront à merveille ! 
L'alliance de mini blinis, et des pommes grenailles (séparément), associés au caviar, forceront le respect ! Si je lui préférerais la « version » blinis, il faudra bien reconnaître que le choix du produit s'inscrira dans la suprématie ! Le Saint-Pierre rôti entier au laurier (sous la peau à la Paul Bocuse ?) désarété sur guéridon, épinards en branche en cocotte, le blanc de turbot sauvage, céleri branche, carottes fan confites, et beurre blanc, pointe d'échalote, s'exprimeront en une « langue » empreinte de finesse et de succulence. Côté fromages, le Comté d'Estive, pomme Granny Smith, fermera presque la marche ! 
Mais le clou de l'instant, celui qui ravira même les plus exigeants, ce sera celui des douceurs, celui d'Ali, le chef pâtissier, un exalté du fouet et de la douille. Son millefeuille caramélisé aux fraises des bois, crème vanille, son millefeuille chaud à la cannelle, et sa tarte Tatin comme en Normandie, nous la jouerons tout en sublimation. La crêpe flambée au Grand Marnier, préparée par Alexandre, nous l'interprétera « façon » tradition, son guéridon, son poêlon en cuivre, sa demie orange pressée, un léger flambage, et le tour sera (presque) joué !
Menus déjeuner 45 €, Simone 65 €, Asperges vertes de Provence 85 €, et « Tout Caviar » 150 €.
Huitres de 21 à 38 €. Coquillages & Crustacés de 10 à 75 €. Plateaux de 70 à 110 €. Entrées de 15 à 77 €. Caviar Prunier de 50 € les 30 gr, à 1.355 € les 250 gr. Plats de 32 à 75 €. Fromages 15 €. Desserts de 15 à 23 €.

Restaurant Prunier
16, avenue Victor Hugo
75 016 Paris
Tél. : +33 (0)1 44 17 35 85

Note : 15 /20

Shang Palace * - 75 116 Paris


Voyage en terre méconnue

C'est dans cet ancien hôtel particulier conçu pour le Prince Roland Bonaparte, en 1896, passé, récemment, sous « pavillon » Chinois, que nous aurons été amenés à transporter, furtivement, du calendrier Grégorien au calendrier Chinois ! Ainsi, en cette année du Dragon, la première approche que nous aurons eue du Shangri-la Hotel ce sera pour le Shang Palace, l'un des trente trois au monde, et le seul en Europe (rassurez-vous, nous n'en sommes pas encore parvenus à l'invasion comme pour les Mac Do !), une sorte de nébuleuse gastronomique que nous découvrirons, avouerais-je, non sans appréhension, mais dénué d'apriori (question de personnalité). Le hall tout en discrétion, l'ascenseur glissant au niveau -3 (en sous-sol, pour être plus précis), et nous voici rendus en une Chine (presque) Impériale, du côté Cantonais de la force ! Mobilier, paravents d'acajou ajourés, vases, lustres fastueux, colonnades sculptées de nénuphars, nous conteront, d'entrée de jeu, une histoire quasi intimiste. L'accueil ne fera pas dans la « dentelle » ! Tout en affabilité, et subtilité, un accueil rompu à l'art de la bienséance.
 Une table côté paravent, nappée de blanc, de jolies assiettes dorées, des baguettes d'ivoire, on aurait presque le souhait de croiser Puyi, le dernier Empereur ! Rien que la carte (70 plats et desserts) imposera le respect ! Allez-vous y retrouver si vous n'êtes pas au fait ! Il faudra, incontestablement, toute la disponibilité de Rami Doumani, « notre » serveur de circonstance, pour « éclairer » (sérieusement) notre cheminement gustatif, un « voyage » culinaire dont le Shang Palace se révélera comme le premier volet d'un triptyque gourmet conçu depuis Avril 2011 par le chef, Franck Xu, sous la houlette du chef exécutif, Philippe Labbé. Respect des rythmes de la nature, des saisons, et des produits (très) scrupuleusement sélectionnés, la cuisine Cantonaise saura les sublimer, tout en simplicité, sans les dénaturer. Ni trop salée, ni trop épicée, ni trop sucrée, c'est une cuisine tout en subtilité, et raffinement. Rami placera les plats au milieu de la table, et de nous en narrer, non seulement, l'histoire mais, surtout, le mode d'appréhension, pour certains avec les doigts ! 
Ainsi Dim Sum, crêpes à la farine de riz rouge aux crevettes, Sui Mai, friands de porc, Lo Hei (aux vertus porte-bonheur), sashimi de saumon, fruits et légumes émincés, julienne de méduse, sauce aux graines de sésame, engageront-ils cette douce découverte de mets délicatement fourrés, croustillants, ou fondants à souhait. Le demi canard laqué, façon pékinoise (en deux services), la peau croustillante, des crêpes à la farine de riz (en panier de bambou tressé), concombre et cébette, la chair émincée et sautée au wok, ses feuilles de laitue, s'efforcera d'unir la tradition à la finesse d'exécution. Les crevettes sautées aux légumes de saison, et piment, interpelleront toutes les papilles même les plus blasées, a contrario (peut-être) des nouilles au poulet et pousses de soja, certes héritières d'un savoir-faire « ancestral » mais, oserais-je dire, beaucoup plus « rustiques » ! 
Les « plaisirs sucrés » s'avanceront tout en suggestion et association. Le contraste subtil d'une coque de sésame croustillante, et le velouté d'une crème d'amande, le moelleux de trois boules à la crème montée, ses fruits frais, et le précieux de trois mini tartelettes aux œufs, des saveurs étonnantes, confondantes, déconcertantes parfois, mais toujours savamment, et astucieusement, appréhendées ! Désolé Monsieur Pudlowsky de ne pas vous avoir suivi dans votre « réquisitoire » !
Les accords mets et vins du chef sommelier Cédric Maupoint, parmi les 650 références du lieu : un Meursault les Criots – Domaine Ballot Millot – 2008, un Saint-Julien La Croix de Beaucaillou – 2006, et un Sauternes Château Guiraud – 1988.
Ouvert du jeudi au lundi de 12h à 14h et de 19h à 22h30. Fermé les mardis et mercredis.
Menu déjeuner : Menu Dim Sum à 58 €/ pers., proposé à l'ensemble de la table (sauf le dimanche), et Menu Jade à 70 €/ pers., proposé pour l'ensemble de la table. Menus pour le dîner à 98 et 128 €. Recommandations du chef de 25 à 138 €. Entrées froides de 15 à 42 €. Rôtisserie de 22 à 160 €. Soupes de 18 à 55 €. Poissons et fruits de mer de 25 à 175 €. Viandes et volailles de 32 à 145 €. Légumes et végétariens de 18 à 28 €. Riz et nouilles de 22 à 30 €. Desserts de 10 à 16 €.
service voiturier

Restaurant Shang Palace*
Shangri-la Hotel*****
10, avenue d' Iéna
75 116 Paris
Tél.: +33 (0)1 53 67 19 92

Note : 16/20



La Bauhinia - 75116 Paris


En parfaite harmonie

Serait-ce un changement radical d'univers ? Hier, toute la Chine Impériale, et, aujourd'hui, Bleu, Blanc, Rouge (François le Français !). Que nenni ! Car l'Empire Français (le 1er), et le Chinois auront, finalement, réussi à prendre quelques « libertés » pour se familiariser ! Tons pastel apaisants, vert d'eau, et sang de bœuf, en parfaite harmonie d'âme et d'esprit, piano susurré délicatement, chaises stylisées, fauteuils de velours vert amande, et puis des buffets à l'entrée, de gauche comme de droite, le chef Franco Miotio, entoqué jusqu'aux sourcils, à disposition, le tout « chapeauté » par une verrière d'époque magnifiante (découverte, pour la petite histoire, lors des travaux) ! Le samedi, et le dimanche, La Bauhinia fera sa « mue » ! Exit le carte de la semaine, et bienvenue au style brunch Franco-Asiatique (si, si çà peut surprendre, mais çà existe !). Un doute ? Les buffets boulangeries (viennoiseries, et brioches, ou variétés de pains), verrines (soupe de cresson, guacamole à le crème de wasabi, gaspacho de betterave, et royale de foie gras), charcuteries, et spécialités Asiatiques (Thaï beef salad, rojak buah, som tam et maki, ou rouleaux de printemps) que nous appréhenderons en toute sérénité, vous l'enlèverons à coup sûr !
 Le temps de s'y retrouver, grâce à Adeline qui ne s'économisera pas franchement en explications, les œufs de Marans brouillés, onctueux en diable, ou Bénédictine à la truffe noire diablement expressifs, nous la joueront saveurs authentiques ! L'Otak Otak, d'origine Indonésienne, sa papillote de cabillaud, curcuma, tamarin, feuilles de kaffir, lait de coco, citron vert, et basilic Thaï, frisera le délire ! Comment ne pas succomber ? Difficile de l'envisager ! Ma femme se dévouera, pour son plus grand bonheur ! Et, moi de me contenter d'une (petite) assiette de charcuterie finement tranchée. La pièce de bœuf Black Angus (tranchée dans son épaisseur), duxelle de champignons de Paris, olives et câpres, son écrasé de pommes de terre aux herbes fraîches, et ses pommes soufflées, ne s'inscrira pas vraiment dans l'Asiatique, mais plutôt, dirions-nous, dans la tradition Occidentale ! Les fromages affinés de chez Monsieur Lefèvre, Comté, Saint Nectaire, Brie, et Brillât-Savarin, en « vision » directe sur guéridon, la quasi perfection friseront. Là, j'avoue que le thé Wullong Tie Guan Yin, bien qu' Impérial, ne s'accommodera plus vraiment ! Pour les desserts d'antan de François Perret, le chef pâtissier, tarte Normande, tarte Bourdalou, flan Parisien à la vanille, baba au Rhum, riz au lait à la brunoise de mangue, œufs en neige, mousse au chocolat, crème caramel, le tout en mini portions, s'avéreront tout simplement « Impériaux », allez, soyons audacieux, totalement « Divins » ! Dommage qu'il me fallut en appeler à cinq serveurs, bras en l'air (et poings fermés ?) pour attirer leur attention uniquement pour un café ! Mais, Adeline s'en était allée …
Brunch classique 92 €, accompagné d'une coupe de champagne ou d'un verre de vin 110 €. Brunch des enfants 38 €. Le samedi et dimanche.

La Bauhinia
Restaurant Lounge
Shangri-La Hotel & Resorts*****
10, avenue d'Iéna
75 116 Paris
Tél.: +33 (0)1 53 67 19 91
Service voiturier

Note : 14,5 /20




vendredi 29 juin 2012

L'interview PsyCho'Tok de Pierre Negrevergne (la Terrasse Mirabeau à Paris)

Pierre Negrevergne










Mon objet fétiche :
Mon porte clé n°21 de l’Hôtel Terminus de Villard de Lans (hôtel qui n’existe plus)…mais qui est toujours avec moi !


Ma musique favorite:
Stretch: “Why did you do it?”


Mon meilleur souvenir d'enfance :
Partir en vacances en famille dans la 404 et sillonner les petites routes départementales pour découvrir la France et ses parfums…


Ma première recette :
Des beignets viennois avec ma maman


Mon parfum préféré :
La fleur du Frangipanier


Mon dernier rêve, ou mon cauchemar le plus marquant :
Sable blanc, soleil et un bon verre de rosé bien frais entre amis !


Mon plus gros défaut :
Têtu, ascendant borné !!!


Mon animal préféré :
L’Eléphant


Mon food blocage :
La cuisine genre « Tricatel » (Aile ou la cuisse)


Mon signe astrologique :
Lion


Ma phobie :
Enregistrer les valises de ma femme à l’aéroport alors qu’on est limité à 20kg pour aller à l’autre bout du monde


Ma plus grande qualité :
Il faut demander à ma femme !
Sa réponse : "Ton flegme, mon amour"


Ma passion :
Continuer à découvrir des cuisines et des vins du monde entier et créer des liens avec ceux qui les font 


Mon signe particulier :
Avoir confiance en la nature humaine


Mon pêché mignon :
Manger les fruits sur l’arbre


Si je n'étais pas chef, quelle carrière aurais-je souhaité :
Mr Loyal dans un grand cirque qui sillonne le monde où directeur d’un cabaret ambulant


Mon insulte favorite en cuisine :
Chouchou, ça va brûler !!! (J’ai horreur des gueulards…)


Ma citation de prédilection :
"Il vaut mieux l’amertume de l’échec que la frustration de ne pas avoir essayé "


Mon vœu le plus cher :
Partir sur les routes avec femme et enfants pour monter mon restaurant ambulant...

mercredi 27 juin 2012

Le Mathusalem - 75 016 Paris



Une vie sans vin, est une vie en vain !

Le petit monde de la « bistronomie », détiendra , non loin de France télévision, un petit bijou de sincérité, et de spontanéité, détenu, depuis 2006, par Thomas Kazanbjian (associé au petit fils Berthillon, Lionel Chauvin), un « amour » de propriétaire, qui saura ce qu'authenticité signifie !
Et, ce n'est pas l'aspect murs « briqués », plafonds staffés (blanc et vert olive), casiers à vins, nappes (à carreaux blanc et rouge), (maxi) ardoises murales pour la sélection des vins, et puis leurs délicieux luminaires suspendus, très années 20. Le foie gras mi-cuit nous interpellera par sa belle générosité, mais, également, sa simplicité. La texture, tout à la fois compacte et onctueuse, déroutera quelque peu. Le saucisson de Lyon en émincé, sa pommes de terre, et le Jabugo patta Negra (24 mois ?) voluptueux en diable, confirmeront bien la vocation du lieu. La blanquette de veau en cocotte, ses oignons grelot, l'entrecôte Hollandaise (origine Boucherie Nivernaise), et le foie de veau au Banyuls, sa purée maison (elle aussi en cocotte), s'inscriront dans l'optimisme, et cette humilité désarmante. Beau choix des produits, belle appréhension des cuissons, un point sur lequel il n'est nulle possibilité de « transiger ». 
Le sommelier, Rémy Bain, un ancien de chez Hédiard, place de la Madeleine, nous concoctera l'une de ses « bonnes » sélections au verre, avec un Domaine du Bois Rosier – Pouilly Fumé – 2010, un Rolly Gassmann – Auxerrois – 2005, et un Château Saint-Roch – Lirac – 2009, mieux que respectables au demeurant. Le mille feuille « démesuré », comme ils disent, à la crème légère fouettée, la tarte Tatin aux pommes, la « vraie », « géantissime », et « tendrissime », glace vanille de chez Berthillon, et le pain perdu beurre salé, sa glace caramel beurre salé, combleront toutes nos attentes et, oserais-je même dire, nos convictions culinaires ! Je demeure convaincu qu'ils combleront les vôtres !
Menu à 26 € (entrée + plat, ou, plat + dessert). Entrées 9 €. Plats 17 €. Côté Mer et viandes 17 €. Fromages 10 €. Desserts 9 €.

Le Mathusalem
Restaurant traditionnel – Bar à vins
5, bis Boulevard Exelmans
75 016 Paris
Tél.: 01 42 88 10 73
Service voiturier
Métro ligne : 9 : arrêt Exelmans
RER C : arrêt Boulevard Victor Hugo
Tramway T3 : arrêt Pont du Garigliano


Note : 13,5 /20




samedi 23 juin 2012

La Brasserie du Louvre - 75 001 Paris



Le bien manger, et le manger juste !

A peine sortis de la galerie du Palais Royal, une averse nous ayant contraint à nous « protéger » (à signaler que nous serons en juin) la Brasserie du Louvre qui la « fixera du regard » depuis des lustres occupera une place prépondérante au cœur d'un triangle d'or, que dis-je, de platine, Louvre, comédie française et conseil d'état. Tons gris bleuté, voire violacé, fresques dorées « comme des dédicaces » (la Joconde, Odalisque d'Ingres, Vénus de Milo), cuivres, lustres, boiseries moulées satinées noires, et miroirs biseautés de toute part, constitueront la nouvelle atmosphère voulue, en 2010, par le nouveau directeur de l'hôtel éponyme, Alessandro Cresta. Le côté intimiste du lieu, une succession de coins, recoins, et de banquettes de velours rayé rouge et or, révélera une décoration menée de main de maître par Marc Hertrich, un designer de conviction. Côté carte, le chef, Denis Bellon, un ancien de chez Drouant et, Ladurée, « coatché », « inspiré » oserais-je même dire, par Guy Martin « himself » (vous savez le Grand Véfour, et ses **), s'inscrira dans la néo-brasserie, à mi-chemin de la tradition rassurante, et des « touches » contemporaines. Une « simplissime » tomate « cœur de bœuf », tranchée, sa mozzarella di Bufala, basilic, huile d'olive et vinaigre balsamique, prendra des allures conquérantes. Un foie gras de canard mi-cuit aux herbes (persil, cerfeuil, et filet de citron), confit de fruits et oignons rouge à la raz-el-hanout, intriguera, certes, mais tout en noblesse. L'entrecôte grillée (environ 300 gr), ses légumes au wok, toute d'humilité, et de sincérité, ne pourra, il est vrai, « rivaliser » avec le filet de bœuf, ses frites fraîches, ou le hamburger, en petites bouchées, en faite trois mini hamburgers, et ses oignons rouges en beignet, un « différend » vite occulté. Côté douceurs, « œuvre » du chef pâtissier Laurent Célestin, la tarte aux fraises, le baba au rhum façon Mont Blanc, et la tarte citron meringuée, dévoileront un talent certain, un don pour la « mystification » pâtissière (dans le sens facétie du terme, bien évidemment), de quoi ravir les inconditionnels de gourmandises, friandises, et autres gâteries !
Notre dégustation de champagne et vins proposés par Mehdi : Champagne Taittinger – rosé – cuvée Prestige, Châteauneuf-du-Pape Clos de l'Oratoire – 2009 (le tout au verre, ou à la coupe, rassurez-vous).
Menus du déjeuner de 33 à 39 €. Entrée du jour 12 €, plats du jour 22 €, dessert du jour 12 €.
Entrées de 12 à 23 €. Viandes de 23 à 31 €. Poissons de 20 à 30 €. Burgers de 17 à 22 €. Salades de 16 à 22 €. Assiette végétarienne 15 €. Fromages 12 €. Desserts de 10 à 12 €.
L'été, terrasse fleurie avec vue sur la place du Palais Royal.
Service continu 7j/7 de 12h00 à 22h30

La Brasserie du Louvre
Place du Palais Royal
75 001 Paris
Renseignements et réservations au 01 44 58 37 21

Note : 13,5 /20

mercredi 20 juin 2012

La Garçonnière - 75 016 Paris



Un « investissement » passion !

Le premier bar à vins sur Paris, et le premier du XVIe (arrondissement), un « modèle » repris depuis le mois de Janvier dernier par Emmanuelle, en salle, et Bruno, aux fourneaux (un chef farfelu et saltimbanque, qui se « toquera » rien que pour venir nous voir à la fin du repas), un duo de jeunes passionnés prêts à (presque) tout pour vous séduire ! Côté déco, le mastic, le vert olive, et le bois, régneront en maître, tout comme le comptoir « façon » zinc (de chez Nectoux, une référence en la matière, paraît-il), le parquet et les ardoises à vins, ou à mets, tous azimuts. L'inspiration bistrot se fera, indéniablement, sentir surtout lorsqu'à l'heure voulue, les clients s'y agglutineront histoire, peut-être bien, d'y espérer une place ! Emmanuelle, tout sourire, tentera bien de canaliser le flot, mais, malgré sa pugnacité, elle aura bien du mal ! L'œuf mayo (un regret que la mayonnaise ne fut pas maison), l'assiette de jambon de parme fort honorable, et les rillettes de maquereaux à la coriandre, délicates, et onctueuses en diable, respecteront les critères de la bienfaisance ! Le tartare de bœuf de Salers, poêlé, parmesan, ses frites maison, l'entrecôte à la plancha de chez Tribolet environ 300gr, ses frites, et l'onglet de bœuf « Black Angus » de chez Prosher, formeront le « noyau dur » de cet instant (culinaire) pas tout à fait comme les autres. La brioche perdue, fraises poêlées, et caramel au beurre salé, le riz au lait, caramel à l'identique, et le tiramisu en verrine, bouleverseront nos habitudes avec une sincérité (assez) bluffante et une approche séduisante des gourmandises, de nos jours assez « banalisées » ! Café Richard, le Florio, impeccable.
Entrées de 4,80 à 12 €. Plats de 13,50 à 20 €. Salades de 11 à 12 €. Desserts de 6 à 9 €.

La Garçonnière
98, rue Michel-Ange
75 016 Paris
Tél.: 01 46 51 27 50
M° Porte de Saint-Cloud

Note : 13,5 /20


mardi 19 juin 2012

La Marée Passy - 75 016 Paris



Il vous vantera la fraîcheur de ses « bébés » !

Jean-Michel Bichard aura voulu sa table à sa propre image, non pas qu'il ait changé quoique ce soit à la déco (depuis sa reprise, il y a six ans) toujours aussi vivace avec ses murs de bois cérusé, ses placages de bois blond, sa dominante de tons rouges, ses photos de voiliers et goélettes, et puis, ses multiples coins, et recoins (sauf sur les banquettes en coude à coude, ou presque), tous plus intimistes les uns que les autres, mais plutôt que l'essentiel sera dans l'assiette, d'autant que Jean-Michel ne fera pas mystère de sa passion pour les poissons, et autres crustacés, lui qui serait, avant tout, négociant à Neuilly (Le Club du Poisson, une institution parait-il depuis 40 ans). Ici, on aura donc revu les tarifs (du prédécesseur) à la baisse, augmenté l'espace dévolu à chaque convives (c'était vraiment, très, très serré), et (nettement) amélioré, en connaisseur qu'il est, la qualité, et l'origine des produits. Les acras de morue, et les langoustines (quasiment dépiautées) ne feront pas mentir le patron quand il vous vantera la fraîcheur de ses « bébés » ! Pour les asperges sauce mousseline, mon choix perso, point de critique ! Le barbue simplement grillé, sa purée maison, une conjonction heureuse, et goûteuse, les solettes et le homard Breton grillé au naturel, sans artifice aucun, combleront les plus sourcilleux d'entre nous. Comment, d'ailleurs, pourrait-on, envisager une quelconque contestation en un lieu qui se sera totalement voué à votre plaisir ! Le service, bien que tout en discrétion, s'inscrira dans l'efficacité, sans le moindre chichi ! Et, pourtant, certains habitués, et pas des moindres, Michel-Edouard Leclerc, Daniel Hetcher, etc, etc, y rechercheraient, justement, cette simplicité tant convoitée ! Pour les gourmandises (toutes maison, sauf la pâte feuilletée, nous confiera Jean-Michel !), le baba au Rhum (géant), pour deux, trois, ou plus, sa crème fouettée, les crêpes Suzette, avec le vrai jus d'orange pressé, le pain perdu, caramel beurre salé, sa glace caramel, et la tarte fine aux pommes, sa glace vanille, il n'y aura rien à appréhender, puisqu'ici, ce sera « la » spécialité, l'instant que l'on ne redoutera plus !
Huitres spéciales « Papillons » à 15 €. Entrées de 10 à 14,50 €. Plats de 26,50 à 29 €. Desserts de 8,50 à 18 €.
Ouvert tout les jours. Service voiturier

La Marée Passy
Restaurant de poissons
7, avenue Paul Doumer
75 016 Paris
Tél.: 01 45 04 12 81

Note : 14 /20


dimanche 17 juin 2012

Giulio Rebellato - 75 116 Paris


Sans forfanterie aucune !

Je vous révélais, il y a à peine une semaine, la « version » pizzeria de la maison Rebellato, et ce ne sera pas trahir un secret que d'évoquer l'enthousiasme qui était le nôtre ! Aujourd'hui, c'est l'autre « version », la gastro, vous savez celle qui aura reçu la visite de Carla et Nicolas, peu avant le 15 Mai (je vous en parlais côté pizza) ! Déco, certes, un peu kitch (nous on adore !), concoctée par Jacques Garcia en personne (encore un autre habitué des lieux), tissus chocolatés, et boiseries de partout, chaises de velours vieux rose, nappes (presque) assorties, et les incontournables photos du patron (disparu depuis) avec Johnny, ou Olivier, son fils, avec Nicolas Sarkozy, pour son 56e anniversaire ! Notre « périple » gustatif ne lui donnera franchement pas tort ! Le maître d'hôtel, Nando, Italien d'apparence, et de conviction, mais Portugais de « naissance », petite barbichette fluette (la Royale, reconnaissable d'entrée de jeu), nous engagera sur un capriccio de mozzarella con pomodoro, une « simple » tomate, sa mozza di Boccoccini, calamari al sallo, servis encore fumants, des antipasto della casa, brocolis, poivrons, aubergines, et courgettes grillées, mozza, et bresaolla, qui feront beaucoup mieux que d'« exister », là, dans notre assiette, au point d'« exploser » littéralement en saveurs, et faveurs ! 
Le risotto rucola e scampi, onctueux, mais pas irrévérencieux, tout en superlatif, le ravioli farciti di ricotta espinaci con salsa al pomodoro e basilico, débordant d'amour, et de respectabilité, et le carpaccio de bœuf alla veneziana, tout en naturel, ses copeaux de parmesan, mettront en exergue des dons ignorés par certains, mais prisés par d'autres, ceux de José Marqués, un chef discret, sans forfanterie aucune. L'instant bluffant, celui auquel on ne pourra résister, pas même en bloquant les pieds en avant, les dolci, trois spécimen des sus-dit nommés, « le » tiramisu (Ouaaah, quel modèle), zabaglione, un sabayon, « monté » au fouet (on l'entendra de la salle, c'est un signe révélateur), en verrine, d'une douceur angélique, et la pannacotta (toute fraîche de la fin de la matinée) encore tiède, divine à souhait, tout cela nous prendra aux tripes, par les sentiments, sans aucun ménagement !
Antipasti de 16 à 22 €. Risotti de 26 à 36 €. Pasta de 16 à 24 €. Pesca de 32 à 39 €. Carni de 26 à
28 €. Fromaggi de 10 à 12 €. Dolci de 9 à 12 €.
Ouvert tout l'été, mais fermé dimanche et lundi.

Giulio Rebellato
136, rue de la Pompe
75 116 Paris
Tél.: 01 47 27 50 26

Note : 14,5 /20

samedi 16 juin 2012

L'interview PsyCho'Tok de Christian Morisset (le Figuier St Esprit à Antibes, 1*)

Christian Morisset















Mon objet fétiche :
La souris de l’ordinateur

Ma musique favorite :
La musique celtique

Mon meilleur souvenir d'enfance :
Première cueillette de pommes de terre et jeunes carottes le 1er dimanche du mois de mai avec mon père et  faire les vendanges en famille

Ma première recette :
A l’âge de 5 ans, mes premières galettes à la crème de lait avec ma maman

Mon parfum préféré :
La fraise

Mon dernier rêve le plus marquant :
Réflexion sur une réalisation d’un plat

Mon plus gros défaut :
Râleur

Mon animal préféré :
Ma petite chienne (yorkshire) Dina

Mon signe astrologique :
Sagittaire

Ma phobie :
Les rats

Ma plus grande qualité :
La générosité

Ma passion :
Mon métier, la cuisine

Mon signe particulier :
La moustache

Si je n'étais pas chef, quelle carrière aurais-je souhaité :
Cycliste professionnel

Mon insulte favorite en cuisine :
T'es vraiment un âne !

Ma citation de prédilection :
On peut toujours y arriver !

Mon vœux le plus cher :
Que ma famille soit en bonne santé



jeudi 14 juin 2012

Hôtel de Crillon ***** - 75 008 Paris


Réservé aux seuls ambassadeurs ?

Si l'on se réfère à la « grande » histoire, celle du XVIIIe siècle, et à un architecte de génie, Jacques Ange Gabriel, l'équation ne pouvait donner qu'un chef d'œuvre, là, sur la place du roi Louis XV (devenue en 1792, la fameuse place de la Concorde), un majestueux hôtel particulier, un hôtel réservé aux ambassadeurs « extraordinaires », propriété des comtes de Crillon, qui aura vu se marier feu le Roi Louis XVI, et Marie-Antoinette ! 1909 sonnera finalement le changement de cap radical d'un destin hors du commun ! Devenu Palace, il le restera, et avec quel succès, mais surtout quelle noblesse ! Le roi Juan Carlos, l'Empereur Hiro Hito, et l'Empereur d'Iran ne s'y seront pas trompés. Pourtant, on ne pourra pas dire que l'entrée du lieu fera dans la grandiloquence, à tel point que nous la confondrons, presque, erreur très rapidement rectifiée, avec celle de l'automobile club voisin, c'est tout dire ! Petit épisode cocasse qui n'aurait rien gâché, sauf à ce qu'à peine franchi la porte pivotante, et arrivé au check'in, comme ils disent, un jeune « préposé » à la remise des clés, et à la signature, se soit senti obligé de faire un excès de zèle, au demeurant assez déplacé. Il faudra toute l'affabilité de Mylène, sa chef de réception, pour « requinquer » une arrivée passablement « endommagée ». Ne serait-ce que pour la gentillesse de tout le reste du personnel, bagagiste, portier, ou même concierge, j'éviterai de donner là un avis on ne peut plus incisif sur des gens qui n'auraient absolument rien à faire en un lieu hors du temps, un lieu d'exception ! Parcourir le hall, un poil suranné il est vrai, de marbre saumoné, tout en harmonie de dorures, de staffs, et de stucs, se glisser dans l'ascenseur direction le premier niveau, et, après quelques pérégrinations par deux ou trois couloirs, aboutir à l'objet de notre curiosité, la suite 134 et 136, une suite tout à la fois humble et pompeuse, s'avérera un délicieux instant de révélation ! Moquette rubis, tapis Iranien, tentures vert olive, lustres à pampilles, commodes Boule, et bouquet d'orchidées, le décorum de la « partie » salon s'inscrira, donc, dans la sobriété, mais pas dans l'excentricité. L'espace sommeil affichera, quasiment à l'identique, son changement de « statut », et d'arborer un modèle de literie on ne peut plus généreux (des « jumeaux », à l'ancienne) auquel on ne pourra, certainement, pas reprocher la moindre « pingrerie » côté confort ! Petite attention de la direction, un thé des Amours, une bougie parfumée signée « Hôtel de Crillon », et un coffret Carita de crèmes, et autres produits de soins. Même les kleenex arboreront la griffe du lieu, dorée à chaud, sur fond parchemin. L'aspect technologique ne sera pas de reste, et l'on n'aura pas omis les (inévitables ?), et indispensables écrans plats, la station i.pod, une connexion internet sur l'écran plat de quoi satisfaire les irréductibles « accrocs » de « nouvelles technologies ». Ceci dit, le lieu se suffisant à lui-même, c'est, essentiellement, de son histoire qu'il tirera ce charme si singulier qui fera de lui, à en croire nos infos, le premier hôtel de France, ce qui n'est pas rien ! L'aspect aisances, bains et douches, dévoilera un modèle du genre, (hyper) soigné, plan de marbre à double vasques, cabine de douche (hyper) isolée, peignoirs, mules au motif du Crillon (qu'inévitablement le client emportera, histoire de se souvenir un peu, beaucoup, passionnément), et puis, toute une batterie de crèmes pour le corps, de gel pour le bain, shampoing, baume, après shampoing, et savonnettes de chez Annick Goutal, ainsi qu'un nécessaire pour rasage, mini bombe de crème à raser Avène incluse. Comme diront ma femme, et mon fils, pourtant rompus à l'« exercice », le petit déj' sera « canon » ! Sur guéridon servi il sera, panière de viennoiseries impeccables, beurres d'Echiré, thés Betjeman & Barton, café maison, confitures « Hôtel de Crillon », et jus d'orange fraîchement pressé, rien n'y manquera. Un modèle de simplicité, d'efficacité, et de générosité fort apprécié ! Quant vous saurez que tout cela « cessera » d'ici au mois de Novembre 2012, pour cause de (très) grands travaux, durant deux années au moins, vous ne pourrez peut-être pas (quoique) y réserver une suite, mais, au moins, venir « céder » à la tentation d'un chariot de pâtisseries d'anthologie, charmes du jardin d'hiver compris !
Tarif de la Suite supérieure 134-136 : 1.800 €. Petit déj' continental 38 €/pers. Garage fermé

Hôtel de Crillon *****
The Leading Hotels
10, place de la Concorde
75 008 Paris
Tél.: +33 (0)1 44 71 15 00 / Fax.: +33 (0)1 4 71 15 02

Note : 16,5/20

Photos : (c) Eric Cuivillier



L'instant d'Or - 75 008 Paris


Un heureux trait du destin !

L'adresse (face au Gorges V), aura très certainement, pesé lourdement, dans le choix de Frédéric Duca, le chef, et maître de maison, un « ex » de Passédat, Taillevent, du Fouquet's, et d'Hélène Darroze, pour venir ouvrir, là, une toute autre maison culinaire, un lieu de « plaisirs gustatifs » totalement décalé ! D'ailleurs, n'aura-t-il pas, lors de notre première rencontre, établi le « parallèle » entre l'appellation de son restaurant, et celui de mon blog ! Un (heureux) trait du destin, penserais-je ! Il est vrai qu'ici l'on aura joué la carte de la sobriété, tant au niveau de la déco, que dans l'accueil. Il ne sera pas trahir un secret que d'évoquer une ambiance (très) design, tout de laqué blanc, de banquettes gris perle, de fauteuils ivoires, et lustre chromé en « éclaté » de fibre optiques étoilés, un « souffle » un poil « glacé » entre les corniches « Haussmanniennes », le miroir en reflet, et le parquet. 
Côté carte, le saumon, façon tataki au caviar impérial de France, et zestes de citron vert, mousseline de choux-fleur de printemps, et sorbet concombre, le homard bleu pris dans un consommé de crustacé au curcuma, salade de crudité, et copeaux de porc targue, et les asperges vertes en velouté, et rôties, pannacotta de parmesan, cuisses de grenouille, et jus de bœuf aux olives Taggiaches, joueront l'angélisme sans arrogance aucune ! La sole petit bateau, filets tartines de limequat confit, déclinaison de fenouil, condiment Méditerranéen, la pomme de ris de veau, rôtie à la sauge ananas, pomme de terre croustillante et purée aux morilles, sauce au vin jaune, et la Daurade Royale sauvage, pavé de patates douces, sauce citronnelle, afficheront une authenticité désarmante et une inventivité (quasiment) sans limites. La pâtissière Japonaise, Kiriko Nakamura, s'inscrira dans le même registre avec cette perception intimidante de l'art pâtissier. Son citron, crème prise au citron, « siphon cake » et sorbet céleri, sa pomme millefeuille à la farine de sarrasin, crème légère au jasmin, sa mangue, baba imbibé au rhum, mangue, orange, chantilly au sucre musovado, et son chocolat, biscuit fondant, parfait praliné et crumble noisette, crème chocolat Caraïbe, plongeront au plus profond de nos convictions pour en extraire l'inévitable comparaison. Conclusion, on frisera l'exception !
L'instant découverte en 4 services 68 €/ en 6 services 98 €. Menu déjeuner « retour du marché » à 32 et 42 €, ou entrée 18 €, plat 35 €, dessert 12 €. Entrées de 20 à 28 €. Plats de 44 à 48 €. Pâtes & ravioles 28 €. Desserts 12 €.

L'Instant d'Or
36, avenue George V
75 008 Paris
Tél.: 01 47 23 46 78

Note : 15/20


mercredi 13 juin 2012

Da Vinci - 75 016 Paris



Comme une colombe sur sa Sainteté le Pape !

Il faudra bien toutes les saveurs de l'Italie, et la truculence de Maria Arrizza, la « mama » du lieu, pour expliquer cet engouement pour une table, certes, idéalement positionnée dans le XVIe (arrondissement, bien sûr !), (presque) face à France Télévision, et juste à la sortie de la rampe du pont Galliliano. Un heureux trait du destin qui lui ira comme une colombe sur sa Sainteté le Pape ! L'alliance de tons café, chocolat, noir et ivoire, les lustres chromés, les chaises galbées, l'énorme bouquet d'orchidées trônant à l'entrée, les drapés de lin, et la (petite) terrasse (d'à peine une douzaine de places), tout ceci nous transportera de bonheur en ce 1er Mai ! La fête du travail n'aura, ici, pas vraiment de partisans ! Maria nous engagera à une farandole de dégustations, un Pomodoro mozzarella di Bufflonne, et jambon San Daniele, pugnace, et sensible, et un rostini al San Daniele, moelleux et vaporeux. Le pain de mie légèrement grillé, sa mozza fondue, il ne lui en faudra pas beaucoup plus. Le risotto alla créma di tartufo nero (à la crème de truffe noire), générera des sensations incomparables tout comme les pappardelle alla Romana, sauce tomates, aubergines, mozzarella basilic, et parmesan, généreux et facétieux. Les fettucicine ai funghi porcini, vino Biancha e formaggio di capra (cèpes, vin blanc, et fromage de chèvre) nous l'interpréteront sincérité, et humilité. Il est vrai que l'attraction viendra, aussi, d'un mini chihuahua noir de cinq mois, le nouveau « jouet » de Maria qui tentera de renouveler, à la Steeve Max Queen, son évasion systématique ! Pari réussi, puisqu'elle le récupérera sur le trottoir ! Côté dolci (douceurs en « transalpin »), le tiramisu da Vinci, aux griottes, le veneziano au café, la pannacotta aux fruits rouges, et le « caffe » gourmand (avec les trois desserts version mini) nous convaincront qu'avec Maria tout est possible même les plus douces sensations. Notez qu'à compter de la rentrée de septembre prochain elle « œuvrera » ,face aux caméras, le matin, chez William Leymergie !
Antipasti de 14 à 20 €. Risotti de 16 à 28 €. Gnocchi frais de pommes de terre de 17 à 18 €. Cappellacci Freschi de 16 à 20 €. Spécialités de la maison de 18 à 25 €. Le carni (viandes) de 18 à 25 €. Pesce (poissons) de 27 à 28 €. Pasta de 16 à 20 €. Gratin de 14 à 18 €. Pizzas de 14 à 18 €. Fromaggi de 8 à 11 €. Dolci de 8 à 15 €.

Da vinci
Ristorante Italiano par Maria Arrizza
18, boulevard Exelmans
75 016 Paris
Tél.: 01 46 47 50 83
Service Voiturier

Note : 14 /20


jeudi 7 juin 2012

Les 5 Sens - 84 000 Avignon


Une élégante disponibilité

Un M.O.F (1986) çà se mérite, dirons certains. Certes, mais j'aurais tendance à rajouter, pas tous ! Thierry Baucher jouera bien dans cette « cour » là non sans humilité, et sincérité. Christelle sa femme, en salle, ne fera, indéniablement, pas « tourner les serviettes » ! Bien au contraire, affichera-t-elle une discrète bonhomie, une élégante disponibilité, et une attention de tous les instants. Côté déco, un « air » Indonésien aura soufflé sur le lieu ! Plafonnier Birman, toile Hindoue, portes ciselées de Djakarta, s'imposeront en toute sérénité en une ambiance plutôt design. On s'y sentira bien, très bien même ! Le velouté de lentilles, espuma de poitrine fumée, et chips de vitelotte, fera mieux que de s'afficher, il prévaudra. Le foie gras de canard en duo, quenelle de vieux garçon, et vin doux de Rasteaux, les moules soufflées Catalane, riz safrané, et jus d'écrevisses, ou la Saint-Jacques en tartare, et rôtie, purée de petit pois, suprêmes d'agrumes, imposeront le respect d'une appréhension brillante, subtile, et (très) efficace ! La noix d'entrecôte de Bavière, tomate grillée, purée à la fourchette, et salade, n'aura qu'une relative ténuité à se reprocher, sinon elle eut frisé une jolie excellence. Le cassoulet gastronomique de Castelnaudary, cuisiné et gratiné en chapelure Provençale, fera beaucoup mieux que d'exister, tout en finesse il sera révélé. Le pavé de magret infusé au Côte du Rhône, caramélisé aux dragées Avola, surprendra mais ne décevra pas. L'assiette de fromages de Josiane Deal (à Vaison-la-Romaine), autre M.O.F, une « célébrité » locale (si j'ose dire) satisfera les plus exigeants. Idoine en tous points ! La déclinaison de fruits de saison, les cinq textures des 5 Sens, une pomme façon Tatin surmontée d'une feuille d'or, son sorbet poire et sa tuile au Carambar, le millefeuille minute Amandine, mangue, ananas, sorbet sweet vanillé, et le sabayon pistache, compotée de fruits rouges, et sorbet fraises des bois, marqueront d'une « pierre blanche » les capacités pâtissières d'un chef remarquable de sincérité et d'opiniâtreté. Une découverte tardive, certes, mais sur-éminente ! Bravo Monsieur Baucher !
Suggestions du midi de 15,50 à 18,50 €. Menu Végétarien 39 € et Menu Plaisir 48 € et Menu Carte Gourmande 58 €.La curiosité (entrées) 23 €. Le plaisir (plats) 33 €. La gourmandise (desserts) 12 €.
Du mardi au samedi.

Restaurant Les 5 Sens
Place Plaisance
18, rue Joseph Vernet
84 000 Avignon
Réservation au +33 (0)4 90 85 26 51


vendredi 1 juin 2012

Le Savenay - 75 016 Paris



Alexandre le « Bienheureux » !

Aujourd'hui, ce sera au tour d'une brasserie comme il doit en exister des tonnes sur Paris, et région, mais, à une nuance prés tout de même, que l'on aura affaire aux propriétaires directement, en l'occurrence, Alexandre Carbonnel, et Nathalie Leybros. Côté conseils, et contact, cela fera indéniablement toute la différence ! Ici, on facilitera l'intimité des convives avec des box de partout, ou des tables pour deux, dans une ambiance de tons brique et tabac, et gros abats-jour plissés. Rien que des produits scrupuleusement sélectionnés à Rungis nous lancera Alexandre (le bienheureux ?). L'ardoise Ibérique, noix de sanglier au poivre, jambon Serrano, lomo et chorizo, versera, certes dans la rusticité, mais non sans une certaine finesse. Le foie gras maison, en terrine, s'accordera une texture onctueuse, et une suavité (assez) raisonnable. Mais, c'est l'entrecôte de 350 « bons » gr, qui retiendra notre attention, plutôt que le magret de canard, gratin Dauphinois, un magret un poil trop saisi, mais qui jouera, cependant, assez bien son rôle. On lui aurait souhaité, par contre, un peu plus de générosité. Le poulet fermier (sa couleur ne trompera pas) s'affichera tout en honnêteté, et sincérité d'un produit mûrement sélectionné, et justement appréhendé. Côté desserts, le café gourmand en version light avec sa crème brûlée, sa pannacotta, et son milkshake coco-cassis, et en version maxi, la pannacotta, et la crème brûlée, n'auront pas à subir le moindre quolibet. Maison ils seront, maison ils vous séduiront !
Formule déjeuner du lundi au vendredi : 1 verre de vin du moment + ardoise ibérique + 1 café
18,50 €. Entrées de 5 à 14 €. Plats de 11 à 19 €. Salades de 12 à 14 €. Fromages de 5 à 10 €. Desserts 6,50 €. Crêpes de 4 à 6,50 €. Glaces de 7 à 9 €.

Le Savenay
43/45, avenue Kléber
75 016 Paris
Tél.: 01 77 13 26 66

Note : 12 /20