mercredi 20 février 2013

A la Biche au Bois - 75 012 Paris



Tel un souvenir …

Cet instant se vivra tel un souvenir celui d'un « passage » il y a, avouons-le franchement, prés de deux décennies (ça ne s'invente pas) où nous avions déjà, à l'époque, (très) bien perçus l'authenticité, si ce n'est la rusticité, du lieu. A deux enjambées du Viaduc et de la gare de Lyon, le « temple » du gibier, et de la « vraie » cuisine de terroir (Français of course), depuis 1928 (une création d'un certain Pradet), l'une de ces « petites » adresses que l'on se passe (jalousement) sous la table, aura toutes nos faveurs du moment. Une ambiance kitch pour un « revival » non moins kitch ! 
Banquettes de simili caramel, chaises bistrot, miroir géantissime, colonnades, rideaux de velours vert olive, et sourire de Carmelle en prime, le « bras droit » de Céline Marchesseau (du Domaine Château Marchesseau, un AOC Lalande de Pomerol), la maîtresse de maison, il n'en faudra pas plus pour que nous nous « électrisions » ! Le foie gras de canard maison au torchon, tout en rondeur et saveur, un généreux, un talentueux, la terrine au Porto selon la recette du chef, Eric Broutin, ou au chevreuil, nous engagerons en un délire gustatif pas virtuel pour un cent ! Le tournedos Landais, un filet au foie gras et cèpes, le filet de bœuf aux cèpes, et la cassolette de biche en poêlon, frites maison, ou purée de pommes de terre et céleri, s'imposeront en vainqueurs d'un « conflit » pour lequel nous déclarerons vite forfait ! Cuisson (presque) idoine (mais un poil froid), et puis la spontanéité d'un chef qui ne s'en laissera pas compter ! Côté desserts, la tarte aux poires-caramel (le dessert du jour), l'Ile flottante, et la crème caramel, ne la joueront pas (vraiment) sophistiqué mais plutôt efficacité et sincérité. Nul superflu, mais du bien conçu !
Notre dégustation de vin : Un Clos du Marquis Saint-Julien – 2007.
Menu 29,80 €. Suggestions du jour : entrée 6,50 €, plat 17,50 €, dessert 6 €. Carte de 5,50 à 15,50 €. Plats de 16,50 à 20 €. Gibiers (en saison) 18,50 €. Plateau de fromages affinés 7 €. desserts de 5 à 6,50 €.
Service du midi jusqu'à 14h15 et le soir jusqu'à 22h 45. Fermé samedi et dimanche.

A la Biche au Bois
45, Avenue Ledru-Rollin
75 012 Paris
Tél.: 01 43 43 34 38
Note : 12,5/20  

samedi 16 février 2013

Le Mondrian - 75 006 Paris



Une « machine » à cafés ?

Un air de James Brown, en outre Sex Machine, on serait tenté de pénétrer le lieu en « marche arrière », ou en pivotant ! La terrasse primera même en cette fin de mois d'Octobre, et les clients de s'agglutiner histoire d'y prendre, le plus souvent, un café. Mais le centre d'intérêt ce sera l'intérieur, un enchevêtrement de coins, et recoins, de boxs, et de banquettes, de porte-manteaux dorés style wagon-lit, de guéridons, et de jeu de miroirs, vous renvoyant à l'infini l'image de vos cernes (bien) marquées, et de votre teint quelque peu blafard ! Mickaël et Thomas, les nouveaux et « bouillonnants » gestionnaires, s'évertueront à redresser l'image pour le moins ternie d'une brasserie devenue quasiment une machine à cafés ! Au jour d'aujourd'hui, changement de cap, on favorisera la cuisine, et la satisfaction d'un client fatigué du gastro peu enclin à la « speed bouffe » ! Le carpaccio de tomates basilic, émincé de mozzarella, le foie gras, confiture de figues, ses toasts, et l'œuf mayonnaise, confirmeront la nouvelle orientation. Respect des proportions, et convictions exacerbées. La côte de bœuf, environ 400 gr, son « gâteau » de gratin Dauphinois, sa poêlée de champignons frais, l'entrecôte, environ 300 gr, ses haricots verts frais, et le quart de poulet fermier, ses frites maison, s'accompliront tout en générosité de quoi rasséréner même les plus blasés des clients égarés ! L'aspect desserts ne déméritera pas, j'irais même jusqu'à penser qu'il s'affichera en une belle référence, notamment son tiramisù en verrine, sa crème brûlée à la texture tout en onctuosité, sa tarte fine aux pommes tièdes, filet de miel, glace vanille, et sa « vraie » Tatin monumentale de dévotion, un seul regret que le chef ne l'ait pas faite tiédir !
Notre dégustation de Champagne, et vin au verre : Ruinart, et « petit » Chablis.
Formules : La « Mondrian  Express » 15,90 €. La « Mondrian Burger » 20 €. Menu enfant 12 €. Entrées « la mise en bouche » de 5,50 à 16 €. Salades de 12,50 à 15,80 €. Grillages « le moment de vérité » de 14 à 26 €. Pâtes de 12,50 à 15 €. Burgers de 15 à 19 €. Poissons de 16,50 à 17 €. Sur le pousse de 10 à 15 €. Fromages de 8 à 15 €. Desserts « le final » de 6,50 à 9 €.
Ouvert tous les jours.

Le Mondrian
Bar-Brasserie
148, Boulevard Saint-Germain
75 006 Paris
Tél.: 01 43 26 24 06
Note : 12,5/20

vendredi 15 février 2013

Le Garden - 94 300 Vincennes



Le « Noble » Art

Comme quoi la boxe mène à tout, en l'occurrence à la restauration ! De boxeur dans les années 60, Marcel Pigou, une vedette du « noble Art », aura su décrocher, et raccrocher les gants ! Pourquoi le Garden, tout simplement parce qu'il se sera fait remarquer au Madison Square Garden de New-York ! Aujourd'hui, exit la boxe, et le boxeur, hormis quelques souvenirs photos sur les murs, et place à ses deux filles, Martine et Dominique, dont l'une est positionnée d'Art Pictural, au point d'exposer ici ses propres « œuvres ». Côté salle un tantinet kitsch, de la (fausse) pierre taillée (comme on en faisait dans les seventies), des chaises en osier, et des nappes châtaigne, pas de quoi vos mirettes écarquiller, mais, plutôt s'y sentir un peu comme chez soi. 
Côté mets, du simple sans excentricité, tel ce fond d'artichaut, son cœur farci au foie gras et au pain d'épice, ou cette terrine (maison) de magret de canard aux cinq baies et à la confiture d'oignons, petit mesclun aux noix. La poêlée de gambas flambées à l'Amaretto, polenta au parmesan, cinq beaux spécimen vigoureux, le jarret d'agneau « cuisson lente » aux dattes et cumin, purée à l'ancienne, ratatouille, et le parmentier de canard confit (maison), médaillon de foie gras en domination, jus au Porto, prouveront qu'il n'est nul besoin d'être étoilé pour savoir accommoder, et régaler, une clientèle essentiellement d'habitués.
De là l'idée d'une carte renouvelée chaque mois, et de formules adaptées même aux petits budgets. L'aspect gourmandises ne sera pas le plus dévalorisant, et ce ne sont pas le millefeuille à la crème de pistache, framboises au caramel balsamique, la mousse de caramel au beurre salé, crumble de spéculoos, ou la Tatin aux poires « revisitée » au caramel beurre salé à damner tous les Saints, qui me contrediront, ceux-là même qui auront mis nos papilles en ébullition !
Les menus (changent tous les mois) : Garden 13,50 €/ Gourmand 24 € / Gastronome 28 € / Concert 33 et 37 €. Entrées de 8 à 8,50 €. Plats de 17 à 18,50 €. Desserts de 8 à 8,50 €. Menu enfant 12 €.
Ouvert le midi : du lundi au samedi. Le soir : du jeudi au samedi.

Restaurant Le Garden
28, rue Robert Giraudineau
94 300 Vincennes
Tél.: 01 43 28 03 73 (réservation conseillée)
www.restaurant-legarden.com / legarden@orange.fr
Note : 12,5/20

lundi 11 février 2013

L'insouciante - 75 015 Paris



Pas de risque de vous fâcher !

Si dés l'âge de onze ans vous aviez été employé chez Guy Savoy, vous pourriez, immanquablement, et valablement, l'afficher sur votre C.V ! C'est la « belle » aventure qu'aura vécue Mathieu Marandini, un acharné de la découverte, un passionné qui aura fait ses classes dans nombre de (grandes) maisons de la capitale. Sa formation ? L'œnologie ! Une voie qu'il n'aura jamais cessé de suivre depuis des années au point d'avoir utilisé, pour son risotto, l'appellation d'un vin du Languedoc, un vin de table « de luxe » comme il se plaira à vous le confier, un domaine nommé chemin de Moscou, ça ne peut s'inventer ! 
Côté déco, Mathieu aura su utiliser au mieux son espace, même les conduits d'aération se seront vus intégrés, tout comme la pierre apparente, et le vieux parquet, de quoi lui accorder un indéniable charme empreint de sobriété. 
Côté cuisine, grosse surprise car sans s'aventurer dans le pseudo-gastro, le chef parviendra à nous interpeller gustativement, et esthétiquement. Les raviolis de foie gras, crémeux et savoureux, le risotto aux escargots de Bourgogne à l'huile d'olive, sans ail, et la poêlée de champignons pleurotes et champignons de Paris, augureront d'une belle dextérité et d'un savoir-faire prouvé. Le magret de canard à l'hydromel, cuisson idoine, le pavé de bœuf Black Angus (environ 200 gr), sa pomme de terre écrasée, et le croustillant de porc au curry rouge, façon pastilla, ne provoqueront, certes, pas le grand frisson, mais une jolie sensation de satisfaction. Pour l'aspect douceurs, ce chef polyvalent nous proposera un nuage rosé au Nutella, une sorte de tiramisù en plus vaporeux, un gâteau aux pommes style clafoutis tiède, et un cheese Pa cake, un cheesecake en verrine, revisité (pas cuit contrairement à ce qui se fait trop couramment), au Philadelphia, une nouveauté sur la carte, et un joli « coup de maître » pour le palais ! Une adresse à transmettre sans risque de vous fâcher !
Notre dégustation de vin au verre : Un Flying Solo en blanc.
Formules midi 18 et 21 €. Carte formules 27 et 33 €. Ardoise tapas 12 €.
Ouvert tout les jours.

Restaurant L'insouciante
51 bis, rue Dutot
75 015 Paris
Tél.: 01 40 56 39 99
Note : 13/20

dimanche 10 février 2013

Le Poulpry - 75 007 Paris


Pudique, mais prometteur !

Un hôtel particulier, avec coursive intérieure, vieux de trois siècles, en plein cœur de Saint-Germain-des-Près, la rue de Dame Catherine Potier (devenue de Poitiers), passé des Monaco-Valentinois au marquis de Noitel, des Luynes au marquis de Poulpry, un lieutenant général, puis à la Maison des Polytechniciens, ça ne s'invente pas, ça se vit ! Notre arrivée dans le parking de la coursive, compte tenu des quatre jeep de la fourrière qui tournaient dans le coin, ne se fera donc pas dans la plus grande des discrétion. Une « polytechnicienne » (de cire, je vous rassure) en faction, quelques marches à gravir, et nous voici introduits en un salon discret déjà « occupé », ce jour-là, par des éditeurs, et des politiques, car, ici, on se trouvera, ne l'oublions pas, à deux pas de la rue de Solférino, et du partie socialiste ! Sébastien Vai, le directeur depuis deux ans de cette table toute en sobriété, affichera une affabilité contenue mais spontanée. Un personnel un brin emprunté, un silence feutré, et nous de déguster un velouté de petit pois, son carré de saumon fumé, histoire d'estimer la carte d'un chef, Igor Swietlik, assurément pudique mais prometteur. Son clafoutis de cèpes légèrement fumés, et d'autres crus, écume de persil plat et ail doux, sa truffe noire Française et céleris rave comme un risotto, riquette au citron vert, et sa terrine de foie gras de canard fumé et pulpe de dattes Medjoul à l'orange, ses brioches, tout cela procédera d'une belle opiniâtreté et inventivité, un souffle de fraîcheur avec un soupçon de candeur, sans atteindre, toutefois, la naïveté ! 
Il nous faudra attendre de succomber à sa pluma de cochon Bellota au tandoori, oignons rouges, (grosses) frites, et caviar d'aubergine, sa poulette du Bourbonnais en cocotte luthée, escalope de foie gras de canard et spätzles aux morilles, et son ris de veau en croute de noix, écrasé d'agria au vieux comté, jus au macvin et mousserons, pour envisager qu'ici on ne fera, indéniablement, pas dans l'étoilé mais plutôt dans la séduisante authenticité ! Un gage de succès auprès d'une clientèle essentiellement d'habitués plus enclin à venir « négocier » qu'apprécier l'hyper médiatisation, et la virtualisation, d'un chef hyper toqué comme chez certains ... Côté gourmandises, un léger bémol s’insérera dans cette « envolée gustative », notamment, et préjudiciablement, avec des profiteroles aux agrumes et chocolat Manjari, pralines roses, et mousse de mandarines Corses, pas franchement convaincantes dont Sébastien reconnaîtra, malgré tout, que les jours seraient comptés. Ce sera donc à la tarte Bourdaloue et poire pochée au miel, glace safran, gelée cacao et tuile caramélisée, tout comme à la gaufre au sucre glace, confiture de Vieux Garçons, glace au yaourt et crème fouettée, que reviendront la délicate mission de faire chavirer nos sens ! Point d'hésitation, mission accomplie !
Notre dégustation de vin : Une demie Baron de Ladoucette.
Entrées de 17 à 19,50 €. Poissons de 28 à 32 €. Viandes de 25 à 27,50 €. Desserts de 8,50 à 9,50 €.
Ouvert du lundi au vendredi.

Restaurant Le Poulpry
La Maison des Polytechniciens
12, rue de Poitiers
75 007 Paris
Tél.: 01 49 54 74 54
Note : 13,5/20


Monsieur Pierre - 75 001 Paris



Appelez-moi Maître !

A contrario d'un ténor du Barreau, Pierre, bon vivant, une âme sincère et joviale, casquette vissée sur la tête, et tablier en bandoulière, nous accueillera de sa franchise affichée, et d'une poignée de main authentique, de très bon augure pour qui « sait », qui « ressent » sans se fourvoyer dans de faux-semblants ! Ici, ce sera du vrai, et rien que ! Un meuble vitrine réfrigéré, ses oeufs frais, son beurre en baratte prêt à découper (vous savez le fameux fil), son étal de fromages tous issus de Rungis (il n'hésitera pas à y aller jusqu'à trois fois par semaine, dés 4 heures du matin, la fromagerie ouvrant vers 5 heures). Sa formule à l'ardoise, 12,90 €, entrée + plat + dessert, risquerait d'en surprendre plus d'un ! A ce prix, on s'attendrait à du bâclé, ou du touristique ! Que nenni ! La seule différence, c'est que Pierre, et Maya sa fille, ne se moqueront pas du monde, c'est tout ! Sa recette ? Du simple, du bon, et du naturel ! Pas de miracle, certes, mais l'objective appréhension d'un problème devenu (quasiment) insoluble chez ses « confrères ». Sa terrine de langue de bœuf aux cornichons fondante, et succulente, généreuse et pas obséquieuse, son assiette de charcuterie Italienne de chez Buisson (le meilleur de Rungis) prouvera que l'on peut, que l'on doit, valoriser la nourriture selon la propre expression de Pierre ! L'entrecôte, environ 350 gr, ses frites maison, sa batavia toute en dénivelé, le parmentier de canard fondant comme on en fait plus, et le cheese burger double, au comté 9 mois, une version très personnalisée, ne louperont pas leur cible, à savoir de vous sensibiliser à ce qu'est la (véritable) authenticité. Vincent Elbaz, l'acteur, ne s'y sera pas trompé, lui qui viendrait ici dévorer régulièrement sa côte de bœuf, environs 600 gr, sans chichi, ni préjugés, à l'abri des regards indiscrets. Le vacherin du Mont d'Or AOC au lait de vache cru, le Cabecou AOC au lait de chèvre cru, remplaceront pour l'un de nous le dessert toujours convoité. Pour les deux autres, une Tatin de chez Julien suffira à nous ravir.
Dégustation de vins au verre issus de petits vignerons par Pierre sur place.
Spécialités fromagères : Le vacherin pommes de terre et salade 15,50 €. La raclette à volonté, sa charcuterie, pommes de terre 27,90 €/pers. Spécialités de la grand-mère (presque centenaire), pot au feu, blanquette de veau, Bourguignon, et gratin Dauphinois au bleu.
Formule à 35,90 €. Formule du jour 12,90 €. Formule du soir 35,90 €. Viandes de 11,95 à 25 €. Spécialités fromagères de 15,50 à 27,90 €./ pers. à volonté (environ 20 minutes de préparation). Plateau de charcuterie Italien ou Français 15,95 €. Plateau mixte 16,95 €. Plateau de fromages de 14,20 à 15,50 €. Salades 13,95 €.
Ouvert du mardi au samedi (de 9h30 à 23 h)

Monsieur Pierre restaurant
Fromagerie – Traiteur
21, rue du Roule
75 001 Paris
Tél.: 01 42 36 68 70
Note : 12 /20

Bistrot du 1er - 75 001 Paris



A ne pas mettre entre toutes les mains !

Depuis sept mois un nouvel « esprit » bistrotier soufflerait sur le quartier des Halles issu de nul part, un « esprit » tout de sincérité, et de bonhommie, une âme authentique. Rodolphe, le « tenancier », un tantinet bourru, un soupçon jovial, s'activera comme personne de la salle vers la cuisine, et inversement, tel le saumon son courant. Ici se sera les vins et les mets sélectionnés par Rodolphe, comme seul lui sait le faire (j'en vois d'ici qui ne vont pas apprécier). Le foie gras de canard mi-cuit pulvérisera les critères habituels de générosité ! Rosé, marbré, suave, il emportera notre adhésion, se propulsant, de facto, vers les sommets. L'œuf poché sur lit de champignons, sa purée de pommes de terre, et le carpaccio de filet de bœuf, roquette, copeaux de parmesan, et foie gras, filet d'huile d'olive, forceront l'admiration, et là, ce ne sera pas de l'autosuggestion, je vous l'assure ! La côte de porc épaisse (un poil trop saisie) sur planche, ses pommes grenailles, le hamburger basque, piment d'Espelette, picilos, ses frites maison (l'un des 10 meilleurs de Paris), et les Saint-Jacques sur lit de riz rouge, juste snackées, s'imposeront d'office comme les incontournables de Xah Etchebest, le chef, pas un de ces « ampoulés », mais un révélé ! L'aspect desserts ne déméritera pas, loin s'en faut ! Sa tarte Tatin, pot de crème fraîche, son gâteau Basque (oh, la tuerie !), et sa brioche façon pain perdu, provoqueront un (mini) séisme du côté de nos papilles qui, pour l'occasion, rendront les armes ! A ne pas mettre entre toutes les mains !
Entrées 8,50 €. Plats 18,50 €. Desserts 8,50 €.

Bistrot du 1er
Restaurant – Bar à tapas – Cave à vin
95, rue Saint-Honoré
75 001 Paris
Tél.: 01 40 28 02 62
Note : 13,5/20  

Sormani - 75 017 Paris



Du « cousu » main !

Pascal Fayet, le bienheureux, nous fera l'honneur, et la prévenance, de nous recevoir en ce deuxième jour de l'année 2013, un heureux présage dont nous ne pourrons que lui rendre grâce ! Une table ronde, juponnée de surcroît, couleur rubis comme toute la salle d'ailleurs, lustre de Murano, tableaux du maître de maison, et fauteuils d'acajou laqué, on pouvait imaginer mieux comme torture. Que Pascal Vienne m'inviter, personnellement, en cuisine histoire d'élaborer avec son chef, un menu qui corresponde à l'humeur capricieuse de mon métabolisme m'ira droit au palpitant ! Sitôt requis, sitôt fait, et me voilà en train de discuter avec le staff de Pascal sur les diverses opportunités gustatives envisagées. Un carpaccio de bœuf aux cèpes frais, juste poêlés, filet d'huile d'olive, décidera Pascal et un écrasé de pommes de terre à la truffe noire, de quoi envisager « sa » cuisine sous des aspects assez révélateurs. D'un côté, la finesse alliée à la simplicité, et, de l'autre, la sophistication à la rusticité. 
La raviole de homard, sauce à l'estragon, goûteux et voluptueux on ne peut mieux, et le grenadin (très) épais de veau, sa feuille de laurier, sa pomme de terre en écrasé, se révéleront impérialement concoctés ! De l'humilité, et de la majesté, une subtile alliance pas si
aisée que cela ! L'assiette de fromages Italiens Parmiggiano, magor, gorgonzola, pécorino poivré, ne fera que passer mais en toute subtilité.
Et puis, histoire de nous confirmer que la dernière fois nous n'avions pas rêvé, le chef pâtissier, Pascal Staderoli, nous suggérera son millefeuille « minute » à la vanille Bourbon, un « amour » de millefeuille « géantissime » d'onctuosité et de finesse, un croquant de marrons de Naples, sa crème légère au Whisky, haut en couleurs, et un croustillant de poire infusé au romarin, glace d'amandes douces, délirant d'humilité et de suavité. Un moment digne des plus belles épopées !
Notre dégustation de champagne, et de vins au verre : Billecart-Salmon rosé, Orvieto classico « Ruffino » (Ombrie) 2011, Le Difese 2010 « Tenota San Guido » (Toscane).

Sormani
4, rue du Général Lanrezac
75 017 Paris
Tél.: 01 43 80 13 91
Note : 15/20

Alcazar - 75 006 Paris



Une santé insolente !

Et dire que (très) peu de gens savent, encore aujourd'hui, que l'Alcazar n'aurait plus de spectacles à leur offrir, que Jean-Marie Rivière, l'homme en rose, parti après coup au Paradis Latin, ne serait plus de ce monde, et que, depuis 1988, c'est le groupe D and D London (propriétaire de Conrod Shop) qui l'aura engagé en cette seconde carrière. Exit, donc, les paillettes, et les soirées endiablées, et bienvenue à cette association de coins et autres alcôves intimistes, banquettes de velours mauve, et tables en reflet, un savant jeu de miroirs concurrence par une expo de photos en noir et blanc de l'agence Magnum, et un cœur géant en éclat d'illumination. Mais c'est, surtout, côté accueil, et service, que l'Alcazar s'affichera ! Car à Paris, sachez-le, c'est un « énoooooorme » problème ! On vous expédiera le plus souvent sans autres formalités, sauf à être acteur, chanteur, (gros) industriel ou politique de premier plan ! 
Pour les quidam, passez votre chemin (ou presque) ! Ici, c'est Hubert (l'assistant de direction), et Abdel son délégué de service, qui « œuvreront » (mais pas seulement) en salle avec toute la déférence qui sied à une grande maison. La salade de roquette, parmesan Reggiano, et tomates séchées, le pâté en croute au foie gras, et pistache, pas tout à fait à l'égal de celui du Bristol, mais respectueux de la grande tradition, et le tataki de saumon au sel fumé et gingembre sur concombre effilé, s'imposeront en toute équité. L'entrecôte (environ 350 gr), sauce Béarnaise maison, ses haricots verts, issue de la Nivernaise, le pot au feu, son os à moelle, et le (vrai) fis and chips (sauf pour le service en cornet de papier), ses frites maison, afficheront une santé insolente, de quoi de vous donner des ailes pour enlever le tout, lui régler son sort et frapper du poing sur la table uniquement pour que l'« aubergiste » s'activât à renouveler le service ! Réveillez-vous gentes dames, gentils Messieurs, ici point de laquais en perruque et nul Vatel à l'horizon ! Seules les gourmandises s'annonceront ! La poire pochée au caramel beurre salé, le baba au Rhum, sa crème fouettée à la vanille (manquant d'un poil de sucre) et le millefeuille à la vanille Bourbon, toute l'œuvre d'un chef polyvalent, Guillaume Lutard, un ancien de chez Taillevent, qu'il vous faudra envisager avec tout le respect du à leur rang !
Notre dégustation de champagne, et vins au verre : Champagne Alcazar, Clos Mireille - Domaine Ott, Côtes de Provence – 2011, Chablis Domaine William Fèvre.
Formule Brunch 29 €. Formule enfant 15 €. Menus déjeuner 29 et 37 €.


Alcazar
Bar/Restaurant/Service Traiteur
62, rue Mazarine
75 006 Paris
Tél.: 01 53 10 19 99
Note : 14/20

mercredi 6 février 2013

Mercure Paris Voltaire **** - 75 011 Paris



La « rêverie » assurée !

Si les apriori devaient me « parler » ils m'engageraient à éviter, autant que faire se peut, les chaînes d'hôtels ! Pourtant il est un  « spécimen » assez rare qui réserverait quelques surprises, un « maillon » de la chaîne au grand M comme Mercure, un modèle de 52 chambres, au début d'une ruelle, près de la place Léon Blum, d'un premier abord ni plus beau, ni plus déplaisant qu'un autre, mais qui, une fois le seuil franchi, changerait radicalement de décor. Le style Baroque contemporain s'imposera d'entrée de jeu. Le poétique, le raffiné, l'association de tons lie de vin, argenté et grège, les effets métalliques des patines murales, et ces immenses banquettes au dosseret élancé, ces lustres Mappemonde, et ces fresques d'Ingres, tout cela procédera d'un style sobrement, et chaleureusement, appréhendé. Côté accueil, rien à dire, ce sera du discret, du feutré, et surtout pas du servile. Deux chariots emplis de nos effets, direction le 7ème étage, et deux espaces, les 706 et 704, parfaitement concoctés. De l'épuré, du cosy, du douillet, l'un hyper généreux, et l'autre plus mesuré, mais décoré avec la même raffinement, la même recherche. 
Des chambres « Privilèges » à la moquette prune et beige, des miroirs argentés, une console, une penderie et un bureau de métal meulé, un lit (plus que) king size, sa tête en pastel affiché, une machine à café Nespresso, ses cartouches variées, une bouilloire, un mini bar, un écran plat, et puis ce (très) curieux lustre figurant (à mes yeux) un plateau chromé, ses coupes à champagnes renversées ! Pas de quoi vous « plonger » dans la mélancolie mais en une douce euphorie ! Peut-être bien l'effet des toits juste au dessus de nos têtes, ou la vision de Montmartre, et de la Tour Eiffel, toujours est-il que l'on aura plus (du tout) envie de décoller de ce fauteuil tulipe immaculé, les pieds levés sur le lit, et le regard perdu vers nulle part … Côté salle de bain, ce sera (quasiment) l'extase. Non, là, j'exagère ! Pourtant il s'en dégagera comme une certaine perfection dans l'exécution ! Cabine de douche à double battants, baignoire, lavabo, miroir de courtoisie (vous savez pour les rides, et les poils dans le nez), sèche-cheveux, etc., etc., tout fonctionnera à merveille, sans rechigner le moins du monde. Côté petit déj', léger bémol, là on se réveillera (assez) brutalement, la rêverie sera, malheureusement, terminée. Et même si le sourire à la porte se révèlera dés 8h du matin, on retrouvera toutefois l'éternel plateau de la chaîne avec son sachet de petits pains, et autres viennoiseries, ses (éternels) petits beurre Président, ses confitures … Bonne Maman, mais, attention appréciable, ses thés Dammann, une manière de nous dire qu'ici on aura pas, vraiment, envisagé un petit déj' (très) bichonné !
Tarif 1, 2, 3 personnes de 99 à 390 €. Supplément chien 10 €. Petit déj' 16€/personne.

Mercure Paris Voltaire Quartier Bastille ****
53, rue Richard Lenoir
75 011 Paris
Tél.: 33 (0)1 43 79 75 67
Note : 13,5/20

dimanche 3 février 2013

Le Comptoir Loz' - 92 200 Neuilly-sur-Seine



Une excellence maîtrisée

Si je vous disais de lui qu'il s'agit d'un « café à la mode lounge », je ne pense franchement pas lui faire offense surtout lorsque vous saurez qu'il y a 5 ans tout juste, d'un vieux café-brasserie quasiment à l'abandon (34 ans sans les moindres travaux) totalement revisité (et quand je vous dis revisité, c'est revisité), Sylvie et Fabien auront su faire un lieu convivial, un incontournable pour les Neuillois, et ou affiliés ! 
Tons chocolatés, miroirs baroques, fauteuils veloutés, coin bibliothèque assuré, comptoir-bar laqué, et lustre (géant) de Murano, le tout en une ambiance très maison de famille où l'on ressentira les bienfaits du cocooning made in Sylvie et Fabien ! Fabien, il faut qu'on vous le dise, c'est le chef qui ne fonctionnera qu'avec des produits frais sélectionnés selon les saisons. Sa terrine de foies de volaille en galantine fera référence tout comme son poulet doré sur la peau, jus réduit, et son entrecôte XXL (800 à 850 gr), pour deux, sur plateau, pommes sautées persillées, (grosses) frites, de quoi largement se rassasier en toute félicité. L'instant des desserts confirmera la perception d'une volonté de séduire les palais, et autres papilles affolées, rien que du bon, du vrai, du sincère avec uniquement un soupçon d'erreur, le coulis pour faire joli ! Le riz au lait maison légèrement caramélisé, le millefeuille minute maison, le cheesecake New-Yorkais et le baba au Rhum, sa crème chantilly, et sa pipette de Rhum Vieux, tout ceci s'inscrira dans une excellence maîtrisée et certainement pas galvaudée ...
Notre dégustation de vin au verre : Viré classé AOC Domaine René Michel.
Formule Loz' 35 €. Menu enfant 12 €. Entrées de 6,80 à 12 €. Salades de 14,80 à 15 €. Plats de 15 à 56 €. Poissons de 16,50 à 25 €. Snacking chic 15 € (ou à emporter 13,50 €). Fromages, desserts de 7 à 9 €.
Ouvert du lundi au samedi de 7h30 à 22h30.

Le Comptoir Loz'
2, rue des Huissier
92 200 Neuilly-sur-Seine
Tél.: 01 46 24 56 17
Note : 12,5 /20

Au Petit Marguery - 75 013 Paris



Un véritable « mythe » Parisien ...

Issue de la période la plus délirante qui soit (les années 1900), cette véritable institution, que dis-je, ce mythe Parisien de la bistronomie Française, n'aura jamais « baissé les bras » face à l'adversité et au temps. D'ailleurs, il ne sera que de lever les yeux pour observer que l'on aura ici pas (ou presque) modifié l'ambiance. Tons saumoné-vieux rose, moulures Empire, lustres et appliques de verre opaque, trumeaux mureaux sur fond de ciel bleu, carrelages « kaléidoscopiques » et puis cette inimitable sensation d'être parti vers un ailleurs dont on souhaiterait ne plus revenir … La terrine de canard marbrée au foie gras et griottes acidulées, la dégustation de terrine canard, sanglier, et foie gras de canard, et le velouté de châtaigne et noix de Saint-Jacques d'Erquy mi-cuites, ne nous donneront que des satisfactions ! Saveurs exacerbées des terrines conçues maison, et parfum inimitable du velouté, un condensé de compétences du chef, et des traditions de la maison. Le pavé poêlée de biche, sauce Grand Veneur, mousseline de céleri, poire pochée au vin rouge, dithyrambique, le carré d'agneau au romarin, gratin Dauphinois, et jus d'agneau, Impérial, et le ris de veau doré au beurre demi-sel, salsifis en étuvée, et jus de veau perlé, ne demanderont qu'à nous combler de leur bienfaits. 
La tarte fine aux pommes, glace caramel beurre salé, leur spécialité tout comme le soufflé au Grand Marnier, géant de bonté, et doré à souhait, ou le coulant tiède au caramel salé, son sorbet poire, ne pourront être contestés ! On assistera, là, à un « ballet » de (vraie) cuisine traditionnelle, de celle qui réconforte les dépressifs que nous sommes presque tous au jour d'aujourd'hui, et Suzanne, la charmante directrice, saura orchestrer le tout de main de maître n'hésitant pas même à s'y engager activement, et à participer au service avec une humilité des plus estimée !
Notre dégustation de champagnes, et vins au verre : Ruinart, Sancerre AOC – La Bourgoise – Henri Bourgeois - 2008, Beaume de Venise AOC le Paradou – Paul Jaboulet Ainé – 2009, et Margaux Baron de Brané Henri Lurton – 2008.
Au déjeuner et au dîner, menu carte 30 et 35 €. Menu déjeuner 23 et 26 €. Menu dîner 30 et 35 €. Menu découverte gibiers 65 €.

Au Petit Marguery
Rive Gauche
9, boulevard de Port Royal
75 013 Paris
Tél.: 01 43 31 58 59
Note : 13,5/20

samedi 2 février 2013

Les Rillettes - 75 009 Paris



Une cuisine sincère

Il toucheront (quasiment) le Moulin Rouge du bout des doigts s'il n'en était éloigné (seulement) de 3 à 4 minutes ! La station de métro Pigalle jouerait les « intermédiaires », et la rue Henry Monnier, juste en face, cachera un petit bijou de bistrot, celui de Benoist et Marie, bien sûr, un amour de bistroquet d'à peine « six pieds trois pouces » tout de pierres taillées, murs gris perlé, lustre de fer forgé, et alcôves « embullées », étagères à crus sélectionnés, guéridons de bois blond, banquettes rayées, véritable horloge animée, et puis des nounours figés ! Rien que du bonheur, on se croira presque à Megève, la neige en moins ! Marie nous « déclinera » les mets concoctés par son mari, et nous d'opter pour une rillette de canard, une chiffonnade de jambon de Pays, et une brouillade d'œufs aux escargots sur une musique de Sella Sue, un poil déprimée !
 Pour nous, par contre, ce ne sera que félicité. La véritable (et géantissime) quenelle de brochet, sauce Nantua, son écrasé de pommes de terre (25 minutes d'attente), l'entrepan caud de filet de bœuf Rossini, un burger façon Benoist, un modèle au superlatif, et la volaille fermière farcie aux pommes, ses champignons de Paris, ne manqueront pas d'épiloguer. Son Fontainebleau à la crème de marrons, et coulis de chocolat, à ne pas mettre entre toutes les mains, sa poire pochée à la vanille enrobée de cacao et « sa » tarte fine aux pommes (Maison Landemain) le seul desserts qu'il n'assumera pas, son « fournisseur » la réussissant mieux que lui n'hésitera-t-il pas à ajouter, apporteront ce supplément d'authenticité qui sied si bien aux cuisines sincères.
Notre dégustation de vin au verres : Domaine Gayda Figure Libre Freestyle 2010.
Entrées de 4,50 à 16 €. Entrées chaudes 12 €. Plats de 18 à 20 €. Fromages de 8 à 16 €. Desserts de 7 à 9 €.

Restaurant Les Rillettes
33, rue Navarin
75 009 Paris
Tél.: 01 48 74 02 90
Note : 13/20

vendredi 1 février 2013

Sorza - 75 004 Paris


En rouge et noir

Le « cœur battant » de l'Ile Saint-Louis, un dimanche de mi-Novembre, avec la pluie, ça vous ferait fuir tous les touristes (ou presque) ! Mais, pour ce qui nous concerne, bien au contraire, ce sera le bonheur ! L'Ile pour nous seuls ? Non, pas franchement ! Car, ici, on pourra manger à toute heures et, comme nous l'expliquera Nicolas, le manager, les nationalités se succéderont en fonction des fuseaux horaires ! « En rouge et noir » l'ambiance se confirmera ! Tables et chaises laquées, bougies « tremblantes », lithos de Manuèla Vouthiou, parquet vieilli et bouquet de lys sur caisse satinée, une atmosphère feutrée propice à toutes les découvertes. Le soufflé au parmesan, sa salade de roquette, l'aubergine fondante à la parmesane, et le jambon de Parme, sa mini bruschetta, nous convaincront que le lieu fera beaucoup mieux que des apriori, et constats imbéciles, « enregistrés » sur Tripadvisor ! Comme quoi on ne s'intitule pas « critique » ou « chroniqueur » en un claquement de doigt ! Le risotto aux noix de Saint-Jacques, crémeux et (pas trop) compact, les gnocchis au gorgonzola, onctueux en diable, et le filet de bœuf en Chateaubriand, sa purée de pommes de terre « finie » à l'huile d'olive, ses tomates confites, n'auront d'yeux que pour des papilles estomaquées ! Côté desserts, la mousse « légère » au chocolat fondant et noisettes, pointe de menthe, la crème brûlée à la vanille, la panna cotta aux deux coulis, fraise et fruits de la passion, tout cela s'inscrira dans le (très) peaufiné, et, surtout, le conçu maison, de quoi en scotcher plus d'un même parmi les grincheux et autres contestataires !
Notre dégustation de vin au verre : Sancerre, Florian Mollet AOC 2010. Pouilly Fumé, Florian Mollet AOC 2011.
Plat du jour 13,50 €. Formules à 17 et 23 €. Menu 39,50 €. Entrées de 13 à 15 €. Salades de 12 à
15 €. Risotto de 17 à 25 €. Pâtes de 17 à 17,50 €. Poissons 25 €. Viandes de 22 à 26 €. Fromage : Gorgonzola 9 €. Desserts 9 €
Ouvert tout les jours.

Sorza Restaurant
51, rue Saint-Louis-en-l'Ile
75 004 Paris
Tél.: 01 43 54 78 62

Note : 13/20