lundi 29 juillet 2013

La P'tite Marche - 78 560 Le Port-Marly


Un « paradis » des mets …

Si vous affectionnez les petites auberges d'antan, les familiales, les rustiques, les « bienfaitrices » enfin de quoi passer un dimanche (mais pas que), pas franchement désagréable, pas (toujours) en famille, mais en amoureux (comme ces deux petits vieux qui se « chamailleront » affectueusement du début à la fin du repas), La P'tite Marche, à Port-Marly, est faite pour vous ! Outre une déco dans les rouges écarlates, poutraisons, chaises d'alu travaillé, sol moquetté ou parquet brun, aérateurs à hélice, et crépi coloré, on ne pourra pas lui reprocher grand choses si ce n'est cet esprit (un poil) passéiste pourtant si attachant ! Maurice Prunier nous la « jouera » (un peu) vendeur des marchés, avec la « gouaille » des faiseur de paroles et la bonhommie du restaurateur affirmé qui sait qu'il le fait bien ! La terrine de lapin et foie gras aux éclats de noisettes, sa gourmandise de figues et noix, le roulé de lapin aux pruneaux et foie gras de canard en mi-cuit sur gelée de Côteaux de Layon, n'auront aucun doute à nous émettre, seules les convictions d'un chef, Sébastien Raclot, discret au point de ne s'afficher timidement qu'en fin de service, et encore pas en salle ! 
Le filet de bœuf, sauce girolles, gratin de pommes de terre et flan aux légumes, la brochette de rognon de veau grillé rosé, ses tagliatelles fraîches et les Saint-Jacques poêlées aux sésames, sauce homardine, écrasé de carottes, s'inscriront dans le respect de palais sous le charme. La trilogie du fromager, mesclun, et confiture de figue et noix, un Brie de Melun crémeux en diable, celui que l'on souhaitera même à son pire ennemi, celle-là même nous ravira. La tarte fine aux pommes, abricot, et crumble de Pékan, tiède, la crème brûlée à la liqueur de café, l'Ile flottante au caramel, amandes grillées, et la crêpe soufflée aux clémentines, chocolat chaud coulant, tout cela confirmera bien que gravir cette P'tite Marche là pourrait nous mener au « paradis » gustatif !
Notre dégustation de vins au verre : Chablis 1er cru Fourchaume Gérard Tremblay – 2010, Côteaux du Layon, vin moelleux – Saint-Aubin – Domaine des Forges – 2011, Pouilly Fumé les deux Cailloux – 2010, et Gamay de Touraine – Domaine Joël Delaunay – 2010.
Menus 21,50 et 26,80 € et formule 19,50 € en semaine (hors jours fériés) au déjeuner. Le soir et le week-end Menu 26 et 29,90 € (choix dans la carte et suggestion). Les prémices 10,50 €. Plats
17,50 € (viandes et poissons). Gourmandises 7,50 €.
Ouvert du mardi au vendredi, samedi midi et dimanche midi. Jardin d'été.

La P'tite Marche
1, rue Jean Jaurès
78 560 Le Port-Marly
Tél.: 01 39 16 44 88
Note : 13/20


La Parizienne - 75 001 Paris


Ici, le baroque ferait loi !

Si je ne partagerais pas l'avis franchement « engagé » de certains de mes confrères (ou consœurs) s'agissant de l'aspect essentiellement people, hyper hype diront même certains, de « ce » restaurant branché du Marché Saint-Honoré dont j'oublierai volontairement de vous énumérer les acteurs, chanteurs et autres sportifs devenus, par la force des mets, des accrocs du lieu, ce ne sera pas une raison pour nous priver du plaisir de l'estimer à nouveau ! Allez, oublions qu'ici le baroque ferait loi, que les portraits d'Aznavour, Djibril Cissé (depuis son passage, il y a un mois), et autres Mickey Rourke, ponctueraient les murs et colonnes de bois brûlé, et préférons envisager une cuisine soignée, peaufinée même, une qui ne soit pas synonyme de « lâcheté » ! La tomate ancienne cœur de bœuf, sa burrata crémeuse et fondante à souhait, huile d'olive et basilic, le foie gras de canard, sa confiture de figues et le caviar d'aubergine, thym, citron, légumes marinés, et copeaux de Parmesan, s'inscriront dans le profil d'une cuisine recherchée et appréciée. 
Les ravioles à la truffe blanche et crème parmesan, et la souris d'agneau confite au thym et romarin, profiteront de l'aura d'un chef qui me semblera mériter tous les éloges, sauf, oserais-je dire, pour l'entrecôte qui se révélera, avouons-le, affligeante ! Annoncer quelques 350 gr comme argument, dés lors qu'à mon humble avis (et cela n'engage que moi, je le précise !) elle frisera beaucoup plus les 250 gr (il ne faut pas prendre le client pour un benêt, à l'œil, ça se pèse) me heurtera on ne peux mieux ! Le cabillaud Black Cod, le must des Cabillauds, « le » noir, servi in extremis pour, en quelque sorte, « laver l'honneur perdu », ne décevra pas franchement, mieux encore, il « redorera » le blason d'un chef qui se sera, l'espace d'un instant, quelque peu fourvoyé ! Côté desserts, on ré-haussera le débat, avec un tiramisù aux trois saveurs, gelée de café, Nutella et spéculoos, un cheesecake dans son plus « simple appareil » et une crème brûlée aux chamallows bourrée de persuasion, mais restons mesurés sinon vous pourriez croire que j'ai été « soudoyé » !
Notre dégustation de vins au verre : Bordeaux AOC Château Lataptie 2008. VPDF AOC Chardonnay Biobon AB 2009.
Entrées de 14 à 140 €. Plats de 19 à 28 €. Desserts de 10 à 14 €.
Ouvert tout les jours.

La Parizienne Paris
42, place du Marché Saint-Honoré
75 001 Paris
Tél. : 01 42 61 48 43
Note : 13/20


dimanche 14 juillet 2013

Waknine - 75 016 Paris



La « voix » de son maître !

Non loin du Shangri-la, le seul ***** « Chinois » à Paris , et face au Musée Galiéra (ex-Musée de la Mode, actuellement en travaux), il est un repère gustatif dédié à la bonne chair et aux bons vivants, un lieu tout à la fois espiègle et séduisant, une table comme on n'en fait plus (beaucoup) au jour d'aujourd'hui, l'une des rares à « réagir » à la voix de son maître, Samuel Waknine, un quinquagénaire « blanchissant » et charmeur, présent on ne peux mieux, s'affairant à installer et conseiller ses convives. Nathalie, son « bras gauche », de nous accueillir et Samuel de nous placer en un coin banquette, juste au côté d'un (portrait) de Bouledogue Français, de nounours en peluche, et de lapin tous frétillants en orange, vert, rouge, fuchsia, ou drapeau étoilé ! L'air se fera lourd (malgré un brasseur d'air) compte tenu d'un 26° C ambiant, mais nous ne lui en tiendront pas rigueur ! 
La terrine de foie gras, baguette toastée, et confit d'oignons, des plus gouteuse, l'accra de colin et crabe, jus de crustacés épicé, en boulette affiché et le tartare de bar au citron vert, gingembre et pourpier émincés n'auront pas raison de notre détermination. Le tartare de bœuf Waknine cru, soja, carottes râpées, coriandre et cébettes, ses pommes sautées au romarin, la sole grillée hyper rosée à l'arête, ses pommes vapeur, et la côte de veau rôtie, jus de cuisson, et sauté de cocos-plats, mettront à l'honneur un chef sincère et pas pervers, Salvatore, l'un de ceux qui ne romprons pas leurs veux de service et de respect ! Tout cela aurait pu se perpétuer gentiment, sans surprise, mais le cheesecake au véritable Philadelphia cream, l'un des deux meilleurs de Paris (avec celui de chez Ralph Lauren à Saint-Germain-des-Près), et la mousseline de citron vert, et fruits frais, nous prouveront qu'une découverte peux toujours s'espérer quelque soit le jour, l'heure, et le lieu ! Sachez en profiter, il n'y aura rien à regretter !
Notre dégustation de vins blancs au verre : Domaine de Grezette – Vallée d'Oc 2011, et Chardonnay 2010.
Suggestions du jour : entrées de 11 à 21 €; Plats de 22 à 39 €. Desserts de 8 à 10 €. Carte : entrées de 13 à 20 €. Salade 18 €. Poissons et viandes de 21,50 à29,50 €. Fromages de 9 à 10 €. Desserts de 8 à 13 €.
Ouvert du lundi au vendredi de 12h à 14h30 et de 19h15 à 22h30. Tea rom et snacking l'après-midi.
Possibilité de soirées ou de réceptions privées.

Waknine Restaurant
9, avenue Pierre 1er de Serbie
75 016 Paris
Tél. : 01 47 23 48 18
Note : 14/20