lundi 28 janvier 2013

Sgabetti - 75 016 Paris



L'esprit des Sixties …

A quelques encablures du Trocadéro, « joue contre joue » avec la place Mexico, cette table vouée à l'inspiration gustative de nos (proches) voisins transalpins ne désemplirait pas sauf en ce samedi « veille » de jour de l'an où l'on aura, à peine la porte franchie, (presque) l'impression que la « fin du monde » serait passée par là ! Tout de turquoise, et chocolat, vêtu (les couleurs de Jeff de Bruges), fauteuils de cuir, et banquettes mouchetées, parquet « patiné », l'espace respirera, indéniablement, l'esprit des « Sixties », une bouffée d'insouciance de ces années bénies. La frittira Reale (pour 2), une friture d'Éperlans, de crevettes, de calamars, sur lit de courgettes et oignons, mayonnaise pimentée, récompensera des papilles sourcilleuses. 
La caprese, tomate, mozzarella di Bufala, basilic frais, et filet d'huile d'olive, fonctionnera avec la simplicité de produits bien appréhendés. Les fusilli aux quatre formaggi, et le risotto Etna, l'un de ces modèles « explosifs » à l'encre de sèche et petits calamars, du style qui vous laissera le sourire songeur et « noirci », feront montre d'une belle opiniâtreté sans toutefois parvenir à se magnifier. Côté douceurs, le tiramisù avec sucre glace, coulis chocolaté (pas indispensable soit dit en passant), et la panna cotta coulis de fruits rouges, n'auront pas trop de mal à maintenir le rythme d'une attention qui ne faillira pas vraiment !
Antipasti insalata de 7à 15 €. Entrate di pesce de 11 à 32 €. Antipasti de 6 à 22 €. Zuppe 8,50 €. Pasta i classici de 12 à 15 €. Pasta fresca de 16 à 17 €. Pasta al forno 15 €. Pasta alle Verdura de 13 à 15 €. Pour les enfants 10 €. Pasta con pesce de 16 à 21 €. Risotto de 18 à 28 €. Carne de 21 à 28 €.
Carpaccio garni de 18 à 20 €. Pesce de 19 à 38 €. Pizze classiche de 10,50 à 13 €. Pizze speciali de 15 à 16 €. Formaggi de 7 à 9 €. Dolci de 8 à 11 €. Gelati de 7 à 11 €.

Sgabetti Ristorante Italiano
13 – 15, rue des Sablons
75 016 Paris
Tél. : 01 47 04 09 27
Note : 13/20

dimanche 27 janvier 2013

Le M64 - 75 008 Paris



Une prise de pouvoir en douceur …

Il nous tardait de vérifier si la « passation de pouvoir » entre le chef Romain Marzet, et son second Hiroaki Edward Uchiyama, se serait faite dans les conditions les plus optimum. Sachant que lors de notre dernier passage Edward officiait déjà, nos craintes ne pouvaient être fondées ! Il est vrai que le côté véranda avec vue sur les « sapins au naturel » (en cette période de fêtes) n'aura (presque) pas changé, et que le service se sera bonifié au fils des mois … Le foie gras au torchon, compotée de coing, l'artichaut poivrade, tomate confite, cœur de sucrine, et vieux parmesan en copeaux légers, et le miso Zuke de saumon, en aller-retour, crème de chèvre du Périgord, colleront à la peau de ce chef hors-pair, un des plus doué de sa génération, un pas (encore) contaminé par le tohu-bohu médiatique. 
L'entrecôte Angus d'Argentine, chutney d'échalotes grises et pommes grenailles, environ 350 gr, incorruptible et impassible, et la volaille de Challans, une poule sur lit de risotto de champignons et riquette, toute en velouté, et sincérité, rasséréneront notre sensibilité depuis 2/3 jours bien « mise à mal » ! Et ce ne sont pas le millefeuille au marron, glace tonka, et le cake aux pommes façon Tatin, sauce caramel, crème d'Isigny, qui démentiront une perception frisant la frénésie gustative !
Notre dégustation de champagne et vins au verre : Champagne Laurent-Perrier rosé, Givry AOC Michel Sarrazin Champs Lallot 2011.
Menu Patio 41 à 49 €. Menu Express 35 €. Entrées de 19 à 27 €. Poissons de 34 à 39 €. Viandes de 30 à 38 €. Fromage 15 € et son verre de vin. Desserts de 12 à 14 €.
Ouvert du lundi au dimanche de 12h30 à 14h30, et du lundi au samedi de 19h à 22h30. Fermé le dimanche soir.

Restaurant Le M64
64 Avenue Marceau
75 008 Paris
Tél. : 01 44 43 36 50
www.m64-restaurant.com
Note : 14,5/20





vendredi 25 janvier 2013

La Cuisine Lyonnaise - 75 017 Paris



Pas de quoi déprimer !

Un nouveau bouchon aurait « atterri », dit-on, sur la place Saint-Ferdinand en lieu et place d'une ancienne charcuterie. Un de plus me direz-vous ! Pas franchement, un différent assurément, « œuvre » de Fabrice, et de son associé Stéphane (le Stéphane du Pergolèse dans le XVIe), respectivement originaires de Guérande, et de la région Lyonnaise. Le côté colonnes métalliques rouillées, et brossées, vieux papier peint revisité, blocs de pierres taillées, vieux luminaires à réglette « en suspension » et comptoir pour les accrocs de crus sélectionnés, ne nous scotchera certes pas, mais il aura le mérite de changer des ambiances lounge si répandues. C'est surtout côté cuisine que l'on fera la différence ! Un carpaccio de champignons de Paris, filet d'huile d'olive, et jambon cru, une terrine au Beaujolais, et un duo de saucisse fumée tiède, sa burrata fondue, pas transcendants il est vrai, mais assez convaincants. L'entrecôte, environs 350 gr, fort judicieusement sélectionnée, sa pomme de terre écrasée, et son beurre maître d'hôtel, et l'andouillette de chez Bobosse, à la ficelle feront mieux que d'exister. Ils mettront la honte à nombre de brasseries et autres bistrots beaucoup moins généreux ! Le Saint-Marcelin à cœur ni trop, ni trop peu, déferlera sur nous comme la lave d'un volcan en éruption... Côté douceurs, ce sera la Traviata ! Ile flottante aux brisures de pralines roses, Tatin maison, crème caramel au lait cru et gâteau au chocolat de la Maman (d'Alice). Pas de quoi déprimer, je puis vous l'assurer !
Suggestions du jour de 7, 12 et 18 €. Formule 18,50 €. Entrées de 7,50 à 12,50 €. Plats de 15 à 31 €. Fromages de 5 à 6,50 €. Desserts 6,50 €.

La cuisine Lyonnaise
37, rue Saint-Ferdinand
75 017 Paris
Tél.: 01 45 74 69 20
Note : 12,5/20  

jeudi 24 janvier 2013

Guy Martin Italia - 75 006 Paris



Des mots à dévorer !

Pour la petite histoire, le Sensing, l'étoilé, la seconde « version » du chef Guy Martin, aura fait place depuis près de quatre mois à une table totalement inspirée de « nos chers voisins » transalpins … Le côté cocooning, choyé, bichonné, dominera incontestablement, et l'on reconnaitra, là, la « signature » de Guy Martin, l'homme, et pas seulement le chef ! Banquettes en velours lie de vin, tables d'angle de Frêne, photophores, travers de table en lin, et rideaux cheveux d'ange, tout nous engagera ici vers le dorloté si ce n'est le velouté. La burrata delle Puglie e culatello, celle des Pouilles, le must, une merveille d'onctuosité, le carpaccio di manzo alla cipriani, et l'antipasti misti all'italiana feront beaucoup mieux que d'interpeller, ils nous blufferont ! Le choix des produits, et un tour de main imparable, voilà le secret ! 
Le spaghetti al pomodoro e ricotta affumicata, doucereux, mais pas impétueux, et la cotelletta alla Milanese con carciogo fritti, une côte de veau pannée, artichauts frits, prouveront qu'à bien des égards on peut « révéler » cette cuisine transalpine sans tomber pour autant dans la (relative) caricature ! Mélissa, la chanteuse de Fado, bercera d'une certaine mélancolie notre déjeuner empreint d'une hilaritée incontrôlée ! Ça ne se commande pas ! Le gorgonzola crémeux (vraiment hyper crémeux) s'en donnera à cœur joie de nous titiller les sens ! Osera, osera pas ! Devinez ce que nous lui réserverons ! Pour les dolci, la panna cotta al mango e vaniglia, le tiramisù classico al cafe et le salome dolce di mantova, zabaione al marsala, nous interprèteront une traviatta à la mode Fabrizio La Mantia, le chef exécutif de Guy Martin, une traviatta revisitée selon le savoir du maître.
Notre dégustation de vin : Châteauneuf-du-Pape « Clos de l'Oratoire des Papes » 2009.
Antipasti de 13 à 18 €. Primi de 15 à 20 €. Secondi de 20 à 25 €. Fromaggi de 6 à 8 €. Dolci de 9 à 12 €.
Ouvert 7j/7 de 12h à 14h.

Restaurant Guy Martin Italia
19, rue Bréa
75 006 Paris
Tél.: 01 43 27 08 80
Note : 14 / 20

mardi 22 janvier 2013

La Chinoiserie - 75 008 Paris



Pourtant si ravageur !

Jour de manifestation en faveur de la famille, et contre le « mariage pour tous », tout le cœur de Paris (ou presque) bloqué par les services d'ordre, le boulevard Haussmann finalement déserté, nous voici propulsés (pour la seconde fois) dans l'antre culinaire du Hyatt Regency, la Chinoiserie, une référence attachante si l'on souhaite se « réfugier » en un endroit protecteur où le monde se révélera un ailleurs … Une table pour trois, un coin douillet non loin de la cheminée (au bioethanol), un canapé rien que pour soi, deux fauteuils de lin noir, de grosses lampes argentées, et l'extrême disponibilité du serveur, qu'espérer de mieux ? La formule brunch sera, en ce dimanche midi, à l'honneur, soit avec version petit déj', soit , à la carte, avec des plats plus classiques. 
Le jambon noir de Bigorre, roquette et parmesan, la tomate Roma mozzarella di Bufala et basilic, et le foie gras de canard, compotée de poires, et gelée de coing, pulvériseront presque tous les critères Parisiens, du hors normes vous dis-je ! Le tartare huile d'olive et frêles copeaux de parmesan, le filet de bœuf poivre Sarawak, purée de Belle de Fontenay et les coquillettes artisanales (incontestablement les meilleures de Paris) au beurre de truffe, jambon au torchon et Comté, le nec plus ultra d'un met « simplissime » à souhait et, pourtant, si ravageur (pour les connaisseurs), marqueront à l'évidence les capacités d'un chef (très) doué, Frank Detrait. Le Comté de chez Marie Quatrehomme, affiné 30 mois, marquera un passage obligé ! Une crème de fromage, pour la crème des clients ! Côté pâtisseries de chez Philippe Conticcini de la Pâtisserie des rêves, le Saint-Honoré, mémorable de douceur et de générosité, la Tatin intimiste, et séductrice, et le pain perdu maison, sa glace caramel beurre salé, ne nous inspirerons que du respect, pas de ces respects obséquieux, mais plutôt langoureux …
Formule brunch à la carte : Entrées de 16 à 18 €. Plats de 20 à 32 €. Fromages 11 €. Desserts de 11 à 13 €.

Restaurant La Chinoiserie
Hyatt Regency Paris-Madeleine
24, Boulevard Malesherbes
75 008 Paris
Tél.: +33 (0)1 55 27 12 34

Note : 14,5/20

dimanche 20 janvier 2013

La Marée de Passy - 75 016 Paris



Y'a tant de gens qui l'aiment !

La Marée de Passy, cette fois-ci, ce sera par le « petit bout de la longue vue », sans « artifices », sans noms du showbizz (histoire de « prouver » ceux qui l'aiment), en toute simplicité, et vérité, notre « recette » préférée. Je ne vous énumérerai pas par le détail la déco du lieu en une énième version ! Mais, rassurez-vous, le bois blond, les luminaires plissés, les fauteuils et chaises écarlates, rien n'aura changé, et d'ailleurs, il faut l'espérer, c'est ce qui en fera tout le charme ! Le patron, Jean-Michel Bichard, toujours aussi discret (voire même plus), serrera bien quelques mains, et se « glissera » dans le paysage sans jamais jouer les vedettes. L'ardoise sur pied se faufilera à volonté sur le « pont » de ce navire amiral empreint de liberté … Le vol au vent de fruits de mer, la petite friture d'Éperlans, et les six spéciales Papillons de chez Gillardeau, en n°5, ne désarmeront pas ! 

Sincérité et ferveur des produits fraîcheur exacerbée, la recette fonctionnera, comme toujours, à merveille ! Le bar grillé au romarin, les solettes des sables au beurre acidulé, et les Saint-Jacques à la plancha, le tout avec ratatouille, et purée maison, sans omettre le beurre blanc à la manière du chef, défieront les lois de la pesanteur non sans une jolie dextérité dans l'appréhension. Le Saint-Marcellin à cœur, son mesclun, se répandra en toute conviction à peine le premier coup de fourchette assené. Mais, c'est du côté des desserts que la Marée, curieusement, s'exprimera en toute impartialité. Une déferlante de douceurs avec, dans les premiers rôles, le baba au Rhum pour deux (et plus …), son Rhum Ambré de chez J. Bally, une « montagne » de saveurs et de plaisir, une crêpe Suzette enjôleuse, et pointilleuse, pas de celles qui s'en laisseront compter, et une brioche pain perdu voluptueuse, et géantissime, son cœur de glace caramel beurre salé, du genre qui vous laisse pantois d'admiration.
Notre dégustation de vin : Pouilly Fumé « La Demoiselle » Henri Bourgeois.
Spéciales Gillardeau n°5 : 18 € et n°2 : 33 €. entrées de 10 à 14,50 €. Plats de 26,50 à 30,50 €. Fromage 8,50 €. Desserts 9,50 €.
Ouvert tous les jours.

La Marée de Passy
71 Avenue Paul Doumer
75 016 Paris
Tél. : 01 45 04 12 81
Note : 13,5/20



samedi 19 janvier 2013

Louvre Bouteille - 75 001 Paris



Laisser le temps au temps …

Le chef, Cyril Rouquet, étant parti s'inspirer et s'enrichir (culinairement, il s'entend) en Malaisie, nous avions préféré patienter jusqu'à son retour. Chose faite, c'est entre Noël et jour de l'an que ce surprenant et attachant chef, nous verra franchir les grilles de son espace dédié à l'art du savoir bien manger, un espace qui, vers 13h30, fera incontestablement le plein d'âmes séduites par cet ancien gagnant de Masterchef, lui qui, pourtant, ne souhaiterait surtout pas s'intituler chef, mais plus simplement, « amoureux » des mets … Et, si vous deviez être amenés à patienter quelque peu ne vous étonnez surtout pas, n'interpellez pas le serveur, car, ici, sachez-le, ce ne sera que du frais, du concocté maison, à la sueur du front, et qu'il vous faudra « laisser le temps au temps » … La caillette aux pistaches, porc et bœuf, blettes, jus de viande et vin rouge, émulsion citronnée, et l'œuf bio poché, crème de champignon, mimosa d'œuf, coppa croustillante, et pensée (pour les sentiments), regorgeront de bon sentiments, et d'une suavité à fleur de peau ! 
Le magret exotique croustillant en habit de feuille de brick, grosse frite de polenta, bouillon thaï, et condiment de mangue tiryaki, le poulet façon raclette, et le cœur de rumsteck, moutarde (maison) à l'ancienne, marqueront, tout en demeurant plus qu'honorable, un peu le pas eu égard à notre précédent passage, notamment niveau cuisson pour le magret et le cœur de rumsteck, et esthétique pour le poulet ! D'ailleurs 14h30 approchant, le chef pénétrera, sourire aux lèvres, son resto préféré, revenant d'un Parrainage pour Masterchef … Une absence qui se sera ressentie dans l'assiette sans avoir eu besoin d'avoir la réponse à notre question ! Côté desserts, le gâteau de Môman, le gâteau de son enfance au chocolat, crème Earl Grey, et la « simple » tarte aux framboises renversée, caramel beurre salé, ne provoqueront, certes, pas le choc émotionnel attendu mais une douce certitude celle qu'ici on ne vous prendra pas vraiment pour un benêt !
Menus de 22 à 29,90 € le midi et de 28 à 36 € le soir. Formules : Plat du jour 14 € le midi. Plat du jour + boisson 17,50 € le midi. Entrées de 8 à 10 €. Plats de 16 à 20 €. Desserts de 8 à 10 €.

Louvre Bouteille
150, rue Saint-Honoré
75 001 Paris
Tel.: 01 73 54 44 44
Note : 13,5/20

vendredi 18 janvier 2013

La Bastide Blanche - 75 008 Paris



Une « signature » Tropézienne

Direction la place Clichy par le boulevard de Courcelles, et, là, face au Carrousel, une brasserie dite « à la Tropézienne », juste à l'angle, pourtant pas franchement de celles que l'on envisagerait sur la place des Lices, mais une version « remastérisée », made in Paris, dans le style grosses pierres taillées, banquettes de cuir chocolaté, vieux parquet, carré faïence, et guéridons nappés de blanc, voulue et orchestrée par Emmanuel Noraz, le maître du lieu. Pour la « signature » Tropézienne, on aura seulement affiché quelques noms de plages, la Ponche, les Salins, Pampelone, ou citations d'auteurs, comme Colette, histoire, peut-être bien, de faire plus authentique. Mais, pour nous, l'essentiel sera ailleurs ! Déjà que l'accueil de la serveuse « endeuillée », nez en l'air, claquant du talon tout au long de ses multiples aller-retours entre la cuisine et la salle, nous irritera au plus haut point, et qu'il ne lui suffira pas de nous « snober » pour que la « pilule » passât beaucoup mieux, il allait en falloir beaucoup plus pour nous convaincre du bien fondé d'avoir opté pour cette brasserie même si elle était sensée nous amener un peu de ce vent du Sud !
 A l'œil, le velouté de potiron, cappuccino de châtaigne, ne m'inspirera guère, non pas que l'alliance fut incompatible, mais c'est la rapidité du service qui m'étonnera ! A peine une minute, montre en main ! Pour la friture d'encornets, sauce tartare et aïoli, le constat se révélera quelque peu différent avec un produit fort honnête. La côte de bœuf, environ 1,3 kg, toute en « rondeur »,une Angus du Texas, métamorphosera radicalement notre sensation ! Cuisson idoine, service sur planche, et produit d'une finesse à faire pâlir (de jalousie) les contre-filets, et autres rumsteck nationaux (sauf exception, j'en connais deux sur Paris) ! L'aspect tartare haché, sans fioriture, en toute simplicité, filet d'huile d'olive Château Léoube (du côté de Bormes-les-Mimosas), me ravira car pour moi, point de Côte mais du light plus simplement ! Comme quoi il suffira parfois de très peu pour satisfaire un client ! Côté desserts, la Tropézienne de chez Mika, « le » spécialiste local, et le cheesecake sur fond de spéculoos, son coulis de caramel beurre salé, feront beaucoup mieux que toutes les élucubrations envisagées.
Antipasti 12 et 23 €. Hors d'œuvres de 7,50 à 18 €. Salades de 16,50 à 18,50 €. Focaccias 12 €. Pâtes & Risotto de 13,50 à 28 €. Poissons de 19 à 24 €. Viandes de 17 à 78 €. Fromages 12,50 €. Desserts de 7 à 9,50 €.
Semainier 17,50 €. Menu enfant 10 €. Brunch de la Bastide buffet « à la cloche » 29 €.

Brasserie Tropézienne La Bastide Blanche
1, Boulevard de Courcelles
75 008 Paris
Tél.: 01 40 08 08 25
Note : 13/20


lundi 14 janvier 2013

Steakhouse - 75 008 Paris



Le « temple » de la viande grillée

Au top de la « plus belle avenue du monde » (bonjour la mégalomanie), le Drugstore Publicis (que j'affectionnais tant quant j'étais petit et où je déambulais dans les rayons, fasciné par les nouveautés) l'œuvre de Marcel Bleustein-Blanchet, et son acolyte Jacques Ségéla, vous savez le fils de pub, et bien ce lieu, pour certains totalement dépassé, et, pour d'autres, parfaitement hype, un trait d'union évident entre les années 60, et le XXIème siècle, nous obligera à passer par l'épicerie fine, la librairie, et nous faire accompagner au « compartiment » Steakhouse, pour comprendre qu'ici on ne plaisantera pas avec la qualité. Sièges de cuir écarlate, fibres optiques, moquettes gris acier, et vitres opaques, marqueront ce territoire totalement dédié aux viandes du monde entier ! Côté carte, le jambon Ibérique Bellota, pain grillé à la tomate, 36 mois de maturation, délirant de saveurs, de souplesse, et de respectabilité, avec une noix de beurre Bordier, ce sera « the » délice ! Le pâté en croute by « Gilles Vérot » ravira (presque) la palme à celui d'Éric Desbordes du Bristol ! 
C'est tout dire ! Mais, le « Saint des Saints », le « temple » de la viande grillée, avec chefs en batterie derrière le comptoir, face aux rôtissoires, nous offrira un panel de viandes sélectionnées chez de grands artisans boucher, la cote de veau bio « élevé sous la mère », issu du Limousin, de chez Marie-Claire Poirier (ne pas confondre avec la toiletteuse du XVIIe arrondissement), et la côte de bœuf d'un kilo deux, Black Angus Prome, pour deux, origine U.S, de chez Olivier Metzger, un intuitif de la viande (bouchers et marchands de bestiaux depuis 1930, originaires d'Allemagne), tout cela fera beaucoup mieux que séduire ! Et si l'on nous découpera la côte sur guéridon (et quelle côte), que l'on nous apportera la purée maison, les pommes pailles (toujours maison), et la pomme au four en papier alu, les sauces Béarnaise, Savora, Barbecue et poivre revisitée, il transpirera ici un superlatif permanent que nombre de tables Parisiennes, même étoilées, seraient bien inspirées d'imiter ! Même l'assiette du maître fromager Bernard Anthony, fera référence ! 
Son gruyère affiné de 2010, son moelleux du Revard, ou son Colombier, marqueront les sens même les plus affinés ! Pierre Hermé se sera saisi de notre « instant préféré » avec un 2.000 feuilles, pâtes caramélisée, praliné feuilleté, crème mousseline au praliné, un Ispahan, biscuit macaron à la rose, crème aux pétales de rose, framboisier et litchis, un Infiniment citron, pâte sablée, crème au citron, zestes confits et gelée, et le même à la vanille, jus de vanille, ganache au chocolat blanc, et crème de mascarpone à la vanille, de quoi vous faire « dévisser » les papilles, et chambouler les sens...
Notre dégustation de champagne, et vins au verre : Pomery rosé, Billecart-Salmon blanc, Puligny-Montrachet – J.M Boillot 2010, et un Hermitage La Petite Chapelle P. Jaboulet ainé 2001.
Petites entrées de 9 à 16 €. Viandes sélectionnées de 24 à 98 €. Et toujours (poissons) de 26 à 39 €. Fromages 16 €. Pâtisseries Pierre Hermé Paris 15 €.


Steakhouse Publicisdrugstore
133, avenue des Champs-Elysées
75 008 Paris
Tél.: 01 44 43 77 64
Note : 15/20


dimanche 13 janvier 2013

La Table du Prieur - 78 720 Cernay-La-Ville



Il faut soigner le corps pour que l'âme s'y plaise ! (Saint-François de Sales)

Après le coup de cœur (dés lors que vous pénétrerez dans le domaine de l'Abbaye), il y aura le « coup de charme », et l'esprit des moines, un indéniable envoûtement qui ne devra rien au fait du hasard ! Nous pénétrerons un lieu magique, une abbaye cistercienne nichée au cœur de la vallée de Chevreuse, et de la forêt de Rambouillet, où l'ancien réfectoire des Convers se sera mué en table de (grande) qualité. Mais, en ce 13 Décembre, par -1° (et -6° hier au soir), un ciel embrumé, notre venue en cette salle voûtée en arête d'ogives, devenue, au jour d'aujourd'hui, le lieu d'expression d'un chef, Xavier Désiré, discret et (presque) effacé (je vous ai vu chef par l'entrebâillement de la porte !) se fera en toute discrétion. Parquet (un poil) grinçant, tables nappées de blanc, murs de bois sculpté, fauteuils « cloutés », et fonds (musical) en quatuor accordé. 
Un tartare en deux magrets de canard, sa crème fouettée pour commencer, et nous voici « transporté » dans l'univers d'un chef déjà pressenti comme doué ! Son œuf de poule, blanc mangé, jaune mariné au balsamique, palette Ibérique, velouté de mâche, copeaux de truffes « rugissant » de simplicité, son foie gras de canard au naturel, gravelax au condiment, tartine de pain fusette impérieux, et séducteur, et sa noix de coquille Saint-Jacques, épinards crémés, lard caramélisé, copeaux de truffes, défieront les règles de la normalité, et du bien concocté, de quoi estomaquer plus d'un épicurien coincé ! 
Son épaule de cochon de lait, patate douce, choux en habit vert, lentilles au lard, son filet de bœuf à la ficelle (de la Nivernaise) gratiné moelle, consommé à la truffe, et légumes primeurs, ou sa pomme de ris de veau au galanga, risotto de fregola sarde, crosnes en persillade, s'inscrira en une (très) belle excellence, une excellence qui aurait mérité que le Guide Rouge s'y intéressât plus attentivement ! Avec une brigade de 28 collaborateurs en cuisine (on ne l'aurait pas franchement envisagé), Xavier Désiré, signe là quasiment un sans faute, d'autant mieux apprécié qu'il fera montre d'une humilité manifeste. 
Son chef pâtissier, Thomas Xiberras, n'aura rien à lui envier, et ce ne sont pas les meringues soufflées garnies à la mousse exotique, bananes marinées, et sorbet coco-passion, les crêpes Suzette préparées sur guéridon avec effet de manche, et pluie de sucre en poudre, ou les brioches façon Bostock, pommes fondantes à la cannelle, crème glacée au Rhum ambré, qui apporteront un quelconque démenti !
Notre dégustation de champagne, et vins au verre : Delamotte cuvée des hôtels particuliers,
Saumur - Domaine du Collier blanc – 2008, et Château Pavillon Bel Air Lalande de Pomerol – 2008.
Menu des Convers 54 €. Menu du Prieur 62 €. Menu du Père Abbé 80 €. Entrées de 26 à 29 €. Plats de 29 à 39 €. Fromages 12 €. Desserts 14 €.


La Table du Prieur
Restaurant de l'Abbaye des Vaulx de Cernay
« Les Hôtels Particuliers »
Domaine des Vaux de Cernay
78 720 Cernay-La-Ville
Tél.: + 33 (0)1 34 85 23 00
Note : 15/20

Charbon Rouge - 75 008 Paris



Les races sont aux viandes ce que les cépages sont aux vins …

Depuis bientôt trois ans, c'est devenu le « repaire » des carnassiers de tout poil, des vrais, pas ceux qui se contenteront d'un Buffalo ou d'un Hippo, mais les amoureux, que dis-je, les passionnés de la viande « haute couture » ! Ici, passé le rideau rouge, c'est une ambiance très savoureuse, très chaleureuse, de bois, de tons café crème, de banquettes de cuir noir, de buches entassées (mais point de cheminée), une alliance de design, et de style montagnard qui prévaudra, de quoi vous donner des envies d'ailleurs, et pourquoi pas, de cimes de plateaux neigeux, et de vieilles auberges paumées … A la carte, pas de surprise si ce n'est que le chef, Denis Levy, un ancien du Monceau, aura opté pour quatre catégories de viandes, la Française Charolaise, la Chilienne, la Japonaise Wagyu, l'Argentine race Hereford, et l'Américaine en Black Angus, rien que du lourd !
 La poêlée de champignons, champignons de Paris et pleurotes , tout en humilité, le produit et rien que le produit, fera du bien à l'âme. La boîte de petites sardines sauvages à l'huile d'olive, celles « brevetées », et estampillées, par la Maison Royale d'Espagne, des mini sardines « jouissives » à grignoter, de celles que l'on souhaite emporter chez soi rien que pour prolonger l'effet (c'est possible, vous pouvez les acheter, y'a qu'à demander), et l'Empanadas, une spécialité de petits chaussons garnis de viandes, et de fromage, hyper goûteux, mettront les « bouchées doubles » pour nous convaincre qu'ici on ne badinera pas avec la qualité. 
Et enfin, le « clou » du moment, celui qui fera toute l'âme du lieu (et que vous y courriez très vite) le Skirt steak, une hampe tout à la fois grillée et rôtie au charbon Argentin, ses frites de manioc au couteau, une Black Angus US, d'un bœuf nourri au maïs, une Bone-in Tenderlain, le filet avec os, épais, 425 gr de pur bonheur, ses légumes grillés, carotte fan, champignon de Paris, poivron rouge et vert, et courgette, et une entrecôte de Wagyu Japonais, persillée et goûteuse en diable, de quoi oublier que, chez les autres, la viande, la vraie, jouerait aux « abonnés absents » ! Même la sauce Béarnaise, ou celle au Roquefort, feront montre d'une excellence méritée. Le Camembert à la truffe du Périgord, pour deux, dans sa boîte, son papier alu, chauffé à la braise, avec une petite cuillère, je ne vous dis que ça … à condition d'avoir un foie à toute épreuve ! Le baba au Rhum Diplomatico de Vénézuela, le millefeuille au dulce de Leche, « géantissime », tout en légéreté, impérial de diplomatie, la brioche perdue, glace mascarpone, un prè-carré de brioche « conquérant » à souhait, le cheesecake en dé de fraîcheur, et le volcan de Turon y helado de nota, un mi-cuit au nougat, sa glace maison, clôtureront un instant demeuré (très) cher à nos papilles.
Notre dégustation de champagne à la coupe, et vin au verre : Deutz Brut, et Terrazas de los Andes Argentin – 2009.
Formules (midi seulement) plat 16 € / plat + dessert 24,50 € / entrées + plat + dessert 28 €. Entrées de 10 à 36 €. Viandes : Bœuf Angus Argentin de 29 à 38 €. Viande Française de 18 à 84 €. Bœuf Black Angus US de 22 à 108 €. Bœuf Wagyu Japonais de 89 à 178 €. Poissons de 18 à 26 €. Fromages de 10 à 32 €. Desserts de 7 à 10 €.
Ouvert du lundi au samedi.

Restaurant Charbon Rouge
25, rue Marbeuf
75 008 Paris
Tél.: 01 40 70 09 99
Note : 14 /20

jeudi 3 janvier 2013

Chez Dumonet - 75 006 Paris



Un vrai patrimoine gastronomique

Joséphine (la première cuisinière à « figurer » au Guide Rouge) ou Dumonet (le second propriétaire, après-là famille Duranton initiatrice du lieu en 1900), Dumonet ou Joséphine, en fait on parlera du même lieu, un lieu à nul autre pareil, dont on ne comptera même plus le nombre de décennies tant la vénérable table s'insérerait dans le « patrimoine » gastronomique Parisien. De Jean-Louis (parti à New-York) à Jean-Dominique, puis finalement à Jean-Christian, ces trois Jean auront, en dignes successeurs de leur père, menés de « main de maître » cette véritable institution de la bistronomie. D'ailleurs, s'il aura pris un petit « coup de vieux », le décor dans les tons mastic, vieux miroirs piqués et panneaux, ou portes de bois (archi re-)vernis, et vitres opacisées, conservera toujours ce cachet très particulier, inimitable oserais-je même dire, celui qui nous fera rêver, et remonter le temps ! Ici, c'est le « repaire » des connaisseurs, des vrais épicuriens, ou des « politiques » en mal de bonne chaire, notamment, comme ce jour là, juste à côté de nous, deux personnages de la Ve (République), un ancien premier Ministre de Mitterand, Lionel Jospin, et son Ministre de l'Intérieur (de l'époque) Daniel Vaillant ! Le coup de fourchette se révèlera assidu, la discussion très … politisée ! Excusez du peu, je ne pouvais pas ne pas les entendre, c'eut été mission impossible ! Maints commentaires ne se révélant pas très tendres pour certains « acteurs » du gouvernement actuel ! Côté carte, l'émincé de fond d'artichaut tiède au beurre citronné, sa salade mêlée, les trois morilles farcies, géantissimes, à tomber (surtout la sauce, une véritable épopée), et les croquants de gambas, leur vinaigrette à la bisque, son côté exotique, après un superbe foie gras, et une terrine de campagne maison d'anthologie, à titre d'amuse-bouche, ce sera (presque) l'« apoplexie », mais la bonne celle qui vous laisserait les joues roses, et la mèche rebelle ! Le (fameux) bœuf Bourguignon, ses tagliatelles fraîches en poêlon, hyper mijoté, ses effluves heureuses, et sa tendresse ravageuse, le « millefeuille » de pigeon, ses cuisses confites, et sa sauce proverbiale, ne mériteront aucunes critiques sauf que l'on ne pourra y résister, et d'essuyer, que dis-je de « lécher » cuillère, et fourchette, histoire de ne pas oublier ! Le Châteaubriand grillé, ce jour-là, ce sera le mauvais élève de la bande ! Trop saisi (mais vraiment trop), un gâchis fort regrettable qui s'ensuivra d'un second pour le remplacer, à peine chauffé, puis du même scindé par le milieu « re-masterisé » par le chef lui même (une bourde inqualifiable), puis poivré inexorablement ! On se demandera encore pourquoi ! Le chef serait-il parti en délire, ou en sucette, uniquement lors de mon plat ? On aura bien proposé de me le remplacer. Mais, n'étant pas par nature ni gâcheur, ni capricieux, je m'efforcerai de respecter ce précepte ! Côté desserts, la tarte fine aux pommes, le soufflé au Grand Marnier, et le millefeuille (minute) géant forceront, indéniablement, le respect.
Des desserts à l'ancienne, de ces « modèles » bichonnés, et « surdimentionnés », de quoi vous dégoûter de ceux de certains groupes de restauration (si vous voyez ce que je veux dire), ou, supposés bistrot !
Notre dégustation de champagne, et vins au verre : Champagne Palmer Brut Réserve, Mercurey Blanc – 1er Cru 2009 – Domaine Michel Juillot « Les Champs Martins », et Haut-Médoc - Château Caronne Sainte-Gemme - 2006.
Fermé samedi et dimanche, ouvert toute l'année. Voiturier le midi.

Restaurant « Chez Dumonet »
Maîtres Cuisiniers
117, rue du Cherche-Midi
75 006 Paris
Réservation au 01 45 48 52 40
Note : 14,5/20




mercredi 2 janvier 2013

Le P'tit Rouge - 92 200 Neuilly-sur-Seine



Vingt et une heures vingt trois …

Si après dix sept années de « bons et loyaux services », et de passion comme il se plait à vous le lancer, Marc, le bien heureux maître du lieu, ne s'est toujours pas lassé de son métier c'est, peut-être bien, qu'il a su l'aborder différemment, et, plus précisément, avec toute la bonhommie, et la philosophie, qui le caractérisent. « Si c'est pour faire du business, ne comptez pas sur moi ... » aurait-il pu vous confier (ceci dit ce n'était pas si loin) en dodelinant de la tête comme à son habitude. Côté ambiance, on le devra à sa femme, Sophie, le soin du (moindre) détail la trahissant ouvertement ! Le taupe, et le rouge, les veilles affiches, le miroir de fer forgé, la véritable enseigne de la charcuterie Dunis, et le cadran d'horloge « rivé » sur vingt et une heures vingt trois, tout çà ce sera son « œuvre » une œuvre dont la clientèle ne se lassera pas. Côté cuisine, comme le précisera modestement Marc, on fera dans le simple, le bon, et surtout pas la prise de tête ! 
Une tomate mozzarella di Bufala et tapenade d'olive noire, un foie gras mi-cuit entier au Sauternes, et son chutney de figues, et un (divin) saumon fumé, tout cela procédera d'une belle sincérité, et honnêteté. 
Le cheeseburger, frites maison, et magret de canard au miel, écrasé de pommes à l'huile de truffe, fera honneur au chef et Marc qui nous les aura vantés, mais pour l'entrecôte, environs 300 gr, plus proche du faux-filet, malgré une fraîcheur plus qu'évidente, on ne retrouvera pas cette tendresse caractéristique mais plutôt, soignons franc, une relative « vigueur » ! C'est l'aspect desserts qui nous fera, somme toute, lui pardonner !
Son tiramisù au caramel beurre salé, et spéculoos (une recette de Sophie), sa crème brûlée en poêlon Staub et son pavé de pommes caramélisées au beurre salé, et boule de glace caramel beurre salé, nous laisseront tout le loisir d'éprouver le don pâtissier d'un chef pas franchement « pollué ».
Notre dégustation de vins au verre : Viognier La Violette 2011 blanc. Reuilly Clos Lafond La Raie 2010 blanc.
Suggestions sur l'ardoise 13,50 €. Menu enfant 14 €. Planches charcuterie 18 €, fromages 22 €, ou mixte 24 €. Entrées de 11 à 18 €. Salades 17 €. Viandes de 15 à 26 €. Poissons de 21 à 26 €. Desserts de 7 à 10 €.
Ouvert du lundi au samedi.

Le P'tit Rouge
Restaurant – Bar à vins
14, rue de Longchamp
92 200 Neuilly-sur-Seine
Tél. : 01 47 22 00 04
Note :13/20